[S-13] Premier Objectif : Atteint !

C’est un sous un magnifique soleil que la journée du 25 Mars s’annonce et où je peux m’aligner sur le 10km de Loudun avec comme objectif m’approcher des plus possible des 45′.  Pour rappel, l’année dernière je faisais 47’40 sur un 10km un peu plus roulant, la marche est grande !

Comme d’habitude (mais je commence à m’y faire), l’endormissement de la veille reste compliquée, en plus du  changement d’horaire qui à lieu et du fait que la course est à 50min de chez moi en voiture, le temps de sommeil s’en retrouve un peu raccourcie. Je passe prendre Manu , mon sparring partner avec qui je roule régulièrement, à 8h30 et on s’en va vers nos objectifs respectifs.

Arrivée sur place, la pression s’envole presque. Tout se mets en place tranquillement, la récupération du dossard, le mise en jambe le dépôt des affaires aux vestiaires et 10h30 arrive très vite pour le départ de la course.

La course se fait en deux boucles de 5km, avec un premier kilomètre complétement descendant et un deuxième kilomètre avec un long faux plat montant. A la suite ça devient presque plat, avec une petite bosse au 4ème où il faudra bien relancer. On a fait une fois le parcours à l’échauffement pour bien répérer les lieux, ça parait un peu casse pâte à première vue.

Le coup de pétard survient et c’est partie pour un premier kilomètre très rapide que je ferais en 4′. On attaque le long faux plat ou je me calle dans mes puls’ et les allures sont bonnes. Au milieu de ce 2ème kilo, je vois mon coach faisant demi tours, en marchant. Ca me fait mal au cœur pour lui, mais en passant à côté, il m’encourage et me fait resté concentré sur ma course. Arrivé à la petite bosse du 4ème je relance comme convenue sans y aller trop fort (poussée arrière !) et c’est à cette sortie de bosse qu’un point de côté intervient. Je décide de maintenir l’allure quand même , la stratégie sera de s’oxygéner au mieux dans la descente de la deuxième boucle, alors je tiens. Je passe le 5ème kilomètre en 21’40, c’est bien mieux que l’objectif visé, mais je ne sais pas si je tiendrais avec un point de côté.

La descente arrive, je maintiens mon allure à 4’25 en essayant de m’oxygéner au mieux, ça fonctionne. Reprise sur le long faux plat montant , je reste à 4’30 en ne dépassant pas les 167 puls pour ne pas me cramer. En haut ça tient, les jambes commencent à gueuler un peu mais il reste encore 3 bornes à tenir et je rattrape Jérôme un partenaire d’entrainement avec qui je cours à la piste. Il me fait part de ses douleurs au ischios, mais il s’accroche ! Nous avons le même objectif , donc je me dis que je finirai la course avec lui et je me calle à son allure. Au bout d’un kilomètre finalement, je passe un peu devant avec un allure légérement supérieur. A la bosse du 8ème je le devance un peu plus, mais c’est au sommet qu’un point de côté ré-apparait. Il reste à peine deux kilomètres et pas question de lacher l’allure , alors je m’accroche !

Au 9ème la montre indique 39′ et quelques, à ce moment je sais que l’objectif est presques atteint et qu’il ne faut pas lacher le plus dur étant fait. Le dernier 1000 est un peu plus dur, je tiens toujours. Avant un petit virage je me fais dépasser et m’on m’annonce que c’est bientôt la fin. Le virage final laisse place à une dernière côte de 200m avant l’arrivée, c’est le moment de tout envoyé !

La ligne franchie je regarde ma montre et vois 44’30 ! Objectif plus qu’atteint !

En franchissant la ligne d’arrivée , j’ai tout de suite une énorme pensée de gratitute pour mon coach et tous mes sparrings d’entrainements ! C’est en grande partie grâce à eux que je dois ma progression, c’est certain.

Ce résultat confirme mes bonnes sensations du moments , la semaine qui arrive sera très light, je passe une bonne partie de ma semaine à Paris pour le travail. Profitons en pour bien récupérer et attaquer un nouveau cycle d’entrainement pour l’objectif phare de cette année !

 

[S-14] Plus que trois mois.

Oula ! Mais j’ai pris du retard dans ma  prise de note , presque un mois sans vous compter les litres du sueurs transpirés, de kilomètres roulés , de longeurs crawlées ou de fractions terminées. Je n’ai aucun doute que tout cela à dû vous manquer ! Mais ne vous inquietez pas , je vais me rattraper !

Plus d’un mois, c’est plus d’un cycle complet d’entrainents , autant dire qu’il s’en passe des choses pendant cette période,  et notamment un point des plus important pour moi, j’ai changé de club.

Je l’avais évoqué dans un article précédent, mais mon coach avait décidé de muter dans un autre club, ce qui avait provoqué une réorganisation autours des entrainements et malheureusement je n’arrivais pas à y trouver mon compte. J’ai donc décidé de le suivre. Si on regarde les choses plus en profondeur, je pense surtout que mon manque d’expérience et mon peu de confiance ont indiscutablement joué dans la décision de me faire encadrer dans une atmosphère connue et dans une pratique qui m’a déjà fait progresser de manière inespérée. Les objectifs fixés restent quand même ambitieux dans une plage de temps assez restreinte, et j’avais envie d’optimiser mon travail, me faire encadrer de manière forte mais également de profiter de l’énergie d’un groupe qui m’a toujours tracté dans les moments durs.

Finalement, c’est très égoistement que j’ai quitté mon ancien club pour me retrouver en terrain connu, et je dois bien l’avouer , le stress est redescendu.

Je ne vais pas refaire la retrospective de la semaine passée, mais plutôt du dernier mois, et c’est bizarre, mais je suis confiant. En ce moment, je me sens très bien, j’ai dépassé  mon taux horaire d’entrainements de mois de Janvier, je tourne entre 8h30 et 10h de sport par semaine, j’encaisse bien, je me sens bien, c’est incroyable.

Je crois que l’indicateur principal étant mes sensations en course à pied. Mes allures , pour des intensités cardiaques similaires, sont meilleurs. Je tiens ma Z2 plus vite et plus longtemps qu’avant, bref, j’ai la gouache.

Ca tombe bien , parce que la saison va bientôt commencer. Ce dimanche 25 avril 2018, je vais m’aligner sur un 10km. J’aurai aimé faire  le même que celui de l’année dernière pour avoir des résultats comparables ; mais je ne pourrais pas pour des raisons d’organisations. La comparaison de résultat sera donc à mettre en perspective, puisque le 10km sur lequel je m’aligne sera moins roulant que celui de l’année dernière, néanmoins, j’espère améliorer mon chrono de 2’30, soit m’approcher le plus possible des 45′.

A dans une semaine pour le premier résultat de la saison !

Le Semi , une étape de plus

Le Dimanche 28 mai 2017, a eu lieu le semi marathon du futuroscope. J’avais pour objectif d’en faire au moins un cette année, toujours sans prétention de chrono, juste pour m’essayer. J’avais un peu naïvement pensé que le plus proche de chez moi ferait bien l’affaire, mais c’était sans compté sur ma perspicacité renversante… La date… En pleins milieu de la saison de triathlon… youpi. L’autre argument aussi qui m’allait bien, c’est que j’ai pu embrigadé un pote avec moi, Benjamin. Un ami pongiste, rencontré à Chartres quand j’étais jeune, que j’ai retrouvé à….Naintré, par hasard dans une séance de ping’, bref..

De toute façon, l’objectif étant d’être un simple finisher , je n’avais pas d’entraiments particuliers sur ce type d’épreuve, seulement la caisse constituée pendant les entrainements de triathlon via VMA sur piste et sortie longue à pied et en vélo.  Finalement, ça sera une « sortie longue avec un dossard ». D’autant plus que la semaine qui suit, c’est direction Mimizan pour deux triathlons dans le week-end, autant pas trop charger la mule. L’objectif triathlon est bien prioritaire.

Ce dimanche 28 mai faisait partie d’un long week-end, je me suis un peu retrouvé seul à la maison, pendant que madame partait vadrouiller, elle a bien raison ! Le samedi je file chez mon bouclard favori pour me payer un gatosport (bien pratique cette petite babiole). Je cuis la préparation comme un grand (à la banane, hummmm) , je commence à préparer mes affaires, à checker que tout est en ordre, dossard sur porte-dossard, chaussure, chaussette, t-shirt, cuissard et casquette. (C’est moins gourmand qu’un triathlon!). Tout me semble au poil, je tent d’aller me coucher tôt, le réveil est à 5h30.

Comme chaque compèt depuis le début de la saison, l’horloge tourne et le sommeil n’arrive pas.  La dernière fois que je regarde mon téléphone il est 0h45 et là .. je doute. Est-ce que ça vaut vraiment la peine d’aller courir 21 bornes avec peu de sommeil au risque d’aller se blesser et de compromettre le week-end à Mimizan… Aie pas sûr.. Je passe donc un deal avec moi même, si le réveil sonne le matin et que c’est trop dur, je serai DNS (Did Not Start). J’envoie donc un message à Benjamin , si il n’a pas de nouvelles de moi à son réveil, qu’il ne m’attende pas…. A partir de ce moment là, bizarrement je me relaxe et je fini enfin par trouver le sommeil jusqu’au petit matin.

Evidement je ne suis pas dans une forme physique olympique, mais l’appel de la course est forte, je pense que ça va le faire, je décide de sortir du lit et d’aller prendre mon petit déjeuner sportif et un bon saut de café de 5L, j’en ai bien besoin. La météo s’annonce chaude, très chaude. Heureusement le départ de la course est à 8h15, ce qui devrait nous donner un fin de course à 10h15 (environ),ça va être jouable.

Départ de la maison à 6h40, je récupère Benjamin et on va poser la voiture au parking, à côté de la ligne d’arrivée non-loin du Futuroscope, alors que la ligne de départ, elle, est sur Poitiers centre.  Des navettes gratuites nous y conduiront, ça n’a pas encore commencé que j’aime déjà l’organisation !

7h15, à peine, on débarque sur le Tarmac de l’église Notre-Dame, quelques 5′ de marche pour un petit réveil musculaire nécessaire. (On y croisera des pongistes, mais qui eux.. iront plutôt se coucher 🙂

Je croise également Marco ! Un copain du TCC qui vient là également pour la découverte et se faire plaisir avec ses collègues, ça me fait très plaisir de le voir !

 

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On dépose les sacs à la consigne qui nous attendra sur la ligne d’arrivée (wahou encore une organisation au top !) , une photo pour la postérité… et on part pour l’échauffement.

 

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20min comprenant un réveil musculaire en douceur, faire monter progressivement le cardio, on finira par 4 accélerations « easy-speed »  et enfin on se place sur la ligne de départ.

Beaucoup moins de pression que sur le premier triathlon, un peu quand même certe, mais je sais que je suis là pour m’essayer et que la nuit d’avant a été courte, il n’y aura donc pas de miracle aujourd’hui. Je me place dans le Sas de départ en 1h55′ avec Marco, Benjamin veut tenter le 1h45′.

Le coup de pétard est donné, le premier kilomètre n’est pas très roulant dû au monde présent. C’est pas grave, ça laisse vraiment le temps de pas partir tranquille et de pas avoir de dette d’oxygêne.  On passe par le parc Blossac, c’est très sympa, et les coureurs commencent à s’étirer, on y voit plus clair. Quand je trouve une position confortable je check mes allures, 5’10~5’15 au kilo, c’est pas mal, si je tiens ça je ferais mieux que le 16kilomètre de Chatellerault, à voir donc!

Je passe Marco sur les deux premiers kilomètres, et  j’ai perdu de vue Benjamin qui doit être loin devant. L’allure et le cardio sont stable, c’est cool, ça s’annonce pas mal. Dès le 2ème kilomètre je commence à sentir la chaleure, j’ai déjà très soif et on passe devant un ravito… fermé ! Zut…  Il faudra attendre le 5ème pour s’arrêter boire un petit canon, c’est fou, la chaleure pèse déjà à ce moment là de la course. On commence à sortir  du centre Ville, on attaque une grosse déscente à 6ème kilomètre, et j’ai Benjamin dans ma ligne de mîr. Je finirais par le rattraper.

Nos allures se stabilisent aux alentours de 5’10 au kilo, le parcours n’est pas hyper roulant , il me dépasse dans les petites montées , je le rattrape sur le plate et les descentes. Au kilomètre 8, on sort enfin de la ville, on reprends un coup de flotte au ravito et on continue. Le cardio reste stable, la vitesse aussi, pour l’instant, tout va bien !

Ca roulera comme ça jusqu’au kilomètre 15, Benjamin se sent hyper bien, tellement bien qu’il mettra un petit coup de collier supplémentaire, il me passe devant et je ne le reverrais plus jusqu’à la fin du parcours.

Le 15ème commence à devenir plus compliquer pour moi, je maintiens mes allures, mais le cardio commence à augmenter , je rentre en résistance.  La chaleur et le manque de sommeil commence à se faire sentir. Je m’arrete à tous les ravitos sans exceptions pour m’hydrater, je sens que ce n’est pas de trop.

On commence déjà à voir les équipes de sécours intervenir. Des gens commencent à marcher, d’autres on fait des malaises sur le bas côté de la route, il  y a déjà des abandons.

Au 18ème kilomètre, je rentre en lutte avec moi-même. Là, mon souffle et mon cardio sont stabilisés aucun problème de ce point de vue là. En revanche musculairement ça devient très compliqué. Je crois que pour la première fois, je ressens profondement mon excès de poids. J’ai le sentiment de dépenser beaucoup d’énergie à trimballer ma carcasse, il y a pas photos, ça aurait plus simple avec 6 kilos en moins…

Les riverains chez qui la course nous fait passer croient bien faire en nous arrosant avec leur jet d’eau. C’est très sympa à eux, mais j’ai les pieds trempés, et je sens des échauffements pointer le bout de leur nez, j’ai peur d’attraper des ampoules…  Je cumule les difficultés.   Je me rassure, au rivot du 18ème également je vois pas mal de gens dans le dur. Je repars de ce ravito avec « Matthieu », on se motive mutuellement pour continuer, mais mon allure est un peu au dessus, je finirai devant.

Une dame me demande combien de kilomètre il reste, je regarde ma montre et je vois 20kilomètre. Youpi, plus qu’une borne et demi ! Je fais cinq cent mètres avec cette dame, lorsque le panneau du dernier kilomètre est annoncé.

Dans ma tête, la course est presque finie, on touche au but ! Sauf que, ce dernier kilomètre est un loooooooong faux plat montant. Les guiboles sont raides, musculairement c’est difficile et là, il fait de plus en plus chaud. La dame ralentie pendant la montée, mon allure sera encore un peu au dessus, je finirai sans elle.

Ca y’est je passe enfin les portes du futuroscope, et je vois des gens s’arrêter avant la ligne d’arrivée… J’ai mal au cœur pour eux. J’essaye de maintenir l’allure tant bien que mal, l’arche n’est plus très loin. Les spectateurs seront quand même nombreux sur la ligne d’arrivée, ça fait toujours plaisir de se faire encourager !

Je vois sur le chrono officiel 1h52min pile poil, je vais chercher ce qui me reste de jus, et je finirais en 1h52’10 » !

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Et voilà donc mon premier semi finie. C’est une très belle première expérience qui m’a vraiment fait réaliser pour si je veux faire de la longue distance, la priorité sera de revenir un niveau de poids qui sera confortable. Pas question de se trimballer des kilos en trop. Mais en tout cas, je suis satisfait d’avoir réaliser cet objectif, surtout sans préparation particulière, simplement une préparation de triathlon.

Ca me donne envie de continuer à progresser en course à pied , et pourquoi pas d’envisager une inscription pour mon premier Marathon au mois de novembre à La Rochelle. Une étape de plus vers la ligne d’arrivée … d’un IronMan !