L’Ironman 70.3 Luxembourg !

Après plusieurs semaines sans vous avoir gâté d’un bel article indigeste, je reviens aujourd’hui avec le compte rendu de mon objectif principal de cette saison 2018, mon premier triathlon format longue distance!

Depuis mon dernier article, j’ai pu faire refaire deux M avant d’aller me confronter à mon premier 70.3, mais je n’ai pas pris le temps de détailler mes impressions et surtout, les progrès et les choses que j’ai encore appris sur le triathlon et forcément moi-même depuis. Je ne vais pas vous bassiner avec ça, et je vais passer directement au vif du sujet! Retour donc sur le ce week-end du 17 Juin 2018, où je valide une marche supplémentaire vers mon objectif final.

Vendredi 15 Juin : Arrivée sur Place

Départ vendredi matin pour le Luxembourg, l’excitation est présente mais la route est longue, environ 7h. Donc pas d’affolements, je pars tranquille en direction d’Orléans où je vais rejoindre mes parents pour récupérer mon père au passage! Il a décidé de venir m’accompagner pour mon premier et me filer un coup de main pour la logistique! Et franchement, vue l’organisation d’un tel êvenement, ce n’est vraiment pas de trop…

On arrive enfin sur les coups de 18h à Sierck-les-bains, petite commune à 10min de Remich, j’y avais loué un petit gîte atypique, un ancien bar transformé en logement, très grand, spacieux et surtout hôte hyper accueillant. Ils ont en fait laissé le comptoir du bar pour le transformer en coin cuisine, il y a bien sur les tireuses qui ont été laissées mais malheureusement, elles n’étaient pas raccordées 🙂

 

Bon là, c’était légerement le bordel avec nos affaires, mais croyez moi, c’était la classe ce gîte !

On prend donc nos marques en installant nos affaires, une fois ravitaillé en glucide, on profite du beau match Portugal-Espagne avant d’aller se coucher, pour une journée pleine le lendemain.

Samedi 16 Juin: Reconnaissances

Levés avec le soleil, nous partons samedi matin pour Remich, le lieu de la course. L’objectif est double, récupérer le dossards et pouvoir préparer les affaires pour le lendemain: dépôts de sacs et dépôts du vélo. Mais aussi, l’occasion de réaliser un déblocage à vélo et d’aller reconnaitre les difficultés du parcours. Et en effet, ce parcours a une saveur qui lui est propre, puisque sur 90km, on a 55 km de plats et sur les 35 autres kms, il y a près de 500m de denivelé positif, de quoi y laisser quelques plumes si comme moi, on a pas le profil du grimpeur.

Une fois les affaires préparées, j’enfile donc ma tenue de vélo et hop directiont Remich!

Entre Sierck-les-bains et Remich, on voit déjà des panneaux sur les routes qui seront positionnés le lendemain, cela veut donc dire, que la route sera fermée (ou presque) à la circulation, et ça, ça sera une première pour moi, et surtout très important à savoir.

On arrive près du village de l’êvenements, et on voit déjà pas mal de voiture garées. Dès qu’on trouve une place on s’arrête et on prends nos marques. Mon père va donc faire un repérage village IM, de mon côté, je prends mon vélo et fait le réperage du parcours, on se donne rendez-vous une heure et demi plus tard.

Pas question de faire l’intégralité du parcours, simplement la portion vallonée qui ne fait moins de 40km. Je pars donc en longeant la Moselle, c’est plat ça roule, il fait beau, jusque là, tout va bien. Je prend un virage à droite, et l’ascension commence au milieu des vignes, j’aime pas la grimpette, mais franchement c’est super beau, les paysages sont très joli et la vue sur la vallée m’en bouche un coin, j’adore!

Pas de suprise, ça monte et ça descend avec quelques virages à 90 (des fois plus) , donc quelques relances inattendues. Cette reconnaissance me rassure, il y a des pentes certes, mais pas de raidars insurmontables, puisque je ne mettrais jamais tout à gauche, et tout ce fait bien.

La fin du parcours confirme ma première impression, c’est vraiment joli.

 

 

Je coupe encore un peu pour ne pas perdre trop de temps et fera 40km tout pile. Je pense à ce moment avoir reconnu les difficultés principales du parcours, cela me rassure pas mal, mais assoie également que ce parcours n’est pas si facile. Le vélo semble correctement monté, pas de bruit parasite, pas mauvais réglagle apparement, tous les voyants sont verts.

Après cette reconnaissance, je reviens vers la voiture retrouver mon père, je me change , et nous partons récupérer le dossard, grand moment!

Le dossard se récupère donc en plusieurs étape, d’abord le dossard lui-même avec autocollant (vélo/casque/sacs) et bonnets de bain, puis dans un second temps, les sacs de transitions à retirer sur l’IronMan Store. Hum, posons nous la question deux minutes… Pourquoi faire retirer ces affaires à deux endroits différents?? Mais surtout, pourquoi retirer ses sacs de transitions à la boutique officielle ? Bon tout le monde le savait, mais là, ça m’est quand même apparût clairement, c’est simplement pour forcer les gens à passer par la boutique. D’autant plus que le stand de retrait est bien au fond du magasin, il faut donc passer devant beaucoup de rayons avant de pouvoir récupérer l’intégralité de son pactage… Malin les marketeux!

Bref! Une fois le barda récupéré, retour à la voiture pour remplir les sacs de transitions et préparer le vélo. Il est un peu plus de midi, et le parc à vélo n’ouvre pas avant 14h, l’occasion de se restaurer (toujours avec des glucides) et de profiter un peu du lieu 🙂

 

Donc là, oui c’est mon père, juste après s’etre posé pour déjeuner ! Il sourit un peu, il fait un bel effort 🙂 Parce qu’au fond il en a un peu marre de patienter , de marcher à droite à gauche, avec les affaires, le vélo, porter ceci, faire gaffe à cela, et il manque ça, il faut retourner à la voiture et nanani et nanana…. BREF! Si Cette journée , que dis-je, ce week-end, c’est aussi bien passé, c’est en grande partie grâce à lui. Derrière chaque exploit sportif, il y a bien évidement la course le jour J, et la préparation physique, mais ce n’est pas que ça. Il y a toute l’implication des proches, de la famille et des amis. Donc je profite (et je le referai) pour remercier mes proches qui m’ont énormément aidé pendant cette préparation. Il y a bien évidement ma chérie qui a dû supporter mes longues sorties vélos/enchaînements, mais il y a bien entendu mon père qui m’a filé un coup de main énorme, et qui s’est montré d’une patiente à toute épreuve. Du fond du cœur, merci, sans vous, ce week-end n’aurait pas été le même et loin de là.

Il est maintenant pas loin de 14h, le parc va ouvrir, les affaires sont prêtes, les sacs sont fait et le vélo semble niquel et les autocollants posés, alors direction l’air de transition!

Je rentre dans le Parc est prend conscience de l’ampleur de l’êvenements. Les allées sont très longues et moi qui ne suit pas un As de la transition, je sens déjà que je vais y passer du temps 😀 Mais ce moment est très sympa, l’ambiance semble détendu, alors il faut profiter de ce moment, de cette saveur particulière où l’on pose ses affaires pour le jour J! Je vois qu’il fait chaud, alors j’en profite pour dégonfler mes boyaux, je reviendrai le lendemain pour refaire la pression et redéposer mes consommables (revito, cartouche de Co2, bidons …).

Voilà, il est bientôt 15h, direction la tente général pour le Brief de la course de demain. Je n’y apprendrais pas grand chose, c’était plus histoire de me rassurer qu’autre chose. Nous quittons les lieux vers 16h pour un retour au calme avant le jour J.

Dimanche 17 Juin:  La course!!!

Je m’attendais, comme chaque nuit avant course, à ne dormir que 3 ou 4h et me reveiller avec des poches sous les yeux. Je ne sais pas trop par quel miracle, mais j’ai l’impression (dans les faits je ne sais pas) d’avoir mieux dormi que d’habitude. Je me suis reveillé deux/trois fois dans la nuit, mais pas difficulté à me ré-endormir, c’est donc presque frais, à 5h45 du mat, que je me lève le dimanche matin, pas encore trop marqué par la fatigue.

Comme chaque petit dej’ avant course, ça sera gatosport et café, truc de champion!

Les routes étant barrées près du lieu de la course, on part un peu plus tôt pour trouver une place pas trop loin. On trouvera un parking à pres d’un kilomètre du lieu du départ, c’est pas génial, mais c’est presque le mieux qu’on puisse faire.

Arrivé sur place, je m’en vais dans l’air de transition pour mettre mon ravito et mes consommables en place. Je refais la pression des pneus, je règle mes vitesses pour pouvoir partir, je fais un dernier check pour constater que tout va……. MAL ABSOLUMENT MAL! En tournant la roue arrière je m’aperçois que mon boyau est fendu (photo prise post course). Je regonfle mon boyau à bloc, et je n’entend pas l’air passé. Okay, donc mon boyau est correct mais fragilisé, il est plus de 7h30, j’ai moins d’une heure devant moi, quelle décision prendre ?

1/ Changer le boyau maintenant, sachant que mon boyau de secours ne sera pas collé mais simplement maintenu par la pression, ce qui m’oblige à ralentir considérablement dans les virages pour ne pas déchausser et partir avec un vélo réparer au dernier moment

2/ Partir comme ça et prié pour que le boyau tienne.

Dans tous les cas il y a de l’indécision, une partie qu’on ne maitrise pas. J’ai un peu  de temps devant moi et malgré tout, je préfère partir avec un boyau qui n’est pas lasséré quitte à aller moins vite que de devoir changer mon boyau à l’arrache sur le circuit. La décision est difficile à prendre, mais je me lance dans le changement une heure avant le début de la course.

Heureusement pour moi, j’avais prévu le nécessaire à réparation, de plus, un ami du club m’a fait un cours spécial changement de boyau quelques jours avant. C’est non sans mal que j’ai réussi ce changement de dernière minute. Plusieurs personnes me mettent en garde sur un boyau non collé pendant les virages, ce qui pourrait provoqué un déchaussement éventuel, donc molo dans les relances et les virages.

 

Je viens de réaliser en live mon premier changement de boyau dans la vie réelle, je ne vous raconte pas la pression  que ça me mets, et toutes les questions qui défillent dans ma tête :  » Est-ce que ça va tenir ??? ». De plus, rien  que changer le boyau a été énergivor , je vous raconte pas l’influx nerveux également utilisé par le stress engendré….

Bon, le vélo a l’air okay, et même si je doute, il est l’heure d’aller se mettre en combart. Au vue de l’heure qui l’est après ce changement de boyau, je n’ai pas le temps d’aller m’échauffer dans l’eau. Tant pis, le rolling start me laissera largement le temps de m’échauffer à sec dans la fil d’attente.

 

L’heure avance et les fils d’attentes prennent vie. Je me mets dans le SAS -35′ sachant que pour moi c’est plutôt optimiste comme résultat. Mais en vue de mes performances passées en piraterie (Bien drafté comme un porc !), y’a moyen si je trouve un poisson pilote dont l’allure peut me correspondre.

J’enfile la combinaison complétement, le stress du matériel vélo est toujours présent , et on commence à avoir chaud en attendant dans la file complétement vétue. Heureuseusement, en attendant je tombe sur Jérôme , premier Half pour lui aussi, en papottant un peu, je m’aperçois que nous avons le même parcours, le triathlon comme objectif de remise en forme! Son optimisme me déstresse complétement, il me remets dans le moment présent et me redirige vers le moment présent, pour le vélo, on verra quand on y sera, avant faut nager !

 

Allez le chrono avance et c’est l’heure du départ! Rentrer dans l’eau me fait du bien, on a chaud dans la combi! Je m’attend à me faire passer devant -35, je n’y crois pas trop. Du coup, je me laisse deux trois minutes pour huiler la mécanique des bras (pas d’échauffement dans l’eau), que la respiration se stabilise, et j’enclenche mon allure half, je lève la tête et cherche des pieds. Là, étonnement complet, je remonte des gens. Je ne fais quasiment que ça. Je ne trouve pas de personnes dans mes allures, ou alors ils ont l’air trop loin de moi. Donc je pose ma nage , j’allonge les bras, je glisse, tout en technique.

Le permier demi tour arrive ! Là, comme le coach l’avait dit , ça brasse, ça ralenti, ça m’agace. Je fais le méchant et je castagne, je passe au dessus comme un bourrin, « Rien à fout' » comme dirait l’autre. Je me dégage de ce peloton, et cherche toujours des pieds. Ah ! Ca y’est je vois quelqu’un qui nage à la même vitesse! Chouette! Je ralenti, me mets derrières et….. il accèlere, fait des virages et bats des pieds… Zut ! Je le perds de vue rapidement et je ne le tiens pas, tant pis je continue tout seul!

Dernier demi tour à contre-courant, encore 150m et je fini par sortir de l’eau, je regarde ma montre, mais dans ma tête en ayant nagé seul, je m’attend pas à grand chose. Je vois le ponton pour remonter, je me fais aider par les volontaires et je check ma montre, 34’40 ! Youhouh !! Et tout seul comme un grand 🙂

La longue transition arrive, je choppe mon sac de transition et prend le temps de m’habiller correctement en mettant une paire de chaussette, mes chaussures, un arrêt au stand , je choppe mon vélo pour partir. Les allées de vélos sont looooooooongues….. courir avec les chaussures au pieds et le vélo dans les mains, franchement, c’était lourdingue. Je passe la ligne, tout sourir quand même, putain je suis bien!

 

Je prend quelques minutes sur le vélo pour ré-ajuster ma tri-fonction, boire un coup et entamer une barre énergétique. Après quelques coups de pédales, je me mets allure Half, 230 watts, et j’allume. La première partie du parcours est plate, très plate, en plus on a le vents dans le dos. 38-39-40km/h, purée, que c’est bon !

Très vite, je trouve des compagnons de roulages, notamment « Carmen » , l’allemande qui envoie des watts!  On se passe devant mutuellement mais en roulant propre, « No drafting hein! » . Arrive le premier demi tour, et la vent dans la tête, mais on reste aux alentours de 36/37 (Hein mon Franckyyy!) , j’achéte.

Au bout d’un moment, j’entend un « tic tic… tic tic ». Je fais le point sur le vélo, et j’essaye de voir d’où ça vient. Pas du pédalier, pas des dérailleurs, et en vue du rythme du « tic tic », c’est sur, ça vient des roues. MON BOYAU MERDE! . Je sers un peu les dents , et je prie (littérallement).  Au bout de 40km, le premier raidars arrive, je ne me fais pas de soucis, j’ai reconnu la veille je sais à quoi m’attendre. Je maintient mes watts et je monte, toujours avec ce « tic tic » en fond sonore et Carmen qui me suit. Au bout d’un moment, Carmen me sussura des mots d’amour en allemand dans l’oreille : « Il fait un sacré bordel ton vélo quand même ! » . Putain, même si Carmen commence me dire ça c’est que c’est la merde. La première bosse est suivi d’une plus grosse ascencion, alors je sers encore un peu plus les dents et j’attend d’arriver en haut.  Une fois la haut, je descend du vélo, je retourne le tout et je contrôle absolument tout. Le boyau est encore gonflé à bloc, les flancs ne se décollent pas et aucun pète à signaler. Je fais pareil pour la roue avant, je check tout le tour , les pignons du dérailleurs arrières et plateaux avec le dérailleur avant. A vide, rien à signaler aucun bruit, tout tourne niquel, je ne comprends pas.  J’ai déjà perdu au moins 3′, je remonte alors sur le  vélo et c’est repartie, le « tic tic » redémarre, et merde…. je fais avec, tant pis.

Evidement Carmen en a profité pour prendre la poudre d’escampette, la maline ! Zut, elle va me manquer 🙁

Les grosses descentes pleines de virages et de relance arrivent, alors je fais hyper gaffe pour pas que le boyau se déchausse en aggripant les freins très fort , là encore je perdrais pas mal de temps, mais il vaut mieux arriver entier. La partie valonnée me donne du fil à retordre, en plus, arrivé en haut des vallons , le vent est présent , et bien sur pleine face. Sur une partie délicat, on enchainera une descente, un virage à 90 , et une remontée un peu sèche succesifs, je déraillerai également.  La chaîne vient alors se mettre entre le petit plateau et le cadre, mais bien coincé comme il faut, alors que j’avais déjà entammé la côte. Là encore je mettrais bien 2′ à sortir la chaîne et à repartir.

Arrivé au 60ème kilomètre, je retrouve Carmen ! Peut-être a-t-elle envoyé trop de watts au début ?

La dernière bosse du parcours est usante, non pas qu’elle soit difficile en soit, mais l’enchaînement de toutes ces bosses , c’est vraiment difficile pour quelqu’un qui ne grimpe pas comme moi…. J’ai hâte d’en terminer de la partie vallonnée, mais je m’accroche en me disant que les 15 derniers kilomètres sont plats, et qu’en vue du vent au départ, on devrait l’avoir dans le dos!

Enfin je vois la fin, on arrive sur du plats et je m’apprête à envoyer! Et bien c’était sans compter sur notre ami le vent, qui avait décidé de tourner! C’est pas bien grave, je me mets en position aéro tout en respectant mes watts. La vitesse est quand même présente malgré tout, alors je m’accroche.

La ligne d’arrivée du vélo est en vue, je descend et c’est repartie pour aller reposer le vélo et courir avec les chaussures sur ces allées interminables. Je finirai cette partie en 2h48 avec les différents arrêts sur le parcours, un peu deçu mais ça ira, je prend.

 

(Non c’est pas moi là, mais c’était histoire de mettre une photo!)

Encore une transition où je bois une clope et fume un café (oui dans cet ordre), ces interminables allées remplies de vélo, ça fou le vertige! Je checks mes voyants et tout à l’air de tourner pas mal. Mes jambes ne sont pas attaquées et mes intestins vont bien, merci les pastilles de sels.

Après avoir rangé le vélo et mis mes baskets, c’est partie pour 21kms de course à pied! Yiiiii ahhh! Je sors de l’air de transition, je me laisse une ou deux minutes pour faire récupérer un peu, et paf je monte passe en allure Half. L’allure théorique visée était 4’50 /1000, mais je ne me faisais pas d’illusion et je veux finir cette course de manière linéaire, alors je fais à la sensation en accord avec mes puls. Je me lance donc, et la montre indique 5’05/5’10 au 1000, les puls varient entre 150 et 153, c’est parfait!

Okay, ça pourrait me faire un semi en moins d’1h50, ça serait incroyable!! Les premiers kilomètres se passent méga bien , je suis obligé de m’arrêter pour me ravitailler, j en’arraive pas à boire et/ou manger en courant. C’est plus dur qu’à l’entrainement. Mon allure moyenne entre les arrêts au stand et mon allure en déplacement est à 5’15, c’est juste parfait, pourvu que ça tienne.

Le premier 5000 arrive , et mon état est très satisfant, c’est l’heure de prendre le premier gels et là premier kwak, ça ne passe pas. Je n’en consomme alors que la moitié et prend un verre d’eau pleins pour faire passer le tout. Hum, c’est pas génial pour le ventre. Pour les ravitos intermédiaires, je prend un verre de coca et d’eau mélangé, mais toujours en marchant pour bien boire correctement.

J’arrive au 10000m , l’allure tient, c’est incroyable les puls sont parfaitement raccord , pas trop haut, pas trop bas, c’est impeccable. Je suis bien, je suis vraiment bien. C’est l’heure aussi de prendre le deuxième gel, et là je fais l’erreur de trop, je fais l’impasse, je n’arrive pas à le prendre. J’essaye de compenser avec des boissons iso, mais je sens bien que l’apport n’est pas le même.

Au 13ème, je sens mes intestins crier plus fort , l’alimentation devient de plus en difficile et je sens mes force s’amenuirent, l’allure baisse légérement, mais les puls descendent aussi avec l’allure, donc c’est n’est pas une fatigue cardio vasculaire ni musculaire. Au 15ème c’est l’hécatombe. Plus une goutte de jus. Encore une fois mes signes physios restent au vert, mais je n’ai plus le carburant pour tenir l’allure, j’ai fait l’impasse sur mon alimentation, et je le paye à ce moment là. J’alterne le trôt et la marche, mais c’est vraiment difficile, je vois s’éloigner mon chrono sur semi, zut. Au 17ème je retrouve un peu de force et je me fais violence pour repartir au moins allure IM, 5’35/1000, il reste 4kms. C’est le moment où les idées noires arrivent, on a envie d’arreter de tout lacher, et on se demande vraiment ce qu’on fou là. Puis je repense à tous les efforts , tous les sacrifices réalisés pour arriver là, mais surtout, mais surtout, je pense à mon père qui a fait tous ces kilomètres , qui patienter des heures, qui m’a supporté depuis le début de la course , et qui s’est mis en 4 pour pouvoir m’offrir ce week-end tant attendu. Et là , je vous jure, quelque soit le dégré d’inconfort, on plus rien envie de lâcher…. Alors je m’accroche et je compte les mètres qui sépare de la ligne d’arrivée… Et enfin, au bout d’un moment, la voie du speaker se fait entendre , le bruit du public est de plus en plus fort et on sait qu’on est bientôt au bout alors on tient! Finalement, la finish line pointe de le bout de son nez et à ce moment un doute s’installe: « Ai-je bien fait mes 4 tours ? » « C’est pas possible , j’ai pas déjà fini ?? ». Je check mes poignés, j’ai bien 4 chouchous, je regarde ma montre elle indique 20km800, bref, c’est sûr c’est la fin. Alors je profite, je cherche mon père dans le public, mais je sais qu’il m’attend derrière la ligne. D’un coup, tout se débloque, tout se libére, et on réalise qu’on vient d’accomplir quelque chose de plutôt cool! La ligne d’arrivée franchie, je me retourne et vois sur le chrono officiel « 5h31’24 » », je l’ai fait, putain, je l’ai fucking fait et la barre des 5h30 est quasi atteinte, wahou c’est incroyable!

 

La ligne d’arrivée franchi, j’ai froid. J’ai super froid. Je me précipe alors dans la zone d’après course pour récupérer t-shirt et ravito, j’ai en bien besoin!

Après être passé me ravitailler, je profite simplement d’être là, avec un t-shirt et un bout de métal autour du coup à 250 euros , et ce chrono a ajouté à mon palmarès qui ne cesse de s’agrandir !

Conclusion

Mais quelle expérience ! Tout au long de la course, je me suis senti vraiment bien. Excepté mon coup de moins bien au 15ème pour cause d’alimentation, la course semblait pleine du début à la fin, bref, j’étais prêts ! La préparation était vraiment bien calibrer pour m’emener aux portes de cette compétition et la vivre de la meilleure manière qui soit!  Je suis très fier de ce résultat malgré des kwak mécaniques en vélo qui aurait pu m’emener encore avec un meilleur chrono, mais peu importe, l’objectif principal est atteint, finir mon premier 70.3 avec un chrono honorable, et aujourd’hui c’est chose faite.

 

Le point a relevé et que j’ai encore plus compris aujourd’hui c’est l’importance de l’entourage. Encore une fois, ce week-end n’aurait pas pu me procurer autant satisfacation si je n’étais pas entouré comme je l’étais. Un grand merci à mon père qui s’est plié en 4 pour moi et évidement à mes proches qui ont subits mes abscences répétées et aussi ceux qui m’ont accompagné dans les moments de doute. Cette médaille avec laquelle je repars, c’est bien sûr la leur aussi, car sans eux, c’est sûr, je ne l’aurais pas eu autour du coup, et même si je l’avais eu, c’est certain elle n’aurait pas du tout la même saveur.

 

[S-13] Premier Objectif : Atteint !

C’est un sous un magnifique soleil que la journée du 25 Mars s’annonce et où je peux m’aligner sur le 10km de Loudun avec comme objectif m’approcher des plus possible des 45′.  Pour rappel, l’année dernière je faisais 47’40 sur un 10km un peu plus roulant, la marche est grande !

Comme d’habitude (mais je commence à m’y faire), l’endormissement de la veille reste compliquée, en plus du  changement d’horaire qui à lieu et du fait que la course est à 50min de chez moi en voiture, le temps de sommeil s’en retrouve un peu raccourcie. Je passe prendre Manu , mon sparring partner avec qui je roule régulièrement, à 8h30 et on s’en va vers nos objectifs respectifs.

Arrivée sur place, la pression s’envole presque. Tout se mets en place tranquillement, la récupération du dossard, le mise en jambe le dépôt des affaires aux vestiaires et 10h30 arrive très vite pour le départ de la course.

La course se fait en deux boucles de 5km, avec un premier kilomètre complétement descendant et un deuxième kilomètre avec un long faux plat montant. A la suite ça devient presque plat, avec une petite bosse au 4ème où il faudra bien relancer. On a fait une fois le parcours à l’échauffement pour bien répérer les lieux, ça parait un peu casse pâte à première vue.

Le coup de pétard survient et c’est partie pour un premier kilomètre très rapide que je ferais en 4′. On attaque le long faux plat ou je me calle dans mes puls’ et les allures sont bonnes. Au milieu de ce 2ème kilo, je vois mon coach faisant demi tours, en marchant. Ca me fait mal au cœur pour lui, mais en passant à côté, il m’encourage et me fait resté concentré sur ma course. Arrivé à la petite bosse du 4ème je relance comme convenue sans y aller trop fort (poussée arrière !) et c’est à cette sortie de bosse qu’un point de côté intervient. Je décide de maintenir l’allure quand même , la stratégie sera de s’oxygéner au mieux dans la descente de la deuxième boucle, alors je tiens. Je passe le 5ème kilomètre en 21’40, c’est bien mieux que l’objectif visé, mais je ne sais pas si je tiendrais avec un point de côté.

La descente arrive, je maintiens mon allure à 4’25 en essayant de m’oxygéner au mieux, ça fonctionne. Reprise sur le long faux plat montant , je reste à 4’30 en ne dépassant pas les 167 puls pour ne pas me cramer. En haut ça tient, les jambes commencent à gueuler un peu mais il reste encore 3 bornes à tenir et je rattrape Jérôme un partenaire d’entrainement avec qui je cours à la piste. Il me fait part de ses douleurs au ischios, mais il s’accroche ! Nous avons le même objectif , donc je me dis que je finirai la course avec lui et je me calle à son allure. Au bout d’un kilomètre finalement, je passe un peu devant avec un allure légérement supérieur. A la bosse du 8ème je le devance un peu plus, mais c’est au sommet qu’un point de côté ré-apparait. Il reste à peine deux kilomètres et pas question de lacher l’allure , alors je m’accroche !

Au 9ème la montre indique 39′ et quelques, à ce moment je sais que l’objectif est presques atteint et qu’il ne faut pas lacher le plus dur étant fait. Le dernier 1000 est un peu plus dur, je tiens toujours. Avant un petit virage je me fais dépasser et m’on m’annonce que c’est bientôt la fin. Le virage final laisse place à une dernière côte de 200m avant l’arrivée, c’est le moment de tout envoyé !

La ligne franchie je regarde ma montre et vois 44’30 ! Objectif plus qu’atteint !

En franchissant la ligne d’arrivée , j’ai tout de suite une énorme pensée de gratitute pour mon coach et tous mes sparrings d’entrainements ! C’est en grande partie grâce à eux que je dois ma progression, c’est certain.

Ce résultat confirme mes bonnes sensations du moments , la semaine qui arrive sera très light, je passe une bonne partie de ma semaine à Paris pour le travail. Profitons en pour bien récupérer et attaquer un nouveau cycle d’entrainement pour l’objectif phare de cette année !

 

[S-23] Il pleut il pleut …

Comme annoncé, le début de la semaine n’a pas été très productif. J’ai dû passer le lundi et le mardi dans les bureaux parisiens de mon entreprise, ce qui a compliqué  les temps disponibles pour faire du sport. Mais j’en ai profité autrement, en rencontrant les nouvelles recrues et passant un peu de temps avec de sympathiques collègues. Finalement, c’était bon pour le moral et le fait de m’être un peu « frustré de l’entrainement » m’a permis de rentrer à la maison avec l’envie d’aller au front !

Mercredi on a eu le droit à une séance d’allure, j’aurai bien aimé refaire une séance de VMA dans la continuité de la semaine d’avant. Mais bon, je ne suis pas coach. Ca a permit de refaire un peu de seuil , d’allure 10km et semi. Je me suis senti assez bien sur l’allure 10k, ça me donne envie d’aller allumer un 10km roulant pour voir si je peux tenir la distance et tenir mon objectif 45min sur 10k sec !

Séance : 20′ souple –  3 (4′ z4, 4’z5 ) r=3′

Jeudi , séance de natation d’une heure. Avec notamment de la technique encore, et du pull buoy sur les chevilles. C’est intéressant, il faut gainer pour pas couler mais c’est vraiment chiant, si on ne tient pas bien le pull, il se barre tout le temps et on passe son temps à le remettre en place, c’est pas vraiment drole. Le problème de la séance du jeudi, c’est que le créneau qui nous est réservé je le trouve un peu court. On a tout juste 1h et comme je n’avance toujours pas en natation j’ai du mal à tenir ma séance. Je vais essayé de repasser sur des mes séances du Lundi et du Vendredi où nous disposons d’une heure trente, ce qui me laissera la possibilité de faire un peu plus de volume. Mais le jeudi, il y a un triathlète du club qui est un gros nageur et nous donne des conseils pour progresser techniquement et j’avoue que ce n’est pas de trop pour moi !

Séance  : 600  échauffement , 6 x 150 pull cheville, 100 souple, 500 pull (2/3/4/5 temps, alterner tous les 25m)

Le temps étant ce qu’il est en ce moment, j’ai eu  beaucoup de mal à me motiver pour me bouger le vendredi, après tout j’avais besoin de récupérer un peu (nuits pas très reposantes) , j’ai décidé de rien faire. En plus de cela, le club nous a concocté un petit stage vélo le week-end autant garder des forces.

Le samedi matin est arrosé par la pluie et le vent, une séance de home trainer collective pour commencer le stage  (le programme a forcément été changé)

Séance : 10min d’échauffement avec toutes les minutes un sprint de 10 » en vélocité max. Ensuite 5′ de force (2′ assis, 1′ danseuse, 2’assis) à 50 rpm à 85% de fcmax suivi d’une minute en hyper vélocité (120 rpm) , r=3′.

L’après-midi sortie longue en aérobie pur (pas de sprint ou de meilleur grimpeur) de 2h45 environ.

Initiallement , une grosse sortie longue été également prévue pour le dimanche matin, ayant été invité des chez des amis le samedi soir, ayant du sommeil en retard accompagné de la présence de la pluie , je n’ai pas eu le courage de me lever… Une bonne nuit de sommeil d’une dizaine d’heure me permets de me remettre sur pied ! Trop tard pour rejoindre le groupe et aller rouler, je chausse mes baskets et je vais courir. Les premières minutes je cours avec madame qui m’accompagne, après j’accèlere un peu pour rester en z2/z3 sur un parcours type de trail pendant 1h30, 200m de denivelé positif en tout.

Je ressors très content de ma séance de course à pied où je commence doucement à récupérer des bonnes sensations de vitesse et d’aisance en course à pied. J’espère que ça va continuer dans ce sens en constatent un peu de progrés.

Ce qui laisse encore un gros volume de sport pour le week-end , avec 7h30 de sport cumulé cette semaine en supportant bien le volume.

Cette semaine, je reste à la maison, et j’espère  faire mon programme complet (en tout cas, a priori)  et voir comment je vais encaisser un volume d’entrainement plus important.

 

 

 

 

S-24 : Objectif Luxembourg

L’objectif de ce projet ambiteux, être finisher d’un IronMan: 3,8kms de natation, 180kms de vélo et 42,2 km de course à pied. Cet objectif est évidement un projet à long terme, à un moment où courir 10kms à pied était déjà une épreuve en soit. Cette épreuve, justement, elle est longue, un chemin de croix, mais évidement, on ne passe pas de 10kms à pied à un triathlon XXL en quelques mois. Les étapes intermédaires viennent jalonner la progression, construire le mental, préparer le corps à encaisser toujours plus de charge, à aller toujours plus loin, à dépasser ses propres limites.

L’année 2017 a été très riche, mon tout premier dossard était une course nature de 16km;  puis aller chercher un chrono sur 10km suivi d’un premier triathlon distance olympique. S’enchaine ensuite un premier semi marathon et finalement, d’autres triathlons pour améliorer le chrono.  La suite logique de cette évolution c’est bien entendu le semi IronMan. Le rendez-vous est déjà pris pour le 17 Juin 2018 au Luxembourg, ce qui nous laisse encore 23 semaines avant le jour J. C’est à la fois long et en même temps très court, les périodes d’entrainements vont s’enchainer et les spécificités des cycles vont continuer d’évoluer.

Comme chaque première fois en triathlon (je précise.. en triathlon..), je ne vais pas chercher un chrono, l’idée est de faire la meilleure course possible sans passer la moitié de la course à pieds à marcher. Finir honorablement la course en ayant tout donné, mais en ayant gérer l’effort au mieux. Le temps limite est de 8h30, et je peux bien finir la course en 8h29, tant que l’effort est régulier et que je franchi la ligne d’arrivée , alors le contrat sera remplie. Evidément, j’ai une barrière psychologique, mais si elle n’est pas passée, il suffira simplement de regarder d’où je viens pour relever un peu la tête.

Afin d’essayer d’être plus régulier dans mes posts, 24 semaines, soit presques 6 mois avant la date fatidique , je vais essayer de faire un compte rendu toutes les semaines de mes entrainements de comment je les ai agencé et de comment j’ai pu méler ça avec ma vie personnelle et professionnelle, ainsi que l’évolution ressentie!

Idéalement, j’aimerai monter la charge d’entrainements pour m’entrainer six fois par semaine, avec deux entrainements dans chaque discipline et monter à 7 voir 8 pendant les pics de charges en mettant l’accent sur la course à pied. Voici un découpage théorique de ce que je voudrais approcher

  • Lundi : Natation
  • Mardi: H.T ou travail spécifique vélo
  • Mercredi : Séance de pistes , VMA/seuil
  • Jeudi : Repos complet / footing de récupération
  • Vendredi : Natation et une séance d’allure en course à pied (pas enchainées)
  • Samedi sortie longue vélo (accompagné d’un enchainement CAP vers  le mois de mars)
  • Dimanche sortie longue type trail en course à pied

Mais ça c’est dans la théorie, cette semaine par exemple je n’ai pas pu m’entrainer lundi et mardi. Cause principalement d’un déplacement à Paris pour le travail et d’un rendez-vous médical qui a pris 3h de retard le mardi… La séance de mercredi soir était dure, 8x400m à VMA + 1km/h (je n’ai pas tenu toutes les séries à ce rythme). J’ai voulu enchaîner le jeudi une séance de natation, avec la fatigue cumulée de la veille j’ai fait une hypoglycémie à la moitié de la séance, c’était ma première, ça fait bizarre. Donc la séance de natation , avec plusieurs séries de technique principalement s’est vite écourtée.  Me sentant mieux le vendredi j’ai fait une petite séance d’allure en course à pied : 6 * (1′ z3/1’z4/1’z2). Le samedi je voulais faire 2h45 de vélo, finalement en tirant un peu on s’ent retrouvé à faire 3h30 en pure aérobie avec quelques côtes à bloc et un relais sur une dizaine de kilomètres. Et enfin le dimanche, 1h45′ dont 30′ très cool au début, madame a voulu m’accompagner (Et j’en suis ravi !!).

Bref, beaucoup de volumes en fin de semaine avec 7h40 de sport cumulées. J’aurais aimé faire un peu plus de nat mais quand le corps dit stop, c’est stop.  Cette semaine s’annonce aussi compromise, le lundi et le mardi je le passe à Paris également…

En tout cas l’échéance approche doucement, mais je m’y prépare surement , avec envie !

 

 

Le renouveau de 2018, bonne année !

Cela fait un moment maintenant que je ne suis pas revenu poster quelque chose. Je me rends compte que plus le temps passe entre deux articles, plus je me sens obligé d’y écrire un énorme pavé. Première bonne résolution donc, venir poster un peu plus souvent pour y retrouver des articles un peu plus digeste !

Allez promis, cette fois je vais essayer de faire cours. 🙂

D’abord en ce renouveau, laissez moi vous présenter mes meilleurs vœux pour 2018, sportive ou non 🙂 Que chacun puisse trouver sa voie et s’y épanouir à son rythme, prendre son temps , et prendre du  plaisir, « enjoy the life » comme dirait l’autre.

De mon côté le début de l’hiver a été tumultueux. Le coach qui s’occupait de nous à muter dans un autre club . En résulte le fait que le club actuel où je suis, n’a plus vraiment d’encadrement pour accompagner les entraînements, et j’avoue que je le vis assez mal. Le club a souscrit à un coach en ligne et nous recevons des plans d’entrainements tous les mois, sauf que c’est calqué sur, j’imagine, des plans génériques et qui ne correspondent pas forcément à nos envies. J’en tiens pour exemple la course à pieds de l’hiver. Mon premier coach nous encourageait à faire pas mal de course hivernal (type trail) et donc l’entrainements qui allait avec, VMA , seuil, travail en côte, etc, dès le mois de novembre. Aujourd’hui,  le travail d’allure commence seulement à cette période, moi qui voulait axer mon travail sur la course à pied c’est raté ! Bon , passons à la suite, pour le reste, je sens que j’ai franchi un cap en natation et en vélo, je me sens beaucoup plus à l’aise dans l’eau et je suis maintenant capable de finir une séance de 2500m en moins d’une heure ce qui était loin d’être le cas  l’année dernière. Couplé au fait que je me sens bien mieux dans mes séances de vélo, la vitesse augmente, le cardio descent et les sorties se rallonge. A contrario ,  il y a la course a pied, ou le cardio est haut, la moyenne est basse 🙂 Bref, c’est le début de l’année il me reste encore un peu de temps pour progresser en course à pied, donc on verra !

Sinon, la saison se profile, les inscriptions pleuvent et les objectifs se fixent… en voilà un résumé

  • Entrevoir les 45min au 10km de Châtellerault, 47’30 l’année dernière.
  • Améliorer le temps sur M aux triathlons de :
    • Lacanau (2017 : 2h46, 32′ –  1h18 – 55′, transitions comprises)
    • Mimizan (2017: 2h35: 32′ – 1h15 – 48′, transitions comprises)
  • Finir un premier L : 70.3 du Luxembourg
  • Et essayer d’aller chercher une perf sur le 70.3 de Vichy

L’inscription à Vichy n’était pas vraiment prévue… Je voulais me garder la surprise du parcours pour le Full IronMan que j’ai en ligne de mire. En vue de l’engouement rencontré pour cette épreuve, et des conseils des proches (Merci Sylvain, Val’, Yago, Pablo et Jean! ) qui y seront également, je crois que j’avais quand même envie d’aller y goûter 🙂

Bref, c’est chose faite !

Si avec tout ça il me reste encore du jus à la sortie , j’envisage cette année le marathon de la Rochelle pour le mois de novembre 2018 et ce qui nous fera une deuxième très belle saison de triathlon. Fin Août sera l’occasion de faire un point sur les L, ce qui me donnera une bonne appréciation sur la capacité d’envisager un IronMan pour 2019.. Bref tout ça c’est encore loin, place au foncier pour le reste de l’hiver !

Bonne route à tous 🙂

Rétrospective 2017, objectifs 2018.

Juste avant de partir en vacances, j’avais le moral dans les chaussettes. Je n’arrivais plus à gérer mon quotidien entre l’entrainement, les amis, la famille et par conséquent le poids. Evidement, la fatigue n’aidant pas, je me suis retrouvé à me morfondre , et comme toute étape par laquelle je passe, je me permets de le mettre noir sur blanc afin de retracer tout l’historique de mon parcours. Le chemin vers la ligne d’arrivée d’un IronMan n’est pas un long fleuve tranquille, et heureusement !

Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Sous les conseils avisés de mes proches, de ma famille et surtout des membres du club de triathlon, j’ai réussi un peu à lacher cette pression que je me mets, alors qu’elle n’a pas forcément lieu d’être. Il fallait donc relativiser les choses, se mettre en perspective et comprendre que , M****E, j’en ai fait du chemin jusque là !

Du chemin tiens, on peut commencer à en parler ! (il parait que c’est le sujets … ), j’ai pris le temps de me remémorer le parcours jusque là, relire mes  propres articles, me réjouir de mes succès et surtout apprendre de mes échecs, et c’est ce que je vous propose encore ici.  Surement un long article, sans image, rébarbatif, mais avec des vrais morceaux de joie à l’intérieur ! Allez, venez, vous verrez, c’est sympa et en plus, c’est gratuit !

Il y a très très longtemps, dans une galaxy très très lointaine….

Nous sommes au mois de mai 2016, je pèse alors 103 kilos et des poussières, je m’offre mon premier vélo (un VTC) pour me passer autant que faire se peu de la voiture. J’enfile mes premieres centaines de kilomètres, je kiffe! Tellement que j’en décide même de faire des sorties « sportives » le week-end. Je me souviens, je mettais presques 2h pour faire 40km (~20km/h de moyenne avec une mule de 16kilos et plus), je revenais complétement cramé, les bras pleins de coups de soleil, et un sourir jusqu’aux oreilles tellement je me suis fait plaisir. J’embarque ma copine dans mon délire, on fait la Loire à vélo pour nos vacances , je prend un pieds de fou, et j’attaque la rentrée avec l’envie de me mettre un peu plus au sport et déjà quelques kilos en moins, mais toujours trois chiffres au compteur (100kilos). Pablo me propose l’essaie d’un premier triathlon, un XS pour voir, juste pour s’amuser. L’idée me plaît ! Elle m’enchante même. Mais les dates qu’il me propose ne me conviennent pas. Qu’à cela ne tienne, je trouve un autre triathlon d’essaie , j’embarque une coworkeuse avec moi (Aurélia), et nous voilà partie pour se tester sur une distance 2 * XXS (200m de nat, 8km de vélo et 2km de CAP deux fois d’affilé). Je reviens complétement conquis, les sensations d’enchaînement, le plaisir de se donner, la première dose étant prise, je ne peux que y revenir , je signe alors au TCC , nous sommes en septembre 2016.

Commence alors l’entrainement , le vrai ! Celui qui fait mal aux giboles, celui où l’on va sentir l’acide lactique dans les cuisses, celui qui fait qu’une fois rentré à la maison, on se dit « Plus jamais ! » et on y retourne quand même la semaine d’après.

J’ai donc commencé par découvrir les séances sur Piste, le travail à VMA. 15x200m, 12x300m, 6x(200m, 300m, 100m) , et toutes ces réjouissances. Purée, c’est dur! Mais qu’est-ce que c’est bon ! Sortir des grosses séances avec la satisfaction d’avoir tout donné ! Heureusement, j’ai eu l’immense plaisir de faire ça en club, avec un coach qui sait adapter la séance aux capacités de chacun et qui sait nous ammener à nos limites sans aller au delà.  Mais il ne faut pas oublier le groupe avec lequel on s’entraine, qui nous porte dans les moments difficiles, qui nous aspire dans le dépassements de soi, qui nous permet d’aller au bout de l’objectif fixé. C’est tellement important, le groupe fait partie intégrante de la progression (en tout cas la mienne c’est certain). Egalement les sorties longues du dimanche, où ça a commencé doucement par des 11km à 6:30 au kilo, et je rentrais chez moi complétement rincé. L’important c’est pas le volume ou l’allure dans ces moments là, c’est bien de travailler au bon rythme sur la bonne durée pour pouvoir progresser tranquillement et sereinement. Mais ca, je ne le comprendrai que bien plus tard.

A côté de ça, il y aussi le vélo. Là, c’est ce que je préfère ! Que du plaisir ! J’apprend à travailler deux fois par semaine, une séance à allure et cadence spécifique et une séance en sortie « longue » en groupe. A ce moment là, je fais du tennis de table à côté, et comme les séances en groupe sont le week-end, je me vois contraint de m’entrainer souvent tout seul pour pouvoir assurer mes compétitions. Mes premières sorties solo avec un nouveau vélo de route fraichement acquis (que j’emmenerai tous les week-end où je n’étais à la maison, Bretagne, Montauban, Toulouse, et j’en passe !) étaient vraiment cool, avec des allures de 25~26 km/h environs sur des durées de 1h30 à 2h30. Tout seul la majorité du temps et aussi souvent que possible en groupe !

Le point qui me faisait évidement le plus peur, c’est bien la natation. Avec 0 technique, et un physique inutile, autant dire que les plus grosses appréhensions se trouvaient ici. Heureusement, le club du TCC regeorge de bonne suprise ! Et j’ai l’immense chance qu’un triathlète me prenne sous son aile pendant quelques séances individuelles, espacées dans le temps pour bien prendre le temps de travailler la technique, que la technique et seulement la technique. Même si les trois, voir quatre premiers mois étaient assez compliqués; manque de sensations, irregulier sur les allures, la gestion du souffle pas évidente; j’ai finalement réussi à trouver de bonnes sensations régulièrement, sentir la glisse, sentir le « catch » et ça c’est super encourageant.  Quand la technique commençait doucement à venir, mes allures tournaient autour de 2’30 au 100m. Les séances de natations devaient être au moins de deux fois par semaine, mais comme les séances se faisaient entre midi et deux à 40min aller/retour de la maison, c’était (et c’est toujours) très difficile d’être assidu à tous les entrainements. Finalement, je n’arrivais qu’à m’entrainer une fois par semaine de manière régulière.

Autour de ça, il faut bien évidement évoquer la partie alimentation de la discipline. Ca serait vraiment trop bête de s’entrainer 5 fois par semaine si c’est pour continuer à trainer près de 20 kilos en trop. Donc, à ce moment, je décide de prendre les choses en main et consulter un nutritionniste (évidement, j’apprendrais à la première consultation qu’il prépare l’IronMan de Nice pour Juillet 2017 [on est en Septembre 2016 à ce moment là]). Le medecin me donne toutes les clefs pour perdre du poids sereinement, bien m’alimenter pour bien récupérer après les séances difficiles et/ou longues. C’est donc à moi à ce moment là de me prendre en main et faire un peu l’impasse sur mes mauvaises habitudes et également gérer les repas « améliorés » du week-end.

Un hiver pour progresser, un hiver pour s’affûter.

C’est donc sur cette base que j’entame un automne/hiver 2016 très rigoureux. Cinq séances par semaine: 1x Natation, 2x vélo , 2x CAP.  Question alimentation, il aura fallu se faire un peu de mal aussi. Lorsque je devais partir en week-end par exemple, je m’arrangeais toujours pour pouvoir me faire mes repas, et maitriser la qualité de ma nourriture. Seul le Samedi soir je m’autorisais à manger comme les autres.

Le but, progresser un peu partout, acquérir les premières bases et la caisse nécessaire qui me feront courir mon premier triathlon format olympique. Pas question de se donner un temps sous lequel passer; les compétitions de cette années ne serviront qu’à poser des premiers indicateurs sur lesquels il faudra retravailler par la suite, donc vraiment, pas de pression (seulement en pinte). Très vite et dans chaque discipline, les progrès se font sentir. Sur piste, je change de groupe de niveau assez rapidement, en vélo je vois régulièrement 30km/h sur le compteur (ce qui ne veut pas dire 30 de moyenne hein !) ; en CAP je franchi allégrement les 15 kilomètres pendant mes sorties longues en passant la barre des 5’30 au kil de moyenne ; et en natation les sensations de glisses deviennent de plus en plus régulière. Le poids, lui, diminue. Pas autant que j’aurai voulu, mais il diminue, je vois mes habits devenir trop grand pour moi, et je commence doucement à me refaire une garde robe. Les résultats sont déjà là !

Evidement, je commence à comprendre que rien n’est linéaire. Le poids varie vers le bas mais de temps en temps il remonte. Au début d’ailleurs, il y a une période où je ne perdais carrément pas de poids ! Ensuite, commencent à arriver les séances où les sensations n’y sont pas, un vrai parcours du combattant intérieur. Ces fois là, il faut quand même se sortir les doigts alors que  le physique ne suit pas, c’est très dur. Mais ça fait partie du jeu, savoir jouer avec les limites du corps, de l’esprit et ne pas seulement affûter son physique, mais son mental aussi, aiguiser son « attitude ». En étant bien entouré, en ayant pris mes premières gamelles, je persistes dans mon élan, toujour soutenu par des personnes vraiment extra, je ne les remercierai jamais assez d’avoir étaient là dans les moments où c’était vraiment dur.

La fin de l’hiver commence alors à pointer le bout de son nez  avec 12 kilos de perdu , avec des progrès dans tous les domaines , et toujours cette envie d’aller en découdre avec un dossard sur mon premier triathlon. L’impatiente me gagne de plus en plus.

Les beaux jours, les premiers dossards et les premiers résultats.

La fin de l’hiver annonce les premiers dossards pour commencer à évaluer le niveau , à jalonner la progression. Deux courses à pieds pour commencer tranquillement la saison, un seize kilomètres sur chemin avec des bosses et des relances et un premier 10kilomètres roulant pour aller faire péter les chronos.

Mon premier dossard se portera sans pression, mais avec la rage aux dents pour aller chercher ma toute première expérience ! J’ai envie , j’ai les crocs , je veux franchir la ligne d’arrivée !

Premier résultat très satisfaisant, je passe sous la barre des 1h30 de une minute tout pile, avec la sensation d’avoir tout donné, d’avoir été chercher dans les arcanes de mes muscles ce qu’il fallait pour trainer ma carcasse seize kilomètres plus loin…. Et bon Dieu ce que c’était bon ! C’est cool, j’ai ma première référence sur une course, objectif donc, améliorer le chrono pour l’année prochaine , miam !

La course d’après s’annonce un peu plus acharnée, elle se situe un mois avant mon premier triathlon, elle a donc été préparée avec des séances spécifiques sur piste , mon premier dix kilomètres sec. J’ai beau me dire que je n’ai pas d’objectif de temps, mais en vue de mes séances , je me dis que je veux pas être au dessus de 52′ et que même … j’aimerai bien m’afficher sur 50′. Je crois ferme au 52 et je rêve de mon 50′. Avec la prépa qu’on a eu, tout est possible !

Ce jour là, le temps est au rendez-vous , il ne fait ni trop chaud ni trop froid et les copains du TCC sont très présents. On s’encourage et on se soutient tous mutuellement. Lorsque le coup de pétard est donné je me calle sur une allure de 4’45 au kilo’ ce qui est très très loin de mon allure habituelle, et je me dis que je tiendrais jamais. Et bien je finirai la course en 47’40 sec , soit une moyenne de 4’42. Je suis tellement étonné que je n’en reviens pas, le chrono officiel sera de 48′ (le décallage avec ma montre, c’est le temps que la foule passe la ligne de départ) et c’est là que je réalise que j’ai dépassé de très loin toutes mes espèrances les plus folles. J’ai franchi la barre des 50′ mais de deux minutes ! C’est une des premières fois où je ressentirai une vraie fierté, un accomplissement quelque part, les progrès sont indéniables même en course à pieds alors que je sais que je me traine du poids en trop. A ce moment là, je suis déjà très fier du résultat et du travail accompli, c’est presques en tant que tel un accomplissement. Très vite, le sentiment de vouloir faire mieux la saison prochaine prend le dessus sur les émotions premières !

Au vue de ces résultats en course à pieds et les allures que je tiens à l’entrainement en vélo et natation, je remets en perspective les données collectées (merci la montre GPS/Cardio), et je m’essaye à m’estimer un temps réalisable pour le premier triathlon. Ca sera trois heures. Evidement, terminer l’épreuve sera en soit une grande réussite, mais si je peux passer ne serait-ce de quelques secondes la barre des trois heures alors je serais très satisfait des progrès réalisés.

Enfin trois semaines plus tard, c’est le jour de la vérité, le jour J , celui pour lequel je me suis entrainé si dur pendant plusieurs mois, celui pour lequel j’ai refusé des soirées, celui pour lequel j’ai fait des sacrifices , celui pour lequel je me suis investi corps et âme, le triathlon M de Lacanau.

Le jour J, la température est un peu fraîche mais le soleil est présent. L’excitation est à son comble, je suis intenable. La nuit d’avant a été de courte durée, je n’ai qu’une envie c’est m’élancer pour franchir la ligne d’arrivée en ayant pris un maximum de plaisir , en ayant pleinement profiter de cette course et également en ayant tout donné ! Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre en terme de résultat, jusque là toute les projections que je me suis faite tombe à l’eau, je n’en sais rien je n’ai aucune expérience , je ne sais même pas de quoi on parle là. L’idée d’un chrono m’échappe complétement avant le début de la course, je reste focus sur le seul vrai objectif, finir en ayant donné le meilleur de moi même.

La course est lancée et j’entame ma première nat, je me rend compte que j’adore nager en lac ! C’est hyper bien ! Je prend juste mon pied et j’avance. Je sors de l’eau en 28′ minutes , le temps d’arriver sur la plage sereinement : 30′ soit moins de 2′ au 100m. Enorme ! J’enfourche mon vélo et j’appuye sur les pédales, 33/34km/h sur le compteur je deviens ouf j’ai jamais vue ça de ma vie. Je pose le vélo au bout du 1h18′ soit 1h50 de course ! Et là je comprend qu’en gérant ma course à pieds je resterai sous la barre des 3h. Finalement ,après quelques crampes a peu près gérées je franchi la ligne en 2h46′. Je suis pas loin d’avoir des larmes aux yeux, les progrès réalisés sont juste incroyables, je ne me croyais pas capable d’accomplir tout ça, quelle fierté !

Les premiers dossards ont été très agréables à porter. La compétition est bien évidement très différentes des entrainements, mais les résultats obtenus , le plaisir et la satisfaction ressentie me donne vraiment envie d’aller au bout de ma démarche, ça tombe bien, la saison et loin d’être finie et les réjouissances continuent !

Du bon et du moins bon, c’est ça la vie !

En fin de mois qui suit mon premier triathlon, je boucle mon premier semi marathon en 1h52′. Là encore, je franchi une autre étape. Semi non préparé, c’était juste pour se tester et voir mes sensations sur ce format. Là encore, j’en sors très satisfait.

La semaine d’après : Deux triathlons. Le S par équipe et le M indiv. de Mimizan. Toujours pas d’objectif en vue, se faire plaisir avant tout et confirmer les bonnes sensations de Lacanau. Ca sera chose faite: 1h23′ sur le S et surtout 2h35 sur le M en individuel. Même vélo et même natation qu’à Lacanau, mais cette fois, c’est la course à pieds qui s’ent bien mieux passée, sans crampe avec une belle allure. Encore un beau chrono à rattacher à mon petit palmarès !

Je finirai l’année sur le triathlon de Verruyes qui sera mon bémol de l’année (il en fallait bien un !) Malgré une natation et un vélo qui tombent dans mes allures habituelles, j’enchainerais les crampes sur la course à pied ce qui me conduira à franchir la ligne d’arrivée en 2h54. Si je regarde le côté positif des choses, même avec une difficulté physique, je termine quand même un triathlon réputé casse-pâte en moins de trois heures, je ne peux que me réjouir de cela, car un an avant, c’était loin d’être le cas.

Une saison qui se finie là

Et c’est ainsi que pour moi s’achevera la saison 2017. Ayant eu un programme d’été très chargé, mariage, anniversaires (plusieurs en changeant de dizaine, ça se fête), et vacances itinérantes (donc pas de possibilités d’avoir un entrainement structuré), je ne m’engagerai plus sur une course d’ici là fin de l’année. Je referais peut etre le triathlon XXS sur lequel je m’etais essayé juste pour moi, mais rien de sur encore. Et ça sera vraiment pour le pur délire.

SI on doit donc faire une synthèse je crois qu’elle est très claire : Le travail a payé. Mes progrès ont été constatés dans tous les domaines, alors oui, je reste avec des chronos qui sont de mon niveau, je suis loin de prétendre à un podium on est bien d’accord. Mais ma satisfaction personnelle est bien présente, mes résultats sont à la hauteur de mon investissements et surtout j’ai beaucoup appris de mes différentes expériences. Encore une fois, les sensations étant excellentes, cela me conforte pour continuer à aller sur le chemin de la très longues distances. Mais je ne me voile pas la face et mon coach me remets très vite les pieds sur Terre, la très longue distance c’est pas pour tout suite, alors il va falloir faire preuve de patiente et de persévérance !

Pour l’année prochaine

L’objectif de l’hiver à venir est de « retailler dans le lard » pour essayer d’aller perdre les kilos je me trimballe en trop. En étant un peu plus exigeant sur l’alimentation et en reprenant les entrainements de manières structurés et surtout régulièrements, j’espère également faire des progrés en course à pieds. Je vais essayer de faire plus de course type trail avec des bosses pour progresser dans ce domaine. L’hiver passé , les entrainements auront pour objectif de me faire franchir la ligne d’arrivée sur deux triathlons longues distances dans la saison 2018, le 70.3 du Luxembourg et le Triat’long de Royan.

Pour conclure

Quand je regarde en arrière je me rend compte que le chemin parcouru est important. Mais quand je regarde également en avant je me dis que le chemin à parcourir est immense ! Une des grandes choses que j’ai pu mettre à rude épreuve c’est bien ma patiente. J’ai bien compris qu’il va encore falloir du travail, des hauts, des bas avant d’atteindre mes objectifs et que c’est bien tous ces moments là qu’il va falloir traverser ! Quand le physique n’est plus présent et que le moral est au plus bas, il nous reste seulement l’attitude pour nous amener au bout de ce que nous nous sommes fixés.

Tous les progrès constatés ne sont pas venu tout seul, c’est parce que je suis super bien entouré qu’aujourd’hui j’ai encore l’envie d’aller au bout de l’aventure. Je ne remercierai jamais assez mon coach, pour son expertise, pour son œil aguéri , pour ses sages conseils et sa faculté à dompter ma fougue qui pourrait bien me jouer des tours. Un énorme merci et bravo à lui pour tout ce qu’il mets en place pour nous, ses athlètes, les modestes comme les superstars. Nous avons vraiment beaucoup de chances qu’il nous encadre comme il le fait et je lui en suis très reconnaissant. Je parle bien évidement de notre Pierre M. , si tu lis ces lignes , big up à toi !  Evidement, merci à tous les membres de mon club qui m’ont toujours soutenue dans ma démarche, qui m’ont accompagné au début, qui m’ont tenu dans les moments difficiles et surtout qui m’ont fait passé des moments inoubliables en leur compagnies (La dream team de Mimizan par exemple 😉 , du fond du cœurs je vous remercie pour votre accueil et votre attitudes, il y a aucun doute vous êtes les meilleurs.

Merci aussi à tous mes amis qui n’ont pas pris personnellement un refus de venir à une soirée, et qui ont compris qu’il fallait que je me lève tôt pour la sortie longue du dimanche matin où pour partir en compétition. Et évidement, la dernière mais pas des moindres, la personne avec laquelle je partage ma vie qui accepte une présence moindre à la maison pour que je puisse réaliser un des objectifs les plus gros de ma vie et qui me tient particulièrement à cœur en ce moment.

Là, ça à l’arrière goût d’un achévement mais il n’en n’est rien, ce n’est que le début d’une belle et je l’espère , et longue aventure, j’espère que la séquence émotion sera encore plus intense quand l’objectif sera atteint ! En attendant, je retourne me préparer pour mon premier half cette année!

Alors à bientôt !

Un nouvel arrivé, le Gir’s Shaka.

Il  n’y a pas vraiment de raisons, à part peut-être se faire plaisir. Je suis dans l’année de mes 30 ans, et j’avais aussi envie de marquer le coups. En plus de ça, mes premiers triathlons et les sensations qu’ils m’ont procuré m’ont confirmé que j’avais envie de continuer dans ma démarche, celle qui me ferait aller vers la très longue distance.  Cela se marque d’avantage dans l’avancée des mes entrainements où je commence à prendre goût aux sorties longues, notamment à vélo. De plus, sur chaque triathlon en compétition, j’ai confirmé de beau temps à vélo pour un débutant. Du coup, je me suis lancé….

Bref, vous l’aurez deviné, je me suis offert un vélo CLM , un contre-la-montre!

La démarche a été assez longue avant de finalement craquer sur un vélo. J’ai d’abord voulu m’orienter vers un Canyon, le speedmax, qui semblait être d’un excellent rapport qualité prix. Un excellent cadre et équipé avec du matériel de qualité pour un prix défiant toute concurrence ! Ahhh.. Internet ! Malheureusement, je ne suis pas mécano, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et malgré tout, je préfère quand même passer par un revendeur à côté de chez moi pour bénéficier d’entretien, si besoin, sur le vélo.

Finalement, j’ai jeté mon dévolu sur le Gir’s Shaka, pour plusieurs raisons. J’ai d’abord cherché pas mal d’avis sur le Shaka , des tests , etc. On se retrouve vite dans une impasse, aucun article de tests sur le sujet. Par contre, il y a pas mal de tests sur les autres vélos de la marque Gir’s et tous les tests sont unanimes … ils sont vraiment excellents, polyvalents, légers, bref, une tuerie. Ensuite, on a affaire à une marque française. Bon, j’imagine que les usines de fabrication sont délocalisés, mais au moins la marque est française.  Ensuite, on a presque accès à un montage à la carte et pas de déclinaison du cadre en gamme. C’est à dire que le cadre utilisé par les pros est le même qui est vendu aux particuliers et on peut donc le trouver dans sa version la moins chère avec un groupe 105 complets. C’est d’ailleurs ce groupe que j’ai choisi. Il est possible de prendre le vélo sans les roues (ayant déjà une paire carbone) pour dimunuer encore le coût. Finalement, on peut choisir la taille de la cassette, taille de la manivelle, taille des plateaux, forme des prolongateurs chez Zipp’s sans faire monter le prix. (Evidement à gamme équivalente.). Le kit cintre et prolongateur aéro, le Vuka Alumina vient completer le tableau. Un excellent kit avec beaucoup de possibilité de réglagle et de très bonne facture à en croire le site « Bike Radar » (qui s’avérera vrai d’ailleurs).  Et si vraiment il me restait encore un peu budget (ce que je n’avais pas), on peut choisir nous-même les couleurs du cadre, des stickers, leur forme, leur positions, etc. Bref ! J’ai beaucoup aimé ce concept , alors je me suis lancé ! Pour finir, le vélo est livré avec une selle haut de gamme, la tritone de chez Fiziks. Il me semble également que si la selle ne convient pas, ils peuvent la changer sur demande dans une haut de gamme Fizik également. Pour ma part, j’ai vu directement avec mon revendeur pour qu’il me reprenne la tritone, j’ai finalement choisie une ISM P.L 1.1.

 

 


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Première bonne suprise: J’ai pu bénéficier du cadre 2018, pas de changements particuliers sur sa spécificité, seulement les déco’s d’origine ont été révu. Stickers noirs brillants sur fond noir mat. J’adore !

Ma première impression : Le vélo est magnifique. Les finitions sont vraiment extra, on a vraiment l’impression d’avoir un vélo de qualité sous les yeux.

Le groupe livré c’est bien du shimano 105. Au début, j’avais commandé un pédalier avec plateaux 52/36. Finalement, petite erreur de livraison j’ai reçu un 50/34.

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Au début, je voulais absolument emener plus gros en terme de braquet. Finalement, après avoir effectuer ma première sortie, un chrono est un peu plus exigeant dans les montées. Sachant que je me traine toujours un peu de poids en plus, ça sera finalement pas mal ce plus petit braquet.

Petit points négatif, les manettes de freins et étriers ne sont pas estampillés Shimano. Ce sont des trektro 40. Inconnu au bataillons pour ma part. J’imagine que c’est une gamme en dessous du 105, ce qui se confirmera un peu sur la qualité de freinage.

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Pour mon petit confort intime, ISM avait une belle réputation, comme je le disais au dessus, mon choix s’est tourné vers le modèle longue distance, la version large.

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Excellentes premières sensations ! Il est vrai que la largeur de selle nous laisse un petit désagrément sur l’entre-jambe au début. Le temps de s’habituer, il parait que ça s’estompe avec le temps.

J’ai complété la selle avec un support porte bidon qui me permets d’emmener du matériel de réparation en plus, support pompe et CO2 , plus des attaches pour trimballer les chambres à air. Top !

Evidement , dès réception de la bête je n’ai pas pu m’empêcher d’aller essayer !  Il va être très difficile de livrer objectivement des impressions puisque mon seul point de comparaison est un vélo de route. J’ai bien essayé pendant quelques kilomètres le vélo de Chrono d’un copain, mais je n’ai pas assez d’expérience pour avoir un vrai retour constructif.

En tout cas, mes premières impressions sur le vélo sont vraiment excellentes. Déjà, on a une sensation d’être très bien posé, et que les kilométres peuvent s’enchainer sans vraiment trop de problème. La position aéro est juste incroyable. Quand il y a du vent particulièrement, on réalise vraiment le gain. Evidement qu’on le ressent mais nettement moins qu’avec un vélo de route, même avec des prolongateurs. Cela n’a rien à voir. Les longues lignes droites se dévorent très bien avec ce vélo. L’inertie s’emmagasine petit à petit et on se retrouve très vite à fleurter avec des vitesses qu’on ne se soupçonnait même pas d’atteindre. Sur certaines portions plates, je me retrouvais à faire du 38km/h de moyenne avec un vent latéral (et non de dos).  Incroyable.

Quelques points négatifs quand même : La qualité de freinage que je trouve un peu juste. Je mettrais ça sur le compte du couple étriers/manettes de freins. Mais peut-être que je me trompe.  Quand j’aurais re-rempli les caisses à voir pour faire monter en gamme cette partie du vélo.

Evidement comme je le disais, pour moi un chrono est plus exigeant dans les montées. Déjà que je suis loin d’avoir un maillot à pois , donc il faut se canaliser et pas vouloir emener du trop gros braquets ( Du coup, merci l’erreur de livrason!)

Mais avec tout ça, lorsque je suis revenu de mes quelques premières sorties, j’avais vraiment le sentiment que je pouvais faire beaucoup de kilomètres sans m’abîmer par la posture. On se sent confortable, de quoi passer six heures sur un vélo et de pouvoir enchaîner sur un marathon !

Mes premières impressions sont donc excellents, la selle ISM ne doit sans doute pas y être pour rien. Même si pour l’instant je dois encore m’adapter à tout ce changement de position.

Evidement, il n y avait pas urgence à acheter un vélo de Chrono, je l’ai fait par plaisir d’abord et peut-être quelque part aussi, marquer mon engagement à aller au bout de ma démarche. Et avec ce genre de matos entre les mains, ça me donne encore plus envie que jamais d’y arriver !

Le Semi , une étape de plus

Le Dimanche 28 mai 2017, a eu lieu le semi marathon du futuroscope. J’avais pour objectif d’en faire au moins un cette année, toujours sans prétention de chrono, juste pour m’essayer. J’avais un peu naïvement pensé que le plus proche de chez moi ferait bien l’affaire, mais c’était sans compté sur ma perspicacité renversante… La date… En pleins milieu de la saison de triathlon… youpi. L’autre argument aussi qui m’allait bien, c’est que j’ai pu embrigadé un pote avec moi, Benjamin. Un ami pongiste, rencontré à Chartres quand j’étais jeune, que j’ai retrouvé à….Naintré, par hasard dans une séance de ping’, bref..

De toute façon, l’objectif étant d’être un simple finisher , je n’avais pas d’entraiments particuliers sur ce type d’épreuve, seulement la caisse constituée pendant les entrainements de triathlon via VMA sur piste et sortie longue à pied et en vélo.  Finalement, ça sera une « sortie longue avec un dossard ». D’autant plus que la semaine qui suit, c’est direction Mimizan pour deux triathlons dans le week-end, autant pas trop charger la mule. L’objectif triathlon est bien prioritaire.

Ce dimanche 28 mai faisait partie d’un long week-end, je me suis un peu retrouvé seul à la maison, pendant que madame partait vadrouiller, elle a bien raison ! Le samedi je file chez mon bouclard favori pour me payer un gatosport (bien pratique cette petite babiole). Je cuis la préparation comme un grand (à la banane, hummmm) , je commence à préparer mes affaires, à checker que tout est en ordre, dossard sur porte-dossard, chaussure, chaussette, t-shirt, cuissard et casquette. (C’est moins gourmand qu’un triathlon!). Tout me semble au poil, je tent d’aller me coucher tôt, le réveil est à 5h30.

Comme chaque compèt depuis le début de la saison, l’horloge tourne et le sommeil n’arrive pas.  La dernière fois que je regarde mon téléphone il est 0h45 et là .. je doute. Est-ce que ça vaut vraiment la peine d’aller courir 21 bornes avec peu de sommeil au risque d’aller se blesser et de compromettre le week-end à Mimizan… Aie pas sûr.. Je passe donc un deal avec moi même, si le réveil sonne le matin et que c’est trop dur, je serai DNS (Did Not Start). J’envoie donc un message à Benjamin , si il n’a pas de nouvelles de moi à son réveil, qu’il ne m’attende pas…. A partir de ce moment là, bizarrement je me relaxe et je fini enfin par trouver le sommeil jusqu’au petit matin.

Evidement je ne suis pas dans une forme physique olympique, mais l’appel de la course est forte, je pense que ça va le faire, je décide de sortir du lit et d’aller prendre mon petit déjeuner sportif et un bon saut de café de 5L, j’en ai bien besoin. La météo s’annonce chaude, très chaude. Heureusement le départ de la course est à 8h15, ce qui devrait nous donner un fin de course à 10h15 (environ),ça va être jouable.

Départ de la maison à 6h40, je récupère Benjamin et on va poser la voiture au parking, à côté de la ligne d’arrivée non-loin du Futuroscope, alors que la ligne de départ, elle, est sur Poitiers centre.  Des navettes gratuites nous y conduiront, ça n’a pas encore commencé que j’aime déjà l’organisation !

7h15, à peine, on débarque sur le Tarmac de l’église Notre-Dame, quelques 5′ de marche pour un petit réveil musculaire nécessaire. (On y croisera des pongistes, mais qui eux.. iront plutôt se coucher 🙂

Je croise également Marco ! Un copain du TCC qui vient là également pour la découverte et se faire plaisir avec ses collègues, ça me fait très plaisir de le voir !

 

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On dépose les sacs à la consigne qui nous attendra sur la ligne d’arrivée (wahou encore une organisation au top !) , une photo pour la postérité… et on part pour l’échauffement.

 

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20min comprenant un réveil musculaire en douceur, faire monter progressivement le cardio, on finira par 4 accélerations « easy-speed »  et enfin on se place sur la ligne de départ.

Beaucoup moins de pression que sur le premier triathlon, un peu quand même certe, mais je sais que je suis là pour m’essayer et que la nuit d’avant a été courte, il n’y aura donc pas de miracle aujourd’hui. Je me place dans le Sas de départ en 1h55′ avec Marco, Benjamin veut tenter le 1h45′.

Le coup de pétard est donné, le premier kilomètre n’est pas très roulant dû au monde présent. C’est pas grave, ça laisse vraiment le temps de pas partir tranquille et de pas avoir de dette d’oxygêne.  On passe par le parc Blossac, c’est très sympa, et les coureurs commencent à s’étirer, on y voit plus clair. Quand je trouve une position confortable je check mes allures, 5’10~5’15 au kilo, c’est pas mal, si je tiens ça je ferais mieux que le 16kilomètre de Chatellerault, à voir donc!

Je passe Marco sur les deux premiers kilomètres, et  j’ai perdu de vue Benjamin qui doit être loin devant. L’allure et le cardio sont stable, c’est cool, ça s’annonce pas mal. Dès le 2ème kilomètre je commence à sentir la chaleure, j’ai déjà très soif et on passe devant un ravito… fermé ! Zut…  Il faudra attendre le 5ème pour s’arrêter boire un petit canon, c’est fou, la chaleure pèse déjà à ce moment là de la course. On commence à sortir  du centre Ville, on attaque une grosse déscente à 6ème kilomètre, et j’ai Benjamin dans ma ligne de mîr. Je finirais par le rattraper.

Nos allures se stabilisent aux alentours de 5’10 au kilo, le parcours n’est pas hyper roulant , il me dépasse dans les petites montées , je le rattrape sur le plate et les descentes. Au kilomètre 8, on sort enfin de la ville, on reprends un coup de flotte au ravito et on continue. Le cardio reste stable, la vitesse aussi, pour l’instant, tout va bien !

Ca roulera comme ça jusqu’au kilomètre 15, Benjamin se sent hyper bien, tellement bien qu’il mettra un petit coup de collier supplémentaire, il me passe devant et je ne le reverrais plus jusqu’à la fin du parcours.

Le 15ème commence à devenir plus compliquer pour moi, je maintiens mes allures, mais le cardio commence à augmenter , je rentre en résistance.  La chaleur et le manque de sommeil commence à se faire sentir. Je m’arrete à tous les ravitos sans exceptions pour m’hydrater, je sens que ce n’est pas de trop.

On commence déjà à voir les équipes de sécours intervenir. Des gens commencent à marcher, d’autres on fait des malaises sur le bas côté de la route, il  y a déjà des abandons.

Au 18ème kilomètre, je rentre en lutte avec moi-même. Là, mon souffle et mon cardio sont stabilisés aucun problème de ce point de vue là. En revanche musculairement ça devient très compliqué. Je crois que pour la première fois, je ressens profondement mon excès de poids. J’ai le sentiment de dépenser beaucoup d’énergie à trimballer ma carcasse, il y a pas photos, ça aurait plus simple avec 6 kilos en moins…

Les riverains chez qui la course nous fait passer croient bien faire en nous arrosant avec leur jet d’eau. C’est très sympa à eux, mais j’ai les pieds trempés, et je sens des échauffements pointer le bout de leur nez, j’ai peur d’attraper des ampoules…  Je cumule les difficultés.   Je me rassure, au rivot du 18ème également je vois pas mal de gens dans le dur. Je repars de ce ravito avec « Matthieu », on se motive mutuellement pour continuer, mais mon allure est un peu au dessus, je finirai devant.

Une dame me demande combien de kilomètre il reste, je regarde ma montre et je vois 20kilomètre. Youpi, plus qu’une borne et demi ! Je fais cinq cent mètres avec cette dame, lorsque le panneau du dernier kilomètre est annoncé.

Dans ma tête, la course est presque finie, on touche au but ! Sauf que, ce dernier kilomètre est un loooooooong faux plat montant. Les guiboles sont raides, musculairement c’est difficile et là, il fait de plus en plus chaud. La dame ralentie pendant la montée, mon allure sera encore un peu au dessus, je finirai sans elle.

Ca y’est je passe enfin les portes du futuroscope, et je vois des gens s’arrêter avant la ligne d’arrivée… J’ai mal au cœur pour eux. J’essaye de maintenir l’allure tant bien que mal, l’arche n’est plus très loin. Les spectateurs seront quand même nombreux sur la ligne d’arrivée, ça fait toujours plaisir de se faire encourager !

Je vois sur le chrono officiel 1h52min pile poil, je vais chercher ce qui me reste de jus, et je finirais en 1h52’10 » !

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Et voilà donc mon premier semi finie. C’est une très belle première expérience qui m’a vraiment fait réaliser pour si je veux faire de la longue distance, la priorité sera de revenir un niveau de poids qui sera confortable. Pas question de se trimballer des kilos en trop. Mais en tout cas, je suis satisfait d’avoir réaliser cet objectif, surtout sans préparation particulière, simplement une préparation de triathlon.

Ca me donne envie de continuer à progresser en course à pied , et pourquoi pas d’envisager une inscription pour mon premier Marathon au mois de novembre à La Rochelle. Une étape de plus vers la ligne d’arrivée … d’un IronMan !