L’Ironman 70.3 Luxembourg !

Après plusieurs semaines sans vous avoir gâté d’un bel article indigeste, je reviens aujourd’hui avec le compte rendu de mon objectif principal de cette saison 2018, mon premier triathlon format longue distance!

Depuis mon dernier article, j’ai pu faire refaire deux M avant d’aller me confronter à mon premier 70.3, mais je n’ai pas pris le temps de détailler mes impressions et surtout, les progrès et les choses que j’ai encore appris sur le triathlon et forcément moi-même depuis. Je ne vais pas vous bassiner avec ça, et je vais passer directement au vif du sujet! Retour donc sur le ce week-end du 17 Juin 2018, où je valide une marche supplémentaire vers mon objectif final.

Vendredi 15 Juin : Arrivée sur Place

Départ vendredi matin pour le Luxembourg, l’excitation est présente mais la route est longue, environ 7h. Donc pas d’affolements, je pars tranquille en direction d’Orléans où je vais rejoindre mes parents pour récupérer mon père au passage! Il a décidé de venir m’accompagner pour mon premier et me filer un coup de main pour la logistique! Et franchement, vue l’organisation d’un tel êvenement, ce n’est vraiment pas de trop…

On arrive enfin sur les coups de 18h à Sierck-les-bains, petite commune à 10min de Remich, j’y avais loué un petit gîte atypique, un ancien bar transformé en logement, très grand, spacieux et surtout hôte hyper accueillant. Ils ont en fait laissé le comptoir du bar pour le transformer en coin cuisine, il y a bien sur les tireuses qui ont été laissées mais malheureusement, elles n’étaient pas raccordées 🙂

 

Bon là, c’était légerement le bordel avec nos affaires, mais croyez moi, c’était la classe ce gîte !

On prend donc nos marques en installant nos affaires, une fois ravitaillé en glucide, on profite du beau match Portugal-Espagne avant d’aller se coucher, pour une journée pleine le lendemain.

Samedi 16 Juin: Reconnaissances

Levés avec le soleil, nous partons samedi matin pour Remich, le lieu de la course. L’objectif est double, récupérer le dossards et pouvoir préparer les affaires pour le lendemain: dépôts de sacs et dépôts du vélo. Mais aussi, l’occasion de réaliser un déblocage à vélo et d’aller reconnaitre les difficultés du parcours. Et en effet, ce parcours a une saveur qui lui est propre, puisque sur 90km, on a 55 km de plats et sur les 35 autres kms, il y a près de 500m de denivelé positif, de quoi y laisser quelques plumes si comme moi, on a pas le profil du grimpeur.

Une fois les affaires préparées, j’enfile donc ma tenue de vélo et hop directiont Remich!

Entre Sierck-les-bains et Remich, on voit déjà des panneaux sur les routes qui seront positionnés le lendemain, cela veut donc dire, que la route sera fermée (ou presque) à la circulation, et ça, ça sera une première pour moi, et surtout très important à savoir.

On arrive près du village de l’êvenements, et on voit déjà pas mal de voiture garées. Dès qu’on trouve une place on s’arrête et on prends nos marques. Mon père va donc faire un repérage village IM, de mon côté, je prends mon vélo et fait le réperage du parcours, on se donne rendez-vous une heure et demi plus tard.

Pas question de faire l’intégralité du parcours, simplement la portion vallonée qui ne fait moins de 40km. Je pars donc en longeant la Moselle, c’est plat ça roule, il fait beau, jusque là, tout va bien. Je prend un virage à droite, et l’ascension commence au milieu des vignes, j’aime pas la grimpette, mais franchement c’est super beau, les paysages sont très joli et la vue sur la vallée m’en bouche un coin, j’adore!

Pas de suprise, ça monte et ça descend avec quelques virages à 90 (des fois plus) , donc quelques relances inattendues. Cette reconnaissance me rassure, il y a des pentes certes, mais pas de raidars insurmontables, puisque je ne mettrais jamais tout à gauche, et tout ce fait bien.

La fin du parcours confirme ma première impression, c’est vraiment joli.

 

 

Je coupe encore un peu pour ne pas perdre trop de temps et fera 40km tout pile. Je pense à ce moment avoir reconnu les difficultés principales du parcours, cela me rassure pas mal, mais assoie également que ce parcours n’est pas si facile. Le vélo semble correctement monté, pas de bruit parasite, pas mauvais réglagle apparement, tous les voyants sont verts.

Après cette reconnaissance, je reviens vers la voiture retrouver mon père, je me change , et nous partons récupérer le dossard, grand moment!

Le dossard se récupère donc en plusieurs étape, d’abord le dossard lui-même avec autocollant (vélo/casque/sacs) et bonnets de bain, puis dans un second temps, les sacs de transitions à retirer sur l’IronMan Store. Hum, posons nous la question deux minutes… Pourquoi faire retirer ces affaires à deux endroits différents?? Mais surtout, pourquoi retirer ses sacs de transitions à la boutique officielle ? Bon tout le monde le savait, mais là, ça m’est quand même apparût clairement, c’est simplement pour forcer les gens à passer par la boutique. D’autant plus que le stand de retrait est bien au fond du magasin, il faut donc passer devant beaucoup de rayons avant de pouvoir récupérer l’intégralité de son pactage… Malin les marketeux!

Bref! Une fois le barda récupéré, retour à la voiture pour remplir les sacs de transitions et préparer le vélo. Il est un peu plus de midi, et le parc à vélo n’ouvre pas avant 14h, l’occasion de se restaurer (toujours avec des glucides) et de profiter un peu du lieu 🙂

 

Donc là, oui c’est mon père, juste après s’etre posé pour déjeuner ! Il sourit un peu, il fait un bel effort 🙂 Parce qu’au fond il en a un peu marre de patienter , de marcher à droite à gauche, avec les affaires, le vélo, porter ceci, faire gaffe à cela, et il manque ça, il faut retourner à la voiture et nanani et nanana…. BREF! Si Cette journée , que dis-je, ce week-end, c’est aussi bien passé, c’est en grande partie grâce à lui. Derrière chaque exploit sportif, il y a bien évidement la course le jour J, et la préparation physique, mais ce n’est pas que ça. Il y a toute l’implication des proches, de la famille et des amis. Donc je profite (et je le referai) pour remercier mes proches qui m’ont énormément aidé pendant cette préparation. Il y a bien évidement ma chérie qui a dû supporter mes longues sorties vélos/enchaînements, mais il y a bien entendu mon père qui m’a filé un coup de main énorme, et qui s’est montré d’une patiente à toute épreuve. Du fond du cœur, merci, sans vous, ce week-end n’aurait pas été le même et loin de là.

Il est maintenant pas loin de 14h, le parc va ouvrir, les affaires sont prêtes, les sacs sont fait et le vélo semble niquel et les autocollants posés, alors direction l’air de transition!

Je rentre dans le Parc est prend conscience de l’ampleur de l’êvenements. Les allées sont très longues et moi qui ne suit pas un As de la transition, je sens déjà que je vais y passer du temps 😀 Mais ce moment est très sympa, l’ambiance semble détendu, alors il faut profiter de ce moment, de cette saveur particulière où l’on pose ses affaires pour le jour J! Je vois qu’il fait chaud, alors j’en profite pour dégonfler mes boyaux, je reviendrai le lendemain pour refaire la pression et redéposer mes consommables (revito, cartouche de Co2, bidons …).

Voilà, il est bientôt 15h, direction la tente général pour le Brief de la course de demain. Je n’y apprendrais pas grand chose, c’était plus histoire de me rassurer qu’autre chose. Nous quittons les lieux vers 16h pour un retour au calme avant le jour J.

Dimanche 17 Juin:  La course!!!

Je m’attendais, comme chaque nuit avant course, à ne dormir que 3 ou 4h et me reveiller avec des poches sous les yeux. Je ne sais pas trop par quel miracle, mais j’ai l’impression (dans les faits je ne sais pas) d’avoir mieux dormi que d’habitude. Je me suis reveillé deux/trois fois dans la nuit, mais pas difficulté à me ré-endormir, c’est donc presque frais, à 5h45 du mat, que je me lève le dimanche matin, pas encore trop marqué par la fatigue.

Comme chaque petit dej’ avant course, ça sera gatosport et café, truc de champion!

Les routes étant barrées près du lieu de la course, on part un peu plus tôt pour trouver une place pas trop loin. On trouvera un parking à pres d’un kilomètre du lieu du départ, c’est pas génial, mais c’est presque le mieux qu’on puisse faire.

Arrivé sur place, je m’en vais dans l’air de transition pour mettre mon ravito et mes consommables en place. Je refais la pression des pneus, je règle mes vitesses pour pouvoir partir, je fais un dernier check pour constater que tout va……. MAL ABSOLUMENT MAL! En tournant la roue arrière je m’aperçois que mon boyau est fendu (photo prise post course). Je regonfle mon boyau à bloc, et je n’entend pas l’air passé. Okay, donc mon boyau est correct mais fragilisé, il est plus de 7h30, j’ai moins d’une heure devant moi, quelle décision prendre ?

1/ Changer le boyau maintenant, sachant que mon boyau de secours ne sera pas collé mais simplement maintenu par la pression, ce qui m’oblige à ralentir considérablement dans les virages pour ne pas déchausser et partir avec un vélo réparer au dernier moment

2/ Partir comme ça et prié pour que le boyau tienne.

Dans tous les cas il y a de l’indécision, une partie qu’on ne maitrise pas. J’ai un peu  de temps devant moi et malgré tout, je préfère partir avec un boyau qui n’est pas lasséré quitte à aller moins vite que de devoir changer mon boyau à l’arrache sur le circuit. La décision est difficile à prendre, mais je me lance dans le changement une heure avant le début de la course.

Heureusement pour moi, j’avais prévu le nécessaire à réparation, de plus, un ami du club m’a fait un cours spécial changement de boyau quelques jours avant. C’est non sans mal que j’ai réussi ce changement de dernière minute. Plusieurs personnes me mettent en garde sur un boyau non collé pendant les virages, ce qui pourrait provoqué un déchaussement éventuel, donc molo dans les relances et les virages.

 

Je viens de réaliser en live mon premier changement de boyau dans la vie réelle, je ne vous raconte pas la pression  que ça me mets, et toutes les questions qui défillent dans ma tête :  » Est-ce que ça va tenir ??? ». De plus, rien  que changer le boyau a été énergivor , je vous raconte pas l’influx nerveux également utilisé par le stress engendré….

Bon, le vélo a l’air okay, et même si je doute, il est l’heure d’aller se mettre en combart. Au vue de l’heure qui l’est après ce changement de boyau, je n’ai pas le temps d’aller m’échauffer dans l’eau. Tant pis, le rolling start me laissera largement le temps de m’échauffer à sec dans la fil d’attente.

 

L’heure avance et les fils d’attentes prennent vie. Je me mets dans le SAS -35′ sachant que pour moi c’est plutôt optimiste comme résultat. Mais en vue de mes performances passées en piraterie (Bien drafté comme un porc !), y’a moyen si je trouve un poisson pilote dont l’allure peut me correspondre.

J’enfile la combinaison complétement, le stress du matériel vélo est toujours présent , et on commence à avoir chaud en attendant dans la file complétement vétue. Heureuseusement, en attendant je tombe sur Jérôme , premier Half pour lui aussi, en papottant un peu, je m’aperçois que nous avons le même parcours, le triathlon comme objectif de remise en forme! Son optimisme me déstresse complétement, il me remets dans le moment présent et me redirige vers le moment présent, pour le vélo, on verra quand on y sera, avant faut nager !

 

Allez le chrono avance et c’est l’heure du départ! Rentrer dans l’eau me fait du bien, on a chaud dans la combi! Je m’attend à me faire passer devant -35, je n’y crois pas trop. Du coup, je me laisse deux trois minutes pour huiler la mécanique des bras (pas d’échauffement dans l’eau), que la respiration se stabilise, et j’enclenche mon allure half, je lève la tête et cherche des pieds. Là, étonnement complet, je remonte des gens. Je ne fais quasiment que ça. Je ne trouve pas de personnes dans mes allures, ou alors ils ont l’air trop loin de moi. Donc je pose ma nage , j’allonge les bras, je glisse, tout en technique.

Le permier demi tour arrive ! Là, comme le coach l’avait dit , ça brasse, ça ralenti, ça m’agace. Je fais le méchant et je castagne, je passe au dessus comme un bourrin, « Rien à fout' » comme dirait l’autre. Je me dégage de ce peloton, et cherche toujours des pieds. Ah ! Ca y’est je vois quelqu’un qui nage à la même vitesse! Chouette! Je ralenti, me mets derrières et….. il accèlere, fait des virages et bats des pieds… Zut ! Je le perds de vue rapidement et je ne le tiens pas, tant pis je continue tout seul!

Dernier demi tour à contre-courant, encore 150m et je fini par sortir de l’eau, je regarde ma montre, mais dans ma tête en ayant nagé seul, je m’attend pas à grand chose. Je vois le ponton pour remonter, je me fais aider par les volontaires et je check ma montre, 34’40 ! Youhouh !! Et tout seul comme un grand 🙂

La longue transition arrive, je choppe mon sac de transition et prend le temps de m’habiller correctement en mettant une paire de chaussette, mes chaussures, un arrêt au stand , je choppe mon vélo pour partir. Les allées de vélos sont looooooooongues….. courir avec les chaussures au pieds et le vélo dans les mains, franchement, c’était lourdingue. Je passe la ligne, tout sourir quand même, putain je suis bien!

 

Je prend quelques minutes sur le vélo pour ré-ajuster ma tri-fonction, boire un coup et entamer une barre énergétique. Après quelques coups de pédales, je me mets allure Half, 230 watts, et j’allume. La première partie du parcours est plate, très plate, en plus on a le vents dans le dos. 38-39-40km/h, purée, que c’est bon !

Très vite, je trouve des compagnons de roulages, notamment « Carmen » , l’allemande qui envoie des watts!  On se passe devant mutuellement mais en roulant propre, « No drafting hein! » . Arrive le premier demi tour, et la vent dans la tête, mais on reste aux alentours de 36/37 (Hein mon Franckyyy!) , j’achéte.

Au bout d’un moment, j’entend un « tic tic… tic tic ». Je fais le point sur le vélo, et j’essaye de voir d’où ça vient. Pas du pédalier, pas des dérailleurs, et en vue du rythme du « tic tic », c’est sur, ça vient des roues. MON BOYAU MERDE! . Je sers un peu les dents , et je prie (littérallement).  Au bout de 40km, le premier raidars arrive, je ne me fais pas de soucis, j’ai reconnu la veille je sais à quoi m’attendre. Je maintient mes watts et je monte, toujours avec ce « tic tic » en fond sonore et Carmen qui me suit. Au bout d’un moment, Carmen me sussura des mots d’amour en allemand dans l’oreille : « Il fait un sacré bordel ton vélo quand même ! » . Putain, même si Carmen commence me dire ça c’est que c’est la merde. La première bosse est suivi d’une plus grosse ascencion, alors je sers encore un peu plus les dents et j’attend d’arriver en haut.  Une fois la haut, je descend du vélo, je retourne le tout et je contrôle absolument tout. Le boyau est encore gonflé à bloc, les flancs ne se décollent pas et aucun pète à signaler. Je fais pareil pour la roue avant, je check tout le tour , les pignons du dérailleurs arrières et plateaux avec le dérailleur avant. A vide, rien à signaler aucun bruit, tout tourne niquel, je ne comprends pas.  J’ai déjà perdu au moins 3′, je remonte alors sur le  vélo et c’est repartie, le « tic tic » redémarre, et merde…. je fais avec, tant pis.

Evidement Carmen en a profité pour prendre la poudre d’escampette, la maline ! Zut, elle va me manquer 🙁

Les grosses descentes pleines de virages et de relance arrivent, alors je fais hyper gaffe pour pas que le boyau se déchausse en aggripant les freins très fort , là encore je perdrais pas mal de temps, mais il vaut mieux arriver entier. La partie valonnée me donne du fil à retordre, en plus, arrivé en haut des vallons , le vent est présent , et bien sur pleine face. Sur une partie délicat, on enchainera une descente, un virage à 90 , et une remontée un peu sèche succesifs, je déraillerai également.  La chaîne vient alors se mettre entre le petit plateau et le cadre, mais bien coincé comme il faut, alors que j’avais déjà entammé la côte. Là encore je mettrais bien 2′ à sortir la chaîne et à repartir.

Arrivé au 60ème kilomètre, je retrouve Carmen ! Peut-être a-t-elle envoyé trop de watts au début ?

La dernière bosse du parcours est usante, non pas qu’elle soit difficile en soit, mais l’enchaînement de toutes ces bosses , c’est vraiment difficile pour quelqu’un qui ne grimpe pas comme moi…. J’ai hâte d’en terminer de la partie vallonnée, mais je m’accroche en me disant que les 15 derniers kilomètres sont plats, et qu’en vue du vent au départ, on devrait l’avoir dans le dos!

Enfin je vois la fin, on arrive sur du plats et je m’apprête à envoyer! Et bien c’était sans compter sur notre ami le vent, qui avait décidé de tourner! C’est pas bien grave, je me mets en position aéro tout en respectant mes watts. La vitesse est quand même présente malgré tout, alors je m’accroche.

La ligne d’arrivée du vélo est en vue, je descend et c’est repartie pour aller reposer le vélo et courir avec les chaussures sur ces allées interminables. Je finirai cette partie en 2h48 avec les différents arrêts sur le parcours, un peu deçu mais ça ira, je prend.

 

(Non c’est pas moi là, mais c’était histoire de mettre une photo!)

Encore une transition où je bois une clope et fume un café (oui dans cet ordre), ces interminables allées remplies de vélo, ça fou le vertige! Je checks mes voyants et tout à l’air de tourner pas mal. Mes jambes ne sont pas attaquées et mes intestins vont bien, merci les pastilles de sels.

Après avoir rangé le vélo et mis mes baskets, c’est partie pour 21kms de course à pied! Yiiiii ahhh! Je sors de l’air de transition, je me laisse une ou deux minutes pour faire récupérer un peu, et paf je monte passe en allure Half. L’allure théorique visée était 4’50 /1000, mais je ne me faisais pas d’illusion et je veux finir cette course de manière linéaire, alors je fais à la sensation en accord avec mes puls. Je me lance donc, et la montre indique 5’05/5’10 au 1000, les puls varient entre 150 et 153, c’est parfait!

Okay, ça pourrait me faire un semi en moins d’1h50, ça serait incroyable!! Les premiers kilomètres se passent méga bien , je suis obligé de m’arrêter pour me ravitailler, j en’arraive pas à boire et/ou manger en courant. C’est plus dur qu’à l’entrainement. Mon allure moyenne entre les arrêts au stand et mon allure en déplacement est à 5’15, c’est juste parfait, pourvu que ça tienne.

Le premier 5000 arrive , et mon état est très satisfant, c’est l’heure de prendre le premier gels et là premier kwak, ça ne passe pas. Je n’en consomme alors que la moitié et prend un verre d’eau pleins pour faire passer le tout. Hum, c’est pas génial pour le ventre. Pour les ravitos intermédiaires, je prend un verre de coca et d’eau mélangé, mais toujours en marchant pour bien boire correctement.

J’arrive au 10000m , l’allure tient, c’est incroyable les puls sont parfaitement raccord , pas trop haut, pas trop bas, c’est impeccable. Je suis bien, je suis vraiment bien. C’est l’heure aussi de prendre le deuxième gel, et là je fais l’erreur de trop, je fais l’impasse, je n’arrive pas à le prendre. J’essaye de compenser avec des boissons iso, mais je sens bien que l’apport n’est pas le même.

Au 13ème, je sens mes intestins crier plus fort , l’alimentation devient de plus en difficile et je sens mes force s’amenuirent, l’allure baisse légérement, mais les puls descendent aussi avec l’allure, donc c’est n’est pas une fatigue cardio vasculaire ni musculaire. Au 15ème c’est l’hécatombe. Plus une goutte de jus. Encore une fois mes signes physios restent au vert, mais je n’ai plus le carburant pour tenir l’allure, j’ai fait l’impasse sur mon alimentation, et je le paye à ce moment là. J’alterne le trôt et la marche, mais c’est vraiment difficile, je vois s’éloigner mon chrono sur semi, zut. Au 17ème je retrouve un peu de force et je me fais violence pour repartir au moins allure IM, 5’35/1000, il reste 4kms. C’est le moment où les idées noires arrivent, on a envie d’arreter de tout lacher, et on se demande vraiment ce qu’on fou là. Puis je repense à tous les efforts , tous les sacrifices réalisés pour arriver là, mais surtout, mais surtout, je pense à mon père qui a fait tous ces kilomètres , qui patienter des heures, qui m’a supporté depuis le début de la course , et qui s’est mis en 4 pour pouvoir m’offrir ce week-end tant attendu. Et là , je vous jure, quelque soit le dégré d’inconfort, on plus rien envie de lâcher…. Alors je m’accroche et je compte les mètres qui sépare de la ligne d’arrivée… Et enfin, au bout d’un moment, la voie du speaker se fait entendre , le bruit du public est de plus en plus fort et on sait qu’on est bientôt au bout alors on tient! Finalement, la finish line pointe de le bout de son nez et à ce moment un doute s’installe: « Ai-je bien fait mes 4 tours ? » « C’est pas possible , j’ai pas déjà fini ?? ». Je check mes poignés, j’ai bien 4 chouchous, je regarde ma montre elle indique 20km800, bref, c’est sûr c’est la fin. Alors je profite, je cherche mon père dans le public, mais je sais qu’il m’attend derrière la ligne. D’un coup, tout se débloque, tout se libére, et on réalise qu’on vient d’accomplir quelque chose de plutôt cool! La ligne d’arrivée franchie, je me retourne et vois sur le chrono officiel « 5h31’24 » », je l’ai fait, putain, je l’ai fucking fait et la barre des 5h30 est quasi atteinte, wahou c’est incroyable!

 

La ligne d’arrivée franchi, j’ai froid. J’ai super froid. Je me précipe alors dans la zone d’après course pour récupérer t-shirt et ravito, j’ai en bien besoin!

Après être passé me ravitailler, je profite simplement d’être là, avec un t-shirt et un bout de métal autour du coup à 250 euros , et ce chrono a ajouté à mon palmarès qui ne cesse de s’agrandir !

Conclusion

Mais quelle expérience ! Tout au long de la course, je me suis senti vraiment bien. Excepté mon coup de moins bien au 15ème pour cause d’alimentation, la course semblait pleine du début à la fin, bref, j’étais prêts ! La préparation était vraiment bien calibrer pour m’emener aux portes de cette compétition et la vivre de la meilleure manière qui soit!  Je suis très fier de ce résultat malgré des kwak mécaniques en vélo qui aurait pu m’emener encore avec un meilleur chrono, mais peu importe, l’objectif principal est atteint, finir mon premier 70.3 avec un chrono honorable, et aujourd’hui c’est chose faite.

 

Le point a relevé et que j’ai encore plus compris aujourd’hui c’est l’importance de l’entourage. Encore une fois, ce week-end n’aurait pas pu me procurer autant satisfacation si je n’étais pas entouré comme je l’étais. Un grand merci à mon père qui s’est plié en 4 pour moi et évidement à mes proches qui ont subits mes abscences répétées et aussi ceux qui m’ont accompagné dans les moments de doute. Cette médaille avec laquelle je repars, c’est bien sûr la leur aussi, car sans eux, c’est sûr, je ne l’aurais pas eu autour du coup, et même si je l’avais eu, c’est certain elle n’aurait pas du tout la même saveur.

 

S-24 : Objectif Luxembourg

L’objectif de ce projet ambiteux, être finisher d’un IronMan: 3,8kms de natation, 180kms de vélo et 42,2 km de course à pied. Cet objectif est évidement un projet à long terme, à un moment où courir 10kms à pied était déjà une épreuve en soit. Cette épreuve, justement, elle est longue, un chemin de croix, mais évidement, on ne passe pas de 10kms à pied à un triathlon XXL en quelques mois. Les étapes intermédaires viennent jalonner la progression, construire le mental, préparer le corps à encaisser toujours plus de charge, à aller toujours plus loin, à dépasser ses propres limites.

L’année 2017 a été très riche, mon tout premier dossard était une course nature de 16km;  puis aller chercher un chrono sur 10km suivi d’un premier triathlon distance olympique. S’enchaine ensuite un premier semi marathon et finalement, d’autres triathlons pour améliorer le chrono.  La suite logique de cette évolution c’est bien entendu le semi IronMan. Le rendez-vous est déjà pris pour le 17 Juin 2018 au Luxembourg, ce qui nous laisse encore 23 semaines avant le jour J. C’est à la fois long et en même temps très court, les périodes d’entrainements vont s’enchainer et les spécificités des cycles vont continuer d’évoluer.

Comme chaque première fois en triathlon (je précise.. en triathlon..), je ne vais pas chercher un chrono, l’idée est de faire la meilleure course possible sans passer la moitié de la course à pieds à marcher. Finir honorablement la course en ayant tout donné, mais en ayant gérer l’effort au mieux. Le temps limite est de 8h30, et je peux bien finir la course en 8h29, tant que l’effort est régulier et que je franchi la ligne d’arrivée , alors le contrat sera remplie. Evidément, j’ai une barrière psychologique, mais si elle n’est pas passée, il suffira simplement de regarder d’où je viens pour relever un peu la tête.

Afin d’essayer d’être plus régulier dans mes posts, 24 semaines, soit presques 6 mois avant la date fatidique , je vais essayer de faire un compte rendu toutes les semaines de mes entrainements de comment je les ai agencé et de comment j’ai pu méler ça avec ma vie personnelle et professionnelle, ainsi que l’évolution ressentie!

Idéalement, j’aimerai monter la charge d’entrainements pour m’entrainer six fois par semaine, avec deux entrainements dans chaque discipline et monter à 7 voir 8 pendant les pics de charges en mettant l’accent sur la course à pied. Voici un découpage théorique de ce que je voudrais approcher

  • Lundi : Natation
  • Mardi: H.T ou travail spécifique vélo
  • Mercredi : Séance de pistes , VMA/seuil
  • Jeudi : Repos complet / footing de récupération
  • Vendredi : Natation et une séance d’allure en course à pied (pas enchainées)
  • Samedi sortie longue vélo (accompagné d’un enchainement CAP vers  le mois de mars)
  • Dimanche sortie longue type trail en course à pied

Mais ça c’est dans la théorie, cette semaine par exemple je n’ai pas pu m’entrainer lundi et mardi. Cause principalement d’un déplacement à Paris pour le travail et d’un rendez-vous médical qui a pris 3h de retard le mardi… La séance de mercredi soir était dure, 8x400m à VMA + 1km/h (je n’ai pas tenu toutes les séries à ce rythme). J’ai voulu enchaîner le jeudi une séance de natation, avec la fatigue cumulée de la veille j’ai fait une hypoglycémie à la moitié de la séance, c’était ma première, ça fait bizarre. Donc la séance de natation , avec plusieurs séries de technique principalement s’est vite écourtée.  Me sentant mieux le vendredi j’ai fait une petite séance d’allure en course à pied : 6 * (1′ z3/1’z4/1’z2). Le samedi je voulais faire 2h45 de vélo, finalement en tirant un peu on s’ent retrouvé à faire 3h30 en pure aérobie avec quelques côtes à bloc et un relais sur une dizaine de kilomètres. Et enfin le dimanche, 1h45′ dont 30′ très cool au début, madame a voulu m’accompagner (Et j’en suis ravi !!).

Bref, beaucoup de volumes en fin de semaine avec 7h40 de sport cumulées. J’aurais aimé faire un peu plus de nat mais quand le corps dit stop, c’est stop.  Cette semaine s’annonce aussi compromise, le lundi et le mardi je le passe à Paris également…

En tout cas l’échéance approche doucement, mais je m’y prépare surement , avec envie !

 

 

Rétrospective 2017, objectifs 2018.

Juste avant de partir en vacances, j’avais le moral dans les chaussettes. Je n’arrivais plus à gérer mon quotidien entre l’entrainement, les amis, la famille et par conséquent le poids. Evidement, la fatigue n’aidant pas, je me suis retrouvé à me morfondre , et comme toute étape par laquelle je passe, je me permets de le mettre noir sur blanc afin de retracer tout l’historique de mon parcours. Le chemin vers la ligne d’arrivée d’un IronMan n’est pas un long fleuve tranquille, et heureusement !

Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Sous les conseils avisés de mes proches, de ma famille et surtout des membres du club de triathlon, j’ai réussi un peu à lacher cette pression que je me mets, alors qu’elle n’a pas forcément lieu d’être. Il fallait donc relativiser les choses, se mettre en perspective et comprendre que , M****E, j’en ai fait du chemin jusque là !

Du chemin tiens, on peut commencer à en parler ! (il parait que c’est le sujets … ), j’ai pris le temps de me remémorer le parcours jusque là, relire mes  propres articles, me réjouir de mes succès et surtout apprendre de mes échecs, et c’est ce que je vous propose encore ici.  Surement un long article, sans image, rébarbatif, mais avec des vrais morceaux de joie à l’intérieur ! Allez, venez, vous verrez, c’est sympa et en plus, c’est gratuit !

Il y a très très longtemps, dans une galaxy très très lointaine….

Nous sommes au mois de mai 2016, je pèse alors 103 kilos et des poussières, je m’offre mon premier vélo (un VTC) pour me passer autant que faire se peu de la voiture. J’enfile mes premieres centaines de kilomètres, je kiffe! Tellement que j’en décide même de faire des sorties « sportives » le week-end. Je me souviens, je mettais presques 2h pour faire 40km (~20km/h de moyenne avec une mule de 16kilos et plus), je revenais complétement cramé, les bras pleins de coups de soleil, et un sourir jusqu’aux oreilles tellement je me suis fait plaisir. J’embarque ma copine dans mon délire, on fait la Loire à vélo pour nos vacances , je prend un pieds de fou, et j’attaque la rentrée avec l’envie de me mettre un peu plus au sport et déjà quelques kilos en moins, mais toujours trois chiffres au compteur (100kilos). Pablo me propose l’essaie d’un premier triathlon, un XS pour voir, juste pour s’amuser. L’idée me plaît ! Elle m’enchante même. Mais les dates qu’il me propose ne me conviennent pas. Qu’à cela ne tienne, je trouve un autre triathlon d’essaie , j’embarque une coworkeuse avec moi (Aurélia), et nous voilà partie pour se tester sur une distance 2 * XXS (200m de nat, 8km de vélo et 2km de CAP deux fois d’affilé). Je reviens complétement conquis, les sensations d’enchaînement, le plaisir de se donner, la première dose étant prise, je ne peux que y revenir , je signe alors au TCC , nous sommes en septembre 2016.

Commence alors l’entrainement , le vrai ! Celui qui fait mal aux giboles, celui où l’on va sentir l’acide lactique dans les cuisses, celui qui fait qu’une fois rentré à la maison, on se dit « Plus jamais ! » et on y retourne quand même la semaine d’après.

J’ai donc commencé par découvrir les séances sur Piste, le travail à VMA. 15x200m, 12x300m, 6x(200m, 300m, 100m) , et toutes ces réjouissances. Purée, c’est dur! Mais qu’est-ce que c’est bon ! Sortir des grosses séances avec la satisfaction d’avoir tout donné ! Heureusement, j’ai eu l’immense plaisir de faire ça en club, avec un coach qui sait adapter la séance aux capacités de chacun et qui sait nous ammener à nos limites sans aller au delà.  Mais il ne faut pas oublier le groupe avec lequel on s’entraine, qui nous porte dans les moments difficiles, qui nous aspire dans le dépassements de soi, qui nous permet d’aller au bout de l’objectif fixé. C’est tellement important, le groupe fait partie intégrante de la progression (en tout cas la mienne c’est certain). Egalement les sorties longues du dimanche, où ça a commencé doucement par des 11km à 6:30 au kilo, et je rentrais chez moi complétement rincé. L’important c’est pas le volume ou l’allure dans ces moments là, c’est bien de travailler au bon rythme sur la bonne durée pour pouvoir progresser tranquillement et sereinement. Mais ca, je ne le comprendrai que bien plus tard.

A côté de ça, il y aussi le vélo. Là, c’est ce que je préfère ! Que du plaisir ! J’apprend à travailler deux fois par semaine, une séance à allure et cadence spécifique et une séance en sortie « longue » en groupe. A ce moment là, je fais du tennis de table à côté, et comme les séances en groupe sont le week-end, je me vois contraint de m’entrainer souvent tout seul pour pouvoir assurer mes compétitions. Mes premières sorties solo avec un nouveau vélo de route fraichement acquis (que j’emmenerai tous les week-end où je n’étais à la maison, Bretagne, Montauban, Toulouse, et j’en passe !) étaient vraiment cool, avec des allures de 25~26 km/h environs sur des durées de 1h30 à 2h30. Tout seul la majorité du temps et aussi souvent que possible en groupe !

Le point qui me faisait évidement le plus peur, c’est bien la natation. Avec 0 technique, et un physique inutile, autant dire que les plus grosses appréhensions se trouvaient ici. Heureusement, le club du TCC regeorge de bonne suprise ! Et j’ai l’immense chance qu’un triathlète me prenne sous son aile pendant quelques séances individuelles, espacées dans le temps pour bien prendre le temps de travailler la technique, que la technique et seulement la technique. Même si les trois, voir quatre premiers mois étaient assez compliqués; manque de sensations, irregulier sur les allures, la gestion du souffle pas évidente; j’ai finalement réussi à trouver de bonnes sensations régulièrement, sentir la glisse, sentir le « catch » et ça c’est super encourageant.  Quand la technique commençait doucement à venir, mes allures tournaient autour de 2’30 au 100m. Les séances de natations devaient être au moins de deux fois par semaine, mais comme les séances se faisaient entre midi et deux à 40min aller/retour de la maison, c’était (et c’est toujours) très difficile d’être assidu à tous les entrainements. Finalement, je n’arrivais qu’à m’entrainer une fois par semaine de manière régulière.

Autour de ça, il faut bien évidement évoquer la partie alimentation de la discipline. Ca serait vraiment trop bête de s’entrainer 5 fois par semaine si c’est pour continuer à trainer près de 20 kilos en trop. Donc, à ce moment, je décide de prendre les choses en main et consulter un nutritionniste (évidement, j’apprendrais à la première consultation qu’il prépare l’IronMan de Nice pour Juillet 2017 [on est en Septembre 2016 à ce moment là]). Le medecin me donne toutes les clefs pour perdre du poids sereinement, bien m’alimenter pour bien récupérer après les séances difficiles et/ou longues. C’est donc à moi à ce moment là de me prendre en main et faire un peu l’impasse sur mes mauvaises habitudes et également gérer les repas « améliorés » du week-end.

Un hiver pour progresser, un hiver pour s’affûter.

C’est donc sur cette base que j’entame un automne/hiver 2016 très rigoureux. Cinq séances par semaine: 1x Natation, 2x vélo , 2x CAP.  Question alimentation, il aura fallu se faire un peu de mal aussi. Lorsque je devais partir en week-end par exemple, je m’arrangeais toujours pour pouvoir me faire mes repas, et maitriser la qualité de ma nourriture. Seul le Samedi soir je m’autorisais à manger comme les autres.

Le but, progresser un peu partout, acquérir les premières bases et la caisse nécessaire qui me feront courir mon premier triathlon format olympique. Pas question de se donner un temps sous lequel passer; les compétitions de cette années ne serviront qu’à poser des premiers indicateurs sur lesquels il faudra retravailler par la suite, donc vraiment, pas de pression (seulement en pinte). Très vite et dans chaque discipline, les progrès se font sentir. Sur piste, je change de groupe de niveau assez rapidement, en vélo je vois régulièrement 30km/h sur le compteur (ce qui ne veut pas dire 30 de moyenne hein !) ; en CAP je franchi allégrement les 15 kilomètres pendant mes sorties longues en passant la barre des 5’30 au kil de moyenne ; et en natation les sensations de glisses deviennent de plus en plus régulière. Le poids, lui, diminue. Pas autant que j’aurai voulu, mais il diminue, je vois mes habits devenir trop grand pour moi, et je commence doucement à me refaire une garde robe. Les résultats sont déjà là !

Evidement, je commence à comprendre que rien n’est linéaire. Le poids varie vers le bas mais de temps en temps il remonte. Au début d’ailleurs, il y a une période où je ne perdais carrément pas de poids ! Ensuite, commencent à arriver les séances où les sensations n’y sont pas, un vrai parcours du combattant intérieur. Ces fois là, il faut quand même se sortir les doigts alors que  le physique ne suit pas, c’est très dur. Mais ça fait partie du jeu, savoir jouer avec les limites du corps, de l’esprit et ne pas seulement affûter son physique, mais son mental aussi, aiguiser son « attitude ». En étant bien entouré, en ayant pris mes premières gamelles, je persistes dans mon élan, toujour soutenu par des personnes vraiment extra, je ne les remercierai jamais assez d’avoir étaient là dans les moments où c’était vraiment dur.

La fin de l’hiver commence alors à pointer le bout de son nez  avec 12 kilos de perdu , avec des progrès dans tous les domaines , et toujours cette envie d’aller en découdre avec un dossard sur mon premier triathlon. L’impatiente me gagne de plus en plus.

Les beaux jours, les premiers dossards et les premiers résultats.

La fin de l’hiver annonce les premiers dossards pour commencer à évaluer le niveau , à jalonner la progression. Deux courses à pieds pour commencer tranquillement la saison, un seize kilomètres sur chemin avec des bosses et des relances et un premier 10kilomètres roulant pour aller faire péter les chronos.

Mon premier dossard se portera sans pression, mais avec la rage aux dents pour aller chercher ma toute première expérience ! J’ai envie , j’ai les crocs , je veux franchir la ligne d’arrivée !

Premier résultat très satisfaisant, je passe sous la barre des 1h30 de une minute tout pile, avec la sensation d’avoir tout donné, d’avoir été chercher dans les arcanes de mes muscles ce qu’il fallait pour trainer ma carcasse seize kilomètres plus loin…. Et bon Dieu ce que c’était bon ! C’est cool, j’ai ma première référence sur une course, objectif donc, améliorer le chrono pour l’année prochaine , miam !

La course d’après s’annonce un peu plus acharnée, elle se situe un mois avant mon premier triathlon, elle a donc été préparée avec des séances spécifiques sur piste , mon premier dix kilomètres sec. J’ai beau me dire que je n’ai pas d’objectif de temps, mais en vue de mes séances , je me dis que je veux pas être au dessus de 52′ et que même … j’aimerai bien m’afficher sur 50′. Je crois ferme au 52 et je rêve de mon 50′. Avec la prépa qu’on a eu, tout est possible !

Ce jour là, le temps est au rendez-vous , il ne fait ni trop chaud ni trop froid et les copains du TCC sont très présents. On s’encourage et on se soutient tous mutuellement. Lorsque le coup de pétard est donné je me calle sur une allure de 4’45 au kilo’ ce qui est très très loin de mon allure habituelle, et je me dis que je tiendrais jamais. Et bien je finirai la course en 47’40 sec , soit une moyenne de 4’42. Je suis tellement étonné que je n’en reviens pas, le chrono officiel sera de 48′ (le décallage avec ma montre, c’est le temps que la foule passe la ligne de départ) et c’est là que je réalise que j’ai dépassé de très loin toutes mes espèrances les plus folles. J’ai franchi la barre des 50′ mais de deux minutes ! C’est une des premières fois où je ressentirai une vraie fierté, un accomplissement quelque part, les progrès sont indéniables même en course à pieds alors que je sais que je me traine du poids en trop. A ce moment là, je suis déjà très fier du résultat et du travail accompli, c’est presques en tant que tel un accomplissement. Très vite, le sentiment de vouloir faire mieux la saison prochaine prend le dessus sur les émotions premières !

Au vue de ces résultats en course à pieds et les allures que je tiens à l’entrainement en vélo et natation, je remets en perspective les données collectées (merci la montre GPS/Cardio), et je m’essaye à m’estimer un temps réalisable pour le premier triathlon. Ca sera trois heures. Evidement, terminer l’épreuve sera en soit une grande réussite, mais si je peux passer ne serait-ce de quelques secondes la barre des trois heures alors je serais très satisfait des progrès réalisés.

Enfin trois semaines plus tard, c’est le jour de la vérité, le jour J , celui pour lequel je me suis entrainé si dur pendant plusieurs mois, celui pour lequel j’ai refusé des soirées, celui pour lequel j’ai fait des sacrifices , celui pour lequel je me suis investi corps et âme, le triathlon M de Lacanau.

Le jour J, la température est un peu fraîche mais le soleil est présent. L’excitation est à son comble, je suis intenable. La nuit d’avant a été de courte durée, je n’ai qu’une envie c’est m’élancer pour franchir la ligne d’arrivée en ayant pris un maximum de plaisir , en ayant pleinement profiter de cette course et également en ayant tout donné ! Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre en terme de résultat, jusque là toute les projections que je me suis faite tombe à l’eau, je n’en sais rien je n’ai aucune expérience , je ne sais même pas de quoi on parle là. L’idée d’un chrono m’échappe complétement avant le début de la course, je reste focus sur le seul vrai objectif, finir en ayant donné le meilleur de moi même.

La course est lancée et j’entame ma première nat, je me rend compte que j’adore nager en lac ! C’est hyper bien ! Je prend juste mon pied et j’avance. Je sors de l’eau en 28′ minutes , le temps d’arriver sur la plage sereinement : 30′ soit moins de 2′ au 100m. Enorme ! J’enfourche mon vélo et j’appuye sur les pédales, 33/34km/h sur le compteur je deviens ouf j’ai jamais vue ça de ma vie. Je pose le vélo au bout du 1h18′ soit 1h50 de course ! Et là je comprend qu’en gérant ma course à pieds je resterai sous la barre des 3h. Finalement ,après quelques crampes a peu près gérées je franchi la ligne en 2h46′. Je suis pas loin d’avoir des larmes aux yeux, les progrès réalisés sont juste incroyables, je ne me croyais pas capable d’accomplir tout ça, quelle fierté !

Les premiers dossards ont été très agréables à porter. La compétition est bien évidement très différentes des entrainements, mais les résultats obtenus , le plaisir et la satisfaction ressentie me donne vraiment envie d’aller au bout de ma démarche, ça tombe bien, la saison et loin d’être finie et les réjouissances continuent !

Du bon et du moins bon, c’est ça la vie !

En fin de mois qui suit mon premier triathlon, je boucle mon premier semi marathon en 1h52′. Là encore, je franchi une autre étape. Semi non préparé, c’était juste pour se tester et voir mes sensations sur ce format. Là encore, j’en sors très satisfait.

La semaine d’après : Deux triathlons. Le S par équipe et le M indiv. de Mimizan. Toujours pas d’objectif en vue, se faire plaisir avant tout et confirmer les bonnes sensations de Lacanau. Ca sera chose faite: 1h23′ sur le S et surtout 2h35 sur le M en individuel. Même vélo et même natation qu’à Lacanau, mais cette fois, c’est la course à pieds qui s’ent bien mieux passée, sans crampe avec une belle allure. Encore un beau chrono à rattacher à mon petit palmarès !

Je finirai l’année sur le triathlon de Verruyes qui sera mon bémol de l’année (il en fallait bien un !) Malgré une natation et un vélo qui tombent dans mes allures habituelles, j’enchainerais les crampes sur la course à pied ce qui me conduira à franchir la ligne d’arrivée en 2h54. Si je regarde le côté positif des choses, même avec une difficulté physique, je termine quand même un triathlon réputé casse-pâte en moins de trois heures, je ne peux que me réjouir de cela, car un an avant, c’était loin d’être le cas.

Une saison qui se finie là

Et c’est ainsi que pour moi s’achevera la saison 2017. Ayant eu un programme d’été très chargé, mariage, anniversaires (plusieurs en changeant de dizaine, ça se fête), et vacances itinérantes (donc pas de possibilités d’avoir un entrainement structuré), je ne m’engagerai plus sur une course d’ici là fin de l’année. Je referais peut etre le triathlon XXS sur lequel je m’etais essayé juste pour moi, mais rien de sur encore. Et ça sera vraiment pour le pur délire.

SI on doit donc faire une synthèse je crois qu’elle est très claire : Le travail a payé. Mes progrès ont été constatés dans tous les domaines, alors oui, je reste avec des chronos qui sont de mon niveau, je suis loin de prétendre à un podium on est bien d’accord. Mais ma satisfaction personnelle est bien présente, mes résultats sont à la hauteur de mon investissements et surtout j’ai beaucoup appris de mes différentes expériences. Encore une fois, les sensations étant excellentes, cela me conforte pour continuer à aller sur le chemin de la très longues distances. Mais je ne me voile pas la face et mon coach me remets très vite les pieds sur Terre, la très longue distance c’est pas pour tout suite, alors il va falloir faire preuve de patiente et de persévérance !

Pour l’année prochaine

L’objectif de l’hiver à venir est de « retailler dans le lard » pour essayer d’aller perdre les kilos je me trimballe en trop. En étant un peu plus exigeant sur l’alimentation et en reprenant les entrainements de manières structurés et surtout régulièrements, j’espère également faire des progrés en course à pieds. Je vais essayer de faire plus de course type trail avec des bosses pour progresser dans ce domaine. L’hiver passé , les entrainements auront pour objectif de me faire franchir la ligne d’arrivée sur deux triathlons longues distances dans la saison 2018, le 70.3 du Luxembourg et le Triat’long de Royan.

Pour conclure

Quand je regarde en arrière je me rend compte que le chemin parcouru est important. Mais quand je regarde également en avant je me dis que le chemin à parcourir est immense ! Une des grandes choses que j’ai pu mettre à rude épreuve c’est bien ma patiente. J’ai bien compris qu’il va encore falloir du travail, des hauts, des bas avant d’atteindre mes objectifs et que c’est bien tous ces moments là qu’il va falloir traverser ! Quand le physique n’est plus présent et que le moral est au plus bas, il nous reste seulement l’attitude pour nous amener au bout de ce que nous nous sommes fixés.

Tous les progrès constatés ne sont pas venu tout seul, c’est parce que je suis super bien entouré qu’aujourd’hui j’ai encore l’envie d’aller au bout de l’aventure. Je ne remercierai jamais assez mon coach, pour son expertise, pour son œil aguéri , pour ses sages conseils et sa faculté à dompter ma fougue qui pourrait bien me jouer des tours. Un énorme merci et bravo à lui pour tout ce qu’il mets en place pour nous, ses athlètes, les modestes comme les superstars. Nous avons vraiment beaucoup de chances qu’il nous encadre comme il le fait et je lui en suis très reconnaissant. Je parle bien évidement de notre Pierre M. , si tu lis ces lignes , big up à toi !  Evidement, merci à tous les membres de mon club qui m’ont toujours soutenue dans ma démarche, qui m’ont accompagné au début, qui m’ont tenu dans les moments difficiles et surtout qui m’ont fait passé des moments inoubliables en leur compagnies (La dream team de Mimizan par exemple 😉 , du fond du cœurs je vous remercie pour votre accueil et votre attitudes, il y a aucun doute vous êtes les meilleurs.

Merci aussi à tous mes amis qui n’ont pas pris personnellement un refus de venir à une soirée, et qui ont compris qu’il fallait que je me lève tôt pour la sortie longue du dimanche matin où pour partir en compétition. Et évidement, la dernière mais pas des moindres, la personne avec laquelle je partage ma vie qui accepte une présence moindre à la maison pour que je puisse réaliser un des objectifs les plus gros de ma vie et qui me tient particulièrement à cœur en ce moment.

Là, ça à l’arrière goût d’un achévement mais il n’en n’est rien, ce n’est que le début d’une belle et je l’espère , et longue aventure, j’espère que la séquence émotion sera encore plus intense quand l’objectif sera atteint ! En attendant, je retourne me préparer pour mon premier half cette année!

Alors à bientôt !

Et de trois !

Le mois de juin annonce souvent  la saison d’été, les températures qu’il faut pour être dehors, où il devient plus facile de s’entrainer en eau libre, avec des sorties et vélo/course à pied plus agréable, bref le bonheur ! Combinez à ça, le magnifique paysage des landes, la douce chaleur accompagnant la senteur des pins, les routes tapissées d’épines , bref, les vacances à Mimizan quoi !

Enfin, ça, c’est la théorie. Le week-end du 2 Juin 2017, les teams du TCC étaient venues surtout pour en découdre avec le Triathlon de Mimizan, une référence question ambiance et parcours.  Le programme est chargé, deux triathlons, un S par équipe, et un M en individuel, ça va saigner !

Nous partons le vendredi soir, quelques quatre heures de route nous attendent. En covoiturage, c’est cool, le temps passe assez vite avec des gens qu’on apprécie, le week-end s’annonce plutôt pas mal!

Le samedi ,Triathlon par équipe

Samedi matin, on va chercher les dossards et premier contraste avec l’image qu’on a de Mimizan, il pleut ! Outch, ça va piquer. On récupere nos affaires on rentre au gîte pour toujours, faire le pleins de glucide avec les copains !

 

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Finalement le temps se découvre un peu, le temps d’aller se changer et de se retrouver sur l’air de transition pour y poser les affaires. Rendu au niveau du plan d’eau, et la Dream Team se mets enfin en combi pour aller sauver le monde !

 

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5 personnes dans l’équipe pour relever le défis d’un triathlon taille S (750m de natation, 20km de vélo et 5km de course à pied.) L’objectif avoué, se faire plaisir , et finir tous ensemble dans la joie et la bonne humeur. Rien d’autre !

Toute la team se mets sur la ligne de départ et c’est partie !

La team part dans le plan d’eau on reste un peu en paquets, je vois devant moi Sylvain et Michael, j’essaye de me mettre dans ses pieds pour tenir la distance. Comme à mon habitude, j’essaye de trouver une natation confortable, j’ai toujours pas progresser dans ce domaine, donc autant y aller cool et garder du jus pour la suite. Finalement, Sylvaint prend de l’avance, et je garde Michael à vue, on continue notre périple. Derrière Maëlle se fait escorter par Franck. On va conserver cette formation jusqu’à l’arrivée de la natation, Sylvain arrivé le premier aide les autres pour enlever les combis, on aura mis 15min, on entre dans l’air de transition pour chausser le vélo et partir.  Et là, la pluie arrive , à peine les premiers coup de pédale donné qu’on s’en prends pleins le citron. Génial. Visiblement ça n’affecte pas le moral des troupes. Franck et Sylvain prenne les avants postes, je prends la roue des deux gaillards et me laisse transporter. Mon compteur m’affiche le numéro du téléthon « 36 »/ »37″ ! C’est cool d’avoir des forts devant ! Le parcours est malgré tout très plats, mais avec le vent et la pluie on se réfugie derrière les costauds du deux roues.  Maëlle s’accroche très bien ! Elle appuye fort ! Dans les moment plus difficilse, Michaël vient en soutient pour la faire recoller à nous roues.  Dans une partie de la ville, dans une zone limitée à 30km/h, on dépasse des voitures ! Ca me fait sourire, mais je ne sais pas trop si c’est bien sécurisé tout ça.  Finalement la pluie s’arrête et laisse place à quelques éclaircie, et nous finissons par poser les vélos au bout de 33min, soit 34,6km/h de moyenne !

 

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Les chaussures sont trempées, pas eu le réfléxe de mettre les changes dans l’air de transitions à l’abris. On se change et on repart pour 5kilomètres de course à pieds.

On attaque assez fort 4:50 au kil sur le premier kilomètre,  meme la je sens que c’est un peu trop pour moi, on ralentie un peu le rythme et trouve notre vitesse de croisière à 5’au kilo. Le temps restera clément jusqu’à la fin, ouf !  La course à pieds est bien stabilisée, on arrive même à se parler tous ensemble, c’est top !  Au bout de 5,5 kms on voit la fin du parcours bouclé en 27min, soit en tout 1h23min pour l’ensemble du triathlon. Une vraie belle expérience partagée en équipe, c’était vraiment chouette une arrivée soudée, avec malgré tout un super chrono.

J’espère que les années à venir nous donnerons égalemen l’occasion de revivre cette superbe expérience !

 

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Voici la trace des parcours et nos chronos: https://flow.polar.com/training/analysis/1436640628

Dimanche, Triathlon M individuel

Tout comme le S de la veille le M se fera en début d’après-midi. Et ça, c’est plutôt cool après avoir décrassé les injecteurs la veille. Pas de pression sur l’endormissement, d’avoir l’heure constamment dans la tête, vous savez le fameux décompte « Si je m’endors dans 30 minutes j’aurais que 5h de sommeil ! » . Bref, non, pas cette fois. En plus d’avoir tirer un peu sur les muscles, le sommeil est arrivé relativement vite, il a été relativement reposant, bref, c’est bien une des première fois où je me sens à peu près bien le matin d’une épreuve.

Pour pas trop ce décaller dans les repas et bien anticiper le cycle de digestion, on ne lève pas trop tard non plus. En plus, on commence à voir des éclaircies au loin au dessus de la mer, agréable vue pendant le petit dej’.  En bref, la journée s’annonce plutôt bien !

Le parcours vélo se fera en ligne (pas de boucle), donc T2 (l’air de transition entre vélo et course à pied) n’est pas au même endroit que T1. Elle est placée sur le front de Mer , à Mimizan Plage, alors que le départ lui est donné non loin de Mimizan, la ville. J’aime bien cette perspective, je préfère vraiment les parcours de ce type et pouvoir courir près de la plage me grise, c’est top, je suis enchanté 🙂 De par ce décalage, T2 ouvre plus tôt, avant midi alors que le départ est donné pour 15h. Ce qui nous donne l’occasion d’y aller à pied, de prendre notre temps et de déposer les affaires sereinnement. Cette fois, même si le temps n’a pas l’air menaçant, je couvre mes chaussures avec un sac poubelle et surtout, j’y remets des chaussettes de changes, juste au cas où. Le temps de midi arrive, poulet/pâte , on prépare les affaires pour l’après-midi, et on décide d’aller sur le départ en vélo, pas mal pour se mettre en jambe.

On commence à installer nos affaires et là surprise ! Le vent se lève, les nuages arrivent, et… il commence à pleuvoir. Bon, déjà je suis bien content d’avoir pu mettre mes chaussures à l’abris, je fais pareil pour les chaussures de vélos sur T1, on verra bien comment ça se passe. Il est 14h quand on sort du parc à vélo prêts pour la course, donc 1h d’attente encore avant le coup de pétard. Cette fois, on commence à se les cailler, le néoprène de la combi de nat et le bienvenu; on enfile tous la combi pour être protégé un peu du vent et des gouttes qui tombent….

Enfin on se place sur le banc de sable du lac pour un départ différé, d’abord les femmes, 5min plus tard , premier groupe d’homme, et pour ma part , je serais dans le deuxième groupe, qui partira 5min plus tard encore. J’attend sagement que l’heure arrive, le fait de voir les autres groupes partir en premier puis l’attente entre chaque groupe fait passer le temps un peu plus lentement. Bizarrement pour ce triathlon, je n’ai pas trop la pression, ayant déjà eu la satisfaction de Lacanau, je ne cherche plus à me prouver quoi que ce soit, je suis simplement là pour me donner, je sens que j’ai la caisse nécessaire pour finir, alors lâche les chevaux et on verra bien ce qui se fera.

Le premier groupe de femmes part, on voit bien les premières prendre la tête, c’est assez joli un départ de natation de triathlon, voir tous ses nageurs (et nageuses ) dans le lac , c’est vraiment chouette. Part ensuite le premer groupe d’hommes, 5minutes d’attente, et je pars également dans le deuxième groupe homme. Toujours dans un élan de courage et de bravours, je me mets bien en retrait. Toujours pas envie de me battre dans l’essorage pour gagner quelques précieuses et non-utiles secondes.  Comme à Lacanau, je démarre tranquille, je me trouve une allure confortable pour bien chauffer la machine. Une fois que je me sens bien, j’augmente l’amplitude de mes bras, je sens que ça glisse, les sensations sont bonnes , c’est top ! Je vois que je remonte pas mal de monde (zut, si seulement j’étais parti 15 secondes avant !) , c’est cool. Je me retrouve assez vite à nager avec des personnes qui tiennent mon allure. J’essaye de prendre de pieds, mais très vite arrivé aux bouets de balisages, je vois des gens qui ralentissent, ça se cogne de partout, il faut faire des écarts , c’est chiant . Je me prends des coups un peu sur le ciboulot, les lunettes qui volent un peu, ahhhhh je rage. Une fois le gros virage passé, ça va mieux, y’a toujours moyen de se faire un gars ou deux, mais la nage devinet assez fluide. Toujours dans de bonne sensation je nage en amplitude, sentir la glisse, surtout avec la combi, c’est super grisant. Je ne mets pas dans le rouge question cardio, c’est que le début de l’effort. Arrivé au milieu de la nat, la pluie s’accentue. C’est cool, dans le lac on la sent pas du tout, on voit les gouttes tombés quand on releve la tete pour prendre la respiration, ça en devient beau ! Faut proviter, parce qu’une fois sortie de l’eau ça va pas être la même histoire. Finalement, je vois assez vite l’arrivée de la nat, je sors de l’eau, regarde ma montre, 27 minutes ! Youhou, je suis en forme ! J’enleve le haut de ma combi, assez bien , mais il y’a 500m entre la ligne d’arrivée de la nat et l’aire de transition, c’est long ! Je vois quelques gars du TCC, j’arrive en même temps qu’eux, j’en suis très satisfait, même si je sais bien que la combi m’a beaucoup aidé. La pluie est toujours là, j’essaye de m’habiller tant bien que mal, je mettrais 4m30 à sortir de T1, c’est beaucoup trop.

J’enfourche le vélo et c’est partie, la pluie redevient battante, mais s’arretera assez vite. Comme à Lacanau, j’appuie assez fort dès le début sur les pédales, 34/35km/h avec du vent, je m’allonge sur mes prolongateurs et j’envoie.  Mon cardio ne monte pas dans les tours trop rapidement, je reste sur mes puls habituelles en compet’ soit entre 152 et 158, 160 quand y’a besoin de relancer plus fort. Tout ira bien jusqu’au 25ème kilomètre où le parcours est plats, roulant avec quelques relances quand même quand on est en ville dans le rond-point. Après cela, le triathlon de Mimizan commence pour de vrai, à partir de là, le plat, c’est fini ! Les dix bons prochains kilomètres se feront en montée/descente avec de belles bosses. Je décide de monter au train, je me fais déposer par certains en montée, je les rattraperai très vite en descente et sur la fin du plats du parcours.

Je pose le vélo, regarde ma montre : 1h44 de course. Top ! Je suis dans mes temps de Lacanau, je confirme également mon vélo, alors qu’il y a plus de denivelé, c’est top ! Je prend le temps de bien me changer , mes chaussures de vélo sont trempées, et en enlevant mes chaussettes je ressens mes engourdissements. En mettant des chaussettes sèches (archi-sèches, la duchesse, tout ça), je ressens quand même que j’ai les pieds gelés. Heureusement que j’avais pensé à bien protégé le change pour T2 ! Le temps se stabilise plus de pluie à l’horizon et je repars les pieds au secs. Je décide de passer un peu de temps sur le ravito du sortie de T2, de bien m’hydrater, pas questions de rechopper des crampes comme à Lacanau, je resterai 3min quasiment en transition.

Allez, et c’est partie pour la course à pieds, ne pas y aller fort, je suis dans mes temps, les 2h45 de Lacanau sont jouables, je peux le refaire si je gère ma CAP. Les premiers mètre passent vraiment bien, je sens que ça roule, malgré des passages sur banc de sable avec chaussée en bois, là où je check mes allures et ma montre me dit 4’50min/kil, c’est énorme pour moi. Je me dis que je tiendrais jamais, alors j je recheck mon cardio, 152~155, pile dans mes puls encore. Bon, je suis étonné, content, limite excité, je continue comme ça et on verra !

Première grosse bosse après les deux premiers kilomètres, je monte au train, et ça y est je commence à voir des personnes marchaient, de mon côté je suis bien, et j’arrive meme à relancer (tranquillement) en sortie de bosse pour reprendre mon 4:50′ au kil. Je m’arrate à tous les ravitos, (tout les 2km500)  je prend bien le temps de bien m’hydrater , toujours. Je sens bien que les muscles travaillent (saloperie de kilos en trop ! Tu les regrettes tes barbeucs heinnn!) , mais rien d’inhabituel, tout va bien, et je conserve mon allure !  Au kilomètre 5, petit gel pour se redonner un peu de jus. Au kilomètre 7, je rattrape Regis du TCC, on s’encourage, il me supporte dans mon effort et je fais pareil pour lui.

La dernière partie en ville devient un peu plus dur, je sens que je rentre plus en resistance, mais c’est normal il reste à peine 1kilomètre, physiquement je suis pas trop en souffrance, les cuisses tiennent et pas de crampes, je ne lâche rien ! L’arrivée en ville est très sympa, il y a beaucoup de monde qui nous encourage, les spectacteurs nous rassurent en nous annonçant les derniers mètres à parcourir, c’est vraiment cool ! Je vois la ligne d’arrivée sur le front de Mer, c’est vraiment sympa, j’enclenche ce qu’il me reste de jus, et je franchi la ligne d’arrivée en 2h35 !

J’ai enfin fait une bonne course à pied à  4:55′ /kil , ça me fait très plaisir d’en arriver là. Le déblocage de la vieille doit peut être y être pour quelque chose. En tout cas, je suis très satisfait de ce nouveau chrono, ça me laisse présager du bon pour la suite !

La récup à Mimizan se fera dans un bar le soir tranquillement avec les copains du club, et c’est dans une ambiance festive que l’on terminera ce super week-end ! Un week-end à la mer, un chouette chrono, de la super ambiance, c’est qu’on appelle un week-end réussi !

 

 

Un nouvel arrivé, le Gir’s Shaka.

Il  n’y a pas vraiment de raisons, à part peut-être se faire plaisir. Je suis dans l’année de mes 30 ans, et j’avais aussi envie de marquer le coups. En plus de ça, mes premiers triathlons et les sensations qu’ils m’ont procuré m’ont confirmé que j’avais envie de continuer dans ma démarche, celle qui me ferait aller vers la très longue distance.  Cela se marque d’avantage dans l’avancée des mes entrainements où je commence à prendre goût aux sorties longues, notamment à vélo. De plus, sur chaque triathlon en compétition, j’ai confirmé de beau temps à vélo pour un débutant. Du coup, je me suis lancé….

Bref, vous l’aurez deviné, je me suis offert un vélo CLM , un contre-la-montre!

La démarche a été assez longue avant de finalement craquer sur un vélo. J’ai d’abord voulu m’orienter vers un Canyon, le speedmax, qui semblait être d’un excellent rapport qualité prix. Un excellent cadre et équipé avec du matériel de qualité pour un prix défiant toute concurrence ! Ahhh.. Internet ! Malheureusement, je ne suis pas mécano, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et malgré tout, je préfère quand même passer par un revendeur à côté de chez moi pour bénéficier d’entretien, si besoin, sur le vélo.

Finalement, j’ai jeté mon dévolu sur le Gir’s Shaka, pour plusieurs raisons. J’ai d’abord cherché pas mal d’avis sur le Shaka , des tests , etc. On se retrouve vite dans une impasse, aucun article de tests sur le sujet. Par contre, il y a pas mal de tests sur les autres vélos de la marque Gir’s et tous les tests sont unanimes … ils sont vraiment excellents, polyvalents, légers, bref, une tuerie. Ensuite, on a affaire à une marque française. Bon, j’imagine que les usines de fabrication sont délocalisés, mais au moins la marque est française.  Ensuite, on a presque accès à un montage à la carte et pas de déclinaison du cadre en gamme. C’est à dire que le cadre utilisé par les pros est le même qui est vendu aux particuliers et on peut donc le trouver dans sa version la moins chère avec un groupe 105 complets. C’est d’ailleurs ce groupe que j’ai choisi. Il est possible de prendre le vélo sans les roues (ayant déjà une paire carbone) pour dimunuer encore le coût. Finalement, on peut choisir la taille de la cassette, taille de la manivelle, taille des plateaux, forme des prolongateurs chez Zipp’s sans faire monter le prix. (Evidement à gamme équivalente.). Le kit cintre et prolongateur aéro, le Vuka Alumina vient completer le tableau. Un excellent kit avec beaucoup de possibilité de réglagle et de très bonne facture à en croire le site « Bike Radar » (qui s’avérera vrai d’ailleurs).  Et si vraiment il me restait encore un peu budget (ce que je n’avais pas), on peut choisir nous-même les couleurs du cadre, des stickers, leur forme, leur positions, etc. Bref ! J’ai beaucoup aimé ce concept , alors je me suis lancé ! Pour finir, le vélo est livré avec une selle haut de gamme, la tritone de chez Fiziks. Il me semble également que si la selle ne convient pas, ils peuvent la changer sur demande dans une haut de gamme Fizik également. Pour ma part, j’ai vu directement avec mon revendeur pour qu’il me reprenne la tritone, j’ai finalement choisie une ISM P.L 1.1.

 

 


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Première bonne suprise: J’ai pu bénéficier du cadre 2018, pas de changements particuliers sur sa spécificité, seulement les déco’s d’origine ont été révu. Stickers noirs brillants sur fond noir mat. J’adore !

Ma première impression : Le vélo est magnifique. Les finitions sont vraiment extra, on a vraiment l’impression d’avoir un vélo de qualité sous les yeux.

Le groupe livré c’est bien du shimano 105. Au début, j’avais commandé un pédalier avec plateaux 52/36. Finalement, petite erreur de livraison j’ai reçu un 50/34.

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Au début, je voulais absolument emener plus gros en terme de braquet. Finalement, après avoir effectuer ma première sortie, un chrono est un peu plus exigeant dans les montées. Sachant que je me traine toujours un peu de poids en plus, ça sera finalement pas mal ce plus petit braquet.

Petit points négatif, les manettes de freins et étriers ne sont pas estampillés Shimano. Ce sont des trektro 40. Inconnu au bataillons pour ma part. J’imagine que c’est une gamme en dessous du 105, ce qui se confirmera un peu sur la qualité de freinage.

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Pour mon petit confort intime, ISM avait une belle réputation, comme je le disais au dessus, mon choix s’est tourné vers le modèle longue distance, la version large.

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Excellentes premières sensations ! Il est vrai que la largeur de selle nous laisse un petit désagrément sur l’entre-jambe au début. Le temps de s’habituer, il parait que ça s’estompe avec le temps.

J’ai complété la selle avec un support porte bidon qui me permets d’emmener du matériel de réparation en plus, support pompe et CO2 , plus des attaches pour trimballer les chambres à air. Top !

Evidement , dès réception de la bête je n’ai pas pu m’empêcher d’aller essayer !  Il va être très difficile de livrer objectivement des impressions puisque mon seul point de comparaison est un vélo de route. J’ai bien essayé pendant quelques kilomètres le vélo de Chrono d’un copain, mais je n’ai pas assez d’expérience pour avoir un vrai retour constructif.

En tout cas, mes premières impressions sur le vélo sont vraiment excellentes. Déjà, on a une sensation d’être très bien posé, et que les kilométres peuvent s’enchainer sans vraiment trop de problème. La position aéro est juste incroyable. Quand il y a du vent particulièrement, on réalise vraiment le gain. Evidement qu’on le ressent mais nettement moins qu’avec un vélo de route, même avec des prolongateurs. Cela n’a rien à voir. Les longues lignes droites se dévorent très bien avec ce vélo. L’inertie s’emmagasine petit à petit et on se retrouve très vite à fleurter avec des vitesses qu’on ne se soupçonnait même pas d’atteindre. Sur certaines portions plates, je me retrouvais à faire du 38km/h de moyenne avec un vent latéral (et non de dos).  Incroyable.

Quelques points négatifs quand même : La qualité de freinage que je trouve un peu juste. Je mettrais ça sur le compte du couple étriers/manettes de freins. Mais peut-être que je me trompe.  Quand j’aurais re-rempli les caisses à voir pour faire monter en gamme cette partie du vélo.

Evidement comme je le disais, pour moi un chrono est plus exigeant dans les montées. Déjà que je suis loin d’avoir un maillot à pois , donc il faut se canaliser et pas vouloir emener du trop gros braquets ( Du coup, merci l’erreur de livrason!)

Mais avec tout ça, lorsque je suis revenu de mes quelques premières sorties, j’avais vraiment le sentiment que je pouvais faire beaucoup de kilomètres sans m’abîmer par la posture. On se sent confortable, de quoi passer six heures sur un vélo et de pouvoir enchaîner sur un marathon !

Mes premières impressions sont donc excellents, la selle ISM ne doit sans doute pas y être pour rien. Même si pour l’instant je dois encore m’adapter à tout ce changement de position.

Evidement, il n y avait pas urgence à acheter un vélo de Chrono, je l’ai fait par plaisir d’abord et peut-être quelque part aussi, marquer mon engagement à aller au bout de ma démarche. Et avec ce genre de matos entre les mains, ça me donne encore plus envie que jamais d’y arriver !

I’m a triathlete !


De retour du Portugal, après avoir vainement tenter de ne pas faire la fête, de ne pas trop prendre l’apéro et d’avoir des assiettes équilibrés, je me sentais fatigué et regrettais déjà de ne pas avoir réussi à faire la part des choses. La course était le dimanche matin, on a commencé à prendre la voiture le samedi matin pour rejoindre notre gîte. Il fallait donc se réveiller tôt , avoir déjà fait le paquetage la veille et surtout veiller à ne rien oublier.

On décolle presque comme prévue sur les coups de 8h30, direction Lacanau, pour le tri-events 2017 ! On doit passer par Bordeaux pour récupérer Pablo, un copain qui vient de Paris, il a prit le TGV.  Arrivé non-loin de Lacanau, on s’arrête à un super-marché pour récupérer quelques ravitaillements pour tenir le week-end, puis enfin on arrive au gîte.

 

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Le gîte est vraiment très chouette, la location est près du Golf pas très loin du Lac où aura lieu l’épreuve. On peut se poser un peu pour faire une belle pause déjeuner, sur la terrasse, avec ce soleil et ce cadre digne des Landes, on se croirait déjà en vacances ! Le pleins de glucides pour encaisser la compét de demain.

 

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Une fois les valises défaites et les marques prisent, on se rend sur le lieu de l’épreuve, pour s’imprégner de l’ambiance, et surtout voir si on peut récupérer nos dossards de suite pour économiser le plus possible de sommeil le lendemain matin. Malheureusement, les dossards ne son distribués que le jour même, okay, on fera un effort supplémentaire pour se tirer du lit un peu plus tôt, c’est le jeu. Mais ce jour là, c’est l’épreuve longue distance, quelques machines du clubs sont présentes, ça fait plaisir de les voir franchir la ligne d’arrivée et en pleine récup’ !

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On finit par rentrer au gîte pour aller donner quelques coups de pédales histoire de se dégourdir les guiboles, Pablo est cramé, on ne fera que 20min à mouliner.

La soirée s’annonce tranquille, dîner avec pâtes et protéine , on prépare le gatosport pour le petit dej’, les affaires pour la courses et hop au lit !

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Evidement, j’appréhende un peu ne me sentant pas en grande forme, ce qui enfonce encore un peu plus le stress et forcément l’envie de dormir n’est pas vraiment présente. Je fini par m’endormir avec une nuit un peu agitée, le réveil sonne à 6h45 , les yeux tirent un peu vers le bas, mais une grande tasse de café me remets les idées en place, aujourd’hui je fais mon premier triathlon !

Même si il y a de la fatigue, je suis sur-excité. Ca fait un bon moment que j’attend ça. La météo est ultra favorable, il y a un peu de vent certes, mais rien de franchement embetant, it will be fine !

On arrive sur les lieux pour récupérer les dossards, il y a pas encore foule, on récupère le tout assez facilement. Tout s’enchaine, on dépose nos affaires dans le parc à vélo, on enfile notre combinaison, et nous voilà prêts pour aller goûter l’eau avant le coup de pétard.

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L’eau est annoncée à 16 degrés, un peu fraiche, mais avec la combinaison ça passe plutôt bien. Les premiers coups de bras dans l’eau me font un peu chavirer la tête. Déjà ne rien voir quand on la tête dans le lac ça rassure pas, en plus la température de l’eau apporte l’effet « Coupe souffle » quand la tête est sous l’eau et donc augmente un peu plus l’angoisse. En sortant de l’échauffement, j’étais en train de douter de ma capacité à le faire…

L’heure avance, on se place sur le sable en attendant sagement que le course commence, la pression monte.

Et voilà le départ est donné, je décide de me mettre un peu en retrait pour pas rentrer dans la bagarre, pas la peine de se rajouter de la pression quitte à perdre quelques secondes. On a pied assez loin en fait, mais je me force à nager quand même , courir dans l’eau c’est épuisant, je sens que ça fait très vite monté le cardio. Les premiers coups de bras sont un peu hésitant, je ne pense pas à lever la tête pour garder le cap, le résultat ne se fait pas attendre, je dévie complément de ma trajectoire. J’adopte alors une méthode qui va assez bien marcher, une respiration tous les deux coups de bras, et j’essaye d’alterner tous les 6 mouvements le côté où ma tête sort de l’eau. Un coup à droite , un coup à gauche. Entre deux changements bien relever la tête pour garder la bonne direction. Une fois le coup trouvé, je me mets dans une nage qui me semble confortable, pas la peine de se fatiguer là, je sais très bien que la natation n’est pas mon fort.

Lorsque je stabilise ma vitesse et mon souffle, j’apprécie énormément nager dans un lac. Le temps est avec nous, il y a du monde autour, mais c’est très agréable, bref, je prend mon pieds ! Quand je sors enfin de l’eau, ma montre me dit 28′ ! Incroyable ! Bon, la particularité de Lacanau c’est quand on se reléve , il reste encore bien 100m à marcher dans l’eau, finalement, j’entre dans l’air de transition à 30′.

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Première grosse galère à enlever la combi, mais je fini par m’en sortir, je mettrais deux minutes pour me changer et monter sur le vélo soit 32′ depuis le début de la course.

Les premiers coups de pédale sont un peu rudes, je vois déjà des gars (et des filles!) qui envoient fort dès le début, c’est là que mon égo se réveille et que je sais que le vélo est ma meilleure discipline, alors je fais comme eux, j’appuie! Chouette le vélo et mon corps répondent présent, on arrive très vite à rouler entre 34 et 36 km/h, je tiens la distance, je suis super bien!  Lorsque je regarde autour de moi , je vois beaucoup de gens avec un vélo de chrono, et je roule aussi vite qu’eux, mon égo se gonfle un petit peu, je suis déjà assez fier 🙂 Ca va rouler de manière constante mais un peu forte quand même jusqu’à la fin de parcours, ma montre me dit qu’il me faudra 1h16′ pour parcourir 43km, à peu près 33km/h de moyenne. Je sens malgré tout que j’ai appuyé un peu fort pour mon niveau, je vais le sentir dès le début de la course à pied.

 

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Lorsque je sors de l’air de transition, le speaker annonce 1h50 de course ! Dans ma tête je voulais faire un peu moins de trois heures, et à ce moment je sais que je peux gérer ma course à pied et que je devrais rester sous la limite que je m’étais fixée.

Comme je l’avais pensé la course à pied s’annonce difficile, je check mes allures, je suis à 5’15 au kilo, c’est pas mal, mais le cardio est haut, a peu près à 160 je sais que je ne tiendrais pas, mais je m’accroche quand même à l’espoir de tenir cette allure.  Les passages sur les bancs de sable me scient les jambes, même si c’est relativement plats, j’en chie! Au bout de 6km, je sens que je me suis pas assez bien hydraté. Au kilomètre 7, crampe à la cuisse, heureusement le ravito n’est pas loin. Je ralentie fortement l’allure, puis je m’arrête boire beaucoup d’eau pour finir les 2,5km restant.

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Je vois beaucoup de personnes qui me remontent, je ne sais pas à ce moment là combien de temps j’ai passé sur la course, mais je paye mes gros coups de pédale sur le vélo.

Le dernier kilomètre est assez douloureux, les crampes viennent et s’en vont, j’ai du mal à comprendre. Je fini tant bien que mal le dernier kilomètre.

A une centaine de mètres, je vois enfin l’arche de l’arrivée, il y a du public, les gens applaudissent, c’est vraiment super ! Sur ces derniers métres la douleur laisse place à la joie, il y a un an, j’avais du mal à courir 5km, et aujourd’hui j’ai parcouru 1,5km de natation, 40km de vélo et 10km de course en 2h46′. Contrat remplie, un max de plaisir en prime avec un joli chrono, bref c’était une superbe première course.

Pablo finira en 2h47′, il a pris 3min de pénalité un peu par hasard, il aurait dû finir devant il a fait une super course à pied!

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Cette première expérience m’a donné envie d’aller au bout de mon objectif ! Je réalise un peu plus qu’il me faudra encore beaucoup de temps et d’entrainements avant d’y arriver, mais ce qui est sûr, c’est que l’ambiance du club, le plaisir prit pendant la course, et la personne qui m’a supporté (Merci ma chérie!) tout le long de cette première épreuve vont indéniablement m’aider à, je l’espère, me hisser au rang… d’un IronMan!

Lacanau… J-1

Le réveil est difficile ce matin. Les yeux tirent fort , je ne me sens pas de faire mon premier triathlon. Il y a encore la route à faire jusqu’à Lacanau , puis l’installation dans le gîte et toute la logistique qui va avec. Je me sens complètement découragé , j’ai le sentiment que demain je n’aurais pas l’énergie nécessaire, ça m’énerve.

Lacanau… J-2!

Ça y’est, le jour J approche à très grand pas. Difficile de ne pas y penser souvent, le matin au réveil, alors que les yeux piquent encore un peu à la sortie du lit, pendant le footing de cette semaine qui était censé être facile, pendant les longueurs à la piscine, pendant que j’écoute ma musique, pendant que je prépare mes affaires avant de partir….

J’avais attaqué la semaine pleins d’enthousiasme, je me sentais en forme, frais, en un mot, « prêt ». Là, je reviens d’un seminaire d’entreprise de quatre jours avec des collégues fêtards à Faro, au Portugal, et mon optimisme n’est plus ce qu’il était. Malgré un séjour que l’on pourrait considérer équilibré, je ressens une énorme fatigue dont j’ignore franchement l’origine. Evidement que j’y ai pris l’apéro, que j’ai goûté aux desserts et que j’ai bu quelques bières, mais pas avec excès. Mon horaire du couché ne dépassait jamais les minuit, et je me levé toujours entre 7h30 et 8h00 avec un sommeil qui me semblait réparateur. Et pourtant, je suis fatigué, presque incapable de faire ce premier triathlon pour lequel je me suis tant entrainé.

Les séances de le semaine ceux sont limitées à une sortie footing et quelques longeurs dans la piscine, autant dire que c’était plutôt léger question volume et intensité. Malgré ça, je me sens complétement épuisé. Il reste trois jours avant la compet’, en prenant en compte le fait qu’il faut faire le déplacement à Lacanau en voiture, ce qui risque de me crever un peu plus. Bref, je suis un peu perdu et passablement anxieu…

Cela dit, ça n’enléve rien à l’excitation de ce premier triathlon, l’impatiente est toujours au rendez-vous et un super week-end s’annonce avec les copains du club et des collègues courageux.

Lacanau… S-2 !

Une bonne dizaine de jours, et pas tout à fait deux semaines avant que l’évênement que je prépare depuis le mois de septembre ait lieu. Autant dire, que la pression monte ! Rappelons que l’objectif officiel est de terminer l’épreuve. Maintenant qu’une bonne partie de l’entrainement est derrière moi, je dois bien avouer que je me sens capable de terminer l’épreuve sans trop de souffrance, ce qui me permets de me fixer un objectif « officieu » , la barre des trois heures d’effort. Gobalement qu’est-ce que ça veut dire ? Que si je fini l’épreuve, je serais déjà très fier du travail accomplie, des sacrifices, du goût de l’acide lactique dans les jambes et dans la bouche sur les séances de VMA. Maintenant, si le chrono final affiche moins de 3h, je serais vraiment vraiment très content.

La préparation a été assez linéaire, j’ai diminué un peu le volume parce qu’en ce moment, je me sentais assez fatigué. Globalement, deux séances de piscine par semaine, sur travail spécifique à la technique et une séance suivant une zone d’intensité bien définie.  Deux séances de course à pieds, une séance au Seuil/VMA  + une sortie longue et/ou travail spécifique de bosses. A ça, je rajoute une sortie longue à vélo 2h30+ (jusqu’à 3h) ou travail spécifique sur bosses (et quand y’a du vent, c’est encore mieux…). Niveau volume, ça reste assez bas, j’aurai bien aimé rajouter une séance de H.T. , mais ça mettait un peu en péril la séance de VMA (à cause de la fatigue) ,ce que je préfère priviligier en ce moment.

D’ailleurs, je peux affirmer que ça a dû payer 🙂 Je ne cache pas ma joie de ma dernière (la deuxième hein.. soyons clair.) compèt, les 10kilomètres de Châtellerault. L’objectif officiel, 52′, l’officieu, 50′ et finalement je réussi à boucler le parcours en 47’43 ( Temps à la montre, temps officiel : 48’10 »). C’est inespèré, et je suis vraiment très content. Pour rappel, mon premier 10km au mois de septembre était plus aux alentours des 1h00 et des patates. Bref, énorme satisfaction !

On peut malgré tout rajouter quelques ombres au tableau, mon poids stagne toujours. Je suis un peu plus laxiste sur mon alimentation, rien de dramatique, je ne prends pas de poids mais je sens (et je vois :D) qu’il y a encore 5/6 kilos en trop. De plus, on a un séminaire d’entreprise pendant 4 jours au Portugal. En soit, c’est plutôt cool, mais 3 jours après le retour, c’est Lacanau. Donc , globalement, je dois partir au Portugal et essayer d’y gérer , alimentation, hydratation et récupération active dans un environnement festif, autant dire que ça va être compliqué.

Malgré tout, l’impatiente me gagne de plus en plus. Lacanau m’appel ! je me sens prêts pour participer à mon premier triathlon distance olympique ! Pourquoi pas une petite perf personnelle au bout du compte , et si ce n’est pas le cas, un week-end prolongé au bord de la plage et une première participation à un triathlon courte distance devrait suffire à me laisser de beaux souvenirs pleins la tête.

Je vous dis, à dans deux semaine pour le compte rendu !

Objectifs , premier semestre 2017

Ça y’est, c’est parti,  2017 est belle et bien lancée. Les premières inscriptions sont déjà acceptées et donc, ce qui nous donne de beaux jalons pour évaluer toutes progressions, qu’elles soient sportives ou nutritionnelles.

D’ailleurs, un premier palier a été franchi. La semaine dernière, j’ai eu le droits à un rendez-vous « étape » avec mon nutritionniste pour voir comment tout roulait, pour poser mes questions et  globalement faire le point.  Lorsque je suis monté sur sa balance (il faut insisté sur le « sa », visiblement nos balances ne sont pas étalonnées pareils), le nombre affiché était…. 89,4 (A la maison c’était un bon kilos de plus) ! Donc officielement, j’ai perdu mes premiers dix (10) kilos , et ça, ça s’arrose ! La séance s’est tournée plutôt autours de l’alimentation durant, pendant et après l’effort. Sur le reste , pas de changement en perspective. Ca marche, on continue comme ça.

Premiers dossards

Plusieurs étapes jusqu’à fin Mai vont jalonner l’entrainements sur les trois prochains mois. Je vais courir avec mes premiers dossards, l’objectif principal , c’est de finir les épreuves, se donner des temps de références pour progresser et s’essayer surtout. Donc pas de pression, on y va cool, se faire plaisir avant tout.

17 avril – 10km de Châtellerault

Premier dossard de la saison, première épreuve où j’espère faire un temps. En vue des séances d’entrainement et de mes allures, j’espère passer la barre des 54min et m’approcher le plus près possible des 52min.

8 mai – Triathlon (M) de Lacanau

Premier triathlon, réputé très roulant, donc très bien pour un poids lourds comme moi ! L’idée c’est d’avoir des temps de références sur les trois disciplines enchaînées, bien sûr pas d’objectif temps « officiel » , même si dans le fond de ma tête , je crois que j’espère tourner aux alentours des trois heures quand même, pas trop au dessus en tout cas…  L’important, c’est de pouvoir finir sans trop de souffrance et prendre du plaisir pendant la course pour garder l’envie de continuer à s’entrainer et d’aller faire d’autres courses de ce format.

28 mai – Semi Marathon du Futuroscope

Vue avec le coach qui me suit, normalement je devrais pas faire de semi-marathon pendant la saison de tri. Mais j’avais envie de m’essayer avec quelques copains et ce ne sera donc pas « préparé ». J’entend que je ne ferais pas de séances spécifiques pour faire un temps, il sera à prendre comme une sortie longue améliorée avec un chrono à la fin, et basta.  L’idée c’est de pouvoir courir sur l’allure de mes sorties longues de dix-septs kilomètres le dimanche, soit en moyenne 5min25s au kilomètre.

Objectif poids pour le 28 mai.

Le mieux serait d’avoisiner les 84 kilos le jour du semi-marathon, ce qui fait donc cinq kilos et cinq cent grammes de moins qu’aujourd’hui à perdre sur trois mois, et des brouettes, soit moins de deux kilos par mois, ce qui semble réalisable. Maintenant il ne faut pas oublier que plus le poids va baisser plus les kilos à venir vont être difficile à perdre, donc méfiate !

Points sur les entrainements

Depuis le début septembre, la quantité d’entrainement et le volume a progressivement augmenté. Lorsque j’ai commencé les séances encadrées , je ne faisais qu’un seul entrainement par discipline et par semaine, sauf pour la course à pieds où il y avait une séance piste et une sortie longue. Aujourd’hui, j’arrive à tenir les plans d’entrainement que nous propose notre coach. Ce qui représente un volume de deux entrainements par discipline et par semaine.

Pour ce qui est du vélo et de la course à pieds, malgrés mon poids et mes faibles temps, je me sens relativement serein pour encaisser le volume sur triathlon taille M. Ce qui me fait le plus peur, c’est la natation. Même si aujourd’hui j’ai tenu un plan d’entrainement de deux milles mètres de volume en sortant relativement frais, je ne me sens pas tout à fait comme un poisson dans l’eau. Je me laisse encore quelques séances d’essaies, mais si je ne note pas une amélioration d’ici quatre ou cinq séances, je pense que je vais monter la charge d’entrainement à trois séances par semaine en natation.

Le début du mois de février va sonner les trois mois avant mon premier triathlon, les séances vont devenir plus sérieuse afin de finir ce premier triathlon dans les meilleurs conditions possible. J’ai déjà hâte d’être à Lacanau !

Si tout ce passe bien à Lacanau, le triathlon de Mimizan le 3 juin me fait de l’œil également. Les copains du TCC y seront pour la plus part, quitte à ne faire que le S en indiv si Lacanau laisse un petit goût amer.

Une fois toutes ces épreuves passées, on pourra faire le point et voir quelle type de compétition visées pour éventuellement améliorer certains chronos.