L’Ironman 70.3 Luxembourg !

Après plusieurs semaines sans vous avoir gâté d’un bel article indigeste, je reviens aujourd’hui avec le compte rendu de mon objectif principal de cette saison 2018, mon premier triathlon format longue distance!

Depuis mon dernier article, j’ai pu faire refaire deux M avant d’aller me confronter à mon premier 70.3, mais je n’ai pas pris le temps de détailler mes impressions et surtout, les progrès et les choses que j’ai encore appris sur le triathlon et forcément moi-même depuis. Je ne vais pas vous bassiner avec ça, et je vais passer directement au vif du sujet! Retour donc sur le ce week-end du 17 Juin 2018, où je valide une marche supplémentaire vers mon objectif final.

Vendredi 15 Juin : Arrivée sur Place

Départ vendredi matin pour le Luxembourg, l’excitation est présente mais la route est longue, environ 7h. Donc pas d’affolements, je pars tranquille en direction d’Orléans où je vais rejoindre mes parents pour récupérer mon père au passage! Il a décidé de venir m’accompagner pour mon premier et me filer un coup de main pour la logistique! Et franchement, vue l’organisation d’un tel êvenement, ce n’est vraiment pas de trop…

On arrive enfin sur les coups de 18h à Sierck-les-bains, petite commune à 10min de Remich, j’y avais loué un petit gîte atypique, un ancien bar transformé en logement, très grand, spacieux et surtout hôte hyper accueillant. Ils ont en fait laissé le comptoir du bar pour le transformer en coin cuisine, il y a bien sur les tireuses qui ont été laissées mais malheureusement, elles n’étaient pas raccordées 🙂

 

Bon là, c’était légerement le bordel avec nos affaires, mais croyez moi, c’était la classe ce gîte !

On prend donc nos marques en installant nos affaires, une fois ravitaillé en glucide, on profite du beau match Portugal-Espagne avant d’aller se coucher, pour une journée pleine le lendemain.

Samedi 16 Juin: Reconnaissances

Levés avec le soleil, nous partons samedi matin pour Remich, le lieu de la course. L’objectif est double, récupérer le dossards et pouvoir préparer les affaires pour le lendemain: dépôts de sacs et dépôts du vélo. Mais aussi, l’occasion de réaliser un déblocage à vélo et d’aller reconnaitre les difficultés du parcours. Et en effet, ce parcours a une saveur qui lui est propre, puisque sur 90km, on a 55 km de plats et sur les 35 autres kms, il y a près de 500m de denivelé positif, de quoi y laisser quelques plumes si comme moi, on a pas le profil du grimpeur.

Une fois les affaires préparées, j’enfile donc ma tenue de vélo et hop directiont Remich!

Entre Sierck-les-bains et Remich, on voit déjà des panneaux sur les routes qui seront positionnés le lendemain, cela veut donc dire, que la route sera fermée (ou presque) à la circulation, et ça, ça sera une première pour moi, et surtout très important à savoir.

On arrive près du village de l’êvenements, et on voit déjà pas mal de voiture garées. Dès qu’on trouve une place on s’arrête et on prends nos marques. Mon père va donc faire un repérage village IM, de mon côté, je prends mon vélo et fait le réperage du parcours, on se donne rendez-vous une heure et demi plus tard.

Pas question de faire l’intégralité du parcours, simplement la portion vallonée qui ne fait moins de 40km. Je pars donc en longeant la Moselle, c’est plat ça roule, il fait beau, jusque là, tout va bien. Je prend un virage à droite, et l’ascension commence au milieu des vignes, j’aime pas la grimpette, mais franchement c’est super beau, les paysages sont très joli et la vue sur la vallée m’en bouche un coin, j’adore!

Pas de suprise, ça monte et ça descend avec quelques virages à 90 (des fois plus) , donc quelques relances inattendues. Cette reconnaissance me rassure, il y a des pentes certes, mais pas de raidars insurmontables, puisque je ne mettrais jamais tout à gauche, et tout ce fait bien.

La fin du parcours confirme ma première impression, c’est vraiment joli.

 

 

Je coupe encore un peu pour ne pas perdre trop de temps et fera 40km tout pile. Je pense à ce moment avoir reconnu les difficultés principales du parcours, cela me rassure pas mal, mais assoie également que ce parcours n’est pas si facile. Le vélo semble correctement monté, pas de bruit parasite, pas mauvais réglagle apparement, tous les voyants sont verts.

Après cette reconnaissance, je reviens vers la voiture retrouver mon père, je me change , et nous partons récupérer le dossard, grand moment!

Le dossard se récupère donc en plusieurs étape, d’abord le dossard lui-même avec autocollant (vélo/casque/sacs) et bonnets de bain, puis dans un second temps, les sacs de transitions à retirer sur l’IronMan Store. Hum, posons nous la question deux minutes… Pourquoi faire retirer ces affaires à deux endroits différents?? Mais surtout, pourquoi retirer ses sacs de transitions à la boutique officielle ? Bon tout le monde le savait, mais là, ça m’est quand même apparût clairement, c’est simplement pour forcer les gens à passer par la boutique. D’autant plus que le stand de retrait est bien au fond du magasin, il faut donc passer devant beaucoup de rayons avant de pouvoir récupérer l’intégralité de son pactage… Malin les marketeux!

Bref! Une fois le barda récupéré, retour à la voiture pour remplir les sacs de transitions et préparer le vélo. Il est un peu plus de midi, et le parc à vélo n’ouvre pas avant 14h, l’occasion de se restaurer (toujours avec des glucides) et de profiter un peu du lieu 🙂

 

Donc là, oui c’est mon père, juste après s’etre posé pour déjeuner ! Il sourit un peu, il fait un bel effort 🙂 Parce qu’au fond il en a un peu marre de patienter , de marcher à droite à gauche, avec les affaires, le vélo, porter ceci, faire gaffe à cela, et il manque ça, il faut retourner à la voiture et nanani et nanana…. BREF! Si Cette journée , que dis-je, ce week-end, c’est aussi bien passé, c’est en grande partie grâce à lui. Derrière chaque exploit sportif, il y a bien évidement la course le jour J, et la préparation physique, mais ce n’est pas que ça. Il y a toute l’implication des proches, de la famille et des amis. Donc je profite (et je le referai) pour remercier mes proches qui m’ont énormément aidé pendant cette préparation. Il y a bien évidement ma chérie qui a dû supporter mes longues sorties vélos/enchaînements, mais il y a bien entendu mon père qui m’a filé un coup de main énorme, et qui s’est montré d’une patiente à toute épreuve. Du fond du cœur, merci, sans vous, ce week-end n’aurait pas été le même et loin de là.

Il est maintenant pas loin de 14h, le parc va ouvrir, les affaires sont prêtes, les sacs sont fait et le vélo semble niquel et les autocollants posés, alors direction l’air de transition!

Je rentre dans le Parc est prend conscience de l’ampleur de l’êvenements. Les allées sont très longues et moi qui ne suit pas un As de la transition, je sens déjà que je vais y passer du temps 😀 Mais ce moment est très sympa, l’ambiance semble détendu, alors il faut profiter de ce moment, de cette saveur particulière où l’on pose ses affaires pour le jour J! Je vois qu’il fait chaud, alors j’en profite pour dégonfler mes boyaux, je reviendrai le lendemain pour refaire la pression et redéposer mes consommables (revito, cartouche de Co2, bidons …).

Voilà, il est bientôt 15h, direction la tente général pour le Brief de la course de demain. Je n’y apprendrais pas grand chose, c’était plus histoire de me rassurer qu’autre chose. Nous quittons les lieux vers 16h pour un retour au calme avant le jour J.

Dimanche 17 Juin:  La course!!!

Je m’attendais, comme chaque nuit avant course, à ne dormir que 3 ou 4h et me reveiller avec des poches sous les yeux. Je ne sais pas trop par quel miracle, mais j’ai l’impression (dans les faits je ne sais pas) d’avoir mieux dormi que d’habitude. Je me suis reveillé deux/trois fois dans la nuit, mais pas difficulté à me ré-endormir, c’est donc presque frais, à 5h45 du mat, que je me lève le dimanche matin, pas encore trop marqué par la fatigue.

Comme chaque petit dej’ avant course, ça sera gatosport et café, truc de champion!

Les routes étant barrées près du lieu de la course, on part un peu plus tôt pour trouver une place pas trop loin. On trouvera un parking à pres d’un kilomètre du lieu du départ, c’est pas génial, mais c’est presque le mieux qu’on puisse faire.

Arrivé sur place, je m’en vais dans l’air de transition pour mettre mon ravito et mes consommables en place. Je refais la pression des pneus, je règle mes vitesses pour pouvoir partir, je fais un dernier check pour constater que tout va……. MAL ABSOLUMENT MAL! En tournant la roue arrière je m’aperçois que mon boyau est fendu (photo prise post course). Je regonfle mon boyau à bloc, et je n’entend pas l’air passé. Okay, donc mon boyau est correct mais fragilisé, il est plus de 7h30, j’ai moins d’une heure devant moi, quelle décision prendre ?

1/ Changer le boyau maintenant, sachant que mon boyau de secours ne sera pas collé mais simplement maintenu par la pression, ce qui m’oblige à ralentir considérablement dans les virages pour ne pas déchausser et partir avec un vélo réparer au dernier moment

2/ Partir comme ça et prié pour que le boyau tienne.

Dans tous les cas il y a de l’indécision, une partie qu’on ne maitrise pas. J’ai un peu  de temps devant moi et malgré tout, je préfère partir avec un boyau qui n’est pas lasséré quitte à aller moins vite que de devoir changer mon boyau à l’arrache sur le circuit. La décision est difficile à prendre, mais je me lance dans le changement une heure avant le début de la course.

Heureusement pour moi, j’avais prévu le nécessaire à réparation, de plus, un ami du club m’a fait un cours spécial changement de boyau quelques jours avant. C’est non sans mal que j’ai réussi ce changement de dernière minute. Plusieurs personnes me mettent en garde sur un boyau non collé pendant les virages, ce qui pourrait provoqué un déchaussement éventuel, donc molo dans les relances et les virages.

 

Je viens de réaliser en live mon premier changement de boyau dans la vie réelle, je ne vous raconte pas la pression  que ça me mets, et toutes les questions qui défillent dans ma tête :  » Est-ce que ça va tenir ??? ». De plus, rien  que changer le boyau a été énergivor , je vous raconte pas l’influx nerveux également utilisé par le stress engendré….

Bon, le vélo a l’air okay, et même si je doute, il est l’heure d’aller se mettre en combart. Au vue de l’heure qui l’est après ce changement de boyau, je n’ai pas le temps d’aller m’échauffer dans l’eau. Tant pis, le rolling start me laissera largement le temps de m’échauffer à sec dans la fil d’attente.

 

L’heure avance et les fils d’attentes prennent vie. Je me mets dans le SAS -35′ sachant que pour moi c’est plutôt optimiste comme résultat. Mais en vue de mes performances passées en piraterie (Bien drafté comme un porc !), y’a moyen si je trouve un poisson pilote dont l’allure peut me correspondre.

J’enfile la combinaison complétement, le stress du matériel vélo est toujours présent , et on commence à avoir chaud en attendant dans la file complétement vétue. Heureuseusement, en attendant je tombe sur Jérôme , premier Half pour lui aussi, en papottant un peu, je m’aperçois que nous avons le même parcours, le triathlon comme objectif de remise en forme! Son optimisme me déstresse complétement, il me remets dans le moment présent et me redirige vers le moment présent, pour le vélo, on verra quand on y sera, avant faut nager !

 

Allez le chrono avance et c’est l’heure du départ! Rentrer dans l’eau me fait du bien, on a chaud dans la combi! Je m’attend à me faire passer devant -35, je n’y crois pas trop. Du coup, je me laisse deux trois minutes pour huiler la mécanique des bras (pas d’échauffement dans l’eau), que la respiration se stabilise, et j’enclenche mon allure half, je lève la tête et cherche des pieds. Là, étonnement complet, je remonte des gens. Je ne fais quasiment que ça. Je ne trouve pas de personnes dans mes allures, ou alors ils ont l’air trop loin de moi. Donc je pose ma nage , j’allonge les bras, je glisse, tout en technique.

Le permier demi tour arrive ! Là, comme le coach l’avait dit , ça brasse, ça ralenti, ça m’agace. Je fais le méchant et je castagne, je passe au dessus comme un bourrin, « Rien à fout' » comme dirait l’autre. Je me dégage de ce peloton, et cherche toujours des pieds. Ah ! Ca y’est je vois quelqu’un qui nage à la même vitesse! Chouette! Je ralenti, me mets derrières et….. il accèlere, fait des virages et bats des pieds… Zut ! Je le perds de vue rapidement et je ne le tiens pas, tant pis je continue tout seul!

Dernier demi tour à contre-courant, encore 150m et je fini par sortir de l’eau, je regarde ma montre, mais dans ma tête en ayant nagé seul, je m’attend pas à grand chose. Je vois le ponton pour remonter, je me fais aider par les volontaires et je check ma montre, 34’40 ! Youhouh !! Et tout seul comme un grand 🙂

La longue transition arrive, je choppe mon sac de transition et prend le temps de m’habiller correctement en mettant une paire de chaussette, mes chaussures, un arrêt au stand , je choppe mon vélo pour partir. Les allées de vélos sont looooooooongues….. courir avec les chaussures au pieds et le vélo dans les mains, franchement, c’était lourdingue. Je passe la ligne, tout sourir quand même, putain je suis bien!

 

Je prend quelques minutes sur le vélo pour ré-ajuster ma tri-fonction, boire un coup et entamer une barre énergétique. Après quelques coups de pédales, je me mets allure Half, 230 watts, et j’allume. La première partie du parcours est plate, très plate, en plus on a le vents dans le dos. 38-39-40km/h, purée, que c’est bon !

Très vite, je trouve des compagnons de roulages, notamment « Carmen » , l’allemande qui envoie des watts!  On se passe devant mutuellement mais en roulant propre, « No drafting hein! » . Arrive le premier demi tour, et la vent dans la tête, mais on reste aux alentours de 36/37 (Hein mon Franckyyy!) , j’achéte.

Au bout d’un moment, j’entend un « tic tic… tic tic ». Je fais le point sur le vélo, et j’essaye de voir d’où ça vient. Pas du pédalier, pas des dérailleurs, et en vue du rythme du « tic tic », c’est sur, ça vient des roues. MON BOYAU MERDE! . Je sers un peu les dents , et je prie (littérallement).  Au bout de 40km, le premier raidars arrive, je ne me fais pas de soucis, j’ai reconnu la veille je sais à quoi m’attendre. Je maintient mes watts et je monte, toujours avec ce « tic tic » en fond sonore et Carmen qui me suit. Au bout d’un moment, Carmen me sussura des mots d’amour en allemand dans l’oreille : « Il fait un sacré bordel ton vélo quand même ! » . Putain, même si Carmen commence me dire ça c’est que c’est la merde. La première bosse est suivi d’une plus grosse ascencion, alors je sers encore un peu plus les dents et j’attend d’arriver en haut.  Une fois la haut, je descend du vélo, je retourne le tout et je contrôle absolument tout. Le boyau est encore gonflé à bloc, les flancs ne se décollent pas et aucun pète à signaler. Je fais pareil pour la roue avant, je check tout le tour , les pignons du dérailleurs arrières et plateaux avec le dérailleur avant. A vide, rien à signaler aucun bruit, tout tourne niquel, je ne comprends pas.  J’ai déjà perdu au moins 3′, je remonte alors sur le  vélo et c’est repartie, le « tic tic » redémarre, et merde…. je fais avec, tant pis.

Evidement Carmen en a profité pour prendre la poudre d’escampette, la maline ! Zut, elle va me manquer 🙁

Les grosses descentes pleines de virages et de relance arrivent, alors je fais hyper gaffe pour pas que le boyau se déchausse en aggripant les freins très fort , là encore je perdrais pas mal de temps, mais il vaut mieux arriver entier. La partie valonnée me donne du fil à retordre, en plus, arrivé en haut des vallons , le vent est présent , et bien sur pleine face. Sur une partie délicat, on enchainera une descente, un virage à 90 , et une remontée un peu sèche succesifs, je déraillerai également.  La chaîne vient alors se mettre entre le petit plateau et le cadre, mais bien coincé comme il faut, alors que j’avais déjà entammé la côte. Là encore je mettrais bien 2′ à sortir la chaîne et à repartir.

Arrivé au 60ème kilomètre, je retrouve Carmen ! Peut-être a-t-elle envoyé trop de watts au début ?

La dernière bosse du parcours est usante, non pas qu’elle soit difficile en soit, mais l’enchaînement de toutes ces bosses , c’est vraiment difficile pour quelqu’un qui ne grimpe pas comme moi…. J’ai hâte d’en terminer de la partie vallonnée, mais je m’accroche en me disant que les 15 derniers kilomètres sont plats, et qu’en vue du vent au départ, on devrait l’avoir dans le dos!

Enfin je vois la fin, on arrive sur du plats et je m’apprête à envoyer! Et bien c’était sans compter sur notre ami le vent, qui avait décidé de tourner! C’est pas bien grave, je me mets en position aéro tout en respectant mes watts. La vitesse est quand même présente malgré tout, alors je m’accroche.

La ligne d’arrivée du vélo est en vue, je descend et c’est repartie pour aller reposer le vélo et courir avec les chaussures sur ces allées interminables. Je finirai cette partie en 2h48 avec les différents arrêts sur le parcours, un peu deçu mais ça ira, je prend.

 

(Non c’est pas moi là, mais c’était histoire de mettre une photo!)

Encore une transition où je bois une clope et fume un café (oui dans cet ordre), ces interminables allées remplies de vélo, ça fou le vertige! Je checks mes voyants et tout à l’air de tourner pas mal. Mes jambes ne sont pas attaquées et mes intestins vont bien, merci les pastilles de sels.

Après avoir rangé le vélo et mis mes baskets, c’est partie pour 21kms de course à pied! Yiiiii ahhh! Je sors de l’air de transition, je me laisse une ou deux minutes pour faire récupérer un peu, et paf je monte passe en allure Half. L’allure théorique visée était 4’50 /1000, mais je ne me faisais pas d’illusion et je veux finir cette course de manière linéaire, alors je fais à la sensation en accord avec mes puls. Je me lance donc, et la montre indique 5’05/5’10 au 1000, les puls varient entre 150 et 153, c’est parfait!

Okay, ça pourrait me faire un semi en moins d’1h50, ça serait incroyable!! Les premiers kilomètres se passent méga bien , je suis obligé de m’arrêter pour me ravitailler, j en’arraive pas à boire et/ou manger en courant. C’est plus dur qu’à l’entrainement. Mon allure moyenne entre les arrêts au stand et mon allure en déplacement est à 5’15, c’est juste parfait, pourvu que ça tienne.

Le premier 5000 arrive , et mon état est très satisfant, c’est l’heure de prendre le premier gels et là premier kwak, ça ne passe pas. Je n’en consomme alors que la moitié et prend un verre d’eau pleins pour faire passer le tout. Hum, c’est pas génial pour le ventre. Pour les ravitos intermédiaires, je prend un verre de coca et d’eau mélangé, mais toujours en marchant pour bien boire correctement.

J’arrive au 10000m , l’allure tient, c’est incroyable les puls sont parfaitement raccord , pas trop haut, pas trop bas, c’est impeccable. Je suis bien, je suis vraiment bien. C’est l’heure aussi de prendre le deuxième gel, et là je fais l’erreur de trop, je fais l’impasse, je n’arrive pas à le prendre. J’essaye de compenser avec des boissons iso, mais je sens bien que l’apport n’est pas le même.

Au 13ème, je sens mes intestins crier plus fort , l’alimentation devient de plus en difficile et je sens mes force s’amenuirent, l’allure baisse légérement, mais les puls descendent aussi avec l’allure, donc c’est n’est pas une fatigue cardio vasculaire ni musculaire. Au 15ème c’est l’hécatombe. Plus une goutte de jus. Encore une fois mes signes physios restent au vert, mais je n’ai plus le carburant pour tenir l’allure, j’ai fait l’impasse sur mon alimentation, et je le paye à ce moment là. J’alterne le trôt et la marche, mais c’est vraiment difficile, je vois s’éloigner mon chrono sur semi, zut. Au 17ème je retrouve un peu de force et je me fais violence pour repartir au moins allure IM, 5’35/1000, il reste 4kms. C’est le moment où les idées noires arrivent, on a envie d’arreter de tout lacher, et on se demande vraiment ce qu’on fou là. Puis je repense à tous les efforts , tous les sacrifices réalisés pour arriver là, mais surtout, mais surtout, je pense à mon père qui a fait tous ces kilomètres , qui patienter des heures, qui m’a supporté depuis le début de la course , et qui s’est mis en 4 pour pouvoir m’offrir ce week-end tant attendu. Et là , je vous jure, quelque soit le dégré d’inconfort, on plus rien envie de lâcher…. Alors je m’accroche et je compte les mètres qui sépare de la ligne d’arrivée… Et enfin, au bout d’un moment, la voie du speaker se fait entendre , le bruit du public est de plus en plus fort et on sait qu’on est bientôt au bout alors on tient! Finalement, la finish line pointe de le bout de son nez et à ce moment un doute s’installe: « Ai-je bien fait mes 4 tours ? » « C’est pas possible , j’ai pas déjà fini ?? ». Je check mes poignés, j’ai bien 4 chouchous, je regarde ma montre elle indique 20km800, bref, c’est sûr c’est la fin. Alors je profite, je cherche mon père dans le public, mais je sais qu’il m’attend derrière la ligne. D’un coup, tout se débloque, tout se libére, et on réalise qu’on vient d’accomplir quelque chose de plutôt cool! La ligne d’arrivée franchie, je me retourne et vois sur le chrono officiel « 5h31’24 » », je l’ai fait, putain, je l’ai fucking fait et la barre des 5h30 est quasi atteinte, wahou c’est incroyable!

 

La ligne d’arrivée franchi, j’ai froid. J’ai super froid. Je me précipe alors dans la zone d’après course pour récupérer t-shirt et ravito, j’ai en bien besoin!

Après être passé me ravitailler, je profite simplement d’être là, avec un t-shirt et un bout de métal autour du coup à 250 euros , et ce chrono a ajouté à mon palmarès qui ne cesse de s’agrandir !

Conclusion

Mais quelle expérience ! Tout au long de la course, je me suis senti vraiment bien. Excepté mon coup de moins bien au 15ème pour cause d’alimentation, la course semblait pleine du début à la fin, bref, j’étais prêts ! La préparation était vraiment bien calibrer pour m’emener aux portes de cette compétition et la vivre de la meilleure manière qui soit!  Je suis très fier de ce résultat malgré des kwak mécaniques en vélo qui aurait pu m’emener encore avec un meilleur chrono, mais peu importe, l’objectif principal est atteint, finir mon premier 70.3 avec un chrono honorable, et aujourd’hui c’est chose faite.

 

Le point a relevé et que j’ai encore plus compris aujourd’hui c’est l’importance de l’entourage. Encore une fois, ce week-end n’aurait pas pu me procurer autant satisfacation si je n’étais pas entouré comme je l’étais. Un grand merci à mon père qui s’est plié en 4 pour moi et évidement à mes proches qui ont subits mes abscences répétées et aussi ceux qui m’ont accompagné dans les moments de doute. Cette médaille avec laquelle je repars, c’est bien sûr la leur aussi, car sans eux, c’est sûr, je ne l’aurais pas eu autour du coup, et même si je l’avais eu, c’est certain elle n’aurait pas du tout la même saveur.

 

[S-21] Le verre est a moitié plein

Cette semaine il fallait recharger les batteries, c’était le seul objectif viable et faisable, mais pas gagné non plus. Le vrai problème que j’ai commencé à rencontrer la semaine dernière c’est la dégradation de la qualité de mon sommeil. Avec un endormissement difficile et un réveil précoce sans possibilité de se rendormir, je devais tout au plus cumulé 5h de sommeil par nuit.  Récupération difficile par conséquent et de l’inquiètude grandissante. Je me suis quand même forcé à faire des séances bien calibrées en fonction de mon état de fatigue mais aussi des conditions climatiques qui n’ont pas été très avantageuses.

Je m’en sors quand même avec une petite semaine à 5h30 d’entrainements sans trop d’insensité et surtout une grosse coupure morale et physique de 48h complète avec une séance de nat à 2800, une sortie courte et longue en course à pied et une sortie « plaisir » à vélo.

Evidement, avec le temps qu’il fait, le vélo est presque devenu pénible, on a pris la flotte pendant deux heures, c’était vraiment très chiant. Les sensations à pieds n’étaient évidement pas au rendez-vous, mais vue la semaine que j’ai eu, je ne m’inquiète pas trop.

Malgré cela, cette semaine a été plutôt positive, même si je n’ai pas pu m’entrainer comme je voulais, j’ai profité de ma coupure pour aller faire le soldes (ouais…). On a passé la journée sur Bordeaux avec ma compagne pour que je puisse refaire un peu ma garde robe. En effet, depuis l’année dernière, j’ai encore perdu une taille de pantalon/t-shirt/chemise, et j’avoue que c’est seulement dans ces moments là que ce n’est pas désagréable de se voir dans un miroir avec des habits adéquates. Alors certes, il me reste encore une ceinture de gras autour du ventre et quelques kilos encore à perdre, mais je constate beaucoup de changements dans mes comportements fasse à l’alimentation ; et surtout ; je commence à reperdre du poids.

J’ai très longtemps stagné entre 90 et 88,5 kilos, et depuis décembre, je reperds progressivement du poids. Ce matin au réveil à jeun, la balance affichait 86 kilos tout ronds alors que le semaine n’a pas été très sportive et que j’ai profité de deux repas plus qu’améliorer ce week-end. Mais la vraie victoire se trouve très certainement dans la disparition de l’envie de vouloir se goinfrer à la moindre occasion « exceptionnelle » ; mon cerveau ne me dit plus de me jeter sur la bouffe et ça, c’est vraiment chouette. A voir si ça tient sur la longeur !

Petit point matos pour finir : Il y a un peu plus d’un mois, j’ai pris contact avec GTRaceWheel, monteur artisanal de roues carbones et après avoir longuement réfléchie, je me suis payé une paire de 50mm et une roue arrière de 88 pour les parcours roulants que j’affectionne.   Le bonhomme n’étant pas loin de Bordeaux, j’ai donc fait un petit crochet pour récupérer le bardat. J’ai très apprécié l’accueil fait par Thierry (l’artisan), il a vraiment pris le temps de me faire visiter son antre, de répondre à toutes mes questions. C’était chouette de discuter avec ce passioné, je n’ai pas encore eu le plaisir de tester ces jolies roues, mais je les aime déjà.

 

 

S-24 : Objectif Luxembourg

L’objectif de ce projet ambiteux, être finisher d’un IronMan: 3,8kms de natation, 180kms de vélo et 42,2 km de course à pied. Cet objectif est évidement un projet à long terme, à un moment où courir 10kms à pied était déjà une épreuve en soit. Cette épreuve, justement, elle est longue, un chemin de croix, mais évidement, on ne passe pas de 10kms à pied à un triathlon XXL en quelques mois. Les étapes intermédaires viennent jalonner la progression, construire le mental, préparer le corps à encaisser toujours plus de charge, à aller toujours plus loin, à dépasser ses propres limites.

L’année 2017 a été très riche, mon tout premier dossard était une course nature de 16km;  puis aller chercher un chrono sur 10km suivi d’un premier triathlon distance olympique. S’enchaine ensuite un premier semi marathon et finalement, d’autres triathlons pour améliorer le chrono.  La suite logique de cette évolution c’est bien entendu le semi IronMan. Le rendez-vous est déjà pris pour le 17 Juin 2018 au Luxembourg, ce qui nous laisse encore 23 semaines avant le jour J. C’est à la fois long et en même temps très court, les périodes d’entrainements vont s’enchainer et les spécificités des cycles vont continuer d’évoluer.

Comme chaque première fois en triathlon (je précise.. en triathlon..), je ne vais pas chercher un chrono, l’idée est de faire la meilleure course possible sans passer la moitié de la course à pieds à marcher. Finir honorablement la course en ayant tout donné, mais en ayant gérer l’effort au mieux. Le temps limite est de 8h30, et je peux bien finir la course en 8h29, tant que l’effort est régulier et que je franchi la ligne d’arrivée , alors le contrat sera remplie. Evidément, j’ai une barrière psychologique, mais si elle n’est pas passée, il suffira simplement de regarder d’où je viens pour relever un peu la tête.

Afin d’essayer d’être plus régulier dans mes posts, 24 semaines, soit presques 6 mois avant la date fatidique , je vais essayer de faire un compte rendu toutes les semaines de mes entrainements de comment je les ai agencé et de comment j’ai pu méler ça avec ma vie personnelle et professionnelle, ainsi que l’évolution ressentie!

Idéalement, j’aimerai monter la charge d’entrainements pour m’entrainer six fois par semaine, avec deux entrainements dans chaque discipline et monter à 7 voir 8 pendant les pics de charges en mettant l’accent sur la course à pied. Voici un découpage théorique de ce que je voudrais approcher

  • Lundi : Natation
  • Mardi: H.T ou travail spécifique vélo
  • Mercredi : Séance de pistes , VMA/seuil
  • Jeudi : Repos complet / footing de récupération
  • Vendredi : Natation et une séance d’allure en course à pied (pas enchainées)
  • Samedi sortie longue vélo (accompagné d’un enchainement CAP vers  le mois de mars)
  • Dimanche sortie longue type trail en course à pied

Mais ça c’est dans la théorie, cette semaine par exemple je n’ai pas pu m’entrainer lundi et mardi. Cause principalement d’un déplacement à Paris pour le travail et d’un rendez-vous médical qui a pris 3h de retard le mardi… La séance de mercredi soir était dure, 8x400m à VMA + 1km/h (je n’ai pas tenu toutes les séries à ce rythme). J’ai voulu enchaîner le jeudi une séance de natation, avec la fatigue cumulée de la veille j’ai fait une hypoglycémie à la moitié de la séance, c’était ma première, ça fait bizarre. Donc la séance de natation , avec plusieurs séries de technique principalement s’est vite écourtée.  Me sentant mieux le vendredi j’ai fait une petite séance d’allure en course à pied : 6 * (1′ z3/1’z4/1’z2). Le samedi je voulais faire 2h45 de vélo, finalement en tirant un peu on s’ent retrouvé à faire 3h30 en pure aérobie avec quelques côtes à bloc et un relais sur une dizaine de kilomètres. Et enfin le dimanche, 1h45′ dont 30′ très cool au début, madame a voulu m’accompagner (Et j’en suis ravi !!).

Bref, beaucoup de volumes en fin de semaine avec 7h40 de sport cumulées. J’aurais aimé faire un peu plus de nat mais quand le corps dit stop, c’est stop.  Cette semaine s’annonce aussi compromise, le lundi et le mardi je le passe à Paris également…

En tout cas l’échéance approche doucement, mais je m’y prépare surement , avec envie !

 

 

Le renouveau de 2018, bonne année !

Cela fait un moment maintenant que je ne suis pas revenu poster quelque chose. Je me rends compte que plus le temps passe entre deux articles, plus je me sens obligé d’y écrire un énorme pavé. Première bonne résolution donc, venir poster un peu plus souvent pour y retrouver des articles un peu plus digeste !

Allez promis, cette fois je vais essayer de faire cours. 🙂

D’abord en ce renouveau, laissez moi vous présenter mes meilleurs vœux pour 2018, sportive ou non 🙂 Que chacun puisse trouver sa voie et s’y épanouir à son rythme, prendre son temps , et prendre du  plaisir, « enjoy the life » comme dirait l’autre.

De mon côté le début de l’hiver a été tumultueux. Le coach qui s’occupait de nous à muter dans un autre club . En résulte le fait que le club actuel où je suis, n’a plus vraiment d’encadrement pour accompagner les entraînements, et j’avoue que je le vis assez mal. Le club a souscrit à un coach en ligne et nous recevons des plans d’entrainements tous les mois, sauf que c’est calqué sur, j’imagine, des plans génériques et qui ne correspondent pas forcément à nos envies. J’en tiens pour exemple la course à pieds de l’hiver. Mon premier coach nous encourageait à faire pas mal de course hivernal (type trail) et donc l’entrainements qui allait avec, VMA , seuil, travail en côte, etc, dès le mois de novembre. Aujourd’hui,  le travail d’allure commence seulement à cette période, moi qui voulait axer mon travail sur la course à pied c’est raté ! Bon , passons à la suite, pour le reste, je sens que j’ai franchi un cap en natation et en vélo, je me sens beaucoup plus à l’aise dans l’eau et je suis maintenant capable de finir une séance de 2500m en moins d’une heure ce qui était loin d’être le cas  l’année dernière. Couplé au fait que je me sens bien mieux dans mes séances de vélo, la vitesse augmente, le cardio descent et les sorties se rallonge. A contrario ,  il y a la course a pied, ou le cardio est haut, la moyenne est basse 🙂 Bref, c’est le début de l’année il me reste encore un peu de temps pour progresser en course à pied, donc on verra !

Sinon, la saison se profile, les inscriptions pleuvent et les objectifs se fixent… en voilà un résumé

  • Entrevoir les 45min au 10km de Châtellerault, 47’30 l’année dernière.
  • Améliorer le temps sur M aux triathlons de :
    • Lacanau (2017 : 2h46, 32′ –  1h18 – 55′, transitions comprises)
    • Mimizan (2017: 2h35: 32′ – 1h15 – 48′, transitions comprises)
  • Finir un premier L : 70.3 du Luxembourg
  • Et essayer d’aller chercher une perf sur le 70.3 de Vichy

L’inscription à Vichy n’était pas vraiment prévue… Je voulais me garder la surprise du parcours pour le Full IronMan que j’ai en ligne de mire. En vue de l’engouement rencontré pour cette épreuve, et des conseils des proches (Merci Sylvain, Val’, Yago, Pablo et Jean! ) qui y seront également, je crois que j’avais quand même envie d’aller y goûter 🙂

Bref, c’est chose faite !

Si avec tout ça il me reste encore du jus à la sortie , j’envisage cette année le marathon de la Rochelle pour le mois de novembre 2018 et ce qui nous fera une deuxième très belle saison de triathlon. Fin Août sera l’occasion de faire un point sur les L, ce qui me donnera une bonne appréciation sur la capacité d’envisager un IronMan pour 2019.. Bref tout ça c’est encore loin, place au foncier pour le reste de l’hiver !

Bonne route à tous 🙂

Un nouvel arrivé, le Gir’s Shaka.

Il  n’y a pas vraiment de raisons, à part peut-être se faire plaisir. Je suis dans l’année de mes 30 ans, et j’avais aussi envie de marquer le coups. En plus de ça, mes premiers triathlons et les sensations qu’ils m’ont procuré m’ont confirmé que j’avais envie de continuer dans ma démarche, celle qui me ferait aller vers la très longue distance.  Cela se marque d’avantage dans l’avancée des mes entrainements où je commence à prendre goût aux sorties longues, notamment à vélo. De plus, sur chaque triathlon en compétition, j’ai confirmé de beau temps à vélo pour un débutant. Du coup, je me suis lancé….

Bref, vous l’aurez deviné, je me suis offert un vélo CLM , un contre-la-montre!

La démarche a été assez longue avant de finalement craquer sur un vélo. J’ai d’abord voulu m’orienter vers un Canyon, le speedmax, qui semblait être d’un excellent rapport qualité prix. Un excellent cadre et équipé avec du matériel de qualité pour un prix défiant toute concurrence ! Ahhh.. Internet ! Malheureusement, je ne suis pas mécano, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et malgré tout, je préfère quand même passer par un revendeur à côté de chez moi pour bénéficier d’entretien, si besoin, sur le vélo.

Finalement, j’ai jeté mon dévolu sur le Gir’s Shaka, pour plusieurs raisons. J’ai d’abord cherché pas mal d’avis sur le Shaka , des tests , etc. On se retrouve vite dans une impasse, aucun article de tests sur le sujet. Par contre, il y a pas mal de tests sur les autres vélos de la marque Gir’s et tous les tests sont unanimes … ils sont vraiment excellents, polyvalents, légers, bref, une tuerie. Ensuite, on a affaire à une marque française. Bon, j’imagine que les usines de fabrication sont délocalisés, mais au moins la marque est française.  Ensuite, on a presque accès à un montage à la carte et pas de déclinaison du cadre en gamme. C’est à dire que le cadre utilisé par les pros est le même qui est vendu aux particuliers et on peut donc le trouver dans sa version la moins chère avec un groupe 105 complets. C’est d’ailleurs ce groupe que j’ai choisi. Il est possible de prendre le vélo sans les roues (ayant déjà une paire carbone) pour dimunuer encore le coût. Finalement, on peut choisir la taille de la cassette, taille de la manivelle, taille des plateaux, forme des prolongateurs chez Zipp’s sans faire monter le prix. (Evidement à gamme équivalente.). Le kit cintre et prolongateur aéro, le Vuka Alumina vient completer le tableau. Un excellent kit avec beaucoup de possibilité de réglagle et de très bonne facture à en croire le site « Bike Radar » (qui s’avérera vrai d’ailleurs).  Et si vraiment il me restait encore un peu budget (ce que je n’avais pas), on peut choisir nous-même les couleurs du cadre, des stickers, leur forme, leur positions, etc. Bref ! J’ai beaucoup aimé ce concept , alors je me suis lancé ! Pour finir, le vélo est livré avec une selle haut de gamme, la tritone de chez Fiziks. Il me semble également que si la selle ne convient pas, ils peuvent la changer sur demande dans une haut de gamme Fizik également. Pour ma part, j’ai vu directement avec mon revendeur pour qu’il me reprenne la tritone, j’ai finalement choisie une ISM P.L 1.1.

 

 


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Première bonne suprise: J’ai pu bénéficier du cadre 2018, pas de changements particuliers sur sa spécificité, seulement les déco’s d’origine ont été révu. Stickers noirs brillants sur fond noir mat. J’adore !

Ma première impression : Le vélo est magnifique. Les finitions sont vraiment extra, on a vraiment l’impression d’avoir un vélo de qualité sous les yeux.

Le groupe livré c’est bien du shimano 105. Au début, j’avais commandé un pédalier avec plateaux 52/36. Finalement, petite erreur de livraison j’ai reçu un 50/34.

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Au début, je voulais absolument emener plus gros en terme de braquet. Finalement, après avoir effectuer ma première sortie, un chrono est un peu plus exigeant dans les montées. Sachant que je me traine toujours un peu de poids en plus, ça sera finalement pas mal ce plus petit braquet.

Petit points négatif, les manettes de freins et étriers ne sont pas estampillés Shimano. Ce sont des trektro 40. Inconnu au bataillons pour ma part. J’imagine que c’est une gamme en dessous du 105, ce qui se confirmera un peu sur la qualité de freinage.

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Pour mon petit confort intime, ISM avait une belle réputation, comme je le disais au dessus, mon choix s’est tourné vers le modèle longue distance, la version large.

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Excellentes premières sensations ! Il est vrai que la largeur de selle nous laisse un petit désagrément sur l’entre-jambe au début. Le temps de s’habituer, il parait que ça s’estompe avec le temps.

J’ai complété la selle avec un support porte bidon qui me permets d’emmener du matériel de réparation en plus, support pompe et CO2 , plus des attaches pour trimballer les chambres à air. Top !

Evidement , dès réception de la bête je n’ai pas pu m’empêcher d’aller essayer !  Il va être très difficile de livrer objectivement des impressions puisque mon seul point de comparaison est un vélo de route. J’ai bien essayé pendant quelques kilomètres le vélo de Chrono d’un copain, mais je n’ai pas assez d’expérience pour avoir un vrai retour constructif.

En tout cas, mes premières impressions sur le vélo sont vraiment excellentes. Déjà, on a une sensation d’être très bien posé, et que les kilométres peuvent s’enchainer sans vraiment trop de problème. La position aéro est juste incroyable. Quand il y a du vent particulièrement, on réalise vraiment le gain. Evidement qu’on le ressent mais nettement moins qu’avec un vélo de route, même avec des prolongateurs. Cela n’a rien à voir. Les longues lignes droites se dévorent très bien avec ce vélo. L’inertie s’emmagasine petit à petit et on se retrouve très vite à fleurter avec des vitesses qu’on ne se soupçonnait même pas d’atteindre. Sur certaines portions plates, je me retrouvais à faire du 38km/h de moyenne avec un vent latéral (et non de dos).  Incroyable.

Quelques points négatifs quand même : La qualité de freinage que je trouve un peu juste. Je mettrais ça sur le compte du couple étriers/manettes de freins. Mais peut-être que je me trompe.  Quand j’aurais re-rempli les caisses à voir pour faire monter en gamme cette partie du vélo.

Evidement comme je le disais, pour moi un chrono est plus exigeant dans les montées. Déjà que je suis loin d’avoir un maillot à pois , donc il faut se canaliser et pas vouloir emener du trop gros braquets ( Du coup, merci l’erreur de livrason!)

Mais avec tout ça, lorsque je suis revenu de mes quelques premières sorties, j’avais vraiment le sentiment que je pouvais faire beaucoup de kilomètres sans m’abîmer par la posture. On se sent confortable, de quoi passer six heures sur un vélo et de pouvoir enchaîner sur un marathon !

Mes premières impressions sont donc excellents, la selle ISM ne doit sans doute pas y être pour rien. Même si pour l’instant je dois encore m’adapter à tout ce changement de position.

Evidement, il n y avait pas urgence à acheter un vélo de Chrono, je l’ai fait par plaisir d’abord et peut-être quelque part aussi, marquer mon engagement à aller au bout de ma démarche. Et avec ce genre de matos entre les mains, ça me donne encore plus envie que jamais d’y arriver !