[S-14] Plus que trois mois.

Oula ! Mais j’ai pris du retard dans ma  prise de note , presque un mois sans vous compter les litres du sueurs transpirés, de kilomètres roulés , de longeurs crawlées ou de fractions terminées. Je n’ai aucun doute que tout cela à dû vous manquer ! Mais ne vous inquietez pas , je vais me rattraper !

Plus d’un mois, c’est plus d’un cycle complet d’entrainents , autant dire qu’il s’en passe des choses pendant cette période,  et notamment un point des plus important pour moi, j’ai changé de club.

Je l’avais évoqué dans un article précédent, mais mon coach avait décidé de muter dans un autre club, ce qui avait provoqué une réorganisation autours des entrainements et malheureusement je n’arrivais pas à y trouver mon compte. J’ai donc décidé de le suivre. Si on regarde les choses plus en profondeur, je pense surtout que mon manque d’expérience et mon peu de confiance ont indiscutablement joué dans la décision de me faire encadrer dans une atmosphère connue et dans une pratique qui m’a déjà fait progresser de manière inespérée. Les objectifs fixés restent quand même ambitieux dans une plage de temps assez restreinte, et j’avais envie d’optimiser mon travail, me faire encadrer de manière forte mais également de profiter de l’énergie d’un groupe qui m’a toujours tracté dans les moments durs.

Finalement, c’est très égoistement que j’ai quitté mon ancien club pour me retrouver en terrain connu, et je dois bien l’avouer , le stress est redescendu.

Je ne vais pas refaire la retrospective de la semaine passée, mais plutôt du dernier mois, et c’est bizarre, mais je suis confiant. En ce moment, je me sens très bien, j’ai dépassé  mon taux horaire d’entrainements de mois de Janvier, je tourne entre 8h30 et 10h de sport par semaine, j’encaisse bien, je me sens bien, c’est incroyable.

Je crois que l’indicateur principal étant mes sensations en course à pied. Mes allures , pour des intensités cardiaques similaires, sont meilleurs. Je tiens ma Z2 plus vite et plus longtemps qu’avant, bref, j’ai la gouache.

Ca tombe bien , parce que la saison va bientôt commencer. Ce dimanche 25 avril 2018, je vais m’aligner sur un 10km. J’aurai aimé faire  le même que celui de l’année dernière pour avoir des résultats comparables ; mais je ne pourrais pas pour des raisons d’organisations. La comparaison de résultat sera donc à mettre en perspective, puisque le 10km sur lequel je m’aligne sera moins roulant que celui de l’année dernière, néanmoins, j’espère améliorer mon chrono de 2’30, soit m’approcher le plus possible des 45′.

A dans une semaine pour le premier résultat de la saison !

[S-20] L’IronMan pour « tirer un trait sur la vie d’avant. »

Cette semaine je change un peu de format, pour la posterité, j’ai remonté  la charge à 7h30 cette semaine avec un boitier de pédalier qui a sauté pendant une sortie longue. Donc j’aurai pu faire plus, mais quand ça veut pas, ça veut pas…  avec beaucoup de vélo , 3 séances, une de piscine et 2 de course à pied. Là j’enchaine avec une petite anecdote qui découlle sur mon schema de pensée actuel…

A l’entrainement sur piste de cette semaine (s-19 et non s-20), on me demande d’envisager de faire le trail de Sancy pour l’année prochaine. Ma réaction première ne s’est pas faite attendre : « Ahah, tu rigoles je suis bien trop lourd pour ça ! ». J’ai le droit à un regard un peu interloqué : « Mais combien tu pèses ? ». Là, présentement j’oscille entre 85 et 84, et quand je me regardes dans le miroir je vois toujours une ceinture de gras sur mes hanches et autours de mon ventre, bref, je me vois toujours aussi gros. La discussion se poursuit et j’apprend que lui, mon collègue est aux alentours de 82 aussi, soit 2 ou 3 kilos de moins que moi, tout de même, mais en reprenant un peu de recul , et de manière un peu spontannée, j’ai eu soudainement l’impression de toucher au but… Du moins qu’il n’était pas si loin.

Tout cela, ça m’a beaucoup fait réfléchir : Si aujourd’hui beaucoup de choses vont mieux, mon alimentation s’est remis petit à petit en place, mon hygiène de vie est meilleure , ma tête est plus aérée (Y’a des trous dedans !), mes niveaux de confiance remontent alors pourquoi je m’inflige tout ça ?

/!\ Je vous parle in(voir sub)conscient là ! /!\

Il m’arrive évidement de me projeter, ce jour que j’attend et que je prépare doucement depuis un an et demi maintenant et qu’il faudra bien encore une autre année et demi pour l’atteindre voir plus. Dans cette pensée de franchir la ligne d’arrivée d’un IronMan, j’ai déjà des brides d’émotions qui surgissent, et finalement en essayant de regarder ses émotions , ce qu’elles viennent toucher, j’y vois une certaine guérison, une pommade qui vient guérir des blessures jamais vraiment refermées. Globalement, j’ai toujours eu un surpoids, depuis tout petit j’ai toujours eu un bon coup de fourchette, et j’en ai beaucoup souffert. A l’école déjà, vis à vis de « mes camarades » ; mais je pense aussi pour mes parents cela n’a pas été facile à vivre et que quelque part ça finissait toujours par me retomber dessus.  Bien évidemment, c’est le regard des autres qui rentre en jeu, le surpoids, voir l’obésité est vue comme un manque de volonté de se prendre en main, et donc de faiblesse , du laisser-aller. Quand je me remémore les moments difficiles, c’est souvent ça qui revient, que je suis un incapable et que je ne vais pas au bout des choses, bref que je n’ai aucune valeur, aucun courage.

La vision qu’on a de soit en prend forcément un coup, et toute tentative d’aller au bout d’un projet devient vite problématique, si les autres n’ont pas confiance en moi, pourquoi est-ce que moi, je l’aurais ?

Je suis toujours dans ma quête intérieur, celle de me rédécouvrir moi-même. Mes forces, mes faiblesses  et aussi des ressources que je ne soupçonnais même pas. Même si du chemin déjà éte parcouru, je sais qu’il m’en reste encore. Aujourd’hui, j’ai déjà beaucoup appris sur moi-même, le triathlon, la préparation, c’est une nouvelle relation que j’instaure petit à petit avec mon corps, on apprend tous les deux à se connaitre, à vivre ensemble dans la douleur souvent mais dans la satisfaction également.

Franchir la ligne d’arrivée d’un IronMan, ça sera tiré un trait sur ma vie d’avant, celle qui consistait à rester sur mon canapé et à me dire que finalement, les grands accomplissements ce n’est pas pour moi…

[S-21] Le verre est a moitié plein

Cette semaine il fallait recharger les batteries, c’était le seul objectif viable et faisable, mais pas gagné non plus. Le vrai problème que j’ai commencé à rencontrer la semaine dernière c’est la dégradation de la qualité de mon sommeil. Avec un endormissement difficile et un réveil précoce sans possibilité de se rendormir, je devais tout au plus cumulé 5h de sommeil par nuit.  Récupération difficile par conséquent et de l’inquiètude grandissante. Je me suis quand même forcé à faire des séances bien calibrées en fonction de mon état de fatigue mais aussi des conditions climatiques qui n’ont pas été très avantageuses.

Je m’en sors quand même avec une petite semaine à 5h30 d’entrainements sans trop d’insensité et surtout une grosse coupure morale et physique de 48h complète avec une séance de nat à 2800, une sortie courte et longue en course à pied et une sortie « plaisir » à vélo.

Evidement, avec le temps qu’il fait, le vélo est presque devenu pénible, on a pris la flotte pendant deux heures, c’était vraiment très chiant. Les sensations à pieds n’étaient évidement pas au rendez-vous, mais vue la semaine que j’ai eu, je ne m’inquiète pas trop.

Malgré cela, cette semaine a été plutôt positive, même si je n’ai pas pu m’entrainer comme je voulais, j’ai profité de ma coupure pour aller faire le soldes (ouais…). On a passé la journée sur Bordeaux avec ma compagne pour que je puisse refaire un peu ma garde robe. En effet, depuis l’année dernière, j’ai encore perdu une taille de pantalon/t-shirt/chemise, et j’avoue que c’est seulement dans ces moments là que ce n’est pas désagréable de se voir dans un miroir avec des habits adéquates. Alors certes, il me reste encore une ceinture de gras autour du ventre et quelques kilos encore à perdre, mais je constate beaucoup de changements dans mes comportements fasse à l’alimentation ; et surtout ; je commence à reperdre du poids.

J’ai très longtemps stagné entre 90 et 88,5 kilos, et depuis décembre, je reperds progressivement du poids. Ce matin au réveil à jeun, la balance affichait 86 kilos tout ronds alors que le semaine n’a pas été très sportive et que j’ai profité de deux repas plus qu’améliorer ce week-end. Mais la vraie victoire se trouve très certainement dans la disparition de l’envie de vouloir se goinfrer à la moindre occasion « exceptionnelle » ; mon cerveau ne me dit plus de me jeter sur la bouffe et ça, c’est vraiment chouette. A voir si ça tient sur la longeur !

Petit point matos pour finir : Il y a un peu plus d’un mois, j’ai pris contact avec GTRaceWheel, monteur artisanal de roues carbones et après avoir longuement réfléchie, je me suis payé une paire de 50mm et une roue arrière de 88 pour les parcours roulants que j’affectionne.   Le bonhomme n’étant pas loin de Bordeaux, j’ai donc fait un petit crochet pour récupérer le bardat. J’ai très apprécié l’accueil fait par Thierry (l’artisan), il a vraiment pris le temps de me faire visiter son antre, de répondre à toutes mes questions. C’était chouette de discuter avec ce passioné, je n’ai pas encore eu le plaisir de tester ces jolies roues, mais je les aime déjà.

 

 

[S-22] Semaine de (dé)charge

A l’heure où j’écris ces lignes, je suis complétement cramé.  Le plan d’entrainement l’annonçait, trois semaines de charge pour developper la Vo2 Max et pousser fort sur les appuies en Nat. Les sorties longues à vélo tournent déjà aux alentours de 3h (des fois plus, rarement moins), et j’avoue que c’est le premier cycle où je m’investis autant. En faisant une restrospective de mes séances passés 2017 (merci PolarFlow), je me suis rarement autant entrainé en un mois. Alors il y a quelques circonstances du week-end qui ont fait que je me sens un peu plus fatigué… mais c’est la vie, c’est ça le sport, c’est ça le triathlon … il faut composer avec les éléments extérieurs aussi.

Cette semaine, les conditions semblaient idéales pour finir le plan d’entrainement tel qu’il était indiqué. La semaine commençait bien, j’étais en forme , j’avais la niack pour aller au bout , avec toujours en tête cet objectif de passer mon premier 70.3 et ça, c’est vraiment grisant.

Le lundi: 2600m de natation  avec de bonnes sensations, l’objectif en ce moment, c’est de bien sentir les appuies, et de vraiment appuyer au moment du  « catch » en controllant la main qui rentre dans l’eau et en allant chercher la resistance dans l’eau et non à la surface comme j’ai pris la mauvaise habitude de faire. Pour l’instant je prends mes marques mais les premières sensations sont bonnes.

Mardi: 1h de home trainer , 6 * (3′ à 80% + 2′ à 85′) entre 75/80 rpm, 3′ de recup entre.  Ayant peu d’expérience avec le home trainer, je me suis fait avoir avec la dérive cardiaque. Sur les premières séries ne voyant pas mon cardio monter tout de suite, je me mettais dans le rouge et je n’arrivais pas à tenir ma série. La résistance des dernières minutes faisait monter le cardio bien plus haut que prévue ! Je suis donc en phase de me régler sur Home trainer, mais j’ai vraiment trouvé pas mal le fait de pouvoir s’excercer de manière constante comme sur une piste d’athlétisme.

Mercredi: Séance de VMA. Initialement il était prévu 5 * 600m à VMA. Dans la réalisation, je me pense qu’inconsciemnent je me suis retrouvé à courir à 95% de ma VMA redoutant la distance. Au lieux de faire mes séries en 2’12, je les faisais en 2’17… A la fin de la séance, je me suis auto-frustré de ce résultat, j’ai donc fini sur 2x 300m à VMA + 1km/h. J’avais envie de sortir de cette séance rétamé, c’était chose faite.

Jeudi: Séance de natation, avec des séries de 100m très soutenues limite proche d’un 400 avec des séries de battements. Sur la fin, Yago (le fort en natation !) me prend à part et me fait faire un 200m chronomètré avec pré-fatigue (donc la séance un peu dure dans les pattes avant), l’objectif était de ne pas dégradrer la technique, de pousser fort avec une cadence convenable, résultat : 3’31. Ce qui est un résultat modeste, mais plutôt satisfaisant de mon point de vue. J’espère un 7’10 ou 7’20 au 400, ce qui sera énorme en vue d’où je viens. Mon premier 400′ sera dimanche prochain, stay tuned !  Le vrai point intéressant, ce que Yago m’a supervisé pendant c’est 3’31, et deux choses sont remontées:

  • La respiration latérale me fait dévier comme une anguille
  • Ma technique s’est dégradée sur 200m, avec un premier 100m en 1’40.

Je sais maintenant qu’il faut travailler la respiration latérale pour être plus stable.

Le vendredi, je décide de prendre une journée de repos, le week-end s’annonce chargé. En plus nous nous déplaçons chez des amis aux alentours de Nantes, je prends mon vélo et mes baskets.  Normalement, le week-end devait être assez maitrisé pour que je puisse y programmer mes séances, mais ça c’est dans la théorie. En arrivant chez nos amis, on nous dit que finalement le programme du week-end à bouger, on sera douze personnes dans la maison ! Et que la fête sera de mise. Aïe…

Le samedi matin, j’arrive à faire 3h de vélo enchainés sur 20′ à pied, c’était dur, mais c’était bien. Le temps était avec moi, le vent un peu moins, mais c’était vraiment chouette. Ca donne envie d’aller s’installer dans le parc nationale de la Brière.  Et en plus j’ai vu la mer !

 

Le samedi se passe sans encombre, je suis plutôt confiant pour faire ma CAP le lendemain. Malheureusement, la nuit a été vraiment difficile, entre les bruits de la soirée, le fait que je me sois réveillé à 4h du mat et je n’ai pas réussi à me ré-endormir avant 7h, puis débout 9h finalement. On est prit par la présence de plusieurs personnes évidement et je n’arriverais pas à faire ma course à pied du dimanche… Je repars un peu frustré.

En me reveillant le lundi matin, j’ai un espèce de petit claquage derrière la jambe, ça me fait mal alors que le dimanche je n’ai pas eu du tout de douleurs. En plus de ça je me sens extrémement fatigué. J’ai peut-être l’impression d’être en sur-entraiment, mon endormissement est difficile, je me réveil avant mon réveil encore très fatigué avec l’incapacité de me ré-endormir.

Tout ça me donne l’impression d’être en surentraînement, mon sommeil est très perturbé et mon corps me dit de m’arrêter. On va voir comment ça évolue cette semaine et comment j’arrive à gérer cette situation si ça persiste. Je vous tiens au courant, mais normalement la semaine qui arrive devait être une semaine de récupération active.