Le Semi , une étape de plus

Le Dimanche 28 mai 2017, a eu lieu le semi marathon du futuroscope. J’avais pour objectif d’en faire au moins un cette année, toujours sans prétention de chrono, juste pour m’essayer. J’avais un peu naïvement pensé que le plus proche de chez moi ferait bien l’affaire, mais c’était sans compté sur ma perspicacité renversante… La date… En pleins milieu de la saison de triathlon… youpi. L’autre argument aussi qui m’allait bien, c’est que j’ai pu embrigadé un pote avec moi, Benjamin. Un ami pongiste, rencontré à Chartres quand j’étais jeune, que j’ai retrouvé à….Naintré, par hasard dans une séance de ping’, bref..

De toute façon, l’objectif étant d’être un simple finisher , je n’avais pas d’entraiments particuliers sur ce type d’épreuve, seulement la caisse constituée pendant les entrainements de triathlon via VMA sur piste et sortie longue à pied et en vélo.  Finalement, ça sera une « sortie longue avec un dossard ». D’autant plus que la semaine qui suit, c’est direction Mimizan pour deux triathlons dans le week-end, autant pas trop charger la mule. L’objectif triathlon est bien prioritaire.

Ce dimanche 28 mai faisait partie d’un long week-end, je me suis un peu retrouvé seul à la maison, pendant que madame partait vadrouiller, elle a bien raison ! Le samedi je file chez mon bouclard favori pour me payer un gatosport (bien pratique cette petite babiole). Je cuis la préparation comme un grand (à la banane, hummmm) , je commence à préparer mes affaires, à checker que tout est en ordre, dossard sur porte-dossard, chaussure, chaussette, t-shirt, cuissard et casquette. (C’est moins gourmand qu’un triathlon!). Tout me semble au poil, je tent d’aller me coucher tôt, le réveil est à 5h30.

Comme chaque compèt depuis le début de la saison, l’horloge tourne et le sommeil n’arrive pas.  La dernière fois que je regarde mon téléphone il est 0h45 et là .. je doute. Est-ce que ça vaut vraiment la peine d’aller courir 21 bornes avec peu de sommeil au risque d’aller se blesser et de compromettre le week-end à Mimizan… Aie pas sûr.. Je passe donc un deal avec moi même, si le réveil sonne le matin et que c’est trop dur, je serai DNS (Did Not Start). J’envoie donc un message à Benjamin , si il n’a pas de nouvelles de moi à son réveil, qu’il ne m’attende pas…. A partir de ce moment là, bizarrement je me relaxe et je fini enfin par trouver le sommeil jusqu’au petit matin.

Evidement je ne suis pas dans une forme physique olympique, mais l’appel de la course est forte, je pense que ça va le faire, je décide de sortir du lit et d’aller prendre mon petit déjeuner sportif et un bon saut de café de 5L, j’en ai bien besoin. La météo s’annonce chaude, très chaude. Heureusement le départ de la course est à 8h15, ce qui devrait nous donner un fin de course à 10h15 (environ),ça va être jouable.

Départ de la maison à 6h40, je récupère Benjamin et on va poser la voiture au parking, à côté de la ligne d’arrivée non-loin du Futuroscope, alors que la ligne de départ, elle, est sur Poitiers centre.  Des navettes gratuites nous y conduiront, ça n’a pas encore commencé que j’aime déjà l’organisation !

7h15, à peine, on débarque sur le Tarmac de l’église Notre-Dame, quelques 5′ de marche pour un petit réveil musculaire nécessaire. (On y croisera des pongistes, mais qui eux.. iront plutôt se coucher 🙂

Je croise également Marco ! Un copain du TCC qui vient là également pour la découverte et se faire plaisir avec ses collègues, ça me fait très plaisir de le voir !

 

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On dépose les sacs à la consigne qui nous attendra sur la ligne d’arrivée (wahou encore une organisation au top !) , une photo pour la postérité… et on part pour l’échauffement.

 

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20min comprenant un réveil musculaire en douceur, faire monter progressivement le cardio, on finira par 4 accélerations « easy-speed »  et enfin on se place sur la ligne de départ.

Beaucoup moins de pression que sur le premier triathlon, un peu quand même certe, mais je sais que je suis là pour m’essayer et que la nuit d’avant a été courte, il n’y aura donc pas de miracle aujourd’hui. Je me place dans le Sas de départ en 1h55′ avec Marco, Benjamin veut tenter le 1h45′.

Le coup de pétard est donné, le premier kilomètre n’est pas très roulant dû au monde présent. C’est pas grave, ça laisse vraiment le temps de pas partir tranquille et de pas avoir de dette d’oxygêne.  On passe par le parc Blossac, c’est très sympa, et les coureurs commencent à s’étirer, on y voit plus clair. Quand je trouve une position confortable je check mes allures, 5’10~5’15 au kilo, c’est pas mal, si je tiens ça je ferais mieux que le 16kilomètre de Chatellerault, à voir donc!

Je passe Marco sur les deux premiers kilomètres, et  j’ai perdu de vue Benjamin qui doit être loin devant. L’allure et le cardio sont stable, c’est cool, ça s’annonce pas mal. Dès le 2ème kilomètre je commence à sentir la chaleure, j’ai déjà très soif et on passe devant un ravito… fermé ! Zut…  Il faudra attendre le 5ème pour s’arrêter boire un petit canon, c’est fou, la chaleure pèse déjà à ce moment là de la course. On commence à sortir  du centre Ville, on attaque une grosse déscente à 6ème kilomètre, et j’ai Benjamin dans ma ligne de mîr. Je finirais par le rattraper.

Nos allures se stabilisent aux alentours de 5’10 au kilo, le parcours n’est pas hyper roulant , il me dépasse dans les petites montées , je le rattrape sur le plate et les descentes. Au kilomètre 8, on sort enfin de la ville, on reprends un coup de flotte au ravito et on continue. Le cardio reste stable, la vitesse aussi, pour l’instant, tout va bien !

Ca roulera comme ça jusqu’au kilomètre 15, Benjamin se sent hyper bien, tellement bien qu’il mettra un petit coup de collier supplémentaire, il me passe devant et je ne le reverrais plus jusqu’à la fin du parcours.

Le 15ème commence à devenir plus compliquer pour moi, je maintiens mes allures, mais le cardio commence à augmenter , je rentre en résistance.  La chaleur et le manque de sommeil commence à se faire sentir. Je m’arrete à tous les ravitos sans exceptions pour m’hydrater, je sens que ce n’est pas de trop.

On commence déjà à voir les équipes de sécours intervenir. Des gens commencent à marcher, d’autres on fait des malaises sur le bas côté de la route, il  y a déjà des abandons.

Au 18ème kilomètre, je rentre en lutte avec moi-même. Là, mon souffle et mon cardio sont stabilisés aucun problème de ce point de vue là. En revanche musculairement ça devient très compliqué. Je crois que pour la première fois, je ressens profondement mon excès de poids. J’ai le sentiment de dépenser beaucoup d’énergie à trimballer ma carcasse, il y a pas photos, ça aurait plus simple avec 6 kilos en moins…

Les riverains chez qui la course nous fait passer croient bien faire en nous arrosant avec leur jet d’eau. C’est très sympa à eux, mais j’ai les pieds trempés, et je sens des échauffements pointer le bout de leur nez, j’ai peur d’attraper des ampoules…  Je cumule les difficultés.   Je me rassure, au rivot du 18ème également je vois pas mal de gens dans le dur. Je repars de ce ravito avec « Matthieu », on se motive mutuellement pour continuer, mais mon allure est un peu au dessus, je finirai devant.

Une dame me demande combien de kilomètre il reste, je regarde ma montre et je vois 20kilomètre. Youpi, plus qu’une borne et demi ! Je fais cinq cent mètres avec cette dame, lorsque le panneau du dernier kilomètre est annoncé.

Dans ma tête, la course est presque finie, on touche au but ! Sauf que, ce dernier kilomètre est un loooooooong faux plat montant. Les guiboles sont raides, musculairement c’est difficile et là, il fait de plus en plus chaud. La dame ralentie pendant la montée, mon allure sera encore un peu au dessus, je finirai sans elle.

Ca y’est je passe enfin les portes du futuroscope, et je vois des gens s’arrêter avant la ligne d’arrivée… J’ai mal au cœur pour eux. J’essaye de maintenir l’allure tant bien que mal, l’arche n’est plus très loin. Les spectateurs seront quand même nombreux sur la ligne d’arrivée, ça fait toujours plaisir de se faire encourager !

Je vois sur le chrono officiel 1h52min pile poil, je vais chercher ce qui me reste de jus, et je finirais en 1h52’10 » !

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Et voilà donc mon premier semi finie. C’est une très belle première expérience qui m’a vraiment fait réaliser pour si je veux faire de la longue distance, la priorité sera de revenir un niveau de poids qui sera confortable. Pas question de se trimballer des kilos en trop. Mais en tout cas, je suis satisfait d’avoir réaliser cet objectif, surtout sans préparation particulière, simplement une préparation de triathlon.

Ca me donne envie de continuer à progresser en course à pied , et pourquoi pas d’envisager une inscription pour mon premier Marathon au mois de novembre à La Rochelle. Une étape de plus vers la ligne d’arrivée … d’un IronMan !

I’m a triathlete !


De retour du Portugal, après avoir vainement tenter de ne pas faire la fête, de ne pas trop prendre l’apéro et d’avoir des assiettes équilibrés, je me sentais fatigué et regrettais déjà de ne pas avoir réussi à faire la part des choses. La course était le dimanche matin, on a commencé à prendre la voiture le samedi matin pour rejoindre notre gîte. Il fallait donc se réveiller tôt , avoir déjà fait le paquetage la veille et surtout veiller à ne rien oublier.

On décolle presque comme prévue sur les coups de 8h30, direction Lacanau, pour le tri-events 2017 ! On doit passer par Bordeaux pour récupérer Pablo, un copain qui vient de Paris, il a prit le TGV.  Arrivé non-loin de Lacanau, on s’arrête à un super-marché pour récupérer quelques ravitaillements pour tenir le week-end, puis enfin on arrive au gîte.

 

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Le gîte est vraiment très chouette, la location est près du Golf pas très loin du Lac où aura lieu l’épreuve. On peut se poser un peu pour faire une belle pause déjeuner, sur la terrasse, avec ce soleil et ce cadre digne des Landes, on se croirait déjà en vacances ! Le pleins de glucides pour encaisser la compét de demain.

 

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Une fois les valises défaites et les marques prisent, on se rend sur le lieu de l’épreuve, pour s’imprégner de l’ambiance, et surtout voir si on peut récupérer nos dossards de suite pour économiser le plus possible de sommeil le lendemain matin. Malheureusement, les dossards ne son distribués que le jour même, okay, on fera un effort supplémentaire pour se tirer du lit un peu plus tôt, c’est le jeu. Mais ce jour là, c’est l’épreuve longue distance, quelques machines du clubs sont présentes, ça fait plaisir de les voir franchir la ligne d’arrivée et en pleine récup’ !

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On finit par rentrer au gîte pour aller donner quelques coups de pédales histoire de se dégourdir les guiboles, Pablo est cramé, on ne fera que 20min à mouliner.

La soirée s’annonce tranquille, dîner avec pâtes et protéine , on prépare le gatosport pour le petit dej’, les affaires pour la courses et hop au lit !

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Evidement, j’appréhende un peu ne me sentant pas en grande forme, ce qui enfonce encore un peu plus le stress et forcément l’envie de dormir n’est pas vraiment présente. Je fini par m’endormir avec une nuit un peu agitée, le réveil sonne à 6h45 , les yeux tirent un peu vers le bas, mais une grande tasse de café me remets les idées en place, aujourd’hui je fais mon premier triathlon !

Même si il y a de la fatigue, je suis sur-excité. Ca fait un bon moment que j’attend ça. La météo est ultra favorable, il y a un peu de vent certes, mais rien de franchement embetant, it will be fine !

On arrive sur les lieux pour récupérer les dossards, il y a pas encore foule, on récupère le tout assez facilement. Tout s’enchaine, on dépose nos affaires dans le parc à vélo, on enfile notre combinaison, et nous voilà prêts pour aller goûter l’eau avant le coup de pétard.

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L’eau est annoncée à 16 degrés, un peu fraiche, mais avec la combinaison ça passe plutôt bien. Les premiers coups de bras dans l’eau me font un peu chavirer la tête. Déjà ne rien voir quand on la tête dans le lac ça rassure pas, en plus la température de l’eau apporte l’effet « Coupe souffle » quand la tête est sous l’eau et donc augmente un peu plus l’angoisse. En sortant de l’échauffement, j’étais en train de douter de ma capacité à le faire…

L’heure avance, on se place sur le sable en attendant sagement que le course commence, la pression monte.

Et voilà le départ est donné, je décide de me mettre un peu en retrait pour pas rentrer dans la bagarre, pas la peine de se rajouter de la pression quitte à perdre quelques secondes. On a pied assez loin en fait, mais je me force à nager quand même , courir dans l’eau c’est épuisant, je sens que ça fait très vite monté le cardio. Les premiers coups de bras sont un peu hésitant, je ne pense pas à lever la tête pour garder le cap, le résultat ne se fait pas attendre, je dévie complément de ma trajectoire. J’adopte alors une méthode qui va assez bien marcher, une respiration tous les deux coups de bras, et j’essaye d’alterner tous les 6 mouvements le côté où ma tête sort de l’eau. Un coup à droite , un coup à gauche. Entre deux changements bien relever la tête pour garder la bonne direction. Une fois le coup trouvé, je me mets dans une nage qui me semble confortable, pas la peine de se fatiguer là, je sais très bien que la natation n’est pas mon fort.

Lorsque je stabilise ma vitesse et mon souffle, j’apprécie énormément nager dans un lac. Le temps est avec nous, il y a du monde autour, mais c’est très agréable, bref, je prend mon pieds ! Quand je sors enfin de l’eau, ma montre me dit 28′ ! Incroyable ! Bon, la particularité de Lacanau c’est quand on se reléve , il reste encore bien 100m à marcher dans l’eau, finalement, j’entre dans l’air de transition à 30′.

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Première grosse galère à enlever la combi, mais je fini par m’en sortir, je mettrais deux minutes pour me changer et monter sur le vélo soit 32′ depuis le début de la course.

Les premiers coups de pédale sont un peu rudes, je vois déjà des gars (et des filles!) qui envoient fort dès le début, c’est là que mon égo se réveille et que je sais que le vélo est ma meilleure discipline, alors je fais comme eux, j’appuie! Chouette le vélo et mon corps répondent présent, on arrive très vite à rouler entre 34 et 36 km/h, je tiens la distance, je suis super bien!  Lorsque je regarde autour de moi , je vois beaucoup de gens avec un vélo de chrono, et je roule aussi vite qu’eux, mon égo se gonfle un petit peu, je suis déjà assez fier 🙂 Ca va rouler de manière constante mais un peu forte quand même jusqu’à la fin de parcours, ma montre me dit qu’il me faudra 1h16′ pour parcourir 43km, à peu près 33km/h de moyenne. Je sens malgré tout que j’ai appuyé un peu fort pour mon niveau, je vais le sentir dès le début de la course à pied.

 

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Lorsque je sors de l’air de transition, le speaker annonce 1h50 de course ! Dans ma tête je voulais faire un peu moins de trois heures, et à ce moment je sais que je peux gérer ma course à pied et que je devrais rester sous la limite que je m’étais fixée.

Comme je l’avais pensé la course à pied s’annonce difficile, je check mes allures, je suis à 5’15 au kilo, c’est pas mal, mais le cardio est haut, a peu près à 160 je sais que je ne tiendrais pas, mais je m’accroche quand même à l’espoir de tenir cette allure.  Les passages sur les bancs de sable me scient les jambes, même si c’est relativement plats, j’en chie! Au bout de 6km, je sens que je me suis pas assez bien hydraté. Au kilomètre 7, crampe à la cuisse, heureusement le ravito n’est pas loin. Je ralentie fortement l’allure, puis je m’arrête boire beaucoup d’eau pour finir les 2,5km restant.

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Je vois beaucoup de personnes qui me remontent, je ne sais pas à ce moment là combien de temps j’ai passé sur la course, mais je paye mes gros coups de pédale sur le vélo.

Le dernier kilomètre est assez douloureux, les crampes viennent et s’en vont, j’ai du mal à comprendre. Je fini tant bien que mal le dernier kilomètre.

A une centaine de mètres, je vois enfin l’arche de l’arrivée, il y a du public, les gens applaudissent, c’est vraiment super ! Sur ces derniers métres la douleur laisse place à la joie, il y a un an, j’avais du mal à courir 5km, et aujourd’hui j’ai parcouru 1,5km de natation, 40km de vélo et 10km de course en 2h46′. Contrat remplie, un max de plaisir en prime avec un joli chrono, bref c’était une superbe première course.

Pablo finira en 2h47′, il a pris 3min de pénalité un peu par hasard, il aurait dû finir devant il a fait une super course à pied!

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Cette première expérience m’a donné envie d’aller au bout de mon objectif ! Je réalise un peu plus qu’il me faudra encore beaucoup de temps et d’entrainements avant d’y arriver, mais ce qui est sûr, c’est que l’ambiance du club, le plaisir prit pendant la course, et la personne qui m’a supporté (Merci ma chérie!) tout le long de cette première épreuve vont indéniablement m’aider à, je l’espère, me hisser au rang… d’un IronMan!

Lacanau… J-1

Le réveil est difficile ce matin. Les yeux tirent fort , je ne me sens pas de faire mon premier triathlon. Il y a encore la route à faire jusqu’à Lacanau , puis l’installation dans le gîte et toute la logistique qui va avec. Je me sens complètement découragé , j’ai le sentiment que demain je n’aurais pas l’énergie nécessaire, ça m’énerve.

Lacanau… S-2 !

Une bonne dizaine de jours, et pas tout à fait deux semaines avant que l’évênement que je prépare depuis le mois de septembre ait lieu. Autant dire, que la pression monte ! Rappelons que l’objectif officiel est de terminer l’épreuve. Maintenant qu’une bonne partie de l’entrainement est derrière moi, je dois bien avouer que je me sens capable de terminer l’épreuve sans trop de souffrance, ce qui me permets de me fixer un objectif « officieu » , la barre des trois heures d’effort. Gobalement qu’est-ce que ça veut dire ? Que si je fini l’épreuve, je serais déjà très fier du travail accomplie, des sacrifices, du goût de l’acide lactique dans les jambes et dans la bouche sur les séances de VMA. Maintenant, si le chrono final affiche moins de 3h, je serais vraiment vraiment très content.

La préparation a été assez linéaire, j’ai diminué un peu le volume parce qu’en ce moment, je me sentais assez fatigué. Globalement, deux séances de piscine par semaine, sur travail spécifique à la technique et une séance suivant une zone d’intensité bien définie.  Deux séances de course à pieds, une séance au Seuil/VMA  + une sortie longue et/ou travail spécifique de bosses. A ça, je rajoute une sortie longue à vélo 2h30+ (jusqu’à 3h) ou travail spécifique sur bosses (et quand y’a du vent, c’est encore mieux…). Niveau volume, ça reste assez bas, j’aurai bien aimé rajouter une séance de H.T. , mais ça mettait un peu en péril la séance de VMA (à cause de la fatigue) ,ce que je préfère priviligier en ce moment.

D’ailleurs, je peux affirmer que ça a dû payer 🙂 Je ne cache pas ma joie de ma dernière (la deuxième hein.. soyons clair.) compèt, les 10kilomètres de Châtellerault. L’objectif officiel, 52′, l’officieu, 50′ et finalement je réussi à boucler le parcours en 47’43 ( Temps à la montre, temps officiel : 48’10 »). C’est inespèré, et je suis vraiment très content. Pour rappel, mon premier 10km au mois de septembre était plus aux alentours des 1h00 et des patates. Bref, énorme satisfaction !

On peut malgré tout rajouter quelques ombres au tableau, mon poids stagne toujours. Je suis un peu plus laxiste sur mon alimentation, rien de dramatique, je ne prends pas de poids mais je sens (et je vois :D) qu’il y a encore 5/6 kilos en trop. De plus, on a un séminaire d’entreprise pendant 4 jours au Portugal. En soit, c’est plutôt cool, mais 3 jours après le retour, c’est Lacanau. Donc , globalement, je dois partir au Portugal et essayer d’y gérer , alimentation, hydratation et récupération active dans un environnement festif, autant dire que ça va être compliqué.

Malgré tout, l’impatiente me gagne de plus en plus. Lacanau m’appel ! je me sens prêts pour participer à mon premier triathlon distance olympique ! Pourquoi pas une petite perf personnelle au bout du compte , et si ce n’est pas le cas, un week-end prolongé au bord de la plage et une première participation à un triathlon courte distance devrait suffire à me laisser de beaux souvenirs pleins la tête.

Je vous dis, à dans deux semaine pour le compte rendu !

Premier dossard bouclé !

Après une nuit un peu agîtée, réveillé à 4h du mat en mode « Ahh je suis en retard ! », réveillé à 5h par une douleur au genou, puis finalement réveillé à 6h30… par le réveil, c’est avec les poches sous les yeux et le soleil qui ne pointe pas encore le bout de son nez que je me dis que finalement, je la ferai bien cette course… Avec les gars du club, il y a échauffement à 8h30 et le départ de la course à 9h. Ca laisse le temps de regarder comment le genou se comporte et de voir si le départ est possible.

Finalement l’échauffement se passe bien, le genou répond bien je décide de prendre le départ. Avec la nuit agitée , le cardio affiche très vite des valeurs autours des 150 pour des allures vers 5’30~5’45 alors que d’habitude c’est plutôt 5’20. A part une belle patate, le parcours est plutôt roulant. J’ai pris le départ à l’arrière du peloton, j’ai eu du coup quelques passages en accordéons au départ de la course, mais après, la course était lancée !

Au final je boucle les 16 kilomètres du « feu au lac » en 1h29′, je finis 255ème sur 503, je n’avais pas d’objectifs de temps, seulement finir. Je suis très satisfait, ce qui me donne un premier temps de référence à améliorer pour l’année prochaine !

Spécial Big Up à tous les adhérents du TCC !!

Stuck in the couch

Ah misère ! 16km sur un trail facile me tendait les bras pour ce week-end. Un vrai premier dossard un peu en avance que je voulais enfiler histoire de faire un peu foncier, un peu de nature sur un parcours pas trop difficile. Bref, une belle première course, ça aurait été juste parfait ! Mais voilà, le coup du sort, cette nuit, je me suis réveillé avec des douleurs sur le genoux droit, le dépliage (trouve pas d’autre mot..) du genoux est douloureux. Alors repos…. Bizarre pourtant le week-end que j’ai passé a été très très tranquille. La compèt de ping ne m’a pas permis de faire du vélo samedi et une soirée tardive m’a un peu cassé les pâtes pour le lendemain. Résultat, j’ai bullé dans mon canapé, devant mon PC à rien glander. On a quand même fait une petite sortie vélo, mais rien de sportif, c’était un balade dominicale avec madame, même pas une goutte de sueur.

En plus ce moment, je dois bien avouer que la perte de poids stagne. Bon, ça monte pas , c’est déjà ça. Mais ça stagne. Ca fait un moment que j’ai fait pas fait une vraie sortie longue en course à pied ou en vélo… Ca me frustre y’a toujours un truc qui vient perturbé les plans. Harlan Coben répéte souvent dans sa série autour de « Myron Bolitar » , « L’homme prévoit et Dieu rit ». Il y a deux semaines, j’ai dû remonter trois jours à Paris pour le boulot, mercredi/jeudi/vendredi. On devait aller voir des amis le week-end qui viennent d’avoir un enfant. Ils habitent à 90km de la maison, et moi comme un idiot je me suis dit : « Chouette je vais pouvoir y aller en vélo ! » . Sauf que je sais bien que mes retours sur Paris sont l’occasion de revoir plusieurs copains de promo et que c’est pas une période reposante. Ajoutez à ça que y’avait tempête le week-end, la sortie à vélo a été compromise. Voilà donc le week-end dernier pas de sortie longue à velo pas eu le temps de faire une sortie longue à pied.

Donc là ça fait deux semaines que je me suis pas sortie, et je commence à trépigner sévère ! Je m’accrochais au doux espoir du trail « Le feu au lac », et là patratra, je me retrouve avec un genoux HS et a priori, ça risque de pas le faire ….

Allez, c’est pas grave c’est l’occasion de passer un peu de temps devant l’ordi et de poster quelques nouvelles et d’alimenter cet espace d’expression merveilleux que me propose le Grand Internet !

Rajoutons une fausse bonne/mauvaise nouvelle au tableau. La semaine avant le triathlon de Lacanau, ma boite nous emméne en séminaire au Portugal pendant trois jours ! Alors c’est vraiment top sur le fond, mais sur la forme ça me pose un vrai soucis. C’est un séminaire et on va pas se mentir hein, un séminaire c’est souvent 2h de travail et 70h de chouille, avec éventuellement de quoi dormir dans les transports d’aller/retour. Donc là, il va falloir être hyper sérieux et continuer l’entrainement même dans une période de festivités. Heuresement on va à la mer et surtout avec des collègues qui pratiquent eux même le triathlon et qui en plus, font aussi Lacanau, ouf ! On va essayer de se faire des sessions de natation en mer, y’a une salle de gym ou on pourra tenter un peu de home trainer, et pour courir on a juste besoin d’un paire de basket. Y’aura qu’a se tenir devant le buffet et le bar , mais ça, c’est pas gagné !

Allez quelques bonnes nouvelles maintenant, je commence à constater une amélioration dans les sensations de natation, je commence enfin à nager. Alors c’est pas encore une torpille sous les mers hein, mais ça y’est ça commence à glisser à la surface de l’eau.  La dernière seance, j’ai réussi à tenir sur 2500m de volume en 1h15, c’est très loin d’être exceptionnel mais quand on repense au mois de septembre où je sortais du bassin après 800 mètres complétement rincé, c’est très encourageant.  Ensuite ma dernière sortie longue (bon c’était y’a presque trois semaines), j’ai réussi à passer le cap des 20 bornes, j’ai même fait mon premier semi en 21kilomètres et un peu plus en passant la barre des deux heures ! Avec une moyenne de 5:30 au kilomètre. Encore une fois , rien de très très folichon là comme ça, mais si on compare à septembre où là encore je courrais mes 8kilomètres en 6:30 au kilomètre, c’est vraiment très satisfaisant ! En vélo, les dernières sorties un peu longues étaient souvent agrémentées de vents et de froids, donc pas très motivant. Mais , un peu équipé d’une nouvelle paire de roue aéro et d’un prolongateur, j’arrive maintenant à cruiser à 35km/h sur du plat sans vent de face sur plusieurs kilomètres sans trop faire monter le cardio. Ca me laisse quand même des sorties à 28,5km/h de moyenne pour environ 10m de dénivelé pour 1km de distance soit 600m pour 60kilomètre. Je suis vraiment nul quand il s’agit de grimper !

 

Bref, il y a vraiment de très net progrès dans toutes les disciplines même si les chronos ne sont pas encore fou, pour moi c’est tout à fait honorable quand on regarde d’où je viens ! Les objectifs poids sont toujours de rigeur même si en ce moment ça stagne… Je mets ça sur le compte des  sorties longues zappées pour telles ou telles raisons… Grosse déception si effectivement je ne peux pas faire le feu au lac dimanche, je me bougerai au moins pour essayer de faire du vélo.

Au commencement…

Une pensée écolo me traverse l’esprit, toujours sous un fond de soucis de mon poids. Il fait beau, j’habite à la cambrousse, entouré de champs, de chemins, et de paysages pas trop dégueulasses. Le printemps tarde à pointer le bout de son nez, mais finalement il arrive, c’est agréable d’être dehors. Je me dis qu’un joli vélo pour faire toutes mes sorties  et mes déplacements quotidiens, ça serait peut être pas mal. La salle de ping’ est à 11~12km de chez moi , une belle côte en prime, j’y vais deux à trois fois par semaine, je vais me faire plaisir, c’est bon pour mon cœur, et pour l’environnement. On ajoute à ça un blocus des raffineries, c’est décidé, je ferais, autant que faire se peut, mes déplacements quotidiens en vélo.

Beaucoup de recherches autour du fidèle destrier qui va  me suivre , je l’espère à ce moment là, de nombreux kilomètres. L’objectif, l’envie, déplacements quotidiens en campagne et pourquoi pas, un trip de plusieurs jours.

Je casse ma tirelire, un VSF T-100S arrive à la maison, je suis ravi.

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Très vite, les kilomètres s’enchainent et ne se ressemblent pas, par temps doux, par vent , et par monts, mais le plaisir y est. Au début, c’est pas simple, enchaîner l’entrainement après quelques kilomètres à vélo quand on est pas habitué forcément, ça tire dans les pattes. Puis le corps s’adapte. Oui, au début, c’est dur. Mais on s’y fait. Un osthéo m’a dit une fois une phrase assez sage : « Le corps, on peut tout lui demander, simplement il faut y aller doucement. ». Une belle phrase qui n’est que plagia du célèbre « Qui veut voyager loin, ménage sa monture. ».

Au bout de deux mois de vélo au quotidien, le compteur atteint très vite les 400 kilomètres, et je prend toujours autant de plaisir à être sur mon vélo. On décide de revoir le planning de nos vacances avec ma compagne, la Loire à vélo nous tends les bras \o/

 

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Au retour, le compteur affiche 1200+ kilomètres en quelques mois, je prend goût au vélo, peut-être même un peu trop.

A côté de tout ça, mon poids toujours mon poids me fait me lever presques tous les dimanche matins pour aller courir, un petit peu… Quelques 8 à 10 kilomètres par semaine histoire de pas trop culpabiliser de mon alimentation de la semaine. Mais au final, à cette époque de l’année, les séances de course à pied devenaient de plus en plus agréables.

Puis le coup de grâce est arrivé… Un collègue marathonien me propose, pour essayer, un triathlon format XS,  je suis très enthousiaste, les distances me correspondent et je pourrais découvrir et me prendre, un court instant, pour un triathlète ! Waaaahhh La classe, je vais me la raconter sur Facebook ! Bon, finalement la date proposée ne me convient pas, fichtre ! Heureusement, pas beaucoup plus longtemps après, il y a le tri-challange de Noblat où il reste encore de la place pour s’inscrire et s’essayer.

J’ai un mois pour me préparer, l’objectif, la découverte, pas faire de temps, de toute façon, je ne suis ni équipé, ni entrainer ni rien du tout. J’ai pas un corps de sportif, le point important, se faire plaisir. Et ça, c’est l’élément principal.

Je n’y connais rien de rien, mais sur ce genre de distance, pas de problème, j’apprehende l’entrainement à ma façon, on continue à faire tourner les jambes 60 et 80 bornes par semaine, et une sortie de course a pied, et une séance piscine.

Mon père, ancien marathonien, m’encourage dans ma démarche, me soutient du mieux qu’il le peut. Je le lis dans ces yeux quand je lui annonce que je me lance dans le triathlon. Cela se traduit par une aide financière (merci Papa et Maman <3) , et aussi parce que c’est mon anniversaire dans cette même période, mon premier vélo de route pointe le bout de son nez dans mon garage, un jour presque comme les autres mais qui va tout changer dans mon investissement.

 

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Le vélo est magnifique , il est même bien trop beau pour moi. Quelque part, j’ai un peu honte. J’ai de l’excellent matériel pour une pratique de débutant… Mince, est-ce que ce n’est pas une connerie que je viens de faire là ? N’est-ce pas trop pour un début ? Et si mon premier triathlon ne me plaît pas ? Tirailler entre le remords et l’excitation je ne sais pas trop comment gérer ça… Un premier triathlon XS avec un aussi beau vélo et des résultats de chiottes, c’est sûr, je vais me ridiculiser. Mince, tout le monde n’a pas cette chance. Je décide de considérer ça comme une preuve un peu plus soutenu de mon engagement vis à vis du triathlon. Je vais augmenter mes distances hebdomadaires de vélo. Le VSF continuera de faire mes trajets quotidiens, le samedi je ferai de plus longues sorties avec le vélo de route. Un vélo de route, ça change tout. C’est plus rigide, ça transmets des watts et c’est aussi plus léger. A ce moment là, je passe presque de 22~23km/h de moyenne à 26~27 sur des sorties de 40kms. C’est impressionnant. C’est beaucoup de plaisir aussi.

Le jour de la compèt arrive, aucune pression jusqu’au retrait des dossards. Je vois toutes ces personnes en combi, surentrainées, du matériel de pro, et des muscles de triathlète, des vrais eux pour le coup.  La pression monte malgré tout, j’essaye de rester concentrer et de faire le points.  Premier kwak, les épingles pour tenir les dossards ne sont pas fournies ! Qu’est-ce que j’en savais moi ?? Heureusement le triathlète est une personne prévoyante et sympathique, il est facile de trouver des épingles en rab chez les autres participants (les épingles s’appellent « revient », ne pas l’oublier pour continuer à garder cet esprit d’entraide :).

Les distances de Noblat : 2x (200m de natation + 8 km de vélo + 1,5km de course à pied.). Le parc à vélo ouvre, on pose le vélo, on installe ses petites affaires, quelques longueurs à la piscine pour s’echauffer, et d’un coup le départ est donné ! Le manque de technique se fait sentir en natation, l’impression d’être tout le temps dans la force, je ressors presque déjà fatigué, parti trop vite, essayer de suivre le groupe, mais mauvaise idée pour un débutant sans technique. La première transition, toujours l’effet de speed, important, le casque en premier, je prend le temps d’essuyer mes pieds pour y mettres des chaussettes, j’enfile mes chaussures, récupère le vélo, et c’est parti. Evidemment, un circuit qui ne me convient pas du tout, une bosse , une descente, pas de plat, en boucle, 4x d’affilé. Je galère, c’est dur, mon poids ne me permet pas de voler dans les bosses. Deuxième transition, je pose le vélo, je change de chaussures et c’est parti. Le soleil est présent, je sens que les transitions sont difficiles entre les disciplines, mais malgré tout, j’ai du plaisir à être ici, j’ai le sourir tout au long de la course. Je sens le vélo dans mes jambes même si la distance est courte, le temps de trouver mon rythme, la course à pied est déjà finie. Pause de 30minutes, et on est reparti pour un tour.

Le tri-challange de Noblat n’est peut-être pas le meilleur XS pour découvrir la discipline, les distances sont trop courtes pour avoir de très bonnes sensations (en tout cas, pour les diesels comme moi), mais au moins, j’ai pu y découvrir la bonne ambiance des courses, le plaisir des transitions et la joie de l’effort avec d’autres athlètes. Depuis, j’ai été piqué, la première dose n’étant même pas gratuite, mais de retour à la maison, je m’empresse de contacter le club à côté de chez moi , le bien nommé TCC (Triathlon Châtellerault Club), je fais un chèque (encore), un certificat médical, et hop, c’est parti pour une saison !