[S-20] L’IronMan pour « tirer un trait sur la vie d’avant. »

Cette semaine je change un peu de format, pour la posterité, j’ai remonté  la charge à 7h30 cette semaine avec un boitier de pédalier qui a sauté pendant une sortie longue. Donc j’aurai pu faire plus, mais quand ça veut pas, ça veut pas…  avec beaucoup de vélo , 3 séances, une de piscine et 2 de course à pied. Là j’enchaine avec une petite anecdote qui découlle sur mon schema de pensée actuel…

A l’entrainement sur piste de cette semaine (s-19 et non s-20), on me demande d’envisager de faire le trail de Sancy pour l’année prochaine. Ma réaction première ne s’est pas faite attendre : « Ahah, tu rigoles je suis bien trop lourd pour ça ! ». J’ai le droit à un regard un peu interloqué : « Mais combien tu pèses ? ». Là, présentement j’oscille entre 85 et 84, et quand je me regardes dans le miroir je vois toujours une ceinture de gras sur mes hanches et autours de mon ventre, bref, je me vois toujours aussi gros. La discussion se poursuit et j’apprend que lui, mon collègue est aux alentours de 82 aussi, soit 2 ou 3 kilos de moins que moi, tout de même, mais en reprenant un peu de recul , et de manière un peu spontannée, j’ai eu soudainement l’impression de toucher au but… Du moins qu’il n’était pas si loin.

Tout cela, ça m’a beaucoup fait réfléchir : Si aujourd’hui beaucoup de choses vont mieux, mon alimentation s’est remis petit à petit en place, mon hygiène de vie est meilleure , ma tête est plus aérée (Y’a des trous dedans !), mes niveaux de confiance remontent alors pourquoi je m’inflige tout ça ?

/!\ Je vous parle in(voir sub)conscient là ! /!\

Il m’arrive évidement de me projeter, ce jour que j’attend et que je prépare doucement depuis un an et demi maintenant et qu’il faudra bien encore une autre année et demi pour l’atteindre voir plus. Dans cette pensée de franchir la ligne d’arrivée d’un IronMan, j’ai déjà des brides d’émotions qui surgissent, et finalement en essayant de regarder ses émotions , ce qu’elles viennent toucher, j’y vois une certaine guérison, une pommade qui vient guérir des blessures jamais vraiment refermées. Globalement, j’ai toujours eu un surpoids, depuis tout petit j’ai toujours eu un bon coup de fourchette, et j’en ai beaucoup souffert. A l’école déjà, vis à vis de « mes camarades » ; mais je pense aussi pour mes parents cela n’a pas été facile à vivre et que quelque part ça finissait toujours par me retomber dessus.  Bien évidemment, c’est le regard des autres qui rentre en jeu, le surpoids, voir l’obésité est vue comme un manque de volonté de se prendre en main, et donc de faiblesse , du laisser-aller. Quand je me remémore les moments difficiles, c’est souvent ça qui revient, que je suis un incapable et que je ne vais pas au bout des choses, bref que je n’ai aucune valeur, aucun courage.

La vision qu’on a de soit en prend forcément un coup, et toute tentative d’aller au bout d’un projet devient vite problématique, si les autres n’ont pas confiance en moi, pourquoi est-ce que moi, je l’aurais ?

Je suis toujours dans ma quête intérieur, celle de me rédécouvrir moi-même. Mes forces, mes faiblesses  et aussi des ressources que je ne soupçonnais même pas. Même si du chemin déjà éte parcouru, je sais qu’il m’en reste encore. Aujourd’hui, j’ai déjà beaucoup appris sur moi-même, le triathlon, la préparation, c’est une nouvelle relation que j’instaure petit à petit avec mon corps, on apprend tous les deux à se connaitre, à vivre ensemble dans la douleur souvent mais dans la satisfaction également.

Franchir la ligne d’arrivée d’un IronMan, ça sera tiré un trait sur ma vie d’avant, celle qui consistait à rester sur mon canapé et à me dire que finalement, les grands accomplissements ce n’est pas pour moi…

Rétrospective 2017, objectifs 2018.

Juste avant de partir en vacances, j’avais le moral dans les chaussettes. Je n’arrivais plus à gérer mon quotidien entre l’entrainement, les amis, la famille et par conséquent le poids. Evidement, la fatigue n’aidant pas, je me suis retrouvé à me morfondre , et comme toute étape par laquelle je passe, je me permets de le mettre noir sur blanc afin de retracer tout l’historique de mon parcours. Le chemin vers la ligne d’arrivée d’un IronMan n’est pas un long fleuve tranquille, et heureusement !

Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Sous les conseils avisés de mes proches, de ma famille et surtout des membres du club de triathlon, j’ai réussi un peu à lacher cette pression que je me mets, alors qu’elle n’a pas forcément lieu d’être. Il fallait donc relativiser les choses, se mettre en perspective et comprendre que , M****E, j’en ai fait du chemin jusque là !

Du chemin tiens, on peut commencer à en parler ! (il parait que c’est le sujets … ), j’ai pris le temps de me remémorer le parcours jusque là, relire mes  propres articles, me réjouir de mes succès et surtout apprendre de mes échecs, et c’est ce que je vous propose encore ici.  Surement un long article, sans image, rébarbatif, mais avec des vrais morceaux de joie à l’intérieur ! Allez, venez, vous verrez, c’est sympa et en plus, c’est gratuit !

Il y a très très longtemps, dans une galaxy très très lointaine….

Nous sommes au mois de mai 2016, je pèse alors 103 kilos et des poussières, je m’offre mon premier vélo (un VTC) pour me passer autant que faire se peu de la voiture. J’enfile mes premieres centaines de kilomètres, je kiffe! Tellement que j’en décide même de faire des sorties « sportives » le week-end. Je me souviens, je mettais presques 2h pour faire 40km (~20km/h de moyenne avec une mule de 16kilos et plus), je revenais complétement cramé, les bras pleins de coups de soleil, et un sourir jusqu’aux oreilles tellement je me suis fait plaisir. J’embarque ma copine dans mon délire, on fait la Loire à vélo pour nos vacances , je prend un pieds de fou, et j’attaque la rentrée avec l’envie de me mettre un peu plus au sport et déjà quelques kilos en moins, mais toujours trois chiffres au compteur (100kilos). Pablo me propose l’essaie d’un premier triathlon, un XS pour voir, juste pour s’amuser. L’idée me plaît ! Elle m’enchante même. Mais les dates qu’il me propose ne me conviennent pas. Qu’à cela ne tienne, je trouve un autre triathlon d’essaie , j’embarque une coworkeuse avec moi (Aurélia), et nous voilà partie pour se tester sur une distance 2 * XXS (200m de nat, 8km de vélo et 2km de CAP deux fois d’affilé). Je reviens complétement conquis, les sensations d’enchaînement, le plaisir de se donner, la première dose étant prise, je ne peux que y revenir , je signe alors au TCC , nous sommes en septembre 2016.

Commence alors l’entrainement , le vrai ! Celui qui fait mal aux giboles, celui où l’on va sentir l’acide lactique dans les cuisses, celui qui fait qu’une fois rentré à la maison, on se dit « Plus jamais ! » et on y retourne quand même la semaine d’après.

J’ai donc commencé par découvrir les séances sur Piste, le travail à VMA. 15x200m, 12x300m, 6x(200m, 300m, 100m) , et toutes ces réjouissances. Purée, c’est dur! Mais qu’est-ce que c’est bon ! Sortir des grosses séances avec la satisfaction d’avoir tout donné ! Heureusement, j’ai eu l’immense plaisir de faire ça en club, avec un coach qui sait adapter la séance aux capacités de chacun et qui sait nous ammener à nos limites sans aller au delà.  Mais il ne faut pas oublier le groupe avec lequel on s’entraine, qui nous porte dans les moments difficiles, qui nous aspire dans le dépassements de soi, qui nous permet d’aller au bout de l’objectif fixé. C’est tellement important, le groupe fait partie intégrante de la progression (en tout cas la mienne c’est certain). Egalement les sorties longues du dimanche, où ça a commencé doucement par des 11km à 6:30 au kilo, et je rentrais chez moi complétement rincé. L’important c’est pas le volume ou l’allure dans ces moments là, c’est bien de travailler au bon rythme sur la bonne durée pour pouvoir progresser tranquillement et sereinement. Mais ca, je ne le comprendrai que bien plus tard.

A côté de ça, il y aussi le vélo. Là, c’est ce que je préfère ! Que du plaisir ! J’apprend à travailler deux fois par semaine, une séance à allure et cadence spécifique et une séance en sortie « longue » en groupe. A ce moment là, je fais du tennis de table à côté, et comme les séances en groupe sont le week-end, je me vois contraint de m’entrainer souvent tout seul pour pouvoir assurer mes compétitions. Mes premières sorties solo avec un nouveau vélo de route fraichement acquis (que j’emmenerai tous les week-end où je n’étais à la maison, Bretagne, Montauban, Toulouse, et j’en passe !) étaient vraiment cool, avec des allures de 25~26 km/h environs sur des durées de 1h30 à 2h30. Tout seul la majorité du temps et aussi souvent que possible en groupe !

Le point qui me faisait évidement le plus peur, c’est bien la natation. Avec 0 technique, et un physique inutile, autant dire que les plus grosses appréhensions se trouvaient ici. Heureusement, le club du TCC regeorge de bonne suprise ! Et j’ai l’immense chance qu’un triathlète me prenne sous son aile pendant quelques séances individuelles, espacées dans le temps pour bien prendre le temps de travailler la technique, que la technique et seulement la technique. Même si les trois, voir quatre premiers mois étaient assez compliqués; manque de sensations, irregulier sur les allures, la gestion du souffle pas évidente; j’ai finalement réussi à trouver de bonnes sensations régulièrement, sentir la glisse, sentir le « catch » et ça c’est super encourageant.  Quand la technique commençait doucement à venir, mes allures tournaient autour de 2’30 au 100m. Les séances de natations devaient être au moins de deux fois par semaine, mais comme les séances se faisaient entre midi et deux à 40min aller/retour de la maison, c’était (et c’est toujours) très difficile d’être assidu à tous les entrainements. Finalement, je n’arrivais qu’à m’entrainer une fois par semaine de manière régulière.

Autour de ça, il faut bien évidement évoquer la partie alimentation de la discipline. Ca serait vraiment trop bête de s’entrainer 5 fois par semaine si c’est pour continuer à trainer près de 20 kilos en trop. Donc, à ce moment, je décide de prendre les choses en main et consulter un nutritionniste (évidement, j’apprendrais à la première consultation qu’il prépare l’IronMan de Nice pour Juillet 2017 [on est en Septembre 2016 à ce moment là]). Le medecin me donne toutes les clefs pour perdre du poids sereinement, bien m’alimenter pour bien récupérer après les séances difficiles et/ou longues. C’est donc à moi à ce moment là de me prendre en main et faire un peu l’impasse sur mes mauvaises habitudes et également gérer les repas « améliorés » du week-end.

Un hiver pour progresser, un hiver pour s’affûter.

C’est donc sur cette base que j’entame un automne/hiver 2016 très rigoureux. Cinq séances par semaine: 1x Natation, 2x vélo , 2x CAP.  Question alimentation, il aura fallu se faire un peu de mal aussi. Lorsque je devais partir en week-end par exemple, je m’arrangeais toujours pour pouvoir me faire mes repas, et maitriser la qualité de ma nourriture. Seul le Samedi soir je m’autorisais à manger comme les autres.

Le but, progresser un peu partout, acquérir les premières bases et la caisse nécessaire qui me feront courir mon premier triathlon format olympique. Pas question de se donner un temps sous lequel passer; les compétitions de cette années ne serviront qu’à poser des premiers indicateurs sur lesquels il faudra retravailler par la suite, donc vraiment, pas de pression (seulement en pinte). Très vite et dans chaque discipline, les progrès se font sentir. Sur piste, je change de groupe de niveau assez rapidement, en vélo je vois régulièrement 30km/h sur le compteur (ce qui ne veut pas dire 30 de moyenne hein !) ; en CAP je franchi allégrement les 15 kilomètres pendant mes sorties longues en passant la barre des 5’30 au kil de moyenne ; et en natation les sensations de glisses deviennent de plus en plus régulière. Le poids, lui, diminue. Pas autant que j’aurai voulu, mais il diminue, je vois mes habits devenir trop grand pour moi, et je commence doucement à me refaire une garde robe. Les résultats sont déjà là !

Evidement, je commence à comprendre que rien n’est linéaire. Le poids varie vers le bas mais de temps en temps il remonte. Au début d’ailleurs, il y a une période où je ne perdais carrément pas de poids ! Ensuite, commencent à arriver les séances où les sensations n’y sont pas, un vrai parcours du combattant intérieur. Ces fois là, il faut quand même se sortir les doigts alors que  le physique ne suit pas, c’est très dur. Mais ça fait partie du jeu, savoir jouer avec les limites du corps, de l’esprit et ne pas seulement affûter son physique, mais son mental aussi, aiguiser son « attitude ». En étant bien entouré, en ayant pris mes premières gamelles, je persistes dans mon élan, toujour soutenu par des personnes vraiment extra, je ne les remercierai jamais assez d’avoir étaient là dans les moments où c’était vraiment dur.

La fin de l’hiver commence alors à pointer le bout de son nez  avec 12 kilos de perdu , avec des progrès dans tous les domaines , et toujours cette envie d’aller en découdre avec un dossard sur mon premier triathlon. L’impatiente me gagne de plus en plus.

Les beaux jours, les premiers dossards et les premiers résultats.

La fin de l’hiver annonce les premiers dossards pour commencer à évaluer le niveau , à jalonner la progression. Deux courses à pieds pour commencer tranquillement la saison, un seize kilomètres sur chemin avec des bosses et des relances et un premier 10kilomètres roulant pour aller faire péter les chronos.

Mon premier dossard se portera sans pression, mais avec la rage aux dents pour aller chercher ma toute première expérience ! J’ai envie , j’ai les crocs , je veux franchir la ligne d’arrivée !

Premier résultat très satisfaisant, je passe sous la barre des 1h30 de une minute tout pile, avec la sensation d’avoir tout donné, d’avoir été chercher dans les arcanes de mes muscles ce qu’il fallait pour trainer ma carcasse seize kilomètres plus loin…. Et bon Dieu ce que c’était bon ! C’est cool, j’ai ma première référence sur une course, objectif donc, améliorer le chrono pour l’année prochaine , miam !

La course d’après s’annonce un peu plus acharnée, elle se situe un mois avant mon premier triathlon, elle a donc été préparée avec des séances spécifiques sur piste , mon premier dix kilomètres sec. J’ai beau me dire que je n’ai pas d’objectif de temps, mais en vue de mes séances , je me dis que je veux pas être au dessus de 52′ et que même … j’aimerai bien m’afficher sur 50′. Je crois ferme au 52 et je rêve de mon 50′. Avec la prépa qu’on a eu, tout est possible !

Ce jour là, le temps est au rendez-vous , il ne fait ni trop chaud ni trop froid et les copains du TCC sont très présents. On s’encourage et on se soutient tous mutuellement. Lorsque le coup de pétard est donné je me calle sur une allure de 4’45 au kilo’ ce qui est très très loin de mon allure habituelle, et je me dis que je tiendrais jamais. Et bien je finirai la course en 47’40 sec , soit une moyenne de 4’42. Je suis tellement étonné que je n’en reviens pas, le chrono officiel sera de 48′ (le décallage avec ma montre, c’est le temps que la foule passe la ligne de départ) et c’est là que je réalise que j’ai dépassé de très loin toutes mes espèrances les plus folles. J’ai franchi la barre des 50′ mais de deux minutes ! C’est une des premières fois où je ressentirai une vraie fierté, un accomplissement quelque part, les progrès sont indéniables même en course à pieds alors que je sais que je me traine du poids en trop. A ce moment là, je suis déjà très fier du résultat et du travail accompli, c’est presques en tant que tel un accomplissement. Très vite, le sentiment de vouloir faire mieux la saison prochaine prend le dessus sur les émotions premières !

Au vue de ces résultats en course à pieds et les allures que je tiens à l’entrainement en vélo et natation, je remets en perspective les données collectées (merci la montre GPS/Cardio), et je m’essaye à m’estimer un temps réalisable pour le premier triathlon. Ca sera trois heures. Evidement, terminer l’épreuve sera en soit une grande réussite, mais si je peux passer ne serait-ce de quelques secondes la barre des trois heures alors je serais très satisfait des progrès réalisés.

Enfin trois semaines plus tard, c’est le jour de la vérité, le jour J , celui pour lequel je me suis entrainé si dur pendant plusieurs mois, celui pour lequel j’ai refusé des soirées, celui pour lequel j’ai fait des sacrifices , celui pour lequel je me suis investi corps et âme, le triathlon M de Lacanau.

Le jour J, la température est un peu fraîche mais le soleil est présent. L’excitation est à son comble, je suis intenable. La nuit d’avant a été de courte durée, je n’ai qu’une envie c’est m’élancer pour franchir la ligne d’arrivée en ayant pris un maximum de plaisir , en ayant pleinement profiter de cette course et également en ayant tout donné ! Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre en terme de résultat, jusque là toute les projections que je me suis faite tombe à l’eau, je n’en sais rien je n’ai aucune expérience , je ne sais même pas de quoi on parle là. L’idée d’un chrono m’échappe complétement avant le début de la course, je reste focus sur le seul vrai objectif, finir en ayant donné le meilleur de moi même.

La course est lancée et j’entame ma première nat, je me rend compte que j’adore nager en lac ! C’est hyper bien ! Je prend juste mon pied et j’avance. Je sors de l’eau en 28′ minutes , le temps d’arriver sur la plage sereinement : 30′ soit moins de 2′ au 100m. Enorme ! J’enfourche mon vélo et j’appuye sur les pédales, 33/34km/h sur le compteur je deviens ouf j’ai jamais vue ça de ma vie. Je pose le vélo au bout du 1h18′ soit 1h50 de course ! Et là je comprend qu’en gérant ma course à pieds je resterai sous la barre des 3h. Finalement ,après quelques crampes a peu près gérées je franchi la ligne en 2h46′. Je suis pas loin d’avoir des larmes aux yeux, les progrès réalisés sont juste incroyables, je ne me croyais pas capable d’accomplir tout ça, quelle fierté !

Les premiers dossards ont été très agréables à porter. La compétition est bien évidement très différentes des entrainements, mais les résultats obtenus , le plaisir et la satisfaction ressentie me donne vraiment envie d’aller au bout de ma démarche, ça tombe bien, la saison et loin d’être finie et les réjouissances continuent !

Du bon et du moins bon, c’est ça la vie !

En fin de mois qui suit mon premier triathlon, je boucle mon premier semi marathon en 1h52′. Là encore, je franchi une autre étape. Semi non préparé, c’était juste pour se tester et voir mes sensations sur ce format. Là encore, j’en sors très satisfait.

La semaine d’après : Deux triathlons. Le S par équipe et le M indiv. de Mimizan. Toujours pas d’objectif en vue, se faire plaisir avant tout et confirmer les bonnes sensations de Lacanau. Ca sera chose faite: 1h23′ sur le S et surtout 2h35 sur le M en individuel. Même vélo et même natation qu’à Lacanau, mais cette fois, c’est la course à pieds qui s’ent bien mieux passée, sans crampe avec une belle allure. Encore un beau chrono à rattacher à mon petit palmarès !

Je finirai l’année sur le triathlon de Verruyes qui sera mon bémol de l’année (il en fallait bien un !) Malgré une natation et un vélo qui tombent dans mes allures habituelles, j’enchainerais les crampes sur la course à pied ce qui me conduira à franchir la ligne d’arrivée en 2h54. Si je regarde le côté positif des choses, même avec une difficulté physique, je termine quand même un triathlon réputé casse-pâte en moins de trois heures, je ne peux que me réjouir de cela, car un an avant, c’était loin d’être le cas.

Une saison qui se finie là

Et c’est ainsi que pour moi s’achevera la saison 2017. Ayant eu un programme d’été très chargé, mariage, anniversaires (plusieurs en changeant de dizaine, ça se fête), et vacances itinérantes (donc pas de possibilités d’avoir un entrainement structuré), je ne m’engagerai plus sur une course d’ici là fin de l’année. Je referais peut etre le triathlon XXS sur lequel je m’etais essayé juste pour moi, mais rien de sur encore. Et ça sera vraiment pour le pur délire.

SI on doit donc faire une synthèse je crois qu’elle est très claire : Le travail a payé. Mes progrès ont été constatés dans tous les domaines, alors oui, je reste avec des chronos qui sont de mon niveau, je suis loin de prétendre à un podium on est bien d’accord. Mais ma satisfaction personnelle est bien présente, mes résultats sont à la hauteur de mon investissements et surtout j’ai beaucoup appris de mes différentes expériences. Encore une fois, les sensations étant excellentes, cela me conforte pour continuer à aller sur le chemin de la très longues distances. Mais je ne me voile pas la face et mon coach me remets très vite les pieds sur Terre, la très longue distance c’est pas pour tout suite, alors il va falloir faire preuve de patiente et de persévérance !

Pour l’année prochaine

L’objectif de l’hiver à venir est de « retailler dans le lard » pour essayer d’aller perdre les kilos je me trimballe en trop. En étant un peu plus exigeant sur l’alimentation et en reprenant les entrainements de manières structurés et surtout régulièrements, j’espère également faire des progrés en course à pieds. Je vais essayer de faire plus de course type trail avec des bosses pour progresser dans ce domaine. L’hiver passé , les entrainements auront pour objectif de me faire franchir la ligne d’arrivée sur deux triathlons longues distances dans la saison 2018, le 70.3 du Luxembourg et le Triat’long de Royan.

Pour conclure

Quand je regarde en arrière je me rend compte que le chemin parcouru est important. Mais quand je regarde également en avant je me dis que le chemin à parcourir est immense ! Une des grandes choses que j’ai pu mettre à rude épreuve c’est bien ma patiente. J’ai bien compris qu’il va encore falloir du travail, des hauts, des bas avant d’atteindre mes objectifs et que c’est bien tous ces moments là qu’il va falloir traverser ! Quand le physique n’est plus présent et que le moral est au plus bas, il nous reste seulement l’attitude pour nous amener au bout de ce que nous nous sommes fixés.

Tous les progrès constatés ne sont pas venu tout seul, c’est parce que je suis super bien entouré qu’aujourd’hui j’ai encore l’envie d’aller au bout de l’aventure. Je ne remercierai jamais assez mon coach, pour son expertise, pour son œil aguéri , pour ses sages conseils et sa faculté à dompter ma fougue qui pourrait bien me jouer des tours. Un énorme merci et bravo à lui pour tout ce qu’il mets en place pour nous, ses athlètes, les modestes comme les superstars. Nous avons vraiment beaucoup de chances qu’il nous encadre comme il le fait et je lui en suis très reconnaissant. Je parle bien évidement de notre Pierre M. , si tu lis ces lignes , big up à toi !  Evidement, merci à tous les membres de mon club qui m’ont toujours soutenue dans ma démarche, qui m’ont accompagné au début, qui m’ont tenu dans les moments difficiles et surtout qui m’ont fait passé des moments inoubliables en leur compagnies (La dream team de Mimizan par exemple 😉 , du fond du cœurs je vous remercie pour votre accueil et votre attitudes, il y a aucun doute vous êtes les meilleurs.

Merci aussi à tous mes amis qui n’ont pas pris personnellement un refus de venir à une soirée, et qui ont compris qu’il fallait que je me lève tôt pour la sortie longue du dimanche matin où pour partir en compétition. Et évidement, la dernière mais pas des moindres, la personne avec laquelle je partage ma vie qui accepte une présence moindre à la maison pour que je puisse réaliser un des objectifs les plus gros de ma vie et qui me tient particulièrement à cœur en ce moment.

Là, ça à l’arrière goût d’un achévement mais il n’en n’est rien, ce n’est que le début d’une belle et je l’espère , et longue aventure, j’espère que la séquence émotion sera encore plus intense quand l’objectif sera atteint ! En attendant, je retourne me préparer pour mon premier half cette année!

Alors à bientôt !

L’échec, une étape obligatoire.

Depuis le début du mois de Juillet, rien ne va, et ça a commencé avec le triathlon M de Verruyes. Alors okay, oui, il y avait des bosses, mais je me sentais quand même bien en sortant du vélo ! Pour tout vous dire, « la course à pied m’a tuer », alors que je pose le vélo dans un temps qui confirme mes derniers triathlons, je pars en course à pied serein avec la même allure qu’à Mimizan, 4’50 au kilo, et dès le premier kilomètre à l’entrée d’une bosse, c’est la cata: mes cuisses se tétanisent et j’enchaîne alors crampe sur crampe. Obligé de m’arrêter, de marcher, de bien m’étirer. Pourtant je m’arrête à tous les ravitos, je bois en abondance et je ne m’explique pas cette cata. Ca sera comme ça tous les deux kilomètres jusqu’à l’arrivée finale. Je finirai ma course à pied en 1h02 minutes sur un temps total de 2h54, une déception au vue des performances passées.

Je décide alors de couper pour une semaine complète de repos. J’en profite pour remonter une semaine à Paris pour le boulot et profiter de mes collègues, de mes amis, de la vie Parisienne et tout ce qui va avec. Ca n’a pas loupé, des restaux, des cafés , des copains, des bières , bref, la fête en somme. Je reviens donc à la maison épuisé, entre le boulot et les copains j’ai pas dormi beaucoup, et en prime, un dépassement des 90kilos sur la balance. Outch. Le plus dur sachant que le week-end d’après, c’est le mariage d’un copain, et comme c’est loin, on fait des haltes chez la grand-mère ainsi que d’autres amis, c’est déjà perdu pour essayer de re-perdre cet excès. J’arrive à me remettre un peu en phase, le vendredi avant de partir, la balance affiche 88,5 kilos, okay, mais je sais que ça ne va pas durer avec ce week-end qui s’annonce, et au retour comme anticipé, 90,8 kilos…. Dans ma tête, ça va a peu-près, la semaine qui suit j’attend de pieds fermes un copain qui prépare Vichy. Il est parisien et n’a pas tellement l’espace de borner comme il faut pour préparer son 70.3, alors il vient passer quelques jours à la maison. On se prépare un plan d’entrainement aux petits oignons, seuils à pieds, PMA , aérobie et allure spécifique en vélo avec enchaînements CAP. Du beau volume, de la belle séance. Bilan, 190kilomètres de vélo et 35kilomètres de course à pied sur 4 jours. Je suis rincé, je ne ferai pas mon habituelle sortie longue du dimanche, je reste tranquille pour récupérer un peu et surtout je m’alimente en fonction, je vais me coucher avec un peu l’espoir d’avoir stabilisé. Au levée du soleil ce matin, Je monte sur la balance, le verdict est sans appel:  91,4kg… Je prends mon tour de taille au cas où, mais sans trop y croire, 101cm (j’étais à 98 il y a trois semaines).

Malgré un beau volume d’entrainements et des séances de qualité j’ai quand même trouvé le moyen de prendre de la graisse. Alors c’est vrai qu’il y avait pas mal d’extra ces derniers temps, mais pas de quoi non plus abandonné le triathlon au profit du sumoturie. Et pas 500gr hein, non on est à 3kilos d’écart avec début Juillet. Histoire de continuer les réjouissances, c’est les 30 ans d’un copains le week-end prochain, et on enchaine avec les vacances. J’avoue mon désarroie face à la situation, je ne sais pas comment gérer, ça me déprime, j’ai plus envie de rien.

Lacanau… S-2 !

Une bonne dizaine de jours, et pas tout à fait deux semaines avant que l’évênement que je prépare depuis le mois de septembre ait lieu. Autant dire, que la pression monte ! Rappelons que l’objectif officiel est de terminer l’épreuve. Maintenant qu’une bonne partie de l’entrainement est derrière moi, je dois bien avouer que je me sens capable de terminer l’épreuve sans trop de souffrance, ce qui me permets de me fixer un objectif « officieu » , la barre des trois heures d’effort. Gobalement qu’est-ce que ça veut dire ? Que si je fini l’épreuve, je serais déjà très fier du travail accomplie, des sacrifices, du goût de l’acide lactique dans les jambes et dans la bouche sur les séances de VMA. Maintenant, si le chrono final affiche moins de 3h, je serais vraiment vraiment très content.

La préparation a été assez linéaire, j’ai diminué un peu le volume parce qu’en ce moment, je me sentais assez fatigué. Globalement, deux séances de piscine par semaine, sur travail spécifique à la technique et une séance suivant une zone d’intensité bien définie.  Deux séances de course à pieds, une séance au Seuil/VMA  + une sortie longue et/ou travail spécifique de bosses. A ça, je rajoute une sortie longue à vélo 2h30+ (jusqu’à 3h) ou travail spécifique sur bosses (et quand y’a du vent, c’est encore mieux…). Niveau volume, ça reste assez bas, j’aurai bien aimé rajouter une séance de H.T. , mais ça mettait un peu en péril la séance de VMA (à cause de la fatigue) ,ce que je préfère priviligier en ce moment.

D’ailleurs, je peux affirmer que ça a dû payer 🙂 Je ne cache pas ma joie de ma dernière (la deuxième hein.. soyons clair.) compèt, les 10kilomètres de Châtellerault. L’objectif officiel, 52′, l’officieu, 50′ et finalement je réussi à boucler le parcours en 47’43 ( Temps à la montre, temps officiel : 48’10 »). C’est inespèré, et je suis vraiment très content. Pour rappel, mon premier 10km au mois de septembre était plus aux alentours des 1h00 et des patates. Bref, énorme satisfaction !

On peut malgré tout rajouter quelques ombres au tableau, mon poids stagne toujours. Je suis un peu plus laxiste sur mon alimentation, rien de dramatique, je ne prends pas de poids mais je sens (et je vois :D) qu’il y a encore 5/6 kilos en trop. De plus, on a un séminaire d’entreprise pendant 4 jours au Portugal. En soit, c’est plutôt cool, mais 3 jours après le retour, c’est Lacanau. Donc , globalement, je dois partir au Portugal et essayer d’y gérer , alimentation, hydratation et récupération active dans un environnement festif, autant dire que ça va être compliqué.

Malgré tout, l’impatiente me gagne de plus en plus. Lacanau m’appel ! je me sens prêts pour participer à mon premier triathlon distance olympique ! Pourquoi pas une petite perf personnelle au bout du compte , et si ce n’est pas le cas, un week-end prolongé au bord de la plage et une première participation à un triathlon courte distance devrait suffire à me laisser de beaux souvenirs pleins la tête.

Je vous dis, à dans deux semaine pour le compte rendu !

Objectifs , premier semestre 2017

Ça y’est, c’est parti,  2017 est belle et bien lancée. Les premières inscriptions sont déjà acceptées et donc, ce qui nous donne de beaux jalons pour évaluer toutes progressions, qu’elles soient sportives ou nutritionnelles.

D’ailleurs, un premier palier a été franchi. La semaine dernière, j’ai eu le droits à un rendez-vous « étape » avec mon nutritionniste pour voir comment tout roulait, pour poser mes questions et  globalement faire le point.  Lorsque je suis monté sur sa balance (il faut insisté sur le « sa », visiblement nos balances ne sont pas étalonnées pareils), le nombre affiché était…. 89,4 (A la maison c’était un bon kilos de plus) ! Donc officielement, j’ai perdu mes premiers dix (10) kilos , et ça, ça s’arrose ! La séance s’est tournée plutôt autours de l’alimentation durant, pendant et après l’effort. Sur le reste , pas de changement en perspective. Ca marche, on continue comme ça.

Premiers dossards

Plusieurs étapes jusqu’à fin Mai vont jalonner l’entrainements sur les trois prochains mois. Je vais courir avec mes premiers dossards, l’objectif principal , c’est de finir les épreuves, se donner des temps de références pour progresser et s’essayer surtout. Donc pas de pression, on y va cool, se faire plaisir avant tout.

17 avril – 10km de Châtellerault

Premier dossard de la saison, première épreuve où j’espère faire un temps. En vue des séances d’entrainement et de mes allures, j’espère passer la barre des 54min et m’approcher le plus près possible des 52min.

8 mai – Triathlon (M) de Lacanau

Premier triathlon, réputé très roulant, donc très bien pour un poids lourds comme moi ! L’idée c’est d’avoir des temps de références sur les trois disciplines enchaînées, bien sûr pas d’objectif temps « officiel » , même si dans le fond de ma tête , je crois que j’espère tourner aux alentours des trois heures quand même, pas trop au dessus en tout cas…  L’important, c’est de pouvoir finir sans trop de souffrance et prendre du plaisir pendant la course pour garder l’envie de continuer à s’entrainer et d’aller faire d’autres courses de ce format.

28 mai – Semi Marathon du Futuroscope

Vue avec le coach qui me suit, normalement je devrais pas faire de semi-marathon pendant la saison de tri. Mais j’avais envie de m’essayer avec quelques copains et ce ne sera donc pas « préparé ». J’entend que je ne ferais pas de séances spécifiques pour faire un temps, il sera à prendre comme une sortie longue améliorée avec un chrono à la fin, et basta.  L’idée c’est de pouvoir courir sur l’allure de mes sorties longues de dix-septs kilomètres le dimanche, soit en moyenne 5min25s au kilomètre.

Objectif poids pour le 28 mai.

Le mieux serait d’avoisiner les 84 kilos le jour du semi-marathon, ce qui fait donc cinq kilos et cinq cent grammes de moins qu’aujourd’hui à perdre sur trois mois, et des brouettes, soit moins de deux kilos par mois, ce qui semble réalisable. Maintenant il ne faut pas oublier que plus le poids va baisser plus les kilos à venir vont être difficile à perdre, donc méfiate !

Points sur les entrainements

Depuis le début septembre, la quantité d’entrainement et le volume a progressivement augmenté. Lorsque j’ai commencé les séances encadrées , je ne faisais qu’un seul entrainement par discipline et par semaine, sauf pour la course à pieds où il y avait une séance piste et une sortie longue. Aujourd’hui, j’arrive à tenir les plans d’entrainement que nous propose notre coach. Ce qui représente un volume de deux entrainements par discipline et par semaine.

Pour ce qui est du vélo et de la course à pieds, malgrés mon poids et mes faibles temps, je me sens relativement serein pour encaisser le volume sur triathlon taille M. Ce qui me fait le plus peur, c’est la natation. Même si aujourd’hui j’ai tenu un plan d’entrainement de deux milles mètres de volume en sortant relativement frais, je ne me sens pas tout à fait comme un poisson dans l’eau. Je me laisse encore quelques séances d’essaies, mais si je ne note pas une amélioration d’ici quatre ou cinq séances, je pense que je vais monter la charge d’entrainement à trois séances par semaine en natation.

Le début du mois de février va sonner les trois mois avant mon premier triathlon, les séances vont devenir plus sérieuse afin de finir ce premier triathlon dans les meilleurs conditions possible. J’ai déjà hâte d’être à Lacanau !

Si tout ce passe bien à Lacanau, le triathlon de Mimizan le 3 juin me fait de l’œil également. Les copains du TCC y seront pour la plus part, quitte à ne faire que le S en indiv si Lacanau laisse un petit goût amer.

Une fois toutes ces épreuves passées, on pourra faire le point et voir quelle type de compétition visées pour éventuellement améliorer certains chronos.

Un régime, ce n’est pas manger moins, c’est manger mieux.

En septembre 2016, la balance affichait un nombre à trois chiffres lorsque je montais dessus. Un peu plus de cent (100) kilos et autant dire que du haut de mes 1m79 (Allez quoi, soyez sympa ! 1m80 ?) que ça faisait un petit peu beaucoup. Tellement « trop beaucoup » que l’Organisation Mondial de la Santé me considérait même obèse avec un IMC supérieur à 31. Outch. Bon, je ne vais pas revenir sur les débuts de ma vie, mais j’ai toujours plus ou moins varié entre les périodes de surpoids et d’obésité, et je pense que les rares années ou j’ai réussi à avoir un poids, disons , normal, peuvent, je pense, se compter sur les doigts d’une seule main.

Ca n’a jamais vraiment fait tilt d’un coup dans ma tête, les choses sont venues petit à petit et surtout , elles sont venues d’elles-même. Le goût pour le triathlon est surement apparût avec l’envie de maigrir mais pas en forçant les choses mais en prenant du plaisir à faire du sport. Evidément, l’envie plus intense de perdre du poids est arrivée en même temps, je ne pense que pas que cela soit une coïncidence mais plutôt des graines qui se sont plantées au fond de ma conscience et ont été arrosées régulièrement.

En tout premier lieu, je pense sincérement qu’être bien dans sa peau est la raison principale de toutes ces entreprises. Ne serait-ce que s’habiller normalement avec un jean, une chemise est un calvaire pour moi. Sentir la chemise un peu trop serrée, pas bien ajustée, et tout simplement voir qu’on a du poids en trop. Je ne sais pas si cette motivation est honnorable en tout cas elle a le mérite de me faire réagir, et finalement, heureusement.

Dans un second temps, même si je reste encore jeune, je veillis. Bon, je suis encore jeune, mais j’approche de la trentaine. Vite. Sauf que c’est vrai , les problèmes de poids ne sont pas qu’esthètique, c’est aussi une question de santé. Problème cardio-vasculaire, diabète, cholestérol et j’en passe. Okay, je pense pas que je ferais une crise cardiaque demain, mais je crois que je commence à tenir à la santé de mes artères et du bon taux de glycémie dans mon sang.

Finalement, la performance sportive rentre aussi en ligne de compte. C’est évident qu’on court pas à la même vitesse avec 10 kilos de trop et que forcément les bosses en vélo se montent moins rapidement. Et ça , ça joue aussi sur le moral et le bien être au quotidien. J’ai jamais été un grand sportif , mais voir que je peux progresser et aller talonner des résultats honnorables, ça gonfle la motivation.

« Bon, c’est bien beau mon Coco ce que tu nous racontes là, mais comment on s’y prend ? »

Déjà, posons les choses. Même si je n’ai jamais été un grand sportif, je ne suis jamais resté passif devant la télé tout un week-end. J’ai toujours eu une activité physique raisonnable et en sortant des séances d’entrainement, j’étais toujours rincé. Donc je ne pense pas sincèrement que l’activité physique était à remettre en cause à ce moment là. Donc, un point sensible, la bouffe ! A ce moment là, il fallait arrêter de se mentir, je ne savais pas manger. Et même, j’aimais (j’aime toujours d’ailleurs) manger.  En plus, il suffit d’aimer sortir avec les potes ou de recevoir à la maison pour améliorer d’avantage son repas et donc forcément encore moins bien manger.

La première étape était donc de prendre rendez-vous avec un spécialiste, un nutritionniste. J’avais déjà tenté de prendre rendez-vous chez une diététicienne, mais je ne suis pas vraiment ressorti convaincu et d’ailleurs je n’ai jamais vraiment eu de résultats vis à vis de ses conseils. Donc vraiment, si vous lisez ces lignes et que vous vous posez des questions, je conseil vraiment un nutrionniste. Après, j’ai vraiment de la chance, car je me fais suivre par, je pense, un des meilleurs nutritionnistes qui soit. *Vraiment*. Je ne dis pas ça en l’air, il est connu et reconnu et un rendez-vous chez lui,  c’est quatre mois de délais et je me tape 300 bornes pour aller le voir #worthit.

Bref, le rendez-vous est pris au 16 septembre 2016. C’était vraiment une chouette expérience, le médecin en question prépare un IronMan en même temps que je me mets au triathlon. Les questions fusent les discussions s’enchaînent, ce type est un vrai puits de science, de conseils nutritionnels et d’une bienveillance sans limite. Il a commencé par faire le bilan de mon alimentation, et je m’attendais à leçon de moral, indignation, coup de fouets (ça m’aurait peut-être pas déplus tiens…)  et lapidation sur la place publique. Mais non, rien de tout ça. Au lieu de ça, quelques compliments sur un certain équilibre alimentaire malgré tout, la volonté qui se renforce et sur l’envie d’augmenter la charge d’activité physique. Il a fait table rase des erreurs du passé et s’est concentré sur comment améliorier l’avenir. C’était vraiment salvateur, c’était vraiment motivant, c’était vraiment un moment où j’avais enfin l’espoir de pouvoir m’en sortir, je suis sortie de cette consultation gonflé à bloc ! Quelques règles m’ont d’abord agréablement suprises, notamment une régle fondamentale. Il ne faut pas manger moins, il faut manger mieux. Avec un volume de plus de dix heures de sport par semaine pas question de sortir de table en ayant faim, le danger, c’est que le corps se mette à stocker dès le moindre écart et évidement reprendre tout ce qu’on a perdu. Allez, je vous détaille un peu ses conseils

Matin :

  • 125g de pain complet
  • 20g de beurre
  • Un fruit

Encas à 10h, si sport entre midi et deux:

  • Un fruit, une barre de céréale

Midi

  • Crudité en entrée
  • Portion de féculent sec (riz , pâte, blé) (pas de sauce quoi…)
  • 130g de viande maigre , cuisson sans huile. (Poisson, poulet, …)
  • Légume vert , à volonté.
  • Un laitage , soit un fromage blanc soit un 30g de fromage (40g de pain peuvent être pris si on diminue un peu la portion de féculent avant)
  • Un fruit

Le goûter (et oui, ça vous en bouche un coin hein !)

  • Un fruit
  • Un laitage et muesli ou 2 barres de céréales

Le dîner

  • Soupe ou crudité
  • Portion de féculent sec (riz , pâte, blé, …)
  • Deux œufs ou deux tranches de jambon ou poisson
  • Légume vert , à volonté.
  • Un laitage , soit un fromage blanc soit un 30g de fromage (Si fromage a midi, pas de fromage le soir)
  • Un fruit

Avec tout ça je ressors de table le ventre plein (mais pas de trop), pas de sensation de faim, et le sentiment de manger de tout.  Entre tout ça, j’ai même le droit à un repas amélioré par semaine quand je sors avec des amis, que je reçois ou je vais voir de la famille. Par exemple, samedi soir dernier il faisait hyper froid vous trouvez pas ? Et bein, c’était raclette entre copains 🙂

Alors, maintenant parlons résultat.

Voici toutes mes notes par semaine.

Date Poids Tour de taille Tour de hanches
16/09/2016 99,8 109 105
26/09/2016 97,6 108 104,5
3/10/2016 98,9 107 104,5
10/10/16 99,0 106 104
17/10/16 97,1 105,5 104
24/10/16 96,3 105 103,5
31/10/2016 95,6 104,5 103,5
07/11/2016 96,5 104,5 103
14/11/2016 94,9 103 103
21/11/2016 94,1 103 102,5
28/11/2016 93,4 102,5 102,5
04/12/2016 92,8 102,5 102,5
L’importance de ne pas prendre qu’un seul point de mesure.

Lorsqu’on regarde de près les premières semaines, le poids a une variation assez étrange, il remonte , beaucoup puis redescent, beaucoup. Franchement, c’est très frustrant. Heureusement je m’étais préparé à cette éventualité, notamment en faisant du sport avec un poids plus important on a tendance aussi à augmenter sa masse musculaire, pour effectivement pouvoir bourger tout ça.  Il existe des balances qui également indiquent la masse graisseuse et musculaire (j’avoue que ma confiance sur les produits du marcher n’est pas au plus haut). De mon côté ,  j’ai simplement pris quelques mensurations. Mon tour de poitrine , et mon tour de hanche. On constate nettement que le tour de hanche diminue très vite dès les premières semaines. C’est ce qui m’a permis de garder une motivation pour continuer.

La frustration du poids qui a du mal à descendre c’est très dur à vivre, avec 10h de sport / semaine et une alimentation équilibré on comprend pas bien pourquoi ça descent pas. Voir les mensurations descendre ça rassure un peu mais ça ne compense pas tout.

Dès le départ, en fait, je pensais perdre quasiment un kilo par semaine en vue du volume de sport fait. J’ai vite était déçu, et souvent découragé. Finalement, j’ai essayé de relativiser le mieux que j’ai pu, je continue à me faire plaisir une fois par semaine, je perd quand même du poids et je n’ai jamais eu de sensation de faim. Avec ça, j’ai réussi à garder la motivation de continuer même si c’est pas toujours facile. Je n’ai pas vraiment d’objectif de poids final, de poids de forme. Je pense le sentir au feeling, et si je devais donner un chiffre comme ça je dirais qu’il me reste encore 10 ~ 12 kilos à perdre (82 ~ 80kg). Il faudra encore se montrer patient surtout avec les fêtes qui arrivent ….