I’m a triathlete !


De retour du Portugal, après avoir vainement tenter de ne pas faire la fête, de ne pas trop prendre l’apéro et d’avoir des assiettes équilibrés, je me sentais fatigué et regrettais déjà de ne pas avoir réussi à faire la part des choses. La course était le dimanche matin, on a commencé à prendre la voiture le samedi matin pour rejoindre notre gîte. Il fallait donc se réveiller tôt , avoir déjà fait le paquetage la veille et surtout veiller à ne rien oublier.

On décolle presque comme prévue sur les coups de 8h30, direction Lacanau, pour le tri-events 2017 ! On doit passer par Bordeaux pour récupérer Pablo, un copain qui vient de Paris, il a prit le TGV.  Arrivé non-loin de Lacanau, on s’arrête à un super-marché pour récupérer quelques ravitaillements pour tenir le week-end, puis enfin on arrive au gîte.

 

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Le gîte est vraiment très chouette, la location est près du Golf pas très loin du Lac où aura lieu l’épreuve. On peut se poser un peu pour faire une belle pause déjeuner, sur la terrasse, avec ce soleil et ce cadre digne des Landes, on se croirait déjà en vacances ! Le pleins de glucides pour encaisser la compét de demain.

 

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Une fois les valises défaites et les marques prisent, on se rend sur le lieu de l’épreuve, pour s’imprégner de l’ambiance, et surtout voir si on peut récupérer nos dossards de suite pour économiser le plus possible de sommeil le lendemain matin. Malheureusement, les dossards ne son distribués que le jour même, okay, on fera un effort supplémentaire pour se tirer du lit un peu plus tôt, c’est le jeu. Mais ce jour là, c’est l’épreuve longue distance, quelques machines du clubs sont présentes, ça fait plaisir de les voir franchir la ligne d’arrivée et en pleine récup’ !

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On finit par rentrer au gîte pour aller donner quelques coups de pédales histoire de se dégourdir les guiboles, Pablo est cramé, on ne fera que 20min à mouliner.

La soirée s’annonce tranquille, dîner avec pâtes et protéine , on prépare le gatosport pour le petit dej’, les affaires pour la courses et hop au lit !

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Evidement, j’appréhende un peu ne me sentant pas en grande forme, ce qui enfonce encore un peu plus le stress et forcément l’envie de dormir n’est pas vraiment présente. Je fini par m’endormir avec une nuit un peu agitée, le réveil sonne à 6h45 , les yeux tirent un peu vers le bas, mais une grande tasse de café me remets les idées en place, aujourd’hui je fais mon premier triathlon !

Même si il y a de la fatigue, je suis sur-excité. Ca fait un bon moment que j’attend ça. La météo est ultra favorable, il y a un peu de vent certes, mais rien de franchement embetant, it will be fine !

On arrive sur les lieux pour récupérer les dossards, il y a pas encore foule, on récupère le tout assez facilement. Tout s’enchaine, on dépose nos affaires dans le parc à vélo, on enfile notre combinaison, et nous voilà prêts pour aller goûter l’eau avant le coup de pétard.

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L’eau est annoncée à 16 degrés, un peu fraiche, mais avec la combinaison ça passe plutôt bien. Les premiers coups de bras dans l’eau me font un peu chavirer la tête. Déjà ne rien voir quand on la tête dans le lac ça rassure pas, en plus la température de l’eau apporte l’effet « Coupe souffle » quand la tête est sous l’eau et donc augmente un peu plus l’angoisse. En sortant de l’échauffement, j’étais en train de douter de ma capacité à le faire…

L’heure avance, on se place sur le sable en attendant sagement que le course commence, la pression monte.

Et voilà le départ est donné, je décide de me mettre un peu en retrait pour pas rentrer dans la bagarre, pas la peine de se rajouter de la pression quitte à perdre quelques secondes. On a pied assez loin en fait, mais je me force à nager quand même , courir dans l’eau c’est épuisant, je sens que ça fait très vite monté le cardio. Les premiers coups de bras sont un peu hésitant, je ne pense pas à lever la tête pour garder le cap, le résultat ne se fait pas attendre, je dévie complément de ma trajectoire. J’adopte alors une méthode qui va assez bien marcher, une respiration tous les deux coups de bras, et j’essaye d’alterner tous les 6 mouvements le côté où ma tête sort de l’eau. Un coup à droite , un coup à gauche. Entre deux changements bien relever la tête pour garder la bonne direction. Une fois le coup trouvé, je me mets dans une nage qui me semble confortable, pas la peine de se fatiguer là, je sais très bien que la natation n’est pas mon fort.

Lorsque je stabilise ma vitesse et mon souffle, j’apprécie énormément nager dans un lac. Le temps est avec nous, il y a du monde autour, mais c’est très agréable, bref, je prend mon pieds ! Quand je sors enfin de l’eau, ma montre me dit 28′ ! Incroyable ! Bon, la particularité de Lacanau c’est quand on se reléve , il reste encore bien 100m à marcher dans l’eau, finalement, j’entre dans l’air de transition à 30′.

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Première grosse galère à enlever la combi, mais je fini par m’en sortir, je mettrais deux minutes pour me changer et monter sur le vélo soit 32′ depuis le début de la course.

Les premiers coups de pédale sont un peu rudes, je vois déjà des gars (et des filles!) qui envoient fort dès le début, c’est là que mon égo se réveille et que je sais que le vélo est ma meilleure discipline, alors je fais comme eux, j’appuie! Chouette le vélo et mon corps répondent présent, on arrive très vite à rouler entre 34 et 36 km/h, je tiens la distance, je suis super bien!  Lorsque je regarde autour de moi , je vois beaucoup de gens avec un vélo de chrono, et je roule aussi vite qu’eux, mon égo se gonfle un petit peu, je suis déjà assez fier 🙂 Ca va rouler de manière constante mais un peu forte quand même jusqu’à la fin de parcours, ma montre me dit qu’il me faudra 1h16′ pour parcourir 43km, à peu près 33km/h de moyenne. Je sens malgré tout que j’ai appuyé un peu fort pour mon niveau, je vais le sentir dès le début de la course à pied.

 

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Lorsque je sors de l’air de transition, le speaker annonce 1h50 de course ! Dans ma tête je voulais faire un peu moins de trois heures, et à ce moment je sais que je peux gérer ma course à pied et que je devrais rester sous la limite que je m’étais fixée.

Comme je l’avais pensé la course à pied s’annonce difficile, je check mes allures, je suis à 5’15 au kilo, c’est pas mal, mais le cardio est haut, a peu près à 160 je sais que je ne tiendrais pas, mais je m’accroche quand même à l’espoir de tenir cette allure.  Les passages sur les bancs de sable me scient les jambes, même si c’est relativement plats, j’en chie! Au bout de 6km, je sens que je me suis pas assez bien hydraté. Au kilomètre 7, crampe à la cuisse, heureusement le ravito n’est pas loin. Je ralentie fortement l’allure, puis je m’arrête boire beaucoup d’eau pour finir les 2,5km restant.

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Je vois beaucoup de personnes qui me remontent, je ne sais pas à ce moment là combien de temps j’ai passé sur la course, mais je paye mes gros coups de pédale sur le vélo.

Le dernier kilomètre est assez douloureux, les crampes viennent et s’en vont, j’ai du mal à comprendre. Je fini tant bien que mal le dernier kilomètre.

A une centaine de mètres, je vois enfin l’arche de l’arrivée, il y a du public, les gens applaudissent, c’est vraiment super ! Sur ces derniers métres la douleur laisse place à la joie, il y a un an, j’avais du mal à courir 5km, et aujourd’hui j’ai parcouru 1,5km de natation, 40km de vélo et 10km de course en 2h46′. Contrat remplie, un max de plaisir en prime avec un joli chrono, bref c’était une superbe première course.

Pablo finira en 2h47′, il a pris 3min de pénalité un peu par hasard, il aurait dû finir devant il a fait une super course à pied!

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Cette première expérience m’a donné envie d’aller au bout de mon objectif ! Je réalise un peu plus qu’il me faudra encore beaucoup de temps et d’entrainements avant d’y arriver, mais ce qui est sûr, c’est que l’ambiance du club, le plaisir prit pendant la course, et la personne qui m’a supporté (Merci ma chérie!) tout le long de cette première épreuve vont indéniablement m’aider à, je l’espère, me hisser au rang… d’un IronMan!

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Le réveil est difficile ce matin. Les yeux tirent fort , je ne me sens pas de faire mon premier triathlon. Il y a encore la route à faire jusqu’à Lacanau , puis l’installation dans le gîte et toute la logistique qui va avec. Je me sens complètement découragé , j’ai le sentiment que demain je n’aurais pas l’énergie nécessaire, ça m’énerve.

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Ça y’est, le jour J approche à très grand pas. Difficile de ne pas y penser souvent, le matin au réveil, alors que les yeux piquent encore un peu à la sortie du lit, pendant le footing de cette semaine qui était censé être facile, pendant les longueurs à la piscine, pendant que j’écoute ma musique, pendant que je prépare mes affaires avant de partir….

J’avais attaqué la semaine pleins d’enthousiasme, je me sentais en forme, frais, en un mot, « prêt ». Là, je reviens d’un seminaire d’entreprise de quatre jours avec des collégues fêtards à Faro, au Portugal, et mon optimisme n’est plus ce qu’il était. Malgré un séjour que l’on pourrait considérer équilibré, je ressens une énorme fatigue dont j’ignore franchement l’origine. Evidement que j’y ai pris l’apéro, que j’ai goûté aux desserts et que j’ai bu quelques bières, mais pas avec excès. Mon horaire du couché ne dépassait jamais les minuit, et je me levé toujours entre 7h30 et 8h00 avec un sommeil qui me semblait réparateur. Et pourtant, je suis fatigué, presque incapable de faire ce premier triathlon pour lequel je me suis tant entrainé.

Les séances de le semaine ceux sont limitées à une sortie footing et quelques longeurs dans la piscine, autant dire que c’était plutôt léger question volume et intensité. Malgré ça, je me sens complétement épuisé. Il reste trois jours avant la compet’, en prenant en compte le fait qu’il faut faire le déplacement à Lacanau en voiture, ce qui risque de me crever un peu plus. Bref, je suis un peu perdu et passablement anxieu…

Cela dit, ça n’enléve rien à l’excitation de ce premier triathlon, l’impatiente est toujours au rendez-vous et un super week-end s’annonce avec les copains du club et des collègues courageux.