Le Semi , une étape de plus

Le Dimanche 28 mai 2017, a eu lieu le semi marathon du futuroscope. J’avais pour objectif d’en faire au moins un cette année, toujours sans prétention de chrono, juste pour m’essayer. J’avais un peu naïvement pensé que le plus proche de chez moi ferait bien l’affaire, mais c’était sans compté sur ma perspicacité renversante… La date… En pleins milieu de la saison de triathlon… youpi. L’autre argument aussi qui m’allait bien, c’est que j’ai pu embrigadé un pote avec moi, Benjamin. Un ami pongiste, rencontré à Chartres quand j’étais jeune, que j’ai retrouvé à….Naintré, par hasard dans une séance de ping’, bref..

De toute façon, l’objectif étant d’être un simple finisher , je n’avais pas d’entraiments particuliers sur ce type d’épreuve, seulement la caisse constituée pendant les entrainements de triathlon via VMA sur piste et sortie longue à pied et en vélo.  Finalement, ça sera une « sortie longue avec un dossard ». D’autant plus que la semaine qui suit, c’est direction Mimizan pour deux triathlons dans le week-end, autant pas trop charger la mule. L’objectif triathlon est bien prioritaire.

Ce dimanche 28 mai faisait partie d’un long week-end, je me suis un peu retrouvé seul à la maison, pendant que madame partait vadrouiller, elle a bien raison ! Le samedi je file chez mon bouclard favori pour me payer un gatosport (bien pratique cette petite babiole). Je cuis la préparation comme un grand (à la banane, hummmm) , je commence à préparer mes affaires, à checker que tout est en ordre, dossard sur porte-dossard, chaussure, chaussette, t-shirt, cuissard et casquette. (C’est moins gourmand qu’un triathlon!). Tout me semble au poil, je tent d’aller me coucher tôt, le réveil est à 5h30.

Comme chaque compèt depuis le début de la saison, l’horloge tourne et le sommeil n’arrive pas.  La dernière fois que je regarde mon téléphone il est 0h45 et là .. je doute. Est-ce que ça vaut vraiment la peine d’aller courir 21 bornes avec peu de sommeil au risque d’aller se blesser et de compromettre le week-end à Mimizan… Aie pas sûr.. Je passe donc un deal avec moi même, si le réveil sonne le matin et que c’est trop dur, je serai DNS (Did Not Start). J’envoie donc un message à Benjamin , si il n’a pas de nouvelles de moi à son réveil, qu’il ne m’attende pas…. A partir de ce moment là, bizarrement je me relaxe et je fini enfin par trouver le sommeil jusqu’au petit matin.

Evidement je ne suis pas dans une forme physique olympique, mais l’appel de la course est forte, je pense que ça va le faire, je décide de sortir du lit et d’aller prendre mon petit déjeuner sportif et un bon saut de café de 5L, j’en ai bien besoin. La météo s’annonce chaude, très chaude. Heureusement le départ de la course est à 8h15, ce qui devrait nous donner un fin de course à 10h15 (environ),ça va être jouable.

Départ de la maison à 6h40, je récupère Benjamin et on va poser la voiture au parking, à côté de la ligne d’arrivée non-loin du Futuroscope, alors que la ligne de départ, elle, est sur Poitiers centre.  Des navettes gratuites nous y conduiront, ça n’a pas encore commencé que j’aime déjà l’organisation !

7h15, à peine, on débarque sur le Tarmac de l’église Notre-Dame, quelques 5′ de marche pour un petit réveil musculaire nécessaire. (On y croisera des pongistes, mais qui eux.. iront plutôt se coucher 🙂

Je croise également Marco ! Un copain du TCC qui vient là également pour la découverte et se faire plaisir avec ses collègues, ça me fait très plaisir de le voir !

 

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On dépose les sacs à la consigne qui nous attendra sur la ligne d’arrivée (wahou encore une organisation au top !) , une photo pour la postérité… et on part pour l’échauffement.

 

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20min comprenant un réveil musculaire en douceur, faire monter progressivement le cardio, on finira par 4 accélerations « easy-speed »  et enfin on se place sur la ligne de départ.

Beaucoup moins de pression que sur le premier triathlon, un peu quand même certe, mais je sais que je suis là pour m’essayer et que la nuit d’avant a été courte, il n’y aura donc pas de miracle aujourd’hui. Je me place dans le Sas de départ en 1h55′ avec Marco, Benjamin veut tenter le 1h45′.

Le coup de pétard est donné, le premier kilomètre n’est pas très roulant dû au monde présent. C’est pas grave, ça laisse vraiment le temps de pas partir tranquille et de pas avoir de dette d’oxygêne.  On passe par le parc Blossac, c’est très sympa, et les coureurs commencent à s’étirer, on y voit plus clair. Quand je trouve une position confortable je check mes allures, 5’10~5’15 au kilo, c’est pas mal, si je tiens ça je ferais mieux que le 16kilomètre de Chatellerault, à voir donc!

Je passe Marco sur les deux premiers kilomètres, et  j’ai perdu de vue Benjamin qui doit être loin devant. L’allure et le cardio sont stable, c’est cool, ça s’annonce pas mal. Dès le 2ème kilomètre je commence à sentir la chaleure, j’ai déjà très soif et on passe devant un ravito… fermé ! Zut…  Il faudra attendre le 5ème pour s’arrêter boire un petit canon, c’est fou, la chaleure pèse déjà à ce moment là de la course. On commence à sortir  du centre Ville, on attaque une grosse déscente à 6ème kilomètre, et j’ai Benjamin dans ma ligne de mîr. Je finirais par le rattraper.

Nos allures se stabilisent aux alentours de 5’10 au kilo, le parcours n’est pas hyper roulant , il me dépasse dans les petites montées , je le rattrape sur le plate et les descentes. Au kilomètre 8, on sort enfin de la ville, on reprends un coup de flotte au ravito et on continue. Le cardio reste stable, la vitesse aussi, pour l’instant, tout va bien !

Ca roulera comme ça jusqu’au kilomètre 15, Benjamin se sent hyper bien, tellement bien qu’il mettra un petit coup de collier supplémentaire, il me passe devant et je ne le reverrais plus jusqu’à la fin du parcours.

Le 15ème commence à devenir plus compliquer pour moi, je maintiens mes allures, mais le cardio commence à augmenter , je rentre en résistance.  La chaleur et le manque de sommeil commence à se faire sentir. Je m’arrete à tous les ravitos sans exceptions pour m’hydrater, je sens que ce n’est pas de trop.

On commence déjà à voir les équipes de sécours intervenir. Des gens commencent à marcher, d’autres on fait des malaises sur le bas côté de la route, il  y a déjà des abandons.

Au 18ème kilomètre, je rentre en lutte avec moi-même. Là, mon souffle et mon cardio sont stabilisés aucun problème de ce point de vue là. En revanche musculairement ça devient très compliqué. Je crois que pour la première fois, je ressens profondement mon excès de poids. J’ai le sentiment de dépenser beaucoup d’énergie à trimballer ma carcasse, il y a pas photos, ça aurait plus simple avec 6 kilos en moins…

Les riverains chez qui la course nous fait passer croient bien faire en nous arrosant avec leur jet d’eau. C’est très sympa à eux, mais j’ai les pieds trempés, et je sens des échauffements pointer le bout de leur nez, j’ai peur d’attraper des ampoules…  Je cumule les difficultés.   Je me rassure, au rivot du 18ème également je vois pas mal de gens dans le dur. Je repars de ce ravito avec « Matthieu », on se motive mutuellement pour continuer, mais mon allure est un peu au dessus, je finirai devant.

Une dame me demande combien de kilomètre il reste, je regarde ma montre et je vois 20kilomètre. Youpi, plus qu’une borne et demi ! Je fais cinq cent mètres avec cette dame, lorsque le panneau du dernier kilomètre est annoncé.

Dans ma tête, la course est presque finie, on touche au but ! Sauf que, ce dernier kilomètre est un loooooooong faux plat montant. Les guiboles sont raides, musculairement c’est difficile et là, il fait de plus en plus chaud. La dame ralentie pendant la montée, mon allure sera encore un peu au dessus, je finirai sans elle.

Ca y’est je passe enfin les portes du futuroscope, et je vois des gens s’arrêter avant la ligne d’arrivée… J’ai mal au cœur pour eux. J’essaye de maintenir l’allure tant bien que mal, l’arche n’est plus très loin. Les spectateurs seront quand même nombreux sur la ligne d’arrivée, ça fait toujours plaisir de se faire encourager !

Je vois sur le chrono officiel 1h52min pile poil, je vais chercher ce qui me reste de jus, et je finirais en 1h52’10 » !

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Et voilà donc mon premier semi finie. C’est une très belle première expérience qui m’a vraiment fait réaliser pour si je veux faire de la longue distance, la priorité sera de revenir un niveau de poids qui sera confortable. Pas question de se trimballer des kilos en trop. Mais en tout cas, je suis satisfait d’avoir réaliser cet objectif, surtout sans préparation particulière, simplement une préparation de triathlon.

Ca me donne envie de continuer à progresser en course à pied , et pourquoi pas d’envisager une inscription pour mon premier Marathon au mois de novembre à La Rochelle. Une étape de plus vers la ligne d’arrivée … d’un IronMan !