L’échec, une étape obligatoire.

Depuis le début du mois de Juillet, rien ne va, et ça a commencé avec le triathlon M de Verruyes. Alors okay, oui, il y avait des bosses, mais je me sentais quand même bien en sortant du vélo ! Pour tout vous dire, « la course à pied m’a tuer », alors que je pose le vélo dans un temps qui confirme mes derniers triathlons, je pars en course à pied serein avec la même allure qu’à Mimizan, 4’50 au kilo, et dès le premier kilomètre à l’entrée d’une bosse, c’est la cata: mes cuisses se tétanisent et j’enchaîne alors crampe sur crampe. Obligé de m’arrêter, de marcher, de bien m’étirer. Pourtant je m’arrête à tous les ravitos, je bois en abondance et je ne m’explique pas cette cata. Ca sera comme ça tous les deux kilomètres jusqu’à l’arrivée finale. Je finirai ma course à pied en 1h02 minutes sur un temps total de 2h54, une déception au vue des performances passées.

Je décide alors de couper pour une semaine complète de repos. J’en profite pour remonter une semaine à Paris pour le boulot et profiter de mes collègues, de mes amis, de la vie Parisienne et tout ce qui va avec. Ca n’a pas loupé, des restaux, des cafés , des copains, des bières , bref, la fête en somme. Je reviens donc à la maison épuisé, entre le boulot et les copains j’ai pas dormi beaucoup, et en prime, un dépassement des 90kilos sur la balance. Outch. Le plus dur sachant que le week-end d’après, c’est le mariage d’un copain, et comme c’est loin, on fait des haltes chez la grand-mère ainsi que d’autres amis, c’est déjà perdu pour essayer de re-perdre cet excès. J’arrive à me remettre un peu en phase, le vendredi avant de partir, la balance affiche 88,5 kilos, okay, mais je sais que ça ne va pas durer avec ce week-end qui s’annonce, et au retour comme anticipé, 90,8 kilos…. Dans ma tête, ça va a peu-près, la semaine qui suit j’attend de pieds fermes un copain qui prépare Vichy. Il est parisien et n’a pas tellement l’espace de borner comme il faut pour préparer son 70.3, alors il vient passer quelques jours à la maison. On se prépare un plan d’entrainement aux petits oignons, seuils à pieds, PMA , aérobie et allure spécifique en vélo avec enchaînements CAP. Du beau volume, de la belle séance. Bilan, 190kilomètres de vélo et 35kilomètres de course à pied sur 4 jours. Je suis rincé, je ne ferai pas mon habituelle sortie longue du dimanche, je reste tranquille pour récupérer un peu et surtout je m’alimente en fonction, je vais me coucher avec un peu l’espoir d’avoir stabilisé. Au levée du soleil ce matin, Je monte sur la balance, le verdict est sans appel:  91,4kg… Je prends mon tour de taille au cas où, mais sans trop y croire, 101cm (j’étais à 98 il y a trois semaines).

Malgré un beau volume d’entrainements et des séances de qualité j’ai quand même trouvé le moyen de prendre de la graisse. Alors c’est vrai qu’il y avait pas mal d’extra ces derniers temps, mais pas de quoi non plus abandonné le triathlon au profit du sumoturie. Et pas 500gr hein, non on est à 3kilos d’écart avec début Juillet. Histoire de continuer les réjouissances, c’est les 30 ans d’un copains le week-end prochain, et on enchaine avec les vacances. J’avoue mon désarroie face à la situation, je ne sais pas comment gérer, ça me déprime, j’ai plus envie de rien.

Et de trois !

Le mois de juin annonce souvent  la saison d’été, les températures qu’il faut pour être dehors, où il devient plus facile de s’entrainer en eau libre, avec des sorties et vélo/course à pied plus agréable, bref le bonheur ! Combinez à ça, le magnifique paysage des landes, la douce chaleur accompagnant la senteur des pins, les routes tapissées d’épines , bref, les vacances à Mimizan quoi !

Enfin, ça, c’est la théorie. Le week-end du 2 Juin 2017, les teams du TCC étaient venues surtout pour en découdre avec le Triathlon de Mimizan, une référence question ambiance et parcours.  Le programme est chargé, deux triathlons, un S par équipe, et un M en individuel, ça va saigner !

Nous partons le vendredi soir, quelques quatre heures de route nous attendent. En covoiturage, c’est cool, le temps passe assez vite avec des gens qu’on apprécie, le week-end s’annonce plutôt pas mal!

Le samedi ,Triathlon par équipe

Samedi matin, on va chercher les dossards et premier contraste avec l’image qu’on a de Mimizan, il pleut ! Outch, ça va piquer. On récupere nos affaires on rentre au gîte pour toujours, faire le pleins de glucide avec les copains !

 

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Finalement le temps se découvre un peu, le temps d’aller se changer et de se retrouver sur l’air de transition pour y poser les affaires. Rendu au niveau du plan d’eau, et la Dream Team se mets enfin en combi pour aller sauver le monde !

 

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5 personnes dans l’équipe pour relever le défis d’un triathlon taille S (750m de natation, 20km de vélo et 5km de course à pied.) L’objectif avoué, se faire plaisir , et finir tous ensemble dans la joie et la bonne humeur. Rien d’autre !

Toute la team se mets sur la ligne de départ et c’est partie !

La team part dans le plan d’eau on reste un peu en paquets, je vois devant moi Sylvain et Michael, j’essaye de me mettre dans ses pieds pour tenir la distance. Comme à mon habitude, j’essaye de trouver une natation confortable, j’ai toujours pas progresser dans ce domaine, donc autant y aller cool et garder du jus pour la suite. Finalement, Sylvaint prend de l’avance, et je garde Michael à vue, on continue notre périple. Derrière Maëlle se fait escorter par Franck. On va conserver cette formation jusqu’à l’arrivée de la natation, Sylvain arrivé le premier aide les autres pour enlever les combis, on aura mis 15min, on entre dans l’air de transition pour chausser le vélo et partir.  Et là, la pluie arrive , à peine les premiers coup de pédale donné qu’on s’en prends pleins le citron. Génial. Visiblement ça n’affecte pas le moral des troupes. Franck et Sylvain prenne les avants postes, je prends la roue des deux gaillards et me laisse transporter. Mon compteur m’affiche le numéro du téléthon « 36 »/ »37″ ! C’est cool d’avoir des forts devant ! Le parcours est malgré tout très plats, mais avec le vent et la pluie on se réfugie derrière les costauds du deux roues.  Maëlle s’accroche très bien ! Elle appuye fort ! Dans les moment plus difficilse, Michaël vient en soutient pour la faire recoller à nous roues.  Dans une partie de la ville, dans une zone limitée à 30km/h, on dépasse des voitures ! Ca me fait sourire, mais je ne sais pas trop si c’est bien sécurisé tout ça.  Finalement la pluie s’arrête et laisse place à quelques éclaircie, et nous finissons par poser les vélos au bout de 33min, soit 34,6km/h de moyenne !

 

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Les chaussures sont trempées, pas eu le réfléxe de mettre les changes dans l’air de transitions à l’abris. On se change et on repart pour 5kilomètres de course à pieds.

On attaque assez fort 4:50 au kil sur le premier kilomètre,  meme la je sens que c’est un peu trop pour moi, on ralentie un peu le rythme et trouve notre vitesse de croisière à 5’au kilo. Le temps restera clément jusqu’à la fin, ouf !  La course à pieds est bien stabilisée, on arrive même à se parler tous ensemble, c’est top !  Au bout de 5,5 kms on voit la fin du parcours bouclé en 27min, soit en tout 1h23min pour l’ensemble du triathlon. Une vraie belle expérience partagée en équipe, c’était vraiment chouette une arrivée soudée, avec malgré tout un super chrono.

J’espère que les années à venir nous donnerons égalemen l’occasion de revivre cette superbe expérience !

 

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Voici la trace des parcours et nos chronos: https://flow.polar.com/training/analysis/1436640628

Dimanche, Triathlon M individuel

Tout comme le S de la veille le M se fera en début d’après-midi. Et ça, c’est plutôt cool après avoir décrassé les injecteurs la veille. Pas de pression sur l’endormissement, d’avoir l’heure constamment dans la tête, vous savez le fameux décompte « Si je m’endors dans 30 minutes j’aurais que 5h de sommeil ! » . Bref, non, pas cette fois. En plus d’avoir tirer un peu sur les muscles, le sommeil est arrivé relativement vite, il a été relativement reposant, bref, c’est bien une des première fois où je me sens à peu près bien le matin d’une épreuve.

Pour pas trop ce décaller dans les repas et bien anticiper le cycle de digestion, on ne lève pas trop tard non plus. En plus, on commence à voir des éclaircies au loin au dessus de la mer, agréable vue pendant le petit dej’.  En bref, la journée s’annonce plutôt bien !

Le parcours vélo se fera en ligne (pas de boucle), donc T2 (l’air de transition entre vélo et course à pied) n’est pas au même endroit que T1. Elle est placée sur le front de Mer , à Mimizan Plage, alors que le départ lui est donné non loin de Mimizan, la ville. J’aime bien cette perspective, je préfère vraiment les parcours de ce type et pouvoir courir près de la plage me grise, c’est top, je suis enchanté 🙂 De par ce décalage, T2 ouvre plus tôt, avant midi alors que le départ est donné pour 15h. Ce qui nous donne l’occasion d’y aller à pied, de prendre notre temps et de déposer les affaires sereinnement. Cette fois, même si le temps n’a pas l’air menaçant, je couvre mes chaussures avec un sac poubelle et surtout, j’y remets des chaussettes de changes, juste au cas où. Le temps de midi arrive, poulet/pâte , on prépare les affaires pour l’après-midi, et on décide d’aller sur le départ en vélo, pas mal pour se mettre en jambe.

On commence à installer nos affaires et là surprise ! Le vent se lève, les nuages arrivent, et… il commence à pleuvoir. Bon, déjà je suis bien content d’avoir pu mettre mes chaussures à l’abris, je fais pareil pour les chaussures de vélos sur T1, on verra bien comment ça se passe. Il est 14h quand on sort du parc à vélo prêts pour la course, donc 1h d’attente encore avant le coup de pétard. Cette fois, on commence à se les cailler, le néoprène de la combi de nat et le bienvenu; on enfile tous la combi pour être protégé un peu du vent et des gouttes qui tombent….

Enfin on se place sur le banc de sable du lac pour un départ différé, d’abord les femmes, 5min plus tard , premier groupe d’homme, et pour ma part , je serais dans le deuxième groupe, qui partira 5min plus tard encore. J’attend sagement que l’heure arrive, le fait de voir les autres groupes partir en premier puis l’attente entre chaque groupe fait passer le temps un peu plus lentement. Bizarrement pour ce triathlon, je n’ai pas trop la pression, ayant déjà eu la satisfaction de Lacanau, je ne cherche plus à me prouver quoi que ce soit, je suis simplement là pour me donner, je sens que j’ai la caisse nécessaire pour finir, alors lâche les chevaux et on verra bien ce qui se fera.

Le premier groupe de femmes part, on voit bien les premières prendre la tête, c’est assez joli un départ de natation de triathlon, voir tous ses nageurs (et nageuses ) dans le lac , c’est vraiment chouette. Part ensuite le premer groupe d’hommes, 5minutes d’attente, et je pars également dans le deuxième groupe homme. Toujours dans un élan de courage et de bravours, je me mets bien en retrait. Toujours pas envie de me battre dans l’essorage pour gagner quelques précieuses et non-utiles secondes.  Comme à Lacanau, je démarre tranquille, je me trouve une allure confortable pour bien chauffer la machine. Une fois que je me sens bien, j’augmente l’amplitude de mes bras, je sens que ça glisse, les sensations sont bonnes , c’est top ! Je vois que je remonte pas mal de monde (zut, si seulement j’étais parti 15 secondes avant !) , c’est cool. Je me retrouve assez vite à nager avec des personnes qui tiennent mon allure. J’essaye de prendre de pieds, mais très vite arrivé aux bouets de balisages, je vois des gens qui ralentissent, ça se cogne de partout, il faut faire des écarts , c’est chiant . Je me prends des coups un peu sur le ciboulot, les lunettes qui volent un peu, ahhhhh je rage. Une fois le gros virage passé, ça va mieux, y’a toujours moyen de se faire un gars ou deux, mais la nage devinet assez fluide. Toujours dans de bonne sensation je nage en amplitude, sentir la glisse, surtout avec la combi, c’est super grisant. Je ne mets pas dans le rouge question cardio, c’est que le début de l’effort. Arrivé au milieu de la nat, la pluie s’accentue. C’est cool, dans le lac on la sent pas du tout, on voit les gouttes tombés quand on releve la tete pour prendre la respiration, ça en devient beau ! Faut proviter, parce qu’une fois sortie de l’eau ça va pas être la même histoire. Finalement, je vois assez vite l’arrivée de la nat, je sors de l’eau, regarde ma montre, 27 minutes ! Youhou, je suis en forme ! J’enleve le haut de ma combi, assez bien , mais il y’a 500m entre la ligne d’arrivée de la nat et l’aire de transition, c’est long ! Je vois quelques gars du TCC, j’arrive en même temps qu’eux, j’en suis très satisfait, même si je sais bien que la combi m’a beaucoup aidé. La pluie est toujours là, j’essaye de m’habiller tant bien que mal, je mettrais 4m30 à sortir de T1, c’est beaucoup trop.

J’enfourche le vélo et c’est partie, la pluie redevient battante, mais s’arretera assez vite. Comme à Lacanau, j’appuie assez fort dès le début sur les pédales, 34/35km/h avec du vent, je m’allonge sur mes prolongateurs et j’envoie.  Mon cardio ne monte pas dans les tours trop rapidement, je reste sur mes puls habituelles en compet’ soit entre 152 et 158, 160 quand y’a besoin de relancer plus fort. Tout ira bien jusqu’au 25ème kilomètre où le parcours est plats, roulant avec quelques relances quand même quand on est en ville dans le rond-point. Après cela, le triathlon de Mimizan commence pour de vrai, à partir de là, le plat, c’est fini ! Les dix bons prochains kilomètres se feront en montée/descente avec de belles bosses. Je décide de monter au train, je me fais déposer par certains en montée, je les rattraperai très vite en descente et sur la fin du plats du parcours.

Je pose le vélo, regarde ma montre : 1h44 de course. Top ! Je suis dans mes temps de Lacanau, je confirme également mon vélo, alors qu’il y a plus de denivelé, c’est top ! Je prend le temps de bien me changer , mes chaussures de vélo sont trempées, et en enlevant mes chaussettes je ressens mes engourdissements. En mettant des chaussettes sèches (archi-sèches, la duchesse, tout ça), je ressens quand même que j’ai les pieds gelés. Heureusement que j’avais pensé à bien protégé le change pour T2 ! Le temps se stabilise plus de pluie à l’horizon et je repars les pieds au secs. Je décide de passer un peu de temps sur le ravito du sortie de T2, de bien m’hydrater, pas questions de rechopper des crampes comme à Lacanau, je resterai 3min quasiment en transition.

Allez, et c’est partie pour la course à pieds, ne pas y aller fort, je suis dans mes temps, les 2h45 de Lacanau sont jouables, je peux le refaire si je gère ma CAP. Les premiers mètre passent vraiment bien, je sens que ça roule, malgré des passages sur banc de sable avec chaussée en bois, là où je check mes allures et ma montre me dit 4’50min/kil, c’est énorme pour moi. Je me dis que je tiendrais jamais, alors j je recheck mon cardio, 152~155, pile dans mes puls encore. Bon, je suis étonné, content, limite excité, je continue comme ça et on verra !

Première grosse bosse après les deux premiers kilomètres, je monte au train, et ça y est je commence à voir des personnes marchaient, de mon côté je suis bien, et j’arrive meme à relancer (tranquillement) en sortie de bosse pour reprendre mon 4:50′ au kil. Je m’arrate à tous les ravitos, (tout les 2km500)  je prend bien le temps de bien m’hydrater , toujours. Je sens bien que les muscles travaillent (saloperie de kilos en trop ! Tu les regrettes tes barbeucs heinnn!) , mais rien d’inhabituel, tout va bien, et je conserve mon allure !  Au kilomètre 5, petit gel pour se redonner un peu de jus. Au kilomètre 7, je rattrape Regis du TCC, on s’encourage, il me supporte dans mon effort et je fais pareil pour lui.

La dernière partie en ville devient un peu plus dur, je sens que je rentre plus en resistance, mais c’est normal il reste à peine 1kilomètre, physiquement je suis pas trop en souffrance, les cuisses tiennent et pas de crampes, je ne lâche rien ! L’arrivée en ville est très sympa, il y a beaucoup de monde qui nous encourage, les spectacteurs nous rassurent en nous annonçant les derniers mètres à parcourir, c’est vraiment cool ! Je vois la ligne d’arrivée sur le front de Mer, c’est vraiment sympa, j’enclenche ce qu’il me reste de jus, et je franchi la ligne d’arrivée en 2h35 !

J’ai enfin fait une bonne course à pied à  4:55′ /kil , ça me fait très plaisir d’en arriver là. Le déblocage de la vieille doit peut être y être pour quelque chose. En tout cas, je suis très satisfait de ce nouveau chrono, ça me laisse présager du bon pour la suite !

La récup à Mimizan se fera dans un bar le soir tranquillement avec les copains du club, et c’est dans une ambiance festive que l’on terminera ce super week-end ! Un week-end à la mer, un chouette chrono, de la super ambiance, c’est qu’on appelle un week-end réussi !

 

 

Un nouvel arrivé, le Gir’s Shaka.

Il  n’y a pas vraiment de raisons, à part peut-être se faire plaisir. Je suis dans l’année de mes 30 ans, et j’avais aussi envie de marquer le coups. En plus de ça, mes premiers triathlons et les sensations qu’ils m’ont procuré m’ont confirmé que j’avais envie de continuer dans ma démarche, celle qui me ferait aller vers la très longue distance.  Cela se marque d’avantage dans l’avancée des mes entrainements où je commence à prendre goût aux sorties longues, notamment à vélo. De plus, sur chaque triathlon en compétition, j’ai confirmé de beau temps à vélo pour un débutant. Du coup, je me suis lancé….

Bref, vous l’aurez deviné, je me suis offert un vélo CLM , un contre-la-montre!

La démarche a été assez longue avant de finalement craquer sur un vélo. J’ai d’abord voulu m’orienter vers un Canyon, le speedmax, qui semblait être d’un excellent rapport qualité prix. Un excellent cadre et équipé avec du matériel de qualité pour un prix défiant toute concurrence ! Ahhh.. Internet ! Malheureusement, je ne suis pas mécano, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et malgré tout, je préfère quand même passer par un revendeur à côté de chez moi pour bénéficier d’entretien, si besoin, sur le vélo.

Finalement, j’ai jeté mon dévolu sur le Gir’s Shaka, pour plusieurs raisons. J’ai d’abord cherché pas mal d’avis sur le Shaka , des tests , etc. On se retrouve vite dans une impasse, aucun article de tests sur le sujet. Par contre, il y a pas mal de tests sur les autres vélos de la marque Gir’s et tous les tests sont unanimes … ils sont vraiment excellents, polyvalents, légers, bref, une tuerie. Ensuite, on a affaire à une marque française. Bon, j’imagine que les usines de fabrication sont délocalisés, mais au moins la marque est française.  Ensuite, on a presque accès à un montage à la carte et pas de déclinaison du cadre en gamme. C’est à dire que le cadre utilisé par les pros est le même qui est vendu aux particuliers et on peut donc le trouver dans sa version la moins chère avec un groupe 105 complets. C’est d’ailleurs ce groupe que j’ai choisi. Il est possible de prendre le vélo sans les roues (ayant déjà une paire carbone) pour dimunuer encore le coût. Finalement, on peut choisir la taille de la cassette, taille de la manivelle, taille des plateaux, forme des prolongateurs chez Zipp’s sans faire monter le prix. (Evidement à gamme équivalente.). Le kit cintre et prolongateur aéro, le Vuka Alumina vient completer le tableau. Un excellent kit avec beaucoup de possibilité de réglagle et de très bonne facture à en croire le site « Bike Radar » (qui s’avérera vrai d’ailleurs).  Et si vraiment il me restait encore un peu budget (ce que je n’avais pas), on peut choisir nous-même les couleurs du cadre, des stickers, leur forme, leur positions, etc. Bref ! J’ai beaucoup aimé ce concept , alors je me suis lancé ! Pour finir, le vélo est livré avec une selle haut de gamme, la tritone de chez Fiziks. Il me semble également que si la selle ne convient pas, ils peuvent la changer sur demande dans une haut de gamme Fizik également. Pour ma part, j’ai vu directement avec mon revendeur pour qu’il me reprenne la tritone, j’ai finalement choisie une ISM P.L 1.1.

 

 


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Première bonne suprise: J’ai pu bénéficier du cadre 2018, pas de changements particuliers sur sa spécificité, seulement les déco’s d’origine ont été révu. Stickers noirs brillants sur fond noir mat. J’adore !

Ma première impression : Le vélo est magnifique. Les finitions sont vraiment extra, on a vraiment l’impression d’avoir un vélo de qualité sous les yeux.

Le groupe livré c’est bien du shimano 105. Au début, j’avais commandé un pédalier avec plateaux 52/36. Finalement, petite erreur de livraison j’ai reçu un 50/34.

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Au début, je voulais absolument emener plus gros en terme de braquet. Finalement, après avoir effectuer ma première sortie, un chrono est un peu plus exigeant dans les montées. Sachant que je me traine toujours un peu de poids en plus, ça sera finalement pas mal ce plus petit braquet.

Petit points négatif, les manettes de freins et étriers ne sont pas estampillés Shimano. Ce sont des trektro 40. Inconnu au bataillons pour ma part. J’imagine que c’est une gamme en dessous du 105, ce qui se confirmera un peu sur la qualité de freinage.

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Pour mon petit confort intime, ISM avait une belle réputation, comme je le disais au dessus, mon choix s’est tourné vers le modèle longue distance, la version large.

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Excellentes premières sensations ! Il est vrai que la largeur de selle nous laisse un petit désagrément sur l’entre-jambe au début. Le temps de s’habituer, il parait que ça s’estompe avec le temps.

J’ai complété la selle avec un support porte bidon qui me permets d’emmener du matériel de réparation en plus, support pompe et CO2 , plus des attaches pour trimballer les chambres à air. Top !

Evidement , dès réception de la bête je n’ai pas pu m’empêcher d’aller essayer !  Il va être très difficile de livrer objectivement des impressions puisque mon seul point de comparaison est un vélo de route. J’ai bien essayé pendant quelques kilomètres le vélo de Chrono d’un copain, mais je n’ai pas assez d’expérience pour avoir un vrai retour constructif.

En tout cas, mes premières impressions sur le vélo sont vraiment excellentes. Déjà, on a une sensation d’être très bien posé, et que les kilométres peuvent s’enchainer sans vraiment trop de problème. La position aéro est juste incroyable. Quand il y a du vent particulièrement, on réalise vraiment le gain. Evidement qu’on le ressent mais nettement moins qu’avec un vélo de route, même avec des prolongateurs. Cela n’a rien à voir. Les longues lignes droites se dévorent très bien avec ce vélo. L’inertie s’emmagasine petit à petit et on se retrouve très vite à fleurter avec des vitesses qu’on ne se soupçonnait même pas d’atteindre. Sur certaines portions plates, je me retrouvais à faire du 38km/h de moyenne avec un vent latéral (et non de dos).  Incroyable.

Quelques points négatifs quand même : La qualité de freinage que je trouve un peu juste. Je mettrais ça sur le compte du couple étriers/manettes de freins. Mais peut-être que je me trompe.  Quand j’aurais re-rempli les caisses à voir pour faire monter en gamme cette partie du vélo.

Evidement comme je le disais, pour moi un chrono est plus exigeant dans les montées. Déjà que je suis loin d’avoir un maillot à pois , donc il faut se canaliser et pas vouloir emener du trop gros braquets ( Du coup, merci l’erreur de livrason!)

Mais avec tout ça, lorsque je suis revenu de mes quelques premières sorties, j’avais vraiment le sentiment que je pouvais faire beaucoup de kilomètres sans m’abîmer par la posture. On se sent confortable, de quoi passer six heures sur un vélo et de pouvoir enchaîner sur un marathon !

Mes premières impressions sont donc excellents, la selle ISM ne doit sans doute pas y être pour rien. Même si pour l’instant je dois encore m’adapter à tout ce changement de position.

Evidement, il n y avait pas urgence à acheter un vélo de Chrono, je l’ai fait par plaisir d’abord et peut-être quelque part aussi, marquer mon engagement à aller au bout de ma démarche. Et avec ce genre de matos entre les mains, ça me donne encore plus envie que jamais d’y arriver !