[S-20] L’IronMan pour « tirer un trait sur la vie d’avant. »

Cette semaine je change un peu de format, pour la posterité, j’ai remonté  la charge à 7h30 cette semaine avec un boitier de pédalier qui a sauté pendant une sortie longue. Donc j’aurai pu faire plus, mais quand ça veut pas, ça veut pas…  avec beaucoup de vélo , 3 séances, une de piscine et 2 de course à pied. Là j’enchaine avec une petite anecdote qui découlle sur mon schema de pensée actuel…

A l’entrainement sur piste de cette semaine (s-19 et non s-20), on me demande d’envisager de faire le trail de Sancy pour l’année prochaine. Ma réaction première ne s’est pas faite attendre : « Ahah, tu rigoles je suis bien trop lourd pour ça ! ». J’ai le droit à un regard un peu interloqué : « Mais combien tu pèses ? ». Là, présentement j’oscille entre 85 et 84, et quand je me regardes dans le miroir je vois toujours une ceinture de gras sur mes hanches et autours de mon ventre, bref, je me vois toujours aussi gros. La discussion se poursuit et j’apprend que lui, mon collègue est aux alentours de 82 aussi, soit 2 ou 3 kilos de moins que moi, tout de même, mais en reprenant un peu de recul , et de manière un peu spontannée, j’ai eu soudainement l’impression de toucher au but… Du moins qu’il n’était pas si loin.

Tout cela, ça m’a beaucoup fait réfléchir : Si aujourd’hui beaucoup de choses vont mieux, mon alimentation s’est remis petit à petit en place, mon hygiène de vie est meilleure , ma tête est plus aérée (Y’a des trous dedans !), mes niveaux de confiance remontent alors pourquoi je m’inflige tout ça ?

/!\ Je vous parle in(voir sub)conscient là ! /!\

Il m’arrive évidement de me projeter, ce jour que j’attend et que je prépare doucement depuis un an et demi maintenant et qu’il faudra bien encore une autre année et demi pour l’atteindre voir plus. Dans cette pensée de franchir la ligne d’arrivée d’un IronMan, j’ai déjà des brides d’émotions qui surgissent, et finalement en essayant de regarder ses émotions , ce qu’elles viennent toucher, j’y vois une certaine guérison, une pommade qui vient guérir des blessures jamais vraiment refermées. Globalement, j’ai toujours eu un surpoids, depuis tout petit j’ai toujours eu un bon coup de fourchette, et j’en ai beaucoup souffert. A l’école déjà, vis à vis de « mes camarades » ; mais je pense aussi pour mes parents cela n’a pas été facile à vivre et que quelque part ça finissait toujours par me retomber dessus.  Bien évidemment, c’est le regard des autres qui rentre en jeu, le surpoids, voir l’obésité est vue comme un manque de volonté de se prendre en main, et donc de faiblesse , du laisser-aller. Quand je me remémore les moments difficiles, c’est souvent ça qui revient, que je suis un incapable et que je ne vais pas au bout des choses, bref que je n’ai aucune valeur, aucun courage.

La vision qu’on a de soit en prend forcément un coup, et toute tentative d’aller au bout d’un projet devient vite problématique, si les autres n’ont pas confiance en moi, pourquoi est-ce que moi, je l’aurais ?

Je suis toujours dans ma quête intérieur, celle de me rédécouvrir moi-même. Mes forces, mes faiblesses  et aussi des ressources que je ne soupçonnais même pas. Même si du chemin déjà éte parcouru, je sais qu’il m’en reste encore. Aujourd’hui, j’ai déjà beaucoup appris sur moi-même, le triathlon, la préparation, c’est une nouvelle relation que j’instaure petit à petit avec mon corps, on apprend tous les deux à se connaitre, à vivre ensemble dans la douleur souvent mais dans la satisfaction également.

Franchir la ligne d’arrivée d’un IronMan, ça sera tiré un trait sur ma vie d’avant, celle qui consistait à rester sur mon canapé et à me dire que finalement, les grands accomplissements ce n’est pas pour moi…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *