Un régime, ce n’est pas manger moins, c’est manger mieux.

En septembre 2016, la balance affichait un nombre à trois chiffres lorsque je montais dessus. Un peu plus de cent (100) kilos et autant dire que du haut de mes 1m79 (Allez quoi, soyez sympa ! 1m80 ?) que ça faisait un petit peu beaucoup. Tellement « trop beaucoup » que l’Organisation Mondial de la Santé me considérait même obèse avec un IMC supérieur à 31. Outch. Bon, je ne vais pas revenir sur les débuts de ma vie, mais j’ai toujours plus ou moins varié entre les périodes de surpoids et d’obésité, et je pense que les rares années ou j’ai réussi à avoir un poids, disons , normal, peuvent, je pense, se compter sur les doigts d’une seule main.

Ca n’a jamais vraiment fait tilt d’un coup dans ma tête, les choses sont venues petit à petit et surtout , elles sont venues d’elles-même. Le goût pour le triathlon est surement apparût avec l’envie de maigrir mais pas en forçant les choses mais en prenant du plaisir à faire du sport. Evidément, l’envie plus intense de perdre du poids est arrivée en même temps, je ne pense que pas que cela soit une coïncidence mais plutôt des graines qui se sont plantées au fond de ma conscience et ont été arrosées régulièrement.

En tout premier lieu, je pense sincérement qu’être bien dans sa peau est la raison principale de toutes ces entreprises. Ne serait-ce que s’habiller normalement avec un jean, une chemise est un calvaire pour moi. Sentir la chemise un peu trop serrée, pas bien ajustée, et tout simplement voir qu’on a du poids en trop. Je ne sais pas si cette motivation est honnorable en tout cas elle a le mérite de me faire réagir, et finalement, heureusement.

Dans un second temps, même si je reste encore jeune, je veillis. Bon, je suis encore jeune, mais j’approche de la trentaine. Vite. Sauf que c’est vrai , les problèmes de poids ne sont pas qu’esthètique, c’est aussi une question de santé. Problème cardio-vasculaire, diabète, cholestérol et j’en passe. Okay, je pense pas que je ferais une crise cardiaque demain, mais je crois que je commence à tenir à la santé de mes artères et du bon taux de glycémie dans mon sang.

Finalement, la performance sportive rentre aussi en ligne de compte. C’est évident qu’on court pas à la même vitesse avec 10 kilos de trop et que forcément les bosses en vélo se montent moins rapidement. Et ça , ça joue aussi sur le moral et le bien être au quotidien. J’ai jamais été un grand sportif , mais voir que je peux progresser et aller talonner des résultats honnorables, ça gonfle la motivation.

« Bon, c’est bien beau mon Coco ce que tu nous racontes là, mais comment on s’y prend ? »

Déjà, posons les choses. Même si je n’ai jamais été un grand sportif, je ne suis jamais resté passif devant la télé tout un week-end. J’ai toujours eu une activité physique raisonnable et en sortant des séances d’entrainement, j’étais toujours rincé. Donc je ne pense pas sincèrement que l’activité physique était à remettre en cause à ce moment là. Donc, un point sensible, la bouffe ! A ce moment là, il fallait arrêter de se mentir, je ne savais pas manger. Et même, j’aimais (j’aime toujours d’ailleurs) manger.  En plus, il suffit d’aimer sortir avec les potes ou de recevoir à la maison pour améliorer d’avantage son repas et donc forcément encore moins bien manger.

La première étape était donc de prendre rendez-vous avec un spécialiste, un nutritionniste. J’avais déjà tenté de prendre rendez-vous chez une diététicienne, mais je ne suis pas vraiment ressorti convaincu et d’ailleurs je n’ai jamais vraiment eu de résultats vis à vis de ses conseils. Donc vraiment, si vous lisez ces lignes et que vous vous posez des questions, je conseil vraiment un nutrionniste. Après, j’ai vraiment de la chance, car je me fais suivre par, je pense, un des meilleurs nutritionnistes qui soit. *Vraiment*. Je ne dis pas ça en l’air, il est connu et reconnu et un rendez-vous chez lui,  c’est quatre mois de délais et je me tape 300 bornes pour aller le voir #worthit.

Bref, le rendez-vous est pris au 16 septembre 2016. C’était vraiment une chouette expérience, le médecin en question prépare un IronMan en même temps que je me mets au triathlon. Les questions fusent les discussions s’enchaînent, ce type est un vrai puits de science, de conseils nutritionnels et d’une bienveillance sans limite. Il a commencé par faire le bilan de mon alimentation, et je m’attendais à leçon de moral, indignation, coup de fouets (ça m’aurait peut-être pas déplus tiens…)  et lapidation sur la place publique. Mais non, rien de tout ça. Au lieu de ça, quelques compliments sur un certain équilibre alimentaire malgré tout, la volonté qui se renforce et sur l’envie d’augmenter la charge d’activité physique. Il a fait table rase des erreurs du passé et s’est concentré sur comment améliorier l’avenir. C’était vraiment salvateur, c’était vraiment motivant, c’était vraiment un moment où j’avais enfin l’espoir de pouvoir m’en sortir, je suis sortie de cette consultation gonflé à bloc ! Quelques règles m’ont d’abord agréablement suprises, notamment une régle fondamentale. Il ne faut pas manger moins, il faut manger mieux. Avec un volume de plus de dix heures de sport par semaine pas question de sortir de table en ayant faim, le danger, c’est que le corps se mette à stocker dès le moindre écart et évidement reprendre tout ce qu’on a perdu. Allez, je vous détaille un peu ses conseils

Matin :

  • 125g de pain complet
  • 20g de beurre
  • Un fruit

Encas à 10h, si sport entre midi et deux:

  • Un fruit, une barre de céréale

Midi

  • Crudité en entrée
  • Portion de féculent sec (riz , pâte, blé) (pas de sauce quoi…)
  • 130g de viande maigre , cuisson sans huile. (Poisson, poulet, …)
  • Légume vert , à volonté.
  • Un laitage , soit un fromage blanc soit un 30g de fromage (40g de pain peuvent être pris si on diminue un peu la portion de féculent avant)
  • Un fruit

Le goûter (et oui, ça vous en bouche un coin hein !)

  • Un fruit
  • Un laitage et muesli ou 2 barres de céréales

Le dîner

  • Soupe ou crudité
  • Portion de féculent sec (riz , pâte, blé, …)
  • Deux œufs ou deux tranches de jambon ou poisson
  • Légume vert , à volonté.
  • Un laitage , soit un fromage blanc soit un 30g de fromage (Si fromage a midi, pas de fromage le soir)
  • Un fruit

Avec tout ça je ressors de table le ventre plein (mais pas de trop), pas de sensation de faim, et le sentiment de manger de tout.  Entre tout ça, j’ai même le droit à un repas amélioré par semaine quand je sors avec des amis, que je reçois ou je vais voir de la famille. Par exemple, samedi soir dernier il faisait hyper froid vous trouvez pas ? Et bein, c’était raclette entre copains 🙂

Alors, maintenant parlons résultat.

Voici toutes mes notes par semaine.

Date Poids Tour de taille Tour de hanches
16/09/2016 99,8 109 105
26/09/2016 97,6 108 104,5
3/10/2016 98,9 107 104,5
10/10/16 99,0 106 104
17/10/16 97,1 105,5 104
24/10/16 96,3 105 103,5
31/10/2016 95,6 104,5 103,5
07/11/2016 96,5 104,5 103
14/11/2016 94,9 103 103
21/11/2016 94,1 103 102,5
28/11/2016 93,4 102,5 102,5
04/12/2016 92,8 102,5 102,5
L’importance de ne pas prendre qu’un seul point de mesure.

Lorsqu’on regarde de près les premières semaines, le poids a une variation assez étrange, il remonte , beaucoup puis redescent, beaucoup. Franchement, c’est très frustrant. Heureusement je m’étais préparé à cette éventualité, notamment en faisant du sport avec un poids plus important on a tendance aussi à augmenter sa masse musculaire, pour effectivement pouvoir bourger tout ça.  Il existe des balances qui également indiquent la masse graisseuse et musculaire (j’avoue que ma confiance sur les produits du marcher n’est pas au plus haut). De mon côté ,  j’ai simplement pris quelques mensurations. Mon tour de poitrine , et mon tour de hanche. On constate nettement que le tour de hanche diminue très vite dès les premières semaines. C’est ce qui m’a permis de garder une motivation pour continuer.

La frustration du poids qui a du mal à descendre c’est très dur à vivre, avec 10h de sport / semaine et une alimentation équilibré on comprend pas bien pourquoi ça descent pas. Voir les mensurations descendre ça rassure un peu mais ça ne compense pas tout.

Dès le départ, en fait, je pensais perdre quasiment un kilo par semaine en vue du volume de sport fait. J’ai vite était déçu, et souvent découragé. Finalement, j’ai essayé de relativiser le mieux que j’ai pu, je continue à me faire plaisir une fois par semaine, je perd quand même du poids et je n’ai jamais eu de sensation de faim. Avec ça, j’ai réussi à garder la motivation de continuer même si c’est pas toujours facile. Je n’ai pas vraiment d’objectif de poids final, de poids de forme. Je pense le sentir au feeling, et si je devais donner un chiffre comme ça je dirais qu’il me reste encore 10 ~ 12 kilos à perdre (82 ~ 80kg). Il faudra encore se montrer patient surtout avec les fêtes qui arrivent ….

Une réflexion au sujet de « Un régime, ce n’est pas manger moins, c’est manger mieux. »

  1. sympa le blog et ton approche nutritionnelle.

    a mon humble avis, tu dois tenir compte de ta vitalité pour te permettre de faire autant de mélange alimentaire. ce que ton nutritionniste te propose est juste mais généraliste (au vue des lobbing de l’alimentation lu dans les revues running et triathete magazine) mais insuffisant pour un cas précis.
    engloutir ce type de contenu et sa digestion nécessite de l’energie en plus du training, du travail, du stress, de l’age pris, de ta génétique et de ton environnement…engloutir ce contenu digéré ne veut pas dire nécessairement assimilation auquel cas tu auras des carences (et donc tu voudras te complémenter…en mineraux en proteines…) …le manque d’information sur ta prise en charge diététique ( et tu le dis suite à une première rencontre qui te laissa dibitatif) va occasionner doute, remise en cause (alors que tu pouvais être dans le vrai) si tu n’as pas la connaissance des principes physiologiques du corps humain et pouvoir les expérimenter sur toi (ce qui marche pour les autres ne le sera jamais pour toi).

    pour obtenir un bonne vitalité (c’est a dire ‘énergie que ton organisme te restituera le moment choisi au quotidien, sport , travail, social..) l’alimentation a une part importante au même titre que le sommeil, la gestion du stress, les soins aidant à la récupération.

    et cette énergie ne dépendra pas du poids perdu sur la balance pour gagner des watts ou des secondes ou minutes pour faire un velo en 6 h sur IM…mais lors du jour J, d’avoir un organisme au sommet de sa fonction digestive, nerveuse, hormonale.

    Tu pourras faire les meilleurs programme d’entrainement si ton corps ne veut pas, tu n’avanceras pas. écoutes ce qu’accepte ton organisme pour cela tout doit supprimer tout artifice (alcool, chocolat, café et autre stimulant alimentaire…) pour de faire bouger… entaine toi a des allures tres basses et écoute les besoins de ton corps…(sommeil ? hydrataition minérale, ? matières grasses ? féculent? fruits ? légumes cuit ou crus?…)

    écoute les besoins du corps et non le programme que tu lui affliges?

    bon courage ..l’important n’est pas le résultat mais le parcours choisi (non subi)

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