C’est la reprise, mais toujours sans commentaire.

Avant toutes choses, je tiens à remercier tous les personnes qui ont pu commenté ce blog, souvent dans un élan de soutient et sincérement merci à vous ! J’ai pris la facheuse mauvaise habitude de ne pas répondre aux commentaires de peur de provoquer des discussions peut être qui n’ont pas leur place ici. Mais cela ne veut pas dire que je ne lis pas, ou que je n’y prête pas d’attention ! Alors , un grand merci pour tous les commentaires que vous avez pu laisser sur cet humble blog, ils me touchent énormémént !

Ceci étant dit, hier matin débutait pour moi un nouveau cycle d’entrainement, l’intêret est de repartir sur les même base que l’année dernière à la même époque, tranquillement, sereinement.

Une phase de séche en reprenant assez drastiquement le contrôle sur mon alimentation (ce qui veut dire amener ma popotte quand je pars en week-end en famille ou entre amis) et me limiter à un repas exceptionnel par semaine. J’aimerai remettre l’accent sur la course à pied, en deux mois de vacances je n’ai quasiment couru que 4 ou 5 fois de manière disparate et sans aucune régularité. Autant dire que les sensations, les moyennes et le cardio sont assez décevant au vue de séances longues que je pouvais faire  il y a six mois. Mais bon, c’est comme ça, je compte sur le fait que ça revienne vite. Mais je suis plutôt content du vélo, des grosses sorties de 80km à 100km à presque 30 de moyenne en restant en Z3 cardiaque, ça rassure. Par contre la piscine ça fait deux mois que je n y ai pas mis les pieds, je voulais reprendre en fin de semaine dernière mais la piscine locale est en phase de nettoyage (vidage des bassins , etc), du coup je ne pourrais y avoir accès qu’à partir de la semaine prochaine.

Du coup, je vais remplacer la piscine par des séances de tennis de table , au moins cette semaine, ça fera l’affaire en attendant.

Sinon, niveau poids, je me suis laissé aller au gré des événements et de la vie, sans trop de complexe, juste vivre les instants qui se présentaient à moi même si dernièrement j’ai encore cumulé.

Pesée d’hier matin : 90,6 : Ce qui m’amène donc à deux kilos pris durant la période estivale. Okay, c’est beaucoup, je ne le nie pas, mais c’est toujours 10 kilos de moins qu’il y a un an à la même époque, presque jour pour jour. Je ne me donne pas d’objectif de poids, avec la prise musculaire et mon métabolisme de base je ne connais pas mon poids de forme (mais qui devrait être aux alentours de 82/84 kg).

Les séances sur pistes ne reprendront qu’à la fin de la saison de triathlon, début octobre donc, et j’avoue mon impatiente à reprendre 🙂

Bref, la reprise c’est maintenant et je compte bien sur l’hiver pour augmenter le niveau un peu partout.

 

 

 

 

 

« faut arrêter la charcuterie »

Un collègue qui vient de se mettre au triathlon par défis, un ancien sportif de très bon niveau, avec une base solide en terme de cardio, vient de finir son premier L (sans passer par l’étape M). Je viens vers lui, je lui demande son ressenti à chaud ses impressions, on discute, et c’est plutôt sympathique. Forcément ça dérive, sujet matos, on se la joue qui à le plus gros plateau pour emmener son vélo et ça dérive sur le rapport poids/puissance et par conséquent, le poids. En lui expliquant que j’avais encore 10 bons kilos à perdre, sa réaction ne s’est pas faite attendre:

« faut arrêter la charcuterie »

Voilà. Tout est dit et ça me déprime. C’est l’image qu’on se fait des gros aujourd’hui, si vous êtes gros de toutes façons c’est votre faute,  c’est simplement parce que tu manges trop, tout simplement parce que tu manges mal. Tout est notre faute et c’est pas si compliqué de perdre du poids bordel !

Et bein va te faire ***** bordel ! Si tu savais, tu n’aurais pas eu le dixième du courage que j’ai eu pour aller faire ma séance de VMA pour trimballer le poids en trop. Quand on s’arrache le cul comme on le fait quand on est gros, c’est pas forcément pour aller prendre du plaisir, c’est le moyen qu’on a trouvé pour se sortir de la galère, pour être un peu fier de soi, pour retrouver un peu de dignité.

S’il vous plaît, réflechissez avant de parler, soyez compréhensif , on est pas gros parce qu’on en a envie. C’est une vraie souffrance, à tous merci de vous en rendre compte.

Donc, à tous ceux qui font des efforts pour s’en sortir, à tous ceux qui se battent quotidiennement pour toutes les raisons qu’ils leur sont propres, vous avez ma plus grande admiration. Continuez votre combat, vous avez de quoi être fier, vous avez beaucoup plus de mérite que n’importe quel athlète déjà en condition qui va aller courir ses 18 bornes le dimanche pour s’entretenir.

Rétrospective 2017, objectifs 2018.

Juste avant de partir en vacances, j’avais le moral dans les chaussettes. Je n’arrivais plus à gérer mon quotidien entre l’entrainement, les amis, la famille et par conséquent le poids. Evidement, la fatigue n’aidant pas, je me suis retrouvé à me morfondre , et comme toute étape par laquelle je passe, je me permets de le mettre noir sur blanc afin de retracer tout l’historique de mon parcours. Le chemin vers la ligne d’arrivée d’un IronMan n’est pas un long fleuve tranquille, et heureusement !

Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Sous les conseils avisés de mes proches, de ma famille et surtout des membres du club de triathlon, j’ai réussi un peu à lacher cette pression que je me mets, alors qu’elle n’a pas forcément lieu d’être. Il fallait donc relativiser les choses, se mettre en perspective et comprendre que , M****E, j’en ai fait du chemin jusque là !

Du chemin tiens, on peut commencer à en parler ! (il parait que c’est le sujets … ), j’ai pris le temps de me remémorer le parcours jusque là, relire mes  propres articles, me réjouir de mes succès et surtout apprendre de mes échecs, et c’est ce que je vous propose encore ici.  Surement un long article, sans image, rébarbatif, mais avec des vrais morceaux de joie à l’intérieur ! Allez, venez, vous verrez, c’est sympa et en plus, c’est gratuit !

Il y a très très longtemps, dans une galaxy très très lointaine….

Nous sommes au mois de mai 2016, je pèse alors 103 kilos et des poussières, je m’offre mon premier vélo (un VTC) pour me passer autant que faire se peu de la voiture. J’enfile mes premieres centaines de kilomètres, je kiffe! Tellement que j’en décide même de faire des sorties « sportives » le week-end. Je me souviens, je mettais presques 2h pour faire 40km (~20km/h de moyenne avec une mule de 16kilos et plus), je revenais complétement cramé, les bras pleins de coups de soleil, et un sourir jusqu’aux oreilles tellement je me suis fait plaisir. J’embarque ma copine dans mon délire, on fait la Loire à vélo pour nos vacances , je prend un pieds de fou, et j’attaque la rentrée avec l’envie de me mettre un peu plus au sport et déjà quelques kilos en moins, mais toujours trois chiffres au compteur (100kilos). Pablo me propose l’essaie d’un premier triathlon, un XS pour voir, juste pour s’amuser. L’idée me plaît ! Elle m’enchante même. Mais les dates qu’il me propose ne me conviennent pas. Qu’à cela ne tienne, je trouve un autre triathlon d’essaie , j’embarque une coworkeuse avec moi (Aurélia), et nous voilà partie pour se tester sur une distance 2 * XXS (200m de nat, 8km de vélo et 2km de CAP deux fois d’affilé). Je reviens complétement conquis, les sensations d’enchaînement, le plaisir de se donner, la première dose étant prise, je ne peux que y revenir , je signe alors au TCC , nous sommes en septembre 2016.

Commence alors l’entrainement , le vrai ! Celui qui fait mal aux giboles, celui où l’on va sentir l’acide lactique dans les cuisses, celui qui fait qu’une fois rentré à la maison, on se dit « Plus jamais ! » et on y retourne quand même la semaine d’après.

J’ai donc commencé par découvrir les séances sur Piste, le travail à VMA. 15x200m, 12x300m, 6x(200m, 300m, 100m) , et toutes ces réjouissances. Purée, c’est dur! Mais qu’est-ce que c’est bon ! Sortir des grosses séances avec la satisfaction d’avoir tout donné ! Heureusement, j’ai eu l’immense plaisir de faire ça en club, avec un coach qui sait adapter la séance aux capacités de chacun et qui sait nous ammener à nos limites sans aller au delà.  Mais il ne faut pas oublier le groupe avec lequel on s’entraine, qui nous porte dans les moments difficiles, qui nous aspire dans le dépassements de soi, qui nous permet d’aller au bout de l’objectif fixé. C’est tellement important, le groupe fait partie intégrante de la progression (en tout cas la mienne c’est certain). Egalement les sorties longues du dimanche, où ça a commencé doucement par des 11km à 6:30 au kilo, et je rentrais chez moi complétement rincé. L’important c’est pas le volume ou l’allure dans ces moments là, c’est bien de travailler au bon rythme sur la bonne durée pour pouvoir progresser tranquillement et sereinement. Mais ca, je ne le comprendrai que bien plus tard.

A côté de ça, il y aussi le vélo. Là, c’est ce que je préfère ! Que du plaisir ! J’apprend à travailler deux fois par semaine, une séance à allure et cadence spécifique et une séance en sortie « longue » en groupe. A ce moment là, je fais du tennis de table à côté, et comme les séances en groupe sont le week-end, je me vois contraint de m’entrainer souvent tout seul pour pouvoir assurer mes compétitions. Mes premières sorties solo avec un nouveau vélo de route fraichement acquis (que j’emmenerai tous les week-end où je n’étais à la maison, Bretagne, Montauban, Toulouse, et j’en passe !) étaient vraiment cool, avec des allures de 25~26 km/h environs sur des durées de 1h30 à 2h30. Tout seul la majorité du temps et aussi souvent que possible en groupe !

Le point qui me faisait évidement le plus peur, c’est bien la natation. Avec 0 technique, et un physique inutile, autant dire que les plus grosses appréhensions se trouvaient ici. Heureusement, le club du TCC regeorge de bonne suprise ! Et j’ai l’immense chance qu’un triathlète me prenne sous son aile pendant quelques séances individuelles, espacées dans le temps pour bien prendre le temps de travailler la technique, que la technique et seulement la technique. Même si les trois, voir quatre premiers mois étaient assez compliqués; manque de sensations, irregulier sur les allures, la gestion du souffle pas évidente; j’ai finalement réussi à trouver de bonnes sensations régulièrement, sentir la glisse, sentir le « catch » et ça c’est super encourageant.  Quand la technique commençait doucement à venir, mes allures tournaient autour de 2’30 au 100m. Les séances de natations devaient être au moins de deux fois par semaine, mais comme les séances se faisaient entre midi et deux à 40min aller/retour de la maison, c’était (et c’est toujours) très difficile d’être assidu à tous les entrainements. Finalement, je n’arrivais qu’à m’entrainer une fois par semaine de manière régulière.

Autour de ça, il faut bien évidement évoquer la partie alimentation de la discipline. Ca serait vraiment trop bête de s’entrainer 5 fois par semaine si c’est pour continuer à trainer près de 20 kilos en trop. Donc, à ce moment, je décide de prendre les choses en main et consulter un nutritionniste (évidement, j’apprendrais à la première consultation qu’il prépare l’IronMan de Nice pour Juillet 2017 [on est en Septembre 2016 à ce moment là]). Le medecin me donne toutes les clefs pour perdre du poids sereinement, bien m’alimenter pour bien récupérer après les séances difficiles et/ou longues. C’est donc à moi à ce moment là de me prendre en main et faire un peu l’impasse sur mes mauvaises habitudes et également gérer les repas « améliorés » du week-end.

Un hiver pour progresser, un hiver pour s’affûter.

C’est donc sur cette base que j’entame un automne/hiver 2016 très rigoureux. Cinq séances par semaine: 1x Natation, 2x vélo , 2x CAP.  Question alimentation, il aura fallu se faire un peu de mal aussi. Lorsque je devais partir en week-end par exemple, je m’arrangeais toujours pour pouvoir me faire mes repas, et maitriser la qualité de ma nourriture. Seul le Samedi soir je m’autorisais à manger comme les autres.

Le but, progresser un peu partout, acquérir les premières bases et la caisse nécessaire qui me feront courir mon premier triathlon format olympique. Pas question de se donner un temps sous lequel passer; les compétitions de cette années ne serviront qu’à poser des premiers indicateurs sur lesquels il faudra retravailler par la suite, donc vraiment, pas de pression (seulement en pinte). Très vite et dans chaque discipline, les progrès se font sentir. Sur piste, je change de groupe de niveau assez rapidement, en vélo je vois régulièrement 30km/h sur le compteur (ce qui ne veut pas dire 30 de moyenne hein !) ; en CAP je franchi allégrement les 15 kilomètres pendant mes sorties longues en passant la barre des 5’30 au kil de moyenne ; et en natation les sensations de glisses deviennent de plus en plus régulière. Le poids, lui, diminue. Pas autant que j’aurai voulu, mais il diminue, je vois mes habits devenir trop grand pour moi, et je commence doucement à me refaire une garde robe. Les résultats sont déjà là !

Evidement, je commence à comprendre que rien n’est linéaire. Le poids varie vers le bas mais de temps en temps il remonte. Au début d’ailleurs, il y a une période où je ne perdais carrément pas de poids ! Ensuite, commencent à arriver les séances où les sensations n’y sont pas, un vrai parcours du combattant intérieur. Ces fois là, il faut quand même se sortir les doigts alors que  le physique ne suit pas, c’est très dur. Mais ça fait partie du jeu, savoir jouer avec les limites du corps, de l’esprit et ne pas seulement affûter son physique, mais son mental aussi, aiguiser son « attitude ». En étant bien entouré, en ayant pris mes premières gamelles, je persistes dans mon élan, toujour soutenu par des personnes vraiment extra, je ne les remercierai jamais assez d’avoir étaient là dans les moments où c’était vraiment dur.

La fin de l’hiver commence alors à pointer le bout de son nez  avec 12 kilos de perdu , avec des progrès dans tous les domaines , et toujours cette envie d’aller en découdre avec un dossard sur mon premier triathlon. L’impatiente me gagne de plus en plus.

Les beaux jours, les premiers dossards et les premiers résultats.

La fin de l’hiver annonce les premiers dossards pour commencer à évaluer le niveau , à jalonner la progression. Deux courses à pieds pour commencer tranquillement la saison, un seize kilomètres sur chemin avec des bosses et des relances et un premier 10kilomètres roulant pour aller faire péter les chronos.

Mon premier dossard se portera sans pression, mais avec la rage aux dents pour aller chercher ma toute première expérience ! J’ai envie , j’ai les crocs , je veux franchir la ligne d’arrivée !

Premier résultat très satisfaisant, je passe sous la barre des 1h30 de une minute tout pile, avec la sensation d’avoir tout donné, d’avoir été chercher dans les arcanes de mes muscles ce qu’il fallait pour trainer ma carcasse seize kilomètres plus loin…. Et bon Dieu ce que c’était bon ! C’est cool, j’ai ma première référence sur une course, objectif donc, améliorer le chrono pour l’année prochaine , miam !

La course d’après s’annonce un peu plus acharnée, elle se situe un mois avant mon premier triathlon, elle a donc été préparée avec des séances spécifiques sur piste , mon premier dix kilomètres sec. J’ai beau me dire que je n’ai pas d’objectif de temps, mais en vue de mes séances , je me dis que je veux pas être au dessus de 52′ et que même … j’aimerai bien m’afficher sur 50′. Je crois ferme au 52 et je rêve de mon 50′. Avec la prépa qu’on a eu, tout est possible !

Ce jour là, le temps est au rendez-vous , il ne fait ni trop chaud ni trop froid et les copains du TCC sont très présents. On s’encourage et on se soutient tous mutuellement. Lorsque le coup de pétard est donné je me calle sur une allure de 4’45 au kilo’ ce qui est très très loin de mon allure habituelle, et je me dis que je tiendrais jamais. Et bien je finirai la course en 47’40 sec , soit une moyenne de 4’42. Je suis tellement étonné que je n’en reviens pas, le chrono officiel sera de 48′ (le décallage avec ma montre, c’est le temps que la foule passe la ligne de départ) et c’est là que je réalise que j’ai dépassé de très loin toutes mes espèrances les plus folles. J’ai franchi la barre des 50′ mais de deux minutes ! C’est une des premières fois où je ressentirai une vraie fierté, un accomplissement quelque part, les progrès sont indéniables même en course à pieds alors que je sais que je me traine du poids en trop. A ce moment là, je suis déjà très fier du résultat et du travail accompli, c’est presques en tant que tel un accomplissement. Très vite, le sentiment de vouloir faire mieux la saison prochaine prend le dessus sur les émotions premières !

Au vue de ces résultats en course à pieds et les allures que je tiens à l’entrainement en vélo et natation, je remets en perspective les données collectées (merci la montre GPS/Cardio), et je m’essaye à m’estimer un temps réalisable pour le premier triathlon. Ca sera trois heures. Evidement, terminer l’épreuve sera en soit une grande réussite, mais si je peux passer ne serait-ce de quelques secondes la barre des trois heures alors je serais très satisfait des progrès réalisés.

Enfin trois semaines plus tard, c’est le jour de la vérité, le jour J , celui pour lequel je me suis entrainé si dur pendant plusieurs mois, celui pour lequel j’ai refusé des soirées, celui pour lequel j’ai fait des sacrifices , celui pour lequel je me suis investi corps et âme, le triathlon M de Lacanau.

Le jour J, la température est un peu fraîche mais le soleil est présent. L’excitation est à son comble, je suis intenable. La nuit d’avant a été de courte durée, je n’ai qu’une envie c’est m’élancer pour franchir la ligne d’arrivée en ayant pris un maximum de plaisir , en ayant pleinement profiter de cette course et également en ayant tout donné ! Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre en terme de résultat, jusque là toute les projections que je me suis faite tombe à l’eau, je n’en sais rien je n’ai aucune expérience , je ne sais même pas de quoi on parle là. L’idée d’un chrono m’échappe complétement avant le début de la course, je reste focus sur le seul vrai objectif, finir en ayant donné le meilleur de moi même.

La course est lancée et j’entame ma première nat, je me rend compte que j’adore nager en lac ! C’est hyper bien ! Je prend juste mon pied et j’avance. Je sors de l’eau en 28′ minutes , le temps d’arriver sur la plage sereinement : 30′ soit moins de 2′ au 100m. Enorme ! J’enfourche mon vélo et j’appuye sur les pédales, 33/34km/h sur le compteur je deviens ouf j’ai jamais vue ça de ma vie. Je pose le vélo au bout du 1h18′ soit 1h50 de course ! Et là je comprend qu’en gérant ma course à pieds je resterai sous la barre des 3h. Finalement ,après quelques crampes a peu près gérées je franchi la ligne en 2h46′. Je suis pas loin d’avoir des larmes aux yeux, les progrès réalisés sont juste incroyables, je ne me croyais pas capable d’accomplir tout ça, quelle fierté !

Les premiers dossards ont été très agréables à porter. La compétition est bien évidement très différentes des entrainements, mais les résultats obtenus , le plaisir et la satisfaction ressentie me donne vraiment envie d’aller au bout de ma démarche, ça tombe bien, la saison et loin d’être finie et les réjouissances continuent !

Du bon et du moins bon, c’est ça la vie !

En fin de mois qui suit mon premier triathlon, je boucle mon premier semi marathon en 1h52′. Là encore, je franchi une autre étape. Semi non préparé, c’était juste pour se tester et voir mes sensations sur ce format. Là encore, j’en sors très satisfait.

La semaine d’après : Deux triathlons. Le S par équipe et le M indiv. de Mimizan. Toujours pas d’objectif en vue, se faire plaisir avant tout et confirmer les bonnes sensations de Lacanau. Ca sera chose faite: 1h23′ sur le S et surtout 2h35 sur le M en individuel. Même vélo et même natation qu’à Lacanau, mais cette fois, c’est la course à pieds qui s’ent bien mieux passée, sans crampe avec une belle allure. Encore un beau chrono à rattacher à mon petit palmarès !

Je finirai l’année sur le triathlon de Verruyes qui sera mon bémol de l’année (il en fallait bien un !) Malgré une natation et un vélo qui tombent dans mes allures habituelles, j’enchainerais les crampes sur la course à pied ce qui me conduira à franchir la ligne d’arrivée en 2h54. Si je regarde le côté positif des choses, même avec une difficulté physique, je termine quand même un triathlon réputé casse-pâte en moins de trois heures, je ne peux que me réjouir de cela, car un an avant, c’était loin d’être le cas.

Une saison qui se finie là

Et c’est ainsi que pour moi s’achevera la saison 2017. Ayant eu un programme d’été très chargé, mariage, anniversaires (plusieurs en changeant de dizaine, ça se fête), et vacances itinérantes (donc pas de possibilités d’avoir un entrainement structuré), je ne m’engagerai plus sur une course d’ici là fin de l’année. Je referais peut etre le triathlon XXS sur lequel je m’etais essayé juste pour moi, mais rien de sur encore. Et ça sera vraiment pour le pur délire.

SI on doit donc faire une synthèse je crois qu’elle est très claire : Le travail a payé. Mes progrès ont été constatés dans tous les domaines, alors oui, je reste avec des chronos qui sont de mon niveau, je suis loin de prétendre à un podium on est bien d’accord. Mais ma satisfaction personnelle est bien présente, mes résultats sont à la hauteur de mon investissements et surtout j’ai beaucoup appris de mes différentes expériences. Encore une fois, les sensations étant excellentes, cela me conforte pour continuer à aller sur le chemin de la très longues distances. Mais je ne me voile pas la face et mon coach me remets très vite les pieds sur Terre, la très longue distance c’est pas pour tout suite, alors il va falloir faire preuve de patiente et de persévérance !

Pour l’année prochaine

L’objectif de l’hiver à venir est de « retailler dans le lard » pour essayer d’aller perdre les kilos je me trimballe en trop. En étant un peu plus exigeant sur l’alimentation et en reprenant les entrainements de manières structurés et surtout régulièrements, j’espère également faire des progrés en course à pieds. Je vais essayer de faire plus de course type trail avec des bosses pour progresser dans ce domaine. L’hiver passé , les entrainements auront pour objectif de me faire franchir la ligne d’arrivée sur deux triathlons longues distances dans la saison 2018, le 70.3 du Luxembourg et le Triat’long de Royan.

Pour conclure

Quand je regarde en arrière je me rend compte que le chemin parcouru est important. Mais quand je regarde également en avant je me dis que le chemin à parcourir est immense ! Une des grandes choses que j’ai pu mettre à rude épreuve c’est bien ma patiente. J’ai bien compris qu’il va encore falloir du travail, des hauts, des bas avant d’atteindre mes objectifs et que c’est bien tous ces moments là qu’il va falloir traverser ! Quand le physique n’est plus présent et que le moral est au plus bas, il nous reste seulement l’attitude pour nous amener au bout de ce que nous nous sommes fixés.

Tous les progrès constatés ne sont pas venu tout seul, c’est parce que je suis super bien entouré qu’aujourd’hui j’ai encore l’envie d’aller au bout de l’aventure. Je ne remercierai jamais assez mon coach, pour son expertise, pour son œil aguéri , pour ses sages conseils et sa faculté à dompter ma fougue qui pourrait bien me jouer des tours. Un énorme merci et bravo à lui pour tout ce qu’il mets en place pour nous, ses athlètes, les modestes comme les superstars. Nous avons vraiment beaucoup de chances qu’il nous encadre comme il le fait et je lui en suis très reconnaissant. Je parle bien évidement de notre Pierre M. , si tu lis ces lignes , big up à toi !  Evidement, merci à tous les membres de mon club qui m’ont toujours soutenue dans ma démarche, qui m’ont accompagné au début, qui m’ont tenu dans les moments difficiles et surtout qui m’ont fait passé des moments inoubliables en leur compagnies (La dream team de Mimizan par exemple 😉 , du fond du cœurs je vous remercie pour votre accueil et votre attitudes, il y a aucun doute vous êtes les meilleurs.

Merci aussi à tous mes amis qui n’ont pas pris personnellement un refus de venir à une soirée, et qui ont compris qu’il fallait que je me lève tôt pour la sortie longue du dimanche matin où pour partir en compétition. Et évidement, la dernière mais pas des moindres, la personne avec laquelle je partage ma vie qui accepte une présence moindre à la maison pour que je puisse réaliser un des objectifs les plus gros de ma vie et qui me tient particulièrement à cœur en ce moment.

Là, ça à l’arrière goût d’un achévement mais il n’en n’est rien, ce n’est que le début d’une belle et je l’espère , et longue aventure, j’espère que la séquence émotion sera encore plus intense quand l’objectif sera atteint ! En attendant, je retourne me préparer pour mon premier half cette année!

Alors à bientôt !

L’échec, une étape obligatoire.

Depuis le début du mois de Juillet, rien ne va, et ça a commencé avec le triathlon M de Verruyes. Alors okay, oui, il y avait des bosses, mais je me sentais quand même bien en sortant du vélo ! Pour tout vous dire, « la course à pied m’a tuer », alors que je pose le vélo dans un temps qui confirme mes derniers triathlons, je pars en course à pied serein avec la même allure qu’à Mimizan, 4’50 au kilo, et dès le premier kilomètre à l’entrée d’une bosse, c’est la cata: mes cuisses se tétanisent et j’enchaîne alors crampe sur crampe. Obligé de m’arrêter, de marcher, de bien m’étirer. Pourtant je m’arrête à tous les ravitos, je bois en abondance et je ne m’explique pas cette cata. Ca sera comme ça tous les deux kilomètres jusqu’à l’arrivée finale. Je finirai ma course à pied en 1h02 minutes sur un temps total de 2h54, une déception au vue des performances passées.

Je décide alors de couper pour une semaine complète de repos. J’en profite pour remonter une semaine à Paris pour le boulot et profiter de mes collègues, de mes amis, de la vie Parisienne et tout ce qui va avec. Ca n’a pas loupé, des restaux, des cafés , des copains, des bières , bref, la fête en somme. Je reviens donc à la maison épuisé, entre le boulot et les copains j’ai pas dormi beaucoup, et en prime, un dépassement des 90kilos sur la balance. Outch. Le plus dur sachant que le week-end d’après, c’est le mariage d’un copain, et comme c’est loin, on fait des haltes chez la grand-mère ainsi que d’autres amis, c’est déjà perdu pour essayer de re-perdre cet excès. J’arrive à me remettre un peu en phase, le vendredi avant de partir, la balance affiche 88,5 kilos, okay, mais je sais que ça ne va pas durer avec ce week-end qui s’annonce, et au retour comme anticipé, 90,8 kilos…. Dans ma tête, ça va a peu-près, la semaine qui suit j’attend de pieds fermes un copain qui prépare Vichy. Il est parisien et n’a pas tellement l’espace de borner comme il faut pour préparer son 70.3, alors il vient passer quelques jours à la maison. On se prépare un plan d’entrainement aux petits oignons, seuils à pieds, PMA , aérobie et allure spécifique en vélo avec enchaînements CAP. Du beau volume, de la belle séance. Bilan, 190kilomètres de vélo et 35kilomètres de course à pied sur 4 jours. Je suis rincé, je ne ferai pas mon habituelle sortie longue du dimanche, je reste tranquille pour récupérer un peu et surtout je m’alimente en fonction, je vais me coucher avec un peu l’espoir d’avoir stabilisé. Au levée du soleil ce matin, Je monte sur la balance, le verdict est sans appel:  91,4kg… Je prends mon tour de taille au cas où, mais sans trop y croire, 101cm (j’étais à 98 il y a trois semaines).

Malgré un beau volume d’entrainements et des séances de qualité j’ai quand même trouvé le moyen de prendre de la graisse. Alors c’est vrai qu’il y avait pas mal d’extra ces derniers temps, mais pas de quoi non plus abandonné le triathlon au profit du sumoturie. Et pas 500gr hein, non on est à 3kilos d’écart avec début Juillet. Histoire de continuer les réjouissances, c’est les 30 ans d’un copains le week-end prochain, et on enchaine avec les vacances. J’avoue mon désarroie face à la situation, je ne sais pas comment gérer, ça me déprime, j’ai plus envie de rien.

Et de trois !

Le mois de juin annonce souvent  la saison d’été, les températures qu’il faut pour être dehors, où il devient plus facile de s’entrainer en eau libre, avec des sorties et vélo/course à pied plus agréable, bref le bonheur ! Combinez à ça, le magnifique paysage des landes, la douce chaleur accompagnant la senteur des pins, les routes tapissées d’épines , bref, les vacances à Mimizan quoi !

Enfin, ça, c’est la théorie. Le week-end du 2 Juin 2017, les teams du TCC étaient venues surtout pour en découdre avec le Triathlon de Mimizan, une référence question ambiance et parcours.  Le programme est chargé, deux triathlons, un S par équipe, et un M en individuel, ça va saigner !

Nous partons le vendredi soir, quelques quatre heures de route nous attendent. En covoiturage, c’est cool, le temps passe assez vite avec des gens qu’on apprécie, le week-end s’annonce plutôt pas mal!

Le samedi ,Triathlon par équipe

Samedi matin, on va chercher les dossards et premier contraste avec l’image qu’on a de Mimizan, il pleut ! Outch, ça va piquer. On récupere nos affaires on rentre au gîte pour toujours, faire le pleins de glucide avec les copains !

 

18951196_1409144012465842_2083886937935154286_n

Finalement le temps se découvre un peu, le temps d’aller se changer et de se retrouver sur l’air de transition pour y poser les affaires. Rendu au niveau du plan d’eau, et la Dream Team se mets enfin en combi pour aller sauver le monde !

 

19260248_1422102307836679_2297243439034473550_n

 

5 personnes dans l’équipe pour relever le défis d’un triathlon taille S (750m de natation, 20km de vélo et 5km de course à pied.) L’objectif avoué, se faire plaisir , et finir tous ensemble dans la joie et la bonne humeur. Rien d’autre !

Toute la team se mets sur la ligne de départ et c’est partie !

La team part dans le plan d’eau on reste un peu en paquets, je vois devant moi Sylvain et Michael, j’essaye de me mettre dans ses pieds pour tenir la distance. Comme à mon habitude, j’essaye de trouver une natation confortable, j’ai toujours pas progresser dans ce domaine, donc autant y aller cool et garder du jus pour la suite. Finalement, Sylvaint prend de l’avance, et je garde Michael à vue, on continue notre périple. Derrière Maëlle se fait escorter par Franck. On va conserver cette formation jusqu’à l’arrivée de la natation, Sylvain arrivé le premier aide les autres pour enlever les combis, on aura mis 15min, on entre dans l’air de transition pour chausser le vélo et partir.  Et là, la pluie arrive , à peine les premiers coup de pédale donné qu’on s’en prends pleins le citron. Génial. Visiblement ça n’affecte pas le moral des troupes. Franck et Sylvain prenne les avants postes, je prends la roue des deux gaillards et me laisse transporter. Mon compteur m’affiche le numéro du téléthon « 36 »/ »37″ ! C’est cool d’avoir des forts devant ! Le parcours est malgré tout très plats, mais avec le vent et la pluie on se réfugie derrière les costauds du deux roues.  Maëlle s’accroche très bien ! Elle appuye fort ! Dans les moment plus difficilse, Michaël vient en soutient pour la faire recoller à nous roues.  Dans une partie de la ville, dans une zone limitée à 30km/h, on dépasse des voitures ! Ca me fait sourire, mais je ne sais pas trop si c’est bien sécurisé tout ça.  Finalement la pluie s’arrête et laisse place à quelques éclaircie, et nous finissons par poser les vélos au bout de 33min, soit 34,6km/h de moyenne !

 

18949078_473778632961525_1443770567_o

Les chaussures sont trempées, pas eu le réfléxe de mettre les changes dans l’air de transitions à l’abris. On se change et on repart pour 5kilomètres de course à pieds.

On attaque assez fort 4:50 au kil sur le premier kilomètre,  meme la je sens que c’est un peu trop pour moi, on ralentie un peu le rythme et trouve notre vitesse de croisière à 5’au kilo. Le temps restera clément jusqu’à la fin, ouf !  La course à pieds est bien stabilisée, on arrive même à se parler tous ensemble, c’est top !  Au bout de 5,5 kms on voit la fin du parcours bouclé en 27min, soit en tout 1h23min pour l’ensemble du triathlon. Une vraie belle expérience partagée en équipe, c’était vraiment chouette une arrivée soudée, avec malgré tout un super chrono.

J’espère que les années à venir nous donnerons égalemen l’occasion de revivre cette superbe expérience !

 

18839175_1409150252465218_2241268671404105027_n

Voici la trace des parcours et nos chronos: https://flow.polar.com/training/analysis/1436640628

Dimanche, Triathlon M individuel

Tout comme le S de la veille le M se fera en début d’après-midi. Et ça, c’est plutôt cool après avoir décrassé les injecteurs la veille. Pas de pression sur l’endormissement, d’avoir l’heure constamment dans la tête, vous savez le fameux décompte « Si je m’endors dans 30 minutes j’aurais que 5h de sommeil ! » . Bref, non, pas cette fois. En plus d’avoir tirer un peu sur les muscles, le sommeil est arrivé relativement vite, il a été relativement reposant, bref, c’est bien une des première fois où je me sens à peu près bien le matin d’une épreuve.

Pour pas trop ce décaller dans les repas et bien anticiper le cycle de digestion, on ne lève pas trop tard non plus. En plus, on commence à voir des éclaircies au loin au dessus de la mer, agréable vue pendant le petit dej’.  En bref, la journée s’annonce plutôt bien !

Le parcours vélo se fera en ligne (pas de boucle), donc T2 (l’air de transition entre vélo et course à pied) n’est pas au même endroit que T1. Elle est placée sur le front de Mer , à Mimizan Plage, alors que le départ lui est donné non loin de Mimizan, la ville. J’aime bien cette perspective, je préfère vraiment les parcours de ce type et pouvoir courir près de la plage me grise, c’est top, je suis enchanté 🙂 De par ce décalage, T2 ouvre plus tôt, avant midi alors que le départ est donné pour 15h. Ce qui nous donne l’occasion d’y aller à pied, de prendre notre temps et de déposer les affaires sereinnement. Cette fois, même si le temps n’a pas l’air menaçant, je couvre mes chaussures avec un sac poubelle et surtout, j’y remets des chaussettes de changes, juste au cas où. Le temps de midi arrive, poulet/pâte , on prépare les affaires pour l’après-midi, et on décide d’aller sur le départ en vélo, pas mal pour se mettre en jambe.

On commence à installer nos affaires et là surprise ! Le vent se lève, les nuages arrivent, et… il commence à pleuvoir. Bon, déjà je suis bien content d’avoir pu mettre mes chaussures à l’abris, je fais pareil pour les chaussures de vélos sur T1, on verra bien comment ça se passe. Il est 14h quand on sort du parc à vélo prêts pour la course, donc 1h d’attente encore avant le coup de pétard. Cette fois, on commence à se les cailler, le néoprène de la combi de nat et le bienvenu; on enfile tous la combi pour être protégé un peu du vent et des gouttes qui tombent….

Enfin on se place sur le banc de sable du lac pour un départ différé, d’abord les femmes, 5min plus tard , premier groupe d’homme, et pour ma part , je serais dans le deuxième groupe, qui partira 5min plus tard encore. J’attend sagement que l’heure arrive, le fait de voir les autres groupes partir en premier puis l’attente entre chaque groupe fait passer le temps un peu plus lentement. Bizarrement pour ce triathlon, je n’ai pas trop la pression, ayant déjà eu la satisfaction de Lacanau, je ne cherche plus à me prouver quoi que ce soit, je suis simplement là pour me donner, je sens que j’ai la caisse nécessaire pour finir, alors lâche les chevaux et on verra bien ce qui se fera.

Le premier groupe de femmes part, on voit bien les premières prendre la tête, c’est assez joli un départ de natation de triathlon, voir tous ses nageurs (et nageuses ) dans le lac , c’est vraiment chouette. Part ensuite le premer groupe d’hommes, 5minutes d’attente, et je pars également dans le deuxième groupe homme. Toujours dans un élan de courage et de bravours, je me mets bien en retrait. Toujours pas envie de me battre dans l’essorage pour gagner quelques précieuses et non-utiles secondes.  Comme à Lacanau, je démarre tranquille, je me trouve une allure confortable pour bien chauffer la machine. Une fois que je me sens bien, j’augmente l’amplitude de mes bras, je sens que ça glisse, les sensations sont bonnes , c’est top ! Je vois que je remonte pas mal de monde (zut, si seulement j’étais parti 15 secondes avant !) , c’est cool. Je me retrouve assez vite à nager avec des personnes qui tiennent mon allure. J’essaye de prendre de pieds, mais très vite arrivé aux bouets de balisages, je vois des gens qui ralentissent, ça se cogne de partout, il faut faire des écarts , c’est chiant . Je me prends des coups un peu sur le ciboulot, les lunettes qui volent un peu, ahhhhh je rage. Une fois le gros virage passé, ça va mieux, y’a toujours moyen de se faire un gars ou deux, mais la nage devinet assez fluide. Toujours dans de bonne sensation je nage en amplitude, sentir la glisse, surtout avec la combi, c’est super grisant. Je ne mets pas dans le rouge question cardio, c’est que le début de l’effort. Arrivé au milieu de la nat, la pluie s’accentue. C’est cool, dans le lac on la sent pas du tout, on voit les gouttes tombés quand on releve la tete pour prendre la respiration, ça en devient beau ! Faut proviter, parce qu’une fois sortie de l’eau ça va pas être la même histoire. Finalement, je vois assez vite l’arrivée de la nat, je sors de l’eau, regarde ma montre, 27 minutes ! Youhou, je suis en forme ! J’enleve le haut de ma combi, assez bien , mais il y’a 500m entre la ligne d’arrivée de la nat et l’aire de transition, c’est long ! Je vois quelques gars du TCC, j’arrive en même temps qu’eux, j’en suis très satisfait, même si je sais bien que la combi m’a beaucoup aidé. La pluie est toujours là, j’essaye de m’habiller tant bien que mal, je mettrais 4m30 à sortir de T1, c’est beaucoup trop.

J’enfourche le vélo et c’est partie, la pluie redevient battante, mais s’arretera assez vite. Comme à Lacanau, j’appuie assez fort dès le début sur les pédales, 34/35km/h avec du vent, je m’allonge sur mes prolongateurs et j’envoie.  Mon cardio ne monte pas dans les tours trop rapidement, je reste sur mes puls habituelles en compet’ soit entre 152 et 158, 160 quand y’a besoin de relancer plus fort. Tout ira bien jusqu’au 25ème kilomètre où le parcours est plats, roulant avec quelques relances quand même quand on est en ville dans le rond-point. Après cela, le triathlon de Mimizan commence pour de vrai, à partir de là, le plat, c’est fini ! Les dix bons prochains kilomètres se feront en montée/descente avec de belles bosses. Je décide de monter au train, je me fais déposer par certains en montée, je les rattraperai très vite en descente et sur la fin du plats du parcours.

Je pose le vélo, regarde ma montre : 1h44 de course. Top ! Je suis dans mes temps de Lacanau, je confirme également mon vélo, alors qu’il y a plus de denivelé, c’est top ! Je prend le temps de bien me changer , mes chaussures de vélo sont trempées, et en enlevant mes chaussettes je ressens mes engourdissements. En mettant des chaussettes sèches (archi-sèches, la duchesse, tout ça), je ressens quand même que j’ai les pieds gelés. Heureusement que j’avais pensé à bien protégé le change pour T2 ! Le temps se stabilise plus de pluie à l’horizon et je repars les pieds au secs. Je décide de passer un peu de temps sur le ravito du sortie de T2, de bien m’hydrater, pas questions de rechopper des crampes comme à Lacanau, je resterai 3min quasiment en transition.

Allez, et c’est partie pour la course à pieds, ne pas y aller fort, je suis dans mes temps, les 2h45 de Lacanau sont jouables, je peux le refaire si je gère ma CAP. Les premiers mètre passent vraiment bien, je sens que ça roule, malgré des passages sur banc de sable avec chaussée en bois, là où je check mes allures et ma montre me dit 4’50min/kil, c’est énorme pour moi. Je me dis que je tiendrais jamais, alors j je recheck mon cardio, 152~155, pile dans mes puls encore. Bon, je suis étonné, content, limite excité, je continue comme ça et on verra !

Première grosse bosse après les deux premiers kilomètres, je monte au train, et ça y est je commence à voir des personnes marchaient, de mon côté je suis bien, et j’arrive meme à relancer (tranquillement) en sortie de bosse pour reprendre mon 4:50′ au kil. Je m’arrate à tous les ravitos, (tout les 2km500)  je prend bien le temps de bien m’hydrater , toujours. Je sens bien que les muscles travaillent (saloperie de kilos en trop ! Tu les regrettes tes barbeucs heinnn!) , mais rien d’inhabituel, tout va bien, et je conserve mon allure !  Au kilomètre 5, petit gel pour se redonner un peu de jus. Au kilomètre 7, je rattrape Regis du TCC, on s’encourage, il me supporte dans mon effort et je fais pareil pour lui.

La dernière partie en ville devient un peu plus dur, je sens que je rentre plus en resistance, mais c’est normal il reste à peine 1kilomètre, physiquement je suis pas trop en souffrance, les cuisses tiennent et pas de crampes, je ne lâche rien ! L’arrivée en ville est très sympa, il y a beaucoup de monde qui nous encourage, les spectacteurs nous rassurent en nous annonçant les derniers mètres à parcourir, c’est vraiment cool ! Je vois la ligne d’arrivée sur le front de Mer, c’est vraiment sympa, j’enclenche ce qu’il me reste de jus, et je franchi la ligne d’arrivée en 2h35 !

J’ai enfin fait une bonne course à pied à  4:55′ /kil , ça me fait très plaisir d’en arriver là. Le déblocage de la vieille doit peut être y être pour quelque chose. En tout cas, je suis très satisfait de ce nouveau chrono, ça me laisse présager du bon pour la suite !

La récup à Mimizan se fera dans un bar le soir tranquillement avec les copains du club, et c’est dans une ambiance festive que l’on terminera ce super week-end ! Un week-end à la mer, un chouette chrono, de la super ambiance, c’est qu’on appelle un week-end réussi !

 

 

Un nouvel arrivé, le Gir’s Shaka.

Il  n’y a pas vraiment de raisons, à part peut-être se faire plaisir. Je suis dans l’année de mes 30 ans, et j’avais aussi envie de marquer le coups. En plus de ça, mes premiers triathlons et les sensations qu’ils m’ont procuré m’ont confirmé que j’avais envie de continuer dans ma démarche, celle qui me ferait aller vers la très longue distance.  Cela se marque d’avantage dans l’avancée des mes entrainements où je commence à prendre goût aux sorties longues, notamment à vélo. De plus, sur chaque triathlon en compétition, j’ai confirmé de beau temps à vélo pour un débutant. Du coup, je me suis lancé….

Bref, vous l’aurez deviné, je me suis offert un vélo CLM , un contre-la-montre!

La démarche a été assez longue avant de finalement craquer sur un vélo. J’ai d’abord voulu m’orienter vers un Canyon, le speedmax, qui semblait être d’un excellent rapport qualité prix. Un excellent cadre et équipé avec du matériel de qualité pour un prix défiant toute concurrence ! Ahhh.. Internet ! Malheureusement, je ne suis pas mécano, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et malgré tout, je préfère quand même passer par un revendeur à côté de chez moi pour bénéficier d’entretien, si besoin, sur le vélo.

Finalement, j’ai jeté mon dévolu sur le Gir’s Shaka, pour plusieurs raisons. J’ai d’abord cherché pas mal d’avis sur le Shaka , des tests , etc. On se retrouve vite dans une impasse, aucun article de tests sur le sujet. Par contre, il y a pas mal de tests sur les autres vélos de la marque Gir’s et tous les tests sont unanimes … ils sont vraiment excellents, polyvalents, légers, bref, une tuerie. Ensuite, on a affaire à une marque française. Bon, j’imagine que les usines de fabrication sont délocalisés, mais au moins la marque est française.  Ensuite, on a presque accès à un montage à la carte et pas de déclinaison du cadre en gamme. C’est à dire que le cadre utilisé par les pros est le même qui est vendu aux particuliers et on peut donc le trouver dans sa version la moins chère avec un groupe 105 complets. C’est d’ailleurs ce groupe que j’ai choisi. Il est possible de prendre le vélo sans les roues (ayant déjà une paire carbone) pour dimunuer encore le coût. Finalement, on peut choisir la taille de la cassette, taille de la manivelle, taille des plateaux, forme des prolongateurs chez Zipp’s sans faire monter le prix. (Evidement à gamme équivalente.). Le kit cintre et prolongateur aéro, le Vuka Alumina vient completer le tableau. Un excellent kit avec beaucoup de possibilité de réglagle et de très bonne facture à en croire le site « Bike Radar » (qui s’avérera vrai d’ailleurs).  Et si vraiment il me restait encore un peu budget (ce que je n’avais pas), on peut choisir nous-même les couleurs du cadre, des stickers, leur forme, leur positions, etc. Bref ! J’ai beaucoup aimé ce concept , alors je me suis lancé ! Pour finir, le vélo est livré avec une selle haut de gamme, la tritone de chez Fiziks. Il me semble également que si la selle ne convient pas, ils peuvent la changer sur demande dans une haut de gamme Fizik également. Pour ma part, j’ai vu directement avec mon revendeur pour qu’il me reprenne la tritone, j’ai finalement choisie une ISM P.L 1.1.

 

 


dsc_0497dsc_0476dsc_0475dsc_0484dsc_0503dsc_0495dsc_0494

Première bonne suprise: J’ai pu bénéficier du cadre 2018, pas de changements particuliers sur sa spécificité, seulement les déco’s d’origine ont été révu. Stickers noirs brillants sur fond noir mat. J’adore !

Ma première impression : Le vélo est magnifique. Les finitions sont vraiment extra, on a vraiment l’impression d’avoir un vélo de qualité sous les yeux.

Le groupe livré c’est bien du shimano 105. Au début, j’avais commandé un pédalier avec plateaux 52/36. Finalement, petite erreur de livraison j’ai reçu un 50/34.

dsc_0492

 

Au début, je voulais absolument emener plus gros en terme de braquet. Finalement, après avoir effectuer ma première sortie, un chrono est un peu plus exigeant dans les montées. Sachant que je me traine toujours un peu de poids en plus, ça sera finalement pas mal ce plus petit braquet.

Petit points négatif, les manettes de freins et étriers ne sont pas estampillés Shimano. Ce sont des trektro 40. Inconnu au bataillons pour ma part. J’imagine que c’est une gamme en dessous du 105, ce qui se confirmera un peu sur la qualité de freinage.

dsc_0489 dsc_0486 dsc_0491 dsc_0490

 

Pour mon petit confort intime, ISM avait une belle réputation, comme je le disais au dessus, mon choix s’est tourné vers le modèle longue distance, la version large.

dsc_0478 dsc_0479 dsc_0501

Excellentes premières sensations ! Il est vrai que la largeur de selle nous laisse un petit désagrément sur l’entre-jambe au début. Le temps de s’habituer, il parait que ça s’estompe avec le temps.

J’ai complété la selle avec un support porte bidon qui me permets d’emmener du matériel de réparation en plus, support pompe et CO2 , plus des attaches pour trimballer les chambres à air. Top !

Evidement , dès réception de la bête je n’ai pas pu m’empêcher d’aller essayer !  Il va être très difficile de livrer objectivement des impressions puisque mon seul point de comparaison est un vélo de route. J’ai bien essayé pendant quelques kilomètres le vélo de Chrono d’un copain, mais je n’ai pas assez d’expérience pour avoir un vrai retour constructif.

En tout cas, mes premières impressions sur le vélo sont vraiment excellentes. Déjà, on a une sensation d’être très bien posé, et que les kilométres peuvent s’enchainer sans vraiment trop de problème. La position aéro est juste incroyable. Quand il y a du vent particulièrement, on réalise vraiment le gain. Evidement qu’on le ressent mais nettement moins qu’avec un vélo de route, même avec des prolongateurs. Cela n’a rien à voir. Les longues lignes droites se dévorent très bien avec ce vélo. L’inertie s’emmagasine petit à petit et on se retrouve très vite à fleurter avec des vitesses qu’on ne se soupçonnait même pas d’atteindre. Sur certaines portions plates, je me retrouvais à faire du 38km/h de moyenne avec un vent latéral (et non de dos).  Incroyable.

Quelques points négatifs quand même : La qualité de freinage que je trouve un peu juste. Je mettrais ça sur le compte du couple étriers/manettes de freins. Mais peut-être que je me trompe.  Quand j’aurais re-rempli les caisses à voir pour faire monter en gamme cette partie du vélo.

Evidement comme je le disais, pour moi un chrono est plus exigeant dans les montées. Déjà que je suis loin d’avoir un maillot à pois , donc il faut se canaliser et pas vouloir emener du trop gros braquets ( Du coup, merci l’erreur de livrason!)

Mais avec tout ça, lorsque je suis revenu de mes quelques premières sorties, j’avais vraiment le sentiment que je pouvais faire beaucoup de kilomètres sans m’abîmer par la posture. On se sent confortable, de quoi passer six heures sur un vélo et de pouvoir enchaîner sur un marathon !

Mes premières impressions sont donc excellents, la selle ISM ne doit sans doute pas y être pour rien. Même si pour l’instant je dois encore m’adapter à tout ce changement de position.

Evidement, il n y avait pas urgence à acheter un vélo de Chrono, je l’ai fait par plaisir d’abord et peut-être quelque part aussi, marquer mon engagement à aller au bout de ma démarche. Et avec ce genre de matos entre les mains, ça me donne encore plus envie que jamais d’y arriver !

Le Semi , une étape de plus

Le Dimanche 28 mai 2017, a eu lieu le semi marathon du futuroscope. J’avais pour objectif d’en faire au moins un cette année, toujours sans prétention de chrono, juste pour m’essayer. J’avais un peu naïvement pensé que le plus proche de chez moi ferait bien l’affaire, mais c’était sans compté sur ma perspicacité renversante… La date… En pleins milieu de la saison de triathlon… youpi. L’autre argument aussi qui m’allait bien, c’est que j’ai pu embrigadé un pote avec moi, Benjamin. Un ami pongiste, rencontré à Chartres quand j’étais jeune, que j’ai retrouvé à….Naintré, par hasard dans une séance de ping’, bref..

De toute façon, l’objectif étant d’être un simple finisher , je n’avais pas d’entraiments particuliers sur ce type d’épreuve, seulement la caisse constituée pendant les entrainements de triathlon via VMA sur piste et sortie longue à pied et en vélo.  Finalement, ça sera une « sortie longue avec un dossard ». D’autant plus que la semaine qui suit, c’est direction Mimizan pour deux triathlons dans le week-end, autant pas trop charger la mule. L’objectif triathlon est bien prioritaire.

Ce dimanche 28 mai faisait partie d’un long week-end, je me suis un peu retrouvé seul à la maison, pendant que madame partait vadrouiller, elle a bien raison ! Le samedi je file chez mon bouclard favori pour me payer un gatosport (bien pratique cette petite babiole). Je cuis la préparation comme un grand (à la banane, hummmm) , je commence à préparer mes affaires, à checker que tout est en ordre, dossard sur porte-dossard, chaussure, chaussette, t-shirt, cuissard et casquette. (C’est moins gourmand qu’un triathlon!). Tout me semble au poil, je tent d’aller me coucher tôt, le réveil est à 5h30.

Comme chaque compèt depuis le début de la saison, l’horloge tourne et le sommeil n’arrive pas.  La dernière fois que je regarde mon téléphone il est 0h45 et là .. je doute. Est-ce que ça vaut vraiment la peine d’aller courir 21 bornes avec peu de sommeil au risque d’aller se blesser et de compromettre le week-end à Mimizan… Aie pas sûr.. Je passe donc un deal avec moi même, si le réveil sonne le matin et que c’est trop dur, je serai DNS (Did Not Start). J’envoie donc un message à Benjamin , si il n’a pas de nouvelles de moi à son réveil, qu’il ne m’attende pas…. A partir de ce moment là, bizarrement je me relaxe et je fini enfin par trouver le sommeil jusqu’au petit matin.

Evidement je ne suis pas dans une forme physique olympique, mais l’appel de la course est forte, je pense que ça va le faire, je décide de sortir du lit et d’aller prendre mon petit déjeuner sportif et un bon saut de café de 5L, j’en ai bien besoin. La météo s’annonce chaude, très chaude. Heureusement le départ de la course est à 8h15, ce qui devrait nous donner un fin de course à 10h15 (environ),ça va être jouable.

Départ de la maison à 6h40, je récupère Benjamin et on va poser la voiture au parking, à côté de la ligne d’arrivée non-loin du Futuroscope, alors que la ligne de départ, elle, est sur Poitiers centre.  Des navettes gratuites nous y conduiront, ça n’a pas encore commencé que j’aime déjà l’organisation !

7h15, à peine, on débarque sur le Tarmac de l’église Notre-Dame, quelques 5′ de marche pour un petit réveil musculaire nécessaire. (On y croisera des pongistes, mais qui eux.. iront plutôt se coucher 🙂

Je croise également Marco ! Un copain du TCC qui vient là également pour la découverte et se faire plaisir avec ses collègues, ça me fait très plaisir de le voir !

 

img_20170528_072828_01

 

On dépose les sacs à la consigne qui nous attendra sur la ligne d’arrivée (wahou encore une organisation au top !) , une photo pour la postérité… et on part pour l’échauffement.

 

img_20170528_073407

 

20min comprenant un réveil musculaire en douceur, faire monter progressivement le cardio, on finira par 4 accélerations « easy-speed »  et enfin on se place sur la ligne de départ.

Beaucoup moins de pression que sur le premier triathlon, un peu quand même certe, mais je sais que je suis là pour m’essayer et que la nuit d’avant a été courte, il n’y aura donc pas de miracle aujourd’hui. Je me place dans le Sas de départ en 1h55′ avec Marco, Benjamin veut tenter le 1h45′.

Le coup de pétard est donné, le premier kilomètre n’est pas très roulant dû au monde présent. C’est pas grave, ça laisse vraiment le temps de pas partir tranquille et de pas avoir de dette d’oxygêne.  On passe par le parc Blossac, c’est très sympa, et les coureurs commencent à s’étirer, on y voit plus clair. Quand je trouve une position confortable je check mes allures, 5’10~5’15 au kilo, c’est pas mal, si je tiens ça je ferais mieux que le 16kilomètre de Chatellerault, à voir donc!

Je passe Marco sur les deux premiers kilomètres, et  j’ai perdu de vue Benjamin qui doit être loin devant. L’allure et le cardio sont stable, c’est cool, ça s’annonce pas mal. Dès le 2ème kilomètre je commence à sentir la chaleure, j’ai déjà très soif et on passe devant un ravito… fermé ! Zut…  Il faudra attendre le 5ème pour s’arrêter boire un petit canon, c’est fou, la chaleure pèse déjà à ce moment là de la course. On commence à sortir  du centre Ville, on attaque une grosse déscente à 6ème kilomètre, et j’ai Benjamin dans ma ligne de mîr. Je finirais par le rattraper.

Nos allures se stabilisent aux alentours de 5’10 au kilo, le parcours n’est pas hyper roulant , il me dépasse dans les petites montées , je le rattrape sur le plate et les descentes. Au kilomètre 8, on sort enfin de la ville, on reprends un coup de flotte au ravito et on continue. Le cardio reste stable, la vitesse aussi, pour l’instant, tout va bien !

Ca roulera comme ça jusqu’au kilomètre 15, Benjamin se sent hyper bien, tellement bien qu’il mettra un petit coup de collier supplémentaire, il me passe devant et je ne le reverrais plus jusqu’à la fin du parcours.

Le 15ème commence à devenir plus compliquer pour moi, je maintiens mes allures, mais le cardio commence à augmenter , je rentre en résistance.  La chaleur et le manque de sommeil commence à se faire sentir. Je m’arrete à tous les ravitos sans exceptions pour m’hydrater, je sens que ce n’est pas de trop.

On commence déjà à voir les équipes de sécours intervenir. Des gens commencent à marcher, d’autres on fait des malaises sur le bas côté de la route, il  y a déjà des abandons.

Au 18ème kilomètre, je rentre en lutte avec moi-même. Là, mon souffle et mon cardio sont stabilisés aucun problème de ce point de vue là. En revanche musculairement ça devient très compliqué. Je crois que pour la première fois, je ressens profondement mon excès de poids. J’ai le sentiment de dépenser beaucoup d’énergie à trimballer ma carcasse, il y a pas photos, ça aurait plus simple avec 6 kilos en moins…

Les riverains chez qui la course nous fait passer croient bien faire en nous arrosant avec leur jet d’eau. C’est très sympa à eux, mais j’ai les pieds trempés, et je sens des échauffements pointer le bout de leur nez, j’ai peur d’attraper des ampoules…  Je cumule les difficultés.   Je me rassure, au rivot du 18ème également je vois pas mal de gens dans le dur. Je repars de ce ravito avec « Matthieu », on se motive mutuellement pour continuer, mais mon allure est un peu au dessus, je finirai devant.

Une dame me demande combien de kilomètre il reste, je regarde ma montre et je vois 20kilomètre. Youpi, plus qu’une borne et demi ! Je fais cinq cent mètres avec cette dame, lorsque le panneau du dernier kilomètre est annoncé.

Dans ma tête, la course est presque finie, on touche au but ! Sauf que, ce dernier kilomètre est un loooooooong faux plat montant. Les guiboles sont raides, musculairement c’est difficile et là, il fait de plus en plus chaud. La dame ralentie pendant la montée, mon allure sera encore un peu au dessus, je finirai sans elle.

Ca y’est je passe enfin les portes du futuroscope, et je vois des gens s’arrêter avant la ligne d’arrivée… J’ai mal au cœur pour eux. J’essaye de maintenir l’allure tant bien que mal, l’arche n’est plus très loin. Les spectateurs seront quand même nombreux sur la ligne d’arrivée, ça fait toujours plaisir de se faire encourager !

Je vois sur le chrono officiel 1h52min pile poil, je vais chercher ce qui me reste de jus, et je finirais en 1h52’10 » !

polarflow_20170528_110007

Et voilà donc mon premier semi finie. C’est une très belle première expérience qui m’a vraiment fait réaliser pour si je veux faire de la longue distance, la priorité sera de revenir un niveau de poids qui sera confortable. Pas question de se trimballer des kilos en trop. Mais en tout cas, je suis satisfait d’avoir réaliser cet objectif, surtout sans préparation particulière, simplement une préparation de triathlon.

Ca me donne envie de continuer à progresser en course à pied , et pourquoi pas d’envisager une inscription pour mon premier Marathon au mois de novembre à La Rochelle. Une étape de plus vers la ligne d’arrivée … d’un IronMan !

I’m a triathlete !


De retour du Portugal, après avoir vainement tenter de ne pas faire la fête, de ne pas trop prendre l’apéro et d’avoir des assiettes équilibrés, je me sentais fatigué et regrettais déjà de ne pas avoir réussi à faire la part des choses. La course était le dimanche matin, on a commencé à prendre la voiture le samedi matin pour rejoindre notre gîte. Il fallait donc se réveiller tôt , avoir déjà fait le paquetage la veille et surtout veiller à ne rien oublier.

On décolle presque comme prévue sur les coups de 8h30, direction Lacanau, pour le tri-events 2017 ! On doit passer par Bordeaux pour récupérer Pablo, un copain qui vient de Paris, il a prit le TGV.  Arrivé non-loin de Lacanau, on s’arrête à un super-marché pour récupérer quelques ravitaillements pour tenir le week-end, puis enfin on arrive au gîte.

 

img_20170506_140200

 

Le gîte est vraiment très chouette, la location est près du Golf pas très loin du Lac où aura lieu l’épreuve. On peut se poser un peu pour faire une belle pause déjeuner, sur la terrasse, avec ce soleil et ce cadre digne des Landes, on se croirait déjà en vacances ! Le pleins de glucides pour encaisser la compét de demain.

 

img_20170506_142320

 

Une fois les valises défaites et les marques prisent, on se rend sur le lieu de l’épreuve, pour s’imprégner de l’ambiance, et surtout voir si on peut récupérer nos dossards de suite pour économiser le plus possible de sommeil le lendemain matin. Malheureusement, les dossards ne son distribués que le jour même, okay, on fera un effort supplémentaire pour se tirer du lit un peu plus tôt, c’est le jeu. Mais ce jour là, c’est l’épreuve longue distance, quelques machines du clubs sont présentes, ça fait plaisir de les voir franchir la ligne d’arrivée et en pleine récup’ !

img_20170506_152715

img_20170506_152720

 

 

 

 

 

 

 

On finit par rentrer au gîte pour aller donner quelques coups de pédales histoire de se dégourdir les guiboles, Pablo est cramé, on ne fera que 20min à mouliner.

La soirée s’annonce tranquille, dîner avec pâtes et protéine , on prépare le gatosport pour le petit dej’, les affaires pour la courses et hop au lit !

img_20170506_220028

Evidement, j’appréhende un peu ne me sentant pas en grande forme, ce qui enfonce encore un peu plus le stress et forcément l’envie de dormir n’est pas vraiment présente. Je fini par m’endormir avec une nuit un peu agitée, le réveil sonne à 6h45 , les yeux tirent un peu vers le bas, mais une grande tasse de café me remets les idées en place, aujourd’hui je fais mon premier triathlon !

Même si il y a de la fatigue, je suis sur-excité. Ca fait un bon moment que j’attend ça. La météo est ultra favorable, il y a un peu de vent certes, mais rien de franchement embetant, it will be fine !

On arrive sur les lieux pour récupérer les dossards, il y a pas encore foule, on récupère le tout assez facilement. Tout s’enchaine, on dépose nos affaires dans le parc à vélo, on enfile notre combinaison, et nous voilà prêts pour aller goûter l’eau avant le coup de pétard.

img_20170507_093621669_hdr

 

L’eau est annoncée à 16 degrés, un peu fraiche, mais avec la combinaison ça passe plutôt bien. Les premiers coups de bras dans l’eau me font un peu chavirer la tête. Déjà ne rien voir quand on la tête dans le lac ça rassure pas, en plus la température de l’eau apporte l’effet « Coupe souffle » quand la tête est sous l’eau et donc augmente un peu plus l’angoisse. En sortant de l’échauffement, j’étais en train de douter de ma capacité à le faire…

L’heure avance, on se place sur le sable en attendant sagement que le course commence, la pression monte.

Et voilà le départ est donné, je décide de me mettre un peu en retrait pour pas rentrer dans la bagarre, pas la peine de se rajouter de la pression quitte à perdre quelques secondes. On a pied assez loin en fait, mais je me force à nager quand même , courir dans l’eau c’est épuisant, je sens que ça fait très vite monté le cardio. Les premiers coups de bras sont un peu hésitant, je ne pense pas à lever la tête pour garder le cap, le résultat ne se fait pas attendre, je dévie complément de ma trajectoire. J’adopte alors une méthode qui va assez bien marcher, une respiration tous les deux coups de bras, et j’essaye d’alterner tous les 6 mouvements le côté où ma tête sort de l’eau. Un coup à droite , un coup à gauche. Entre deux changements bien relever la tête pour garder la bonne direction. Une fois le coup trouvé, je me mets dans une nage qui me semble confortable, pas la peine de se fatiguer là, je sais très bien que la natation n’est pas mon fort.

Lorsque je stabilise ma vitesse et mon souffle, j’apprécie énormément nager dans un lac. Le temps est avec nous, il y a du monde autour, mais c’est très agréable, bref, je prend mon pieds ! Quand je sors enfin de l’eau, ma montre me dit 28′ ! Incroyable ! Bon, la particularité de Lacanau c’est quand on se reléve , il reste encore bien 100m à marcher dans l’eau, finalement, j’entre dans l’air de transition à 30′.

17-lacanau-m-1016

 

Première grosse galère à enlever la combi, mais je fini par m’en sortir, je mettrais deux minutes pour me changer et monter sur le vélo soit 32′ depuis le début de la course.

Les premiers coups de pédale sont un peu rudes, je vois déjà des gars (et des filles!) qui envoient fort dès le début, c’est là que mon égo se réveille et que je sais que le vélo est ma meilleure discipline, alors je fais comme eux, j’appuie! Chouette le vélo et mon corps répondent présent, on arrive très vite à rouler entre 34 et 36 km/h, je tiens la distance, je suis super bien!  Lorsque je regarde autour de moi , je vois beaucoup de gens avec un vélo de chrono, et je roule aussi vite qu’eux, mon égo se gonfle un petit peu, je suis déjà assez fier 🙂 Ca va rouler de manière constante mais un peu forte quand même jusqu’à la fin de parcours, ma montre me dit qu’il me faudra 1h16′ pour parcourir 43km, à peu près 33km/h de moyenne. Je sens malgré tout que j’ai appuyé un peu fort pour mon niveau, je vais le sentir dès le début de la course à pied.

 

17-lacanau-m-3096

 

Lorsque je sors de l’air de transition, le speaker annonce 1h50 de course ! Dans ma tête je voulais faire un peu moins de trois heures, et à ce moment je sais que je peux gérer ma course à pied et que je devrais rester sous la limite que je m’étais fixée.

Comme je l’avais pensé la course à pied s’annonce difficile, je check mes allures, je suis à 5’15 au kilo, c’est pas mal, mais le cardio est haut, a peu près à 160 je sais que je ne tiendrais pas, mais je m’accroche quand même à l’espoir de tenir cette allure.  Les passages sur les bancs de sable me scient les jambes, même si c’est relativement plats, j’en chie! Au bout de 6km, je sens que je me suis pas assez bien hydraté. Au kilomètre 7, crampe à la cuisse, heureusement le ravito n’est pas loin. Je ralentie fortement l’allure, puis je m’arrête boire beaucoup d’eau pour finir les 2,5km restant.

17-lacanau-m-5443

Je vois beaucoup de personnes qui me remontent, je ne sais pas à ce moment là combien de temps j’ai passé sur la course, mais je paye mes gros coups de pédale sur le vélo.

Le dernier kilomètre est assez douloureux, les crampes viennent et s’en vont, j’ai du mal à comprendre. Je fini tant bien que mal le dernier kilomètre.

A une centaine de mètres, je vois enfin l’arche de l’arrivée, il y a du public, les gens applaudissent, c’est vraiment super ! Sur ces derniers métres la douleur laisse place à la joie, il y a un an, j’avais du mal à courir 5km, et aujourd’hui j’ai parcouru 1,5km de natation, 40km de vélo et 10km de course en 2h46′. Contrat remplie, un max de plaisir en prime avec un joli chrono, bref c’était une superbe première course.

Pablo finira en 2h47′, il a pris 3min de pénalité un peu par hasard, il aurait dû finir devant il a fait une super course à pied!

img_20170507_125032

 

Cette première expérience m’a donné envie d’aller au bout de mon objectif ! Je réalise un peu plus qu’il me faudra encore beaucoup de temps et d’entrainements avant d’y arriver, mais ce qui est sûr, c’est que l’ambiance du club, le plaisir prit pendant la course, et la personne qui m’a supporté (Merci ma chérie!) tout le long de cette première épreuve vont indéniablement m’aider à, je l’espère, me hisser au rang… d’un IronMan!

Lacanau… J-1

Le réveil est difficile ce matin. Les yeux tirent fort , je ne me sens pas de faire mon premier triathlon. Il y a encore la route à faire jusqu’à Lacanau , puis l’installation dans le gîte et toute la logistique qui va avec. Je me sens complètement découragé , j’ai le sentiment que demain je n’aurais pas l’énergie nécessaire, ça m’énerve.

Lacanau… J-2!

Ça y’est, le jour J approche à très grand pas. Difficile de ne pas y penser souvent, le matin au réveil, alors que les yeux piquent encore un peu à la sortie du lit, pendant le footing de cette semaine qui était censé être facile, pendant les longueurs à la piscine, pendant que j’écoute ma musique, pendant que je prépare mes affaires avant de partir….

J’avais attaqué la semaine pleins d’enthousiasme, je me sentais en forme, frais, en un mot, « prêt ». Là, je reviens d’un seminaire d’entreprise de quatre jours avec des collégues fêtards à Faro, au Portugal, et mon optimisme n’est plus ce qu’il était. Malgré un séjour que l’on pourrait considérer équilibré, je ressens une énorme fatigue dont j’ignore franchement l’origine. Evidement que j’y ai pris l’apéro, que j’ai goûté aux desserts et que j’ai bu quelques bières, mais pas avec excès. Mon horaire du couché ne dépassait jamais les minuit, et je me levé toujours entre 7h30 et 8h00 avec un sommeil qui me semblait réparateur. Et pourtant, je suis fatigué, presque incapable de faire ce premier triathlon pour lequel je me suis tant entrainé.

Les séances de le semaine ceux sont limitées à une sortie footing et quelques longeurs dans la piscine, autant dire que c’était plutôt léger question volume et intensité. Malgré ça, je me sens complétement épuisé. Il reste trois jours avant la compet’, en prenant en compte le fait qu’il faut faire le déplacement à Lacanau en voiture, ce qui risque de me crever un peu plus. Bref, je suis un peu perdu et passablement anxieu…

Cela dit, ça n’enléve rien à l’excitation de ce premier triathlon, l’impatiente est toujours au rendez-vous et un super week-end s’annonce avec les copains du club et des collègues courageux.