Lacanau… S-2 !

Une bonne dizaine de jours, et pas tout à fait deux semaines avant que l’évênement que je prépare depuis le mois de septembre ait lieu. Autant dire, que la pression monte ! Rappelons que l’objectif officiel est de terminer l’épreuve. Maintenant qu’une bonne partie de l’entrainement est derrière moi, je dois bien avouer que je me sens capable de terminer l’épreuve sans trop de souffrance, ce qui me permets de me fixer un objectif « officieu » , la barre des trois heures d’effort. Gobalement qu’est-ce que ça veut dire ? Que si je fini l’épreuve, je serais déjà très fier du travail accomplie, des sacrifices, du goût de l’acide lactique dans les jambes et dans la bouche sur les séances de VMA. Maintenant, si le chrono final affiche moins de 3h, je serais vraiment vraiment très content.

La préparation a été assez linéaire, j’ai diminué un peu le volume parce qu’en ce moment, je me sentais assez fatigué. Globalement, deux séances de piscine par semaine, sur travail spécifique à la technique et une séance suivant une zone d’intensité bien définie.  Deux séances de course à pieds, une séance au Seuil/VMA  + une sortie longue et/ou travail spécifique de bosses. A ça, je rajoute une sortie longue à vélo 2h30+ (jusqu’à 3h) ou travail spécifique sur bosses (et quand y’a du vent, c’est encore mieux…). Niveau volume, ça reste assez bas, j’aurai bien aimé rajouter une séance de H.T. , mais ça mettait un peu en péril la séance de VMA (à cause de la fatigue) ,ce que je préfère priviligier en ce moment.

D’ailleurs, je peux affirmer que ça a dû payer 🙂 Je ne cache pas ma joie de ma dernière (la deuxième hein.. soyons clair.) compèt, les 10kilomètres de Châtellerault. L’objectif officiel, 52′, l’officieu, 50′ et finalement je réussi à boucler le parcours en 47’43 ( Temps à la montre, temps officiel : 48’10 »). C’est inespèré, et je suis vraiment très content. Pour rappel, mon premier 10km au mois de septembre était plus aux alentours des 1h00 et des patates. Bref, énorme satisfaction !

On peut malgré tout rajouter quelques ombres au tableau, mon poids stagne toujours. Je suis un peu plus laxiste sur mon alimentation, rien de dramatique, je ne prends pas de poids mais je sens (et je vois :D) qu’il y a encore 5/6 kilos en trop. De plus, on a un séminaire d’entreprise pendant 4 jours au Portugal. En soit, c’est plutôt cool, mais 3 jours après le retour, c’est Lacanau. Donc , globalement, je dois partir au Portugal et essayer d’y gérer , alimentation, hydratation et récupération active dans un environnement festif, autant dire que ça va être compliqué.

Malgré tout, l’impatiente me gagne de plus en plus. Lacanau m’appel ! je me sens prêts pour participer à mon premier triathlon distance olympique ! Pourquoi pas une petite perf personnelle au bout du compte , et si ce n’est pas le cas, un week-end prolongé au bord de la plage et une première participation à un triathlon courte distance devrait suffire à me laisser de beaux souvenirs pleins la tête.

Je vous dis, à dans deux semaine pour le compte rendu !

Stagnation

Depuis le mois de Janvier, je ressens une certaine fatigue physique. Lors des entrainements dur (séance de VMA, seuil, fractionné à vélo), je sens qu’il faut que j’aille puiser loin pour tenir des intensités d’efforts qui ne me coûtaient pas temps au mois de décembre.

Il faut rajouter à ça que le poids stagne également mais je sais à peu près pourquoi. Mon rapport à la bouffe a toujours était particulier, dès qu’il s’agit de passer un moment convivial, j’ai la main lourde sur les chips, et le re-fill de dessert me procure un sentiment de culpabilité 12h plus tard. Je suis passé d’un repas amélioré par semaine à deux, presque trois. Donc pas étonnant que ça stagne. Heuresement, ça ne monte pas, je reste entre 88,5 et 89,5kgs. L’objectifs des 84 est encore atteignable d’ici fin Mai.

De toute façon, si je veux que la perte de poids soit durable dans le temps il va falloir d’une manière ou d’une autre que je change mon rapport à l’alimentation. Par contre je ne sais pas encore comment… J’ai très peu de piste… Evidément, j’ai tendance à engloutir mes repas, il va falloir que je songe sérieusement à mettre en place une méthode pour ralentir ma vitesse.

Bref, cumulé à la fatigue que je ressens en ce moment je ne me sens pas top au niveau du moral. J’ai pas mal ralenti les entrainements de natation , la piscine étant fermée pour cause d’entretien. Dommage c’est pourtant là que je dois mettre l’accent avant Lacanau. Pourtant la motivation elle est toujours présente, mais je pense qu’il va me falloir une phase de repos complète pour être sur de pouvoir tout encaisser.

Il y a encore tant à dire, les sorties vélos sont rares, il y a beaucoup de vent en ce moment , ça fait pas envie de sortir… Entre ça et la période de froids qu’on a eu, on peut pas dire que je me sois non plus beaucoup investi en vélo.

Vendredi, il annonce un temps magnifique avec peu de vent. J’ai posé ma journée ça sera l’occasion de rouler longtemps et d’être bien sur le vélo, ç ava me faire du bien si les conditions sont bonnes. Au moins pour le moral et retrouver des sensations.  Sinon, là, ça va etre repos, je me sens fatigué et même un peu las, je crois que j’ai besoin d’une récup aussi bien physique que moral.

Premier dossard bouclé !

Après une nuit un peu agîtée, réveillé à 4h du mat en mode « Ahh je suis en retard ! », réveillé à 5h par une douleur au genou, puis finalement réveillé à 6h30… par le réveil, c’est avec les poches sous les yeux et le soleil qui ne pointe pas encore le bout de son nez que je me dis que finalement, je la ferai bien cette course… Avec les gars du club, il y a échauffement à 8h30 et le départ de la course à 9h. Ca laisse le temps de regarder comment le genou se comporte et de voir si le départ est possible.

Finalement l’échauffement se passe bien, le genou répond bien je décide de prendre le départ. Avec la nuit agitée , le cardio affiche très vite des valeurs autours des 150 pour des allures vers 5’30~5’45 alors que d’habitude c’est plutôt 5’20. A part une belle patate, le parcours est plutôt roulant. J’ai pris le départ à l’arrière du peloton, j’ai eu du coup quelques passages en accordéons au départ de la course, mais après, la course était lancée !

Au final je boucle les 16 kilomètres du « feu au lac » en 1h29′, je finis 255ème sur 503, je n’avais pas d’objectifs de temps, seulement finir. Je suis très satisfait, ce qui me donne un premier temps de référence à améliorer pour l’année prochaine !

Spécial Big Up à tous les adhérents du TCC !!

Stuck in the couch

Ah misère ! 16km sur un trail facile me tendait les bras pour ce week-end. Un vrai premier dossard un peu en avance que je voulais enfiler histoire de faire un peu foncier, un peu de nature sur un parcours pas trop difficile. Bref, une belle première course, ça aurait été juste parfait ! Mais voilà, le coup du sort, cette nuit, je me suis réveillé avec des douleurs sur le genoux droit, le dépliage (trouve pas d’autre mot..) du genoux est douloureux. Alors repos…. Bizarre pourtant le week-end que j’ai passé a été très très tranquille. La compèt de ping ne m’a pas permis de faire du vélo samedi et une soirée tardive m’a un peu cassé les pâtes pour le lendemain. Résultat, j’ai bullé dans mon canapé, devant mon PC à rien glander. On a quand même fait une petite sortie vélo, mais rien de sportif, c’était un balade dominicale avec madame, même pas une goutte de sueur.

En plus ce moment, je dois bien avouer que la perte de poids stagne. Bon, ça monte pas , c’est déjà ça. Mais ça stagne. Ca fait un moment que j’ai fait pas fait une vraie sortie longue en course à pied ou en vélo… Ca me frustre y’a toujours un truc qui vient perturbé les plans. Harlan Coben répéte souvent dans sa série autour de « Myron Bolitar » , « L’homme prévoit et Dieu rit ». Il y a deux semaines, j’ai dû remonter trois jours à Paris pour le boulot, mercredi/jeudi/vendredi. On devait aller voir des amis le week-end qui viennent d’avoir un enfant. Ils habitent à 90km de la maison, et moi comme un idiot je me suis dit : « Chouette je vais pouvoir y aller en vélo ! » . Sauf que je sais bien que mes retours sur Paris sont l’occasion de revoir plusieurs copains de promo et que c’est pas une période reposante. Ajoutez à ça que y’avait tempête le week-end, la sortie à vélo a été compromise. Voilà donc le week-end dernier pas de sortie longue à velo pas eu le temps de faire une sortie longue à pied.

Donc là ça fait deux semaines que je me suis pas sortie, et je commence à trépigner sévère ! Je m’accrochais au doux espoir du trail « Le feu au lac », et là patratra, je me retrouve avec un genoux HS et a priori, ça risque de pas le faire ….

Allez, c’est pas grave c’est l’occasion de passer un peu de temps devant l’ordi et de poster quelques nouvelles et d’alimenter cet espace d’expression merveilleux que me propose le Grand Internet !

Rajoutons une fausse bonne/mauvaise nouvelle au tableau. La semaine avant le triathlon de Lacanau, ma boite nous emméne en séminaire au Portugal pendant trois jours ! Alors c’est vraiment top sur le fond, mais sur la forme ça me pose un vrai soucis. C’est un séminaire et on va pas se mentir hein, un séminaire c’est souvent 2h de travail et 70h de chouille, avec éventuellement de quoi dormir dans les transports d’aller/retour. Donc là, il va falloir être hyper sérieux et continuer l’entrainement même dans une période de festivités. Heuresement on va à la mer et surtout avec des collègues qui pratiquent eux même le triathlon et qui en plus, font aussi Lacanau, ouf ! On va essayer de se faire des sessions de natation en mer, y’a une salle de gym ou on pourra tenter un peu de home trainer, et pour courir on a juste besoin d’un paire de basket. Y’aura qu’a se tenir devant le buffet et le bar , mais ça, c’est pas gagné !

Allez quelques bonnes nouvelles maintenant, je commence à constater une amélioration dans les sensations de natation, je commence enfin à nager. Alors c’est pas encore une torpille sous les mers hein, mais ça y’est ça commence à glisser à la surface de l’eau.  La dernière seance, j’ai réussi à tenir sur 2500m de volume en 1h15, c’est très loin d’être exceptionnel mais quand on repense au mois de septembre où je sortais du bassin après 800 mètres complétement rincé, c’est très encourageant.  Ensuite ma dernière sortie longue (bon c’était y’a presque trois semaines), j’ai réussi à passer le cap des 20 bornes, j’ai même fait mon premier semi en 21kilomètres et un peu plus en passant la barre des deux heures ! Avec une moyenne de 5:30 au kilomètre. Encore une fois , rien de très très folichon là comme ça, mais si on compare à septembre où là encore je courrais mes 8kilomètres en 6:30 au kilomètre, c’est vraiment très satisfaisant ! En vélo, les dernières sorties un peu longues étaient souvent agrémentées de vents et de froids, donc pas très motivant. Mais , un peu équipé d’une nouvelle paire de roue aéro et d’un prolongateur, j’arrive maintenant à cruiser à 35km/h sur du plat sans vent de face sur plusieurs kilomètres sans trop faire monter le cardio. Ca me laisse quand même des sorties à 28,5km/h de moyenne pour environ 10m de dénivelé pour 1km de distance soit 600m pour 60kilomètre. Je suis vraiment nul quand il s’agit de grimper !

 

Bref, il y a vraiment de très net progrès dans toutes les disciplines même si les chronos ne sont pas encore fou, pour moi c’est tout à fait honorable quand on regarde d’où je viens ! Les objectifs poids sont toujours de rigeur même si en ce moment ça stagne… Je mets ça sur le compte des  sorties longues zappées pour telles ou telles raisons… Grosse déception si effectivement je ne peux pas faire le feu au lac dimanche, je me bougerai au moins pour essayer de faire du vélo.

Objectifs , premier semestre 2017

Ça y’est, c’est parti,  2017 est belle et bien lancée. Les premières inscriptions sont déjà acceptées et donc, ce qui nous donne de beaux jalons pour évaluer toutes progressions, qu’elles soient sportives ou nutritionnelles.

D’ailleurs, un premier palier a été franchi. La semaine dernière, j’ai eu le droits à un rendez-vous « étape » avec mon nutritionniste pour voir comment tout roulait, pour poser mes questions et  globalement faire le point.  Lorsque je suis monté sur sa balance (il faut insisté sur le « sa », visiblement nos balances ne sont pas étalonnées pareils), le nombre affiché était…. 89,4 (A la maison c’était un bon kilos de plus) ! Donc officielement, j’ai perdu mes premiers dix (10) kilos , et ça, ça s’arrose ! La séance s’est tournée plutôt autours de l’alimentation durant, pendant et après l’effort. Sur le reste , pas de changement en perspective. Ca marche, on continue comme ça.

Premiers dossards

Plusieurs étapes jusqu’à fin Mai vont jalonner l’entrainements sur les trois prochains mois. Je vais courir avec mes premiers dossards, l’objectif principal , c’est de finir les épreuves, se donner des temps de références pour progresser et s’essayer surtout. Donc pas de pression, on y va cool, se faire plaisir avant tout.

17 avril – 10km de Châtellerault

Premier dossard de la saison, première épreuve où j’espère faire un temps. En vue des séances d’entrainement et de mes allures, j’espère passer la barre des 54min et m’approcher le plus près possible des 52min.

8 mai – Triathlon (M) de Lacanau

Premier triathlon, réputé très roulant, donc très bien pour un poids lourds comme moi ! L’idée c’est d’avoir des temps de références sur les trois disciplines enchaînées, bien sûr pas d’objectif temps « officiel » , même si dans le fond de ma tête , je crois que j’espère tourner aux alentours des trois heures quand même, pas trop au dessus en tout cas…  L’important, c’est de pouvoir finir sans trop de souffrance et prendre du plaisir pendant la course pour garder l’envie de continuer à s’entrainer et d’aller faire d’autres courses de ce format.

28 mai – Semi Marathon du Futuroscope

Vue avec le coach qui me suit, normalement je devrais pas faire de semi-marathon pendant la saison de tri. Mais j’avais envie de m’essayer avec quelques copains et ce ne sera donc pas « préparé ». J’entend que je ne ferais pas de séances spécifiques pour faire un temps, il sera à prendre comme une sortie longue améliorée avec un chrono à la fin, et basta.  L’idée c’est de pouvoir courir sur l’allure de mes sorties longues de dix-septs kilomètres le dimanche, soit en moyenne 5min25s au kilomètre.

Objectif poids pour le 28 mai.

Le mieux serait d’avoisiner les 84 kilos le jour du semi-marathon, ce qui fait donc cinq kilos et cinq cent grammes de moins qu’aujourd’hui à perdre sur trois mois, et des brouettes, soit moins de deux kilos par mois, ce qui semble réalisable. Maintenant il ne faut pas oublier que plus le poids va baisser plus les kilos à venir vont être difficile à perdre, donc méfiate !

Points sur les entrainements

Depuis le début septembre, la quantité d’entrainement et le volume a progressivement augmenté. Lorsque j’ai commencé les séances encadrées , je ne faisais qu’un seul entrainement par discipline et par semaine, sauf pour la course à pieds où il y avait une séance piste et une sortie longue. Aujourd’hui, j’arrive à tenir les plans d’entrainement que nous propose notre coach. Ce qui représente un volume de deux entrainements par discipline et par semaine.

Pour ce qui est du vélo et de la course à pieds, malgrés mon poids et mes faibles temps, je me sens relativement serein pour encaisser le volume sur triathlon taille M. Ce qui me fait le plus peur, c’est la natation. Même si aujourd’hui j’ai tenu un plan d’entrainement de deux milles mètres de volume en sortant relativement frais, je ne me sens pas tout à fait comme un poisson dans l’eau. Je me laisse encore quelques séances d’essaies, mais si je ne note pas une amélioration d’ici quatre ou cinq séances, je pense que je vais monter la charge d’entrainement à trois séances par semaine en natation.

Le début du mois de février va sonner les trois mois avant mon premier triathlon, les séances vont devenir plus sérieuse afin de finir ce premier triathlon dans les meilleurs conditions possible. J’ai déjà hâte d’être à Lacanau !

Si tout ce passe bien à Lacanau, le triathlon de Mimizan le 3 juin me fait de l’œil également. Les copains du TCC y seront pour la plus part, quitte à ne faire que le S en indiv si Lacanau laisse un petit goût amer.

Une fois toutes ces épreuves passées, on pourra faire le point et voir quelle type de compétition visées pour éventuellement améliorer certains chronos.

Un régime, ce n’est pas manger moins, c’est manger mieux.

En septembre 2016, la balance affichait un nombre à trois chiffres lorsque je montais dessus. Un peu plus de cent (100) kilos et autant dire que du haut de mes 1m79 (Allez quoi, soyez sympa ! 1m80 ?) que ça faisait un petit peu beaucoup. Tellement « trop beaucoup » que l’Organisation Mondial de la Santé me considérait même obèse avec un IMC supérieur à 31. Outch. Bon, je ne vais pas revenir sur les débuts de ma vie, mais j’ai toujours plus ou moins varié entre les périodes de surpoids et d’obésité, et je pense que les rares années ou j’ai réussi à avoir un poids, disons , normal, peuvent, je pense, se compter sur les doigts d’une seule main.

Ca n’a jamais vraiment fait tilt d’un coup dans ma tête, les choses sont venues petit à petit et surtout , elles sont venues d’elles-même. Le goût pour le triathlon est surement apparût avec l’envie de maigrir mais pas en forçant les choses mais en prenant du plaisir à faire du sport. Evidément, l’envie plus intense de perdre du poids est arrivée en même temps, je ne pense que pas que cela soit une coïncidence mais plutôt des graines qui se sont plantées au fond de ma conscience et ont été arrosées régulièrement.

En tout premier lieu, je pense sincérement qu’être bien dans sa peau est la raison principale de toutes ces entreprises. Ne serait-ce que s’habiller normalement avec un jean, une chemise est un calvaire pour moi. Sentir la chemise un peu trop serrée, pas bien ajustée, et tout simplement voir qu’on a du poids en trop. Je ne sais pas si cette motivation est honnorable en tout cas elle a le mérite de me faire réagir, et finalement, heureusement.

Dans un second temps, même si je reste encore jeune, je veillis. Bon, je suis encore jeune, mais j’approche de la trentaine. Vite. Sauf que c’est vrai , les problèmes de poids ne sont pas qu’esthètique, c’est aussi une question de santé. Problème cardio-vasculaire, diabète, cholestérol et j’en passe. Okay, je pense pas que je ferais une crise cardiaque demain, mais je crois que je commence à tenir à la santé de mes artères et du bon taux de glycémie dans mon sang.

Finalement, la performance sportive rentre aussi en ligne de compte. C’est évident qu’on court pas à la même vitesse avec 10 kilos de trop et que forcément les bosses en vélo se montent moins rapidement. Et ça , ça joue aussi sur le moral et le bien être au quotidien. J’ai jamais été un grand sportif , mais voir que je peux progresser et aller talonner des résultats honnorables, ça gonfle la motivation.

« Bon, c’est bien beau mon Coco ce que tu nous racontes là, mais comment on s’y prend ? »

Déjà, posons les choses. Même si je n’ai jamais été un grand sportif, je ne suis jamais resté passif devant la télé tout un week-end. J’ai toujours eu une activité physique raisonnable et en sortant des séances d’entrainement, j’étais toujours rincé. Donc je ne pense pas sincèrement que l’activité physique était à remettre en cause à ce moment là. Donc, un point sensible, la bouffe ! A ce moment là, il fallait arrêter de se mentir, je ne savais pas manger. Et même, j’aimais (j’aime toujours d’ailleurs) manger.  En plus, il suffit d’aimer sortir avec les potes ou de recevoir à la maison pour améliorer d’avantage son repas et donc forcément encore moins bien manger.

La première étape était donc de prendre rendez-vous avec un spécialiste, un nutritionniste. J’avais déjà tenté de prendre rendez-vous chez une diététicienne, mais je ne suis pas vraiment ressorti convaincu et d’ailleurs je n’ai jamais vraiment eu de résultats vis à vis de ses conseils. Donc vraiment, si vous lisez ces lignes et que vous vous posez des questions, je conseil vraiment un nutrionniste. Après, j’ai vraiment de la chance, car je me fais suivre par, je pense, un des meilleurs nutritionnistes qui soit. *Vraiment*. Je ne dis pas ça en l’air, il est connu et reconnu et un rendez-vous chez lui,  c’est quatre mois de délais et je me tape 300 bornes pour aller le voir #worthit.

Bref, le rendez-vous est pris au 16 septembre 2016. C’était vraiment une chouette expérience, le médecin en question prépare un IronMan en même temps que je me mets au triathlon. Les questions fusent les discussions s’enchaînent, ce type est un vrai puits de science, de conseils nutritionnels et d’une bienveillance sans limite. Il a commencé par faire le bilan de mon alimentation, et je m’attendais à leçon de moral, indignation, coup de fouets (ça m’aurait peut-être pas déplus tiens…)  et lapidation sur la place publique. Mais non, rien de tout ça. Au lieu de ça, quelques compliments sur un certain équilibre alimentaire malgré tout, la volonté qui se renforce et sur l’envie d’augmenter la charge d’activité physique. Il a fait table rase des erreurs du passé et s’est concentré sur comment améliorier l’avenir. C’était vraiment salvateur, c’était vraiment motivant, c’était vraiment un moment où j’avais enfin l’espoir de pouvoir m’en sortir, je suis sortie de cette consultation gonflé à bloc ! Quelques règles m’ont d’abord agréablement suprises, notamment une régle fondamentale. Il ne faut pas manger moins, il faut manger mieux. Avec un volume de plus de dix heures de sport par semaine pas question de sortir de table en ayant faim, le danger, c’est que le corps se mette à stocker dès le moindre écart et évidement reprendre tout ce qu’on a perdu. Allez, je vous détaille un peu ses conseils

Matin :

  • 125g de pain complet
  • 20g de beurre
  • Un fruit

Encas à 10h, si sport entre midi et deux:

  • Un fruit, une barre de céréale

Midi

  • Crudité en entrée
  • Portion de féculent sec (riz , pâte, blé) (pas de sauce quoi…)
  • 130g de viande maigre , cuisson sans huile. (Poisson, poulet, …)
  • Légume vert , à volonté.
  • Un laitage , soit un fromage blanc soit un 30g de fromage (40g de pain peuvent être pris si on diminue un peu la portion de féculent avant)
  • Un fruit

Le goûter (et oui, ça vous en bouche un coin hein !)

  • Un fruit
  • Un laitage et muesli ou 2 barres de céréales

Le dîner

  • Soupe ou crudité
  • Portion de féculent sec (riz , pâte, blé, …)
  • Deux œufs ou deux tranches de jambon ou poisson
  • Légume vert , à volonté.
  • Un laitage , soit un fromage blanc soit un 30g de fromage (Si fromage a midi, pas de fromage le soir)
  • Un fruit

Avec tout ça je ressors de table le ventre plein (mais pas de trop), pas de sensation de faim, et le sentiment de manger de tout.  Entre tout ça, j’ai même le droit à un repas amélioré par semaine quand je sors avec des amis, que je reçois ou je vais voir de la famille. Par exemple, samedi soir dernier il faisait hyper froid vous trouvez pas ? Et bein, c’était raclette entre copains 🙂

Alors, maintenant parlons résultat.

Voici toutes mes notes par semaine.

Date Poids Tour de taille Tour de hanches
16/09/2016 99,8 109 105
26/09/2016 97,6 108 104,5
3/10/2016 98,9 107 104,5
10/10/16 99,0 106 104
17/10/16 97,1 105,5 104
24/10/16 96,3 105 103,5
31/10/2016 95,6 104,5 103,5
07/11/2016 96,5 104,5 103
14/11/2016 94,9 103 103
21/11/2016 94,1 103 102,5
28/11/2016 93,4 102,5 102,5
04/12/2016 92,8 102,5 102,5
L’importance de ne pas prendre qu’un seul point de mesure.

Lorsqu’on regarde de près les premières semaines, le poids a une variation assez étrange, il remonte , beaucoup puis redescent, beaucoup. Franchement, c’est très frustrant. Heureusement je m’étais préparé à cette éventualité, notamment en faisant du sport avec un poids plus important on a tendance aussi à augmenter sa masse musculaire, pour effectivement pouvoir bourger tout ça.  Il existe des balances qui également indiquent la masse graisseuse et musculaire (j’avoue que ma confiance sur les produits du marcher n’est pas au plus haut). De mon côté ,  j’ai simplement pris quelques mensurations. Mon tour de poitrine , et mon tour de hanche. On constate nettement que le tour de hanche diminue très vite dès les premières semaines. C’est ce qui m’a permis de garder une motivation pour continuer.

La frustration du poids qui a du mal à descendre c’est très dur à vivre, avec 10h de sport / semaine et une alimentation équilibré on comprend pas bien pourquoi ça descent pas. Voir les mensurations descendre ça rassure un peu mais ça ne compense pas tout.

Dès le départ, en fait, je pensais perdre quasiment un kilo par semaine en vue du volume de sport fait. J’ai vite était déçu, et souvent découragé. Finalement, j’ai essayé de relativiser le mieux que j’ai pu, je continue à me faire plaisir une fois par semaine, je perd quand même du poids et je n’ai jamais eu de sensation de faim. Avec ça, j’ai réussi à garder la motivation de continuer même si c’est pas toujours facile. Je n’ai pas vraiment d’objectif de poids final, de poids de forme. Je pense le sentir au feeling, et si je devais donner un chiffre comme ça je dirais qu’il me reste encore 10 ~ 12 kilos à perdre (82 ~ 80kg). Il faudra encore se montrer patient surtout avec les fêtes qui arrivent ….

Au commencement…

Une pensée écolo me traverse l’esprit, toujours sous un fond de soucis de mon poids. Il fait beau, j’habite à la cambrousse, entouré de champs, de chemins, et de paysages pas trop dégueulasses. Le printemps tarde à pointer le bout de son nez, mais finalement il arrive, c’est agréable d’être dehors. Je me dis qu’un joli vélo pour faire toutes mes sorties  et mes déplacements quotidiens, ça serait peut être pas mal. La salle de ping’ est à 11~12km de chez moi , une belle côte en prime, j’y vais deux à trois fois par semaine, je vais me faire plaisir, c’est bon pour mon cœur, et pour l’environnement. On ajoute à ça un blocus des raffineries, c’est décidé, je ferais, autant que faire se peut, mes déplacements quotidiens en vélo.

Beaucoup de recherches autour du fidèle destrier qui va  me suivre , je l’espère à ce moment là, de nombreux kilomètres. L’objectif, l’envie, déplacements quotidiens en campagne et pourquoi pas, un trip de plusieurs jours.

Je casse ma tirelire, un VSF T-100S arrive à la maison, je suis ravi.

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Très vite, les kilomètres s’enchainent et ne se ressemblent pas, par temps doux, par vent , et par monts, mais le plaisir y est. Au début, c’est pas simple, enchaîner l’entrainement après quelques kilomètres à vélo quand on est pas habitué forcément, ça tire dans les pattes. Puis le corps s’adapte. Oui, au début, c’est dur. Mais on s’y fait. Un osthéo m’a dit une fois une phrase assez sage : « Le corps, on peut tout lui demander, simplement il faut y aller doucement. ». Une belle phrase qui n’est que plagia du célèbre « Qui veut voyager loin, ménage sa monture. ».

Au bout de deux mois de vélo au quotidien, le compteur atteint très vite les 400 kilomètres, et je prend toujours autant de plaisir à être sur mon vélo. On décide de revoir le planning de nos vacances avec ma compagne, la Loire à vélo nous tends les bras \o/

 

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Au retour, le compteur affiche 1200+ kilomètres en quelques mois, je prend goût au vélo, peut-être même un peu trop.

A côté de tout ça, mon poids toujours mon poids me fait me lever presques tous les dimanche matins pour aller courir, un petit peu… Quelques 8 à 10 kilomètres par semaine histoire de pas trop culpabiliser de mon alimentation de la semaine. Mais au final, à cette époque de l’année, les séances de course à pied devenaient de plus en plus agréables.

Puis le coup de grâce est arrivé… Un collègue marathonien me propose, pour essayer, un triathlon format XS,  je suis très enthousiaste, les distances me correspondent et je pourrais découvrir et me prendre, un court instant, pour un triathlète ! Waaaahhh La classe, je vais me la raconter sur Facebook ! Bon, finalement la date proposée ne me convient pas, fichtre ! Heureusement, pas beaucoup plus longtemps après, il y a le tri-challange de Noblat où il reste encore de la place pour s’inscrire et s’essayer.

J’ai un mois pour me préparer, l’objectif, la découverte, pas faire de temps, de toute façon, je ne suis ni équipé, ni entrainer ni rien du tout. J’ai pas un corps de sportif, le point important, se faire plaisir. Et ça, c’est l’élément principal.

Je n’y connais rien de rien, mais sur ce genre de distance, pas de problème, j’apprehende l’entrainement à ma façon, on continue à faire tourner les jambes 60 et 80 bornes par semaine, et une sortie de course a pied, et une séance piscine.

Mon père, ancien marathonien, m’encourage dans ma démarche, me soutient du mieux qu’il le peut. Je le lis dans ces yeux quand je lui annonce que je me lance dans le triathlon. Cela se traduit par une aide financière (merci Papa et Maman <3) , et aussi parce que c’est mon anniversaire dans cette même période, mon premier vélo de route pointe le bout de son nez dans mon garage, un jour presque comme les autres mais qui va tout changer dans mon investissement.

 

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Le vélo est magnifique , il est même bien trop beau pour moi. Quelque part, j’ai un peu honte. J’ai de l’excellent matériel pour une pratique de débutant… Mince, est-ce que ce n’est pas une connerie que je viens de faire là ? N’est-ce pas trop pour un début ? Et si mon premier triathlon ne me plaît pas ? Tirailler entre le remords et l’excitation je ne sais pas trop comment gérer ça… Un premier triathlon XS avec un aussi beau vélo et des résultats de chiottes, c’est sûr, je vais me ridiculiser. Mince, tout le monde n’a pas cette chance. Je décide de considérer ça comme une preuve un peu plus soutenu de mon engagement vis à vis du triathlon. Je vais augmenter mes distances hebdomadaires de vélo. Le VSF continuera de faire mes trajets quotidiens, le samedi je ferai de plus longues sorties avec le vélo de route. Un vélo de route, ça change tout. C’est plus rigide, ça transmets des watts et c’est aussi plus léger. A ce moment là, je passe presque de 22~23km/h de moyenne à 26~27 sur des sorties de 40kms. C’est impressionnant. C’est beaucoup de plaisir aussi.

Le jour de la compèt arrive, aucune pression jusqu’au retrait des dossards. Je vois toutes ces personnes en combi, surentrainées, du matériel de pro, et des muscles de triathlète, des vrais eux pour le coup.  La pression monte malgré tout, j’essaye de rester concentrer et de faire le points.  Premier kwak, les épingles pour tenir les dossards ne sont pas fournies ! Qu’est-ce que j’en savais moi ?? Heureusement le triathlète est une personne prévoyante et sympathique, il est facile de trouver des épingles en rab chez les autres participants (les épingles s’appellent « revient », ne pas l’oublier pour continuer à garder cet esprit d’entraide :).

Les distances de Noblat : 2x (200m de natation + 8 km de vélo + 1,5km de course à pied.). Le parc à vélo ouvre, on pose le vélo, on installe ses petites affaires, quelques longueurs à la piscine pour s’echauffer, et d’un coup le départ est donné ! Le manque de technique se fait sentir en natation, l’impression d’être tout le temps dans la force, je ressors presque déjà fatigué, parti trop vite, essayer de suivre le groupe, mais mauvaise idée pour un débutant sans technique. La première transition, toujours l’effet de speed, important, le casque en premier, je prend le temps d’essuyer mes pieds pour y mettres des chaussettes, j’enfile mes chaussures, récupère le vélo, et c’est parti. Evidemment, un circuit qui ne me convient pas du tout, une bosse , une descente, pas de plat, en boucle, 4x d’affilé. Je galère, c’est dur, mon poids ne me permet pas de voler dans les bosses. Deuxième transition, je pose le vélo, je change de chaussures et c’est parti. Le soleil est présent, je sens que les transitions sont difficiles entre les disciplines, mais malgré tout, j’ai du plaisir à être ici, j’ai le sourir tout au long de la course. Je sens le vélo dans mes jambes même si la distance est courte, le temps de trouver mon rythme, la course à pied est déjà finie. Pause de 30minutes, et on est reparti pour un tour.

Le tri-challange de Noblat n’est peut-être pas le meilleur XS pour découvrir la discipline, les distances sont trop courtes pour avoir de très bonnes sensations (en tout cas, pour les diesels comme moi), mais au moins, j’ai pu y découvrir la bonne ambiance des courses, le plaisir des transitions et la joie de l’effort avec d’autres athlètes. Depuis, j’ai été piqué, la première dose n’étant même pas gratuite, mais de retour à la maison, je m’empresse de contacter le club à côté de chez moi , le bien nommé TCC (Triathlon Châtellerault Club), je fais un chèque (encore), un certificat médical, et hop, c’est parti pour une saison !